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A Lyon, un militant identitaire grièvement blessé, ses proches accusent les antifas, la justice reste prudente

Un drame s’est produit dans la soirée du jeudi 12 février à Lyon, dont les causes et les circonstances restent non élucidées par les autorités judiciaires, mais suscitent de nombreuses réactions politiques, en pleine campagne municipale. Quentin D., 23 ans, a été pris en charge à 19 h 40 par les sapeurs-pompiers et une équipe du SAMU, quai Fulchiron, dans le 5e arrondissement, le long de la Saône.

Très grièvement blessé, victime d’une commotion cérébrale, le jeune étudiant a été transporté à l’hôpital Edouard-Herriot, placé dans le coma, avec son pronostic vital engagé. Sur place, un camarade qui l’accompagnait a expliqué aux secouristes que le jeune homme avait été victime d’une agression.

Dans les heures suivantes, cet événement n’a pas été spécialement signalé, ni mis en relation avec des incidents qui avaient éclaté, peu de temps auparavant, dans deux lieux distincts de la ville : d’une part, dans le 7e arrondissement, à proximité des locaux de Sciences Po, où des militantes du groupe identitaire Némésis avaient déroulé une banderole pour protester contre la conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI) ; d’autre part dans les locaux de l’université Lyon-III, dans l’enceinte de son site de la manufacture des tabacs, dans le 8e arrondissement, où une conférence de l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau et de l’écrivain Guillaume Ancel sur le thème du « déni de guerre » a été interrompue, peu avant 18 heures, par une vingtaine de militants d’ultragauche. « Ces deux événements ont motivé un dispositif de surveillance et d’intervention des forces de police, mais à aucun moment il n’a été signalé de violences graves, ni de blessés sur les deux lieux concernés par les manifestations », précise une source sécuritaire.

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Une enquête ouverte

Vendredi matin, l’agression du jeune homme a pris une tout autre connotation. Le collectif Némésis a affirmé, dans plusieurs messages sur X, que Quentin D. faisait partie du service d’ordre chargé d’aider ses militantes lors de leur manifestation dans le quartier de Sciences Po, et qu’il avait été agressé par des militants d’extrême gauche. Le groupuscule a désigné des membres de la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en juin 2025 et fondé par le Lyonnais Raphaël Arnault, devenu député (LFI) en 2024 dans le Vaucluse.

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