Donald Trump a de nouveau lancé un avertissement dans le cadre des pourparlers avec l’Iran, 48 heures après la deuxième session de discussions indirectes à Genève. Le président des États-Unis se donne « dix jours » pour réfléchir.
La pression grimpe encore entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump presse l’Iran d’obtenir un accord sur le nucléaire, sans quoi « de mauvaises choses arriveront », alors que le président américain brandit la menace d’une intervention militaire depuis plusieurs semaines. Il a affirmé ce jeudi 19 février se donner « dix jours » pour décider si un accord avec l’Iran est possible.
« Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours », a déclaré le président américain dans un discours à Washington devant son « Conseil de paix », qui tenait sa première réunion.
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Téhéran doit conclure un accord « pertinent »
Créé pour aider à la reconstruction de Gaza puis doté d’une mission plus large de résolution des conflits, le « Conseil de paix » de Donald Trump s’est réuni pour la première fois dans la capitale américaine.
Paradoxe de cette première réunion, qui a rassemblé 47 pays dont seulement certains sont membres à proprement parler du « Conseil », le 45e et 47e président des États-Unis en a profité pour menacer directement l’Iran. Il réclame un « accord pertinent » avec Téhéran, alors que bruissent des rumeurs sur une opération militaire massive américaine.
Pourtant, le ministre des Affaires étrangères iranien s’était montré plutôt optimiste après la deuxième session de pourparlers à Genève (Suisse). « Nous avons pu parvenir à un large accord sur un ensemble de principes directeurs, sur la base desquels nous avancerons et commencerons à travailler sur le texte d’un accord potentiel », a-t-il déclaré à la télévision d’État, le mardi 17 février.
La paix est « un mot facile à dire, mais difficile à produire », a souligné Donald Trump, qui intensifie le déploiement naval et aérien au Moyen-Orient.
Mardi 17 février, les Gardiens de la révolution, bras armé de la République islamique, ont partiellement fermé le détroit d’Ormuz afin de lancer des exercices militaires et de préparer le pays « aux menaces sécuritaires et militaires potentielles ».

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