L’eurodéputé ne « croit pas » à la primaire de la gauche organisée en octobre prochain sans La France insoumise ni les communistes.
Le chef de file du parti Place publique Raphaël Glucksmann confirme ce lundi 26 janvier sur BFMTV-RMC qu’il ne participera pas à la primaire de la gauche unie, prévue le 11 octobre prochain. « Je n’en serai pas, je n’y crois pas », a lancé l’eurodéputé.
« Cette primaire, c’est une volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche (…) D’un côté Jean-luc Mélenchon, le populisme, la brutalisation du débat public, le refus de l’Union européenne. Et de l’autre une gauche sociale-démocrate qui assume de vouloir gouverner le pays et qui est viscéralement pro-européenne ». Or « la moitié des gens qui participent à cette primaire sont pour des accords avec Jean-Luc Mélenchon », avance Raphaël Glucksmann.
L’eurodéputé propose au PS de créer « une plate-forme commune » pour « assumer ce que nous sommes » et « enclencher une dynamique électorale ».
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Une primaire qui peine à rassembler
Après leur serment fait en juillet dernier d’avoir un « candidat commun » pour 2027, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L’Après), François Ruffin (Debout!) et l’ancienne prétendante de la gauche à Matignon, Lucie Castets, ont officialisé samedi à Tours la primaire destinée à leur permettre d’accéder au second tour de la présidentielle. Parmi les grands absents, outre Place publique: La France insoumise et le Parti communiste.
Si le chef du PS Olivier Faure était présent à Tours, le processus de primaire devra être soumis après les municipales au vote des militants socialistes, qu’il tentera de convaincre, alors que ses opposants internes, dont le camp du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, n’y sont pas favorables.
Le patron des socialistes a assuré qu’il continuerait à se battre au sein de son parti « pour que cette primaire ait lieu ». Il n’a pas encore indiqué s’il serait candidat, à l’inverse de Clémentine Autain, Marine Tondelier et François Ruffin, déjà dans les starting-blocks.
D’autres socialistes, dont François Hollande, penchent pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, qui désignerait un candidat au consensus.

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