Présente en ce début de semaine à Paris, Ioulia Navalnaïa, la veuve d’Alexeï Navalny retrouvé mort en prison il y a deux ans jour pour jour, rencontrera Jean-Noël Barrot au Quai d’Orsay ce mardi 17 février.
Deux ans après la mort d’Alexeï Navalny, ennemi de Vladimir Poutine mort en prison le 16 février 2024, Ioulia Navalnaïa, la veuve de l’opposant, se trouve en France. Demain, mardi 17 février, elle sera reçue par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot au Quai d’Orsay, a appris BFM de source diplomatique.
Cette source n’a pas explicité l’objectif exact de cet échange, qui aura lieu alors que le président de la République sera, lui, en Inde. Mais cette rencontre intervient quelques jours seulement après la parution, ce samedi 14 février, d’une enquête menée par cinq pays européens, dans laquelle la France, le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas et l’Allemagne accusent la Russie d’avoir « empoisonné » Alexeï Navalny avec une « toxine rare », entraînant sa mort en prison le 16 février 2024.
« Cela confirme ce que nous savions depuis le début. Nous savions que notre fils n’était pas simplement mort en prison, il a été assassiné », a déclaré à la presse la mère de l’opposant près de sa tombe à Moscou. « Deux ans se sont écoulés et nous savons déjà avec quoi il a été empoisonné. Je pense que cela prendra un certain temps, et nous finirons par découvrir qui l’a fait », a-t-elle ajouté.
Ce lundi, la présidence russe a démenti cette accusation par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, affirmant ne pas « accepter de telles accusations », les considérant « comme biaisées et dénuées de fondement ».
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Un contexte délicat
Ces accusations portées par Paris et la rencontre entre Jean-Noël Barrot et Ioulia Navalnaïa pourraient-elles rendre caduque la reprise des discussions entre Paris et Moscou? Le 5 février dernier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, affirmait que Vladimir Poutine était prêt à un appel avec Emmanuel Macron pour évoquer la guerre en Ukraine.
Ukraine : Poutine « prêt au dialogue » avec Macron – 21/12
Mais accueillir la veuve d’un des principaux opposants au régime pourrait être perçu comme un affront du côté du Kremlin. Le président français, lui, a indiqué ne pas vouloir précipiter ce retour à la table des négociations. « Ce n’est pas une question de jours, on prépare les choses », a-t-il déclaré après un sommet informel de l’Union européenne en Belgique le 12 février dernier.

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