Liam Rosenior, le 18 décembre, lors du match de Ligue conférence entre Strasbourg et Breidablik, au Stade de la Meinau. MANON CRUZ / REUTERS
Des négociations entre deux clubs de football peuvent-elles respecter les intérêts de chacune des parties lorsqu’ils partagent le même propriétaire ? A Strasbourg, la multipropriété divise depuis le rachat du Racing Club (RCSA) par le consortium américain BlueCo, déjà détenteur de Chelsea, mastodonte de Premier League. Le départ impromptu de son entraîneur, Liam Rosenior, qu’il a lui-même annoncé, mardi 6 janvier, ne risque pas de dissiper les doutes sur les dérives de ce modèle, des éventuels conflits d’intérêts à une forme de dépendance sportive.
Au cours d’une conférence de presse organisée au stade de la Meinau, l’antre du RCSA, le technicien de 41 ans a annoncé avoir trouvé « un accord verbal » avec Chelsea, pour succéder à Enzo Maresca, limogé par le club anglais cinq jours plus tôt. « C’est un sentiment mitigé : il y a la joie d’avoir une opportunité exceptionnelle et la tristesse de quitter des personnes avec qui j’ai créé des connexions. Demain, je me réveillerai en tant qu’entraîneur de Chelsea. Quand on est un manager jeune et qu’on travaille dur, c’est le type d’opportunités dont on rêve », a-t-il précisé.
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