Thomas Legrand, à Paris, le 13 septembre 2025. ABEL LLAVALL-UBACH/HANS LUCAS
Un mois après son audition par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, qui avait suivi celle de Patrick Cohen (France 5 et France Inter) – lequel avait été, comme lui, enregistré à son insu en juillet 2025, lors d’une conversation privée avec des représentants du Parti socialiste –, Thomas Legrand, éditorialiste à Libération, accuse la « bollosphère » de « déjournalisation ». Pour l’ancien chroniqueur à France Inter, Vincent Bolloré fait de la politique au travers des médias qu’il possède, au mépris de l’ensemble des règles journalistiques.
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Après la polémique « Legrand-Cohen », la cellule investigation de Radio France a révélé le 15 janvier que votre conversation avec l’ex-directrice de France Inter, Laurence Bloch, avait été enregistrée par le journaliste d’Europe 1 Alexis Delafontaine. Il ne s’agissait donc pas d’une « barbouzerie »…
La véritable information, c’est que le chef du service politique d’Europe 1 [Louis de Raguenel], qui est aussi directeur de la rédaction du JDNews [deux médias de la galaxie Bolloré], a donné au reporter présent dans le même restaurant que Laurence Bloch et moi l’ordre de nous enregistrer. C’est hallucinant. L’espionnage n’est pas une pratique journalistique.
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