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« Il y a tellement de détails qui doivent être irréprochables »: Panos Panay, patron des produits et services d’Amazon, revient pour nous sur la longue route qui amènera Alexa+ en France

Lors du CES 2026, l’enthousiaste patron des produits et services d’Amazon, Panos Panay, ancien de Microsoft, a répondu à nos questions, sur Alexa et son futur. Une vision faite d’intelligence artificielle, d’exigence et d’omniprésence.

Dans les allées du plus grand salon tech au monde, au cœur de Las Vegas, nous avons eu l’occasion de discuter avec Panos Panay. Passé longuement par Microsoft, où il a fini par mener l’unité chargée de créer des produits capables d’inscrire le géant de Redmond sur la carte face à son éternel rival Apple, Panos Panay est depuis deux ans à la tête d’un effort équivalent au sein d’Amazon. Equivalent mais différent, car la société, dont l’emprise dépasse désormais largement l’ecommerce, s’intéresse à une multitude de verticales Produits grand public, portées par des systèmes d’exploitation maison et unifiées (ou en passe de l’être) par une intelligence commune, Alexa.

Le besoin de la prudence pour ne rien casser

C’est sur Alexa, sa courbe de progression, le besoin de sa réinvention et son futur que nous avons pu interroger, entre autres, Panos Panay, toujours aussi passionné. Un exercice complexe d’équilibre où « nous voulons que les produits se fondent à l’arrière-plan », explique l’homme à la tête d’Amazon Devices & Services et où il est nécessaire d’innover constamment. Or, reconnaît Panos Panay, Alexa a « stagné ».

Ce ralentissement n’est cependant pas à mettre au compte d’un abandon, mais d’une prudence. « Des centaines de millions de personnes utilisent Alexa chaque jour », commence Panos Panay. « Dans une telle situation, vous devez faire très attention à ce que vous changez, car les utilisateurs en ont toujours besoin, quoi qu’on change. » Cependant, le représentant d’Amazon ne se cache pas derrière de fausses excuses. « Certains de nos utilisateurs font appel à Alexa depuis dix ans. Néanmoins, le temps de donner à Alexa un nouveau souffle était arrivé, assurément ».

Panos Panay quitte Microsoft pour Amazon © Amazon

Les LLM pour donner un second souffle à Alexa

Et ce nouveau souffle a été porté par les grands modèles de langage, ces fameux LLM (en anglais) qui semblent rythmer l’actualité de la tech depuis l’introduction de ChatGPT. « Quand les LLM ont commencé à trouver leur rythme, nous avons en substance remplacé toute l’architecture du produit par ce qu’on appellerait, en termes simples, de l’IA », nous explique-t-il succinctement, même si, bien entendu, une autre forme d’intelligence artificielle était déjà aux commandes d’Alexa.

Cependant, l’arrivée des LLM a eu un impact bien au-delà de la structure interne de l’assistant d’Amazon. En effet, « cela commence à transformer ce qu’(Alexa) fait. », reconnaît Panos Panay. C’est ainsi la révolution des LLM qui a permis aux équipes d’Amazon de monter en puissance, d’offrir de nouveaux services qu’on retrouve désormais dans Alexa+.

Avec son enthousiasme outrancier habituel, Panos Panay considère que ce nouvel Alexa est « une expérience magique », qui offre des conversations sans limite et un contrôle parfaitement fluide sur les appareils connectés au sein de nos logements. Des interactions plus naturelles, plus riches, qui s’ajoutent à l’existant et font d’Alexa un assistant toujours plus capable et qui continue à offrir les fonctions de base auxquelles ses utilisateurs se sont habitués.

La patience nécessaire à la qualité attendue

Voilà qui paraît prometteur, mais est toujours hors de portée des utilisateurs européens. Quand on l’interroge sur le pourquoi de ce délai en France, Panos Panay balaie d’un revers de main la question d’une régulation potentiellement trop contraignante qui imposerait des validations comme autant d’obstacles. Pour le responsable d’Alexa, l’explication est plus simple.

« Nous voulons fabriquer d’excellents produits, jusque dans le moindre détail. Chaque détail compte », reprend-il comme un mantra. Avant de se lancer dans une longue tirade.

« Quand on commence à se déployer en Europe — avec des pays différents, des langues différentes —, par respect pour la culture, par respect pour les gens, par respect pour les usages qu’ils en font déjà, il faut vraiment protéger les centaines de millions de personnes qui l’utilisent. ‘Protéger’, au sens où l’on ne veut pas leur retirer ce dont ils ont besoin au quotidien. »

S’il reconnaît la nécessité d’avancer vite, il revient sans cesse à cette nécessité de progresser de manière « méthodique pour s’assurer que, lorsque nous lançons quelque chose en France, ça ne casse rien, que la langue est parfaite, que cela correspond exactement à ce que vous êtes en droit d’attendre. (…) Il y a tellement de détails qui doivent être irréprochables. Nous voulons juste que ce soit parfait avant de le déployer. Donc ça prend du temps. »

Si rien n’est jamais « parfait », on comprend que les enjeux sont élevés, on entend aussi qu’avec l’IA et les LLM, les dérapages peuvent survenir. Au-delà des interactions irréprochables, il est donc également nécessaire que le fonctionnement le soit. Quand on touche au quotidien des utilisateurs, à leur domicile ou même à leur compte en banque, puisque l’on peut passer commande par Alexa, il faut éviter les hallucinations, les ratés.

Amazon. © Photo par JAKUB PORZYCKI / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Un assistant omniprésent, « Alexa partout »

Mais faire monter Alexa en gamme, la rendre plus intelligente et donc plus utile, n’est pas la seule ambition de Panos Panay. Le représentant d’Amazon a une autre vision, il veut qu’Alexa soit partout, qu’elle déborde les produits estampillés des marques d’Amazon, c’est pourquoi, ses équipes ont introduit Alexa.com.

En mettant l’assistant intelligent à portée des PC depuis le Web, Panos Panay entend le rendre omniprésent. Un service rendu plus abouti, mais aussi un moyen de le rendre encore incontournable. Car Alexa se souviendra des conversations et sollicitations d’un appareil à un autre. Il sera ainsi possible de commencer une conversation sur une enceinte connectée pour la finir sur son PC. Une omniprésence qui mène à une forme d’omniscience de vos besoins et attentes.

« Je pense beaucoup à Alexa, (…) avoir un excellent assistant personnel, capable de faire énormément de choses et d’en accomplir tant pour vous, peut même vous aider à être plus avisé, plus éclairé », affirme-t-il, « Plus les gens s’y engagent, plus ils lui fournissent d’informations, plus ils en retirent en retour. » Une réalité technique qui ne doit pas en faire oublier une autre, celle de la conservation des données personnelles et celles du respect des lois européennes, bien entendu.

Un « assistant personnel omniprésent, Alexa partout », qui gère votre domicile grâce aux enceintes, aux routeurs Wifi, qui sert aussi de gardien de votre sécurité grâce aux caméras Ring.

L’objectif est clair, créer de bons produits, qui seront ensuite animés par la meilleure version possible d’Alexa. « Quand on pense à un excellent assistant, on a envie de l’avoir avec soi partout. Il faut donc voir Alexa comme son assistant pour l’avenir. » A vous maintenant de savoir si c’est l’avenir qui vous convient…

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