Cette capture d’écran publiée le 20 janvier 2026 sur le compte X du commandement militaire américain pour le sud du continent américain (US Southern Command) montre le navire à moteur « Sagitta » en mer des Caraïbes. US SOUTHERN COMMAND/AFP
Les Etats-Unis ont annoncé, mardi 20 janvier, avoir saisi un pétrolier en mer des Caraïbes, la septième opération de ce type depuis que Donald Trump a décidé en décembre un blocus de navires sous sanctions en lien avec le Venezuela.
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Ce navire, le Sagitta, « agissait au mépris de la quarantaine imposée aux navires sous sanctions par le président Trump », a expliqué sur X le commandement militaire américain pour le sud du continent américain (US Southern Command), précisant que l’opération s’était déroulée « sans incident ».
« Le seul pétrole qui quittera le Venezuela, c’est le pétrole autorisé », a ajouté l’armée dans un message contenant une vidéo montrant un navire en pleine mer.
Parmi les sept pétroliers interceptés par les Etats-Unis figure un navire lié à la Russie et appréhendé dans l’Atlantique Nord après une poursuite de plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant l’exportation du pétrole vénézuélien.
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Une première vente de pétrole à 500 millions de dollars
La manne pétrolière du Venezuela – qui détient les plus importantes réserves prouvées de brut du monde – est au centre de l’intervention des Etats-Unis dans ce pays, dont ils ont enlevé, dans la nuit du 2 au 3 janvier, arrêté et emprisonné le président, Nicolas Maduro.
Moins de deux semaines après cette capture, les Etats-Unis ont procédé à une première vente de brut vénézuélien, une opération à 500 millions de dollars (426 millions d’euros).
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Mardi, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé investir 300 millions de dollars, obtenus par cette vente de pétrole par les Etats-Unis, pour défendre sa monnaie, le bolivar, en perte de valeur constante.
Des « fonds provenant de la vente de pétrole sont entrés. Sur les premiers 500 millions, 300 millions ont été encaissés (…) Ces premiers flux seront utilisés sur le marché des changes au Venezuela (…) pour stabiliser le marché, et pour protéger le revenu et le pouvoir d’achat de nos travailleurs », a-t-elle dit à la télévision.
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Les devises sont vitales pour l’économie vénézuélienne depuis 2018, lorsque le dollar est devenu la monnaie de facto dans un contexte de grave crise économique. Mais le Venezuela peine à obtenir des devises en raison de l’embargo pétrolier imposé en 2019 par Washington sur son principal produit d’exportation.
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Le Monde avec AFP

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