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« Face au mal-être, les jeunes tentent de trouver un refuge où ils le peuvent : le protoxyde d’azote en est un parmi d’autres »

Chez les jeunes, l’usage du protoxyde d’azote s’est progressivement banalisé. Une inhalation brève, des effets immédiats : une sensation d’euphorie, un flottement, des éclats de rire spontanés. En apparence, un moment léger. Pourtant, derrière ce vernis festif, les professionnels de santé observent depuis plusieurs années une augmentation préoccupante des complications liées à cette consommation : atteintes neurologiques parfois sévères, troubles cardio-vasculaires, symptômes psychiatriques aigus, troubles addictifs et troubles de la vigilance à l’origine d’accidents automobiles.

En Ile-de-France, le « proto » est désormais identifié comme l’une des principales causes de myélopathie [maladie de la moelle épinière] chez les jeunes. Cette progression se confirme dans les données disponibles : en 2022, 14 % des 18-24 ans déclaraient en avoir consommé, tandis que les signalements de cas graves ont été multipliés par trois en trois ans.

Alors pourquoi le protoxyde d’azote non médical séduit-il autant ? D’un côté, beaucoup de jeunes considèrent que cette substance présente peu de risques. Son statut légal, son mode d’administration ludique et ses effets brefs contribuent à entretenir l’idée d’un produit inoffensif. De l’autre, sa revente repose sur un marketing ciblé : codes du rap, vidéos humoristiques, relais d’influenceurs… une communication efficace, particulièrement auprès des adolescents. L’accès est d’une simplicité déconcertante : quelques clics sur Internet, à des prix dérisoires.

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Agir sur l’imaginaire

Pour répondre à ce phénomène, une proposition de loi a été déposée au Sénat le 18 décembre 2024. Elle prévoit un renforcement de l’encadrement de la vente, la pénalisation des usages détournés et un effort accru de prévention. Son adoption par l’Assemblée nationale constituerait une étape importante pour mieux prévenir les risques, en reconnaissant la dangerosité sanitaire du « proto » et en posant des cadres protecteurs pour les plus jeunes. Mais cela ne suffira pas : il faut aussi agir sur l’imaginaire qui entoure cette pratique. Cela passe par une prévention renforcée et une modération stricte des contenus en ligne qui en favorisent la promotion.

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