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Paris sportifs : les jeunes hommes des banlieues défavorisées, cibles privilégiées du marketing des entreprises

SÉVERIN MILLET

Foot, tennis, basket, boxe, arts martiaux mixtes (MMA) ou cyclisme, qu’importe le sport, c’est la mise qui compte. La mise et l’adrénaline. Et la gagne. Et le statut que cela confère lorsque la victoire est au rendez-vous. Et la perspective de gagner beaucoup d’argent, très vite. Toutes les rencontres sportives, petites et grandes, ici ou ailleurs, sont pour Bilal (le prénom a été modifié) une occasion de parier en ligne, sur le résultat d’un match, le nombre de fautes, le nombre de fois où tel joueur a fait une passe à un autre, le nombre de penaltys… Parier sur tout, et rêver en grand. Deux ans que Bilal rêve. Deux ans qu’il perd. De plus en plus gros.

Bilal a 19 ans, il habite un quartier populaire dans les Yvelines avec sa mère et son petit frère, il est sans emploi et cumule quelque 1 500 euros de dettes de jeu, réparties entre sa banque, sa mère et des amis. Il a fait le calcul il y a quelques mois. Un choc. « J’ai réalisé que tout ça n’avait aucun sens », confie-t-il, honteux de ses pertes – dont il cache le montant à son entourage – et rongé par la sensation de « [s]’être fait avoir ».

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