Manifestation d’agriculteurs, à Perpignan, le 9 janvier 2026. NICOLAS PARENT/« L’INDÉPENDANT »/MAXPPP
Moins d’un an après les votes de la loi d’orientation agricole, puis de la loi sur les entraves à l’agriculture, communément désignée comme « loi Duplomb », le gouvernement annonce pour le printemps une nouvelle « loi d’urgence agricole ».
Face à une contestation agricole multiforme, qui a redoublé depuis l’approbation, vendredi 9 janvier, au niveau européen, du traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Marché commun du Sud (Mercosur), l’exécutif tente d’éteindre les feux de la mobilisation en ouvrant une nouvelle séquence politique, s’engageant sur plusieurs mesures de simplification.
Si les barrages, ces dernières semaines, ciblaient principalement la politique sanitaire face à l’épidémie de dermatose nodulaire bovine et les effets de la concurrence déloyale, les annonces du premier ministre,Sébastien Lecornu, mardi 13 janvier, visent en grande partie les normes environnementales.
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Le ministère de l’agriculture assume une volonté d’« enlever des boulets aux pieds des agriculteurs », une demande de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, qui, associée aux Jeunes Agriculteurs, a mobilisé, mardi, 350 tracteurs dans les rues de Paris. Moratoire des décisions sur l’eau, dérogations à la directive européenne sur les nitrates…, le gouvernement a repris à son compte plusieurs revendications du premier syndicat agricole.
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