Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, lors d’une conférence de presse, le 19 février 2026. OLIVIER CHASSIGNOLE/AFP
Tous suspectés d’avoir directement participé à la scène fatale au militant de l’extrême droite radicale Quentin Deranque, sept jeunes gens ont été mis en examen dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte pour homicide volontaire et complicité, violences aggravées et association de malfaiteurs, dans la soirée du jeudi 19 février, au tribunal judiciaire de Lyon. Six d’entre eux ont été mis en examen pour « homicide volontaire », tandis que Jacques-Elie Favrot, assistant du député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault, a lui été mis en examen pour « complicité d’homicide volontaire par instigation ». Agés de 20 à 26 ans, ils ont été présentés au juge d’instruction. Six d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt, après leur comparution à l’audience du juge des libertés et de la détention, jusqu’à une heure avancée de la nuit. Un septième a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Ses avocats ont démontré qu’il n’était pas présent sur les lieux des violences.
Les sept mis en examen sont soupçonnés d’avoir directement exercé ou favorisé les violences lors de l’agression qui a provoqué le décès du jeune militant de l’extrême droite radicale, tué à coups de poing et de pied alors qu’il était au sol, jeudi 12 février, dans le 7e arrondissement de Lyon. Les rôles de chacun ne sont pas encore formellement établis, et plusieurs protagonistes directs manquent à l’appel. « A ce jour (…) il reste plusieurs personnes à identifier », a précisé Thierry Dran, procureur de la République de Lyon, au cours de la conférence de presse qu’il a tenue jeudi après-midi.
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