Le plan de suppression de postes vise à réorienter DB Cargo « vers les marchés européens en croissance », en vue d’une « rentabilité durable ». En effet, la filliale de la Deutsche Bahn doit devenir rentable en 2026, sans l’aide de sa maison mère.
L’allemand DB Cargo, filiale de transport de marchandises de la Deutsche Bahn en difficulté depuis des années, a annoncé ce jeudi 19 février la suppression d’environ 6.000 postes dans le cadre d’une vaste restructuration. L’effectif total de DB Cargo est d’environ 27.000 personnes dans le monde, dont 14.000 en Allemagne.
Le plan, approuvé par les conseils de surveillance des deux entreprises, vise à réorienter DB Cargo « vers les marchés européens en croissance », en vue d’une « rentabilité durable », ce qui va passer par la suppression « d’environ 6.000 emplois » effectuée de manière « socialement responsable », a indiqué l’entreprise dans un communiqué.
Il s’agit de permettre à la branche fret du groupe ferroviaire de « satisfaire aux conditions d’une procédure de concurrence (en cours au sein de) l’Union européenne », comme de devenir un « partenaire logistique fiable à long terme » pour les clients sur le Vieux-Continent, selon le communiqué de la Deutsche Bahn.
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La répartition des suppressions pas encore définie
La Commission européenne exige de DB Cargo, dont la perte opérationnelle (EBIT) ajustée était de 357 millions d’euros en 2024, d’être rentable de manière autonome à partir de 2026, sans être soutenue financièrement par sa maison mère. Si elle n’y parvient pas, la filiale, qui génère 20% des revenus de DB, pourrait être découpée et vendue. Le présent plan de restructuration de DB Cargo va encore être discuté avec le comité d’entreprise, concernant notamment la répartition des suppressions par sites régionaux et les modèles d’activité prévus.
Fin 2025, Sigrid Nikutta, qui était alors à la tête de DB Cargo depuis cinq ans, a été limogée, un mois après le changement de patron à la tête de la Deutsche Bahn, elle-même aussi en restructuration face à l’alarmant manque de ponctualité des trains. Pour redresser la barre, Sigrid Nikutta avait déjà annoncé en décembre 2024 la suppression de 5.000 emplois sur 17.000 d’ici 2029.

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