Éric Ciotti, député UDR des Alpes-Maritimes réclame ce lundi 29 décembre un hommage national pour Brigitte Bardot, morte la veille à 91 ans dans sa résidence de Saint-Tropez. Le patron du PS, Olivier Faure, a réagi à cette proposition de l’élu niçois en rappelant que l’ancienne actrice avait été « multi-condamnée par la justice pour racisme. »
Au lendemain de la mort de Brigitte Bardot à 91 ans, la question d’un hommage national à la grande actrice s’invite dans le débat public.
Éric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes, fondateur de l’UDR, a publié un bref message sur X ce lundi 29 septembre pour demander « solennellement au président Macron », un tel événement.
Quelques heures plus tard, l’élu niçois a lancé une pétition sur le site de son organisation politique. Vers 14 heures ce lundi, le compteur de l’UDR indiquait 8.448 signatures. Il est demandé aux participants de renseigner leur prénom, leur nom, une adresse mail ainsi qu’un numéro de téléphone.
« Alors que la gauche déverse sur les réseaux sociaux et aux micros des médias sa haine contre celle qui aura si bien incarné la France, son insolence, son panache, son élégance… Le Président de la République doit avoir le courage d’organiser un hommage national pour notre BB! », motive le texte qui accompagne la motion.
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Rappel de ses condamnations
L’initiative du député allié à Marine Le Pen n’a pas été du goût d’Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste qui a directement répondu à Éric Ciotti sur X.
« Les hommages nationaux sont rendus pour services exceptionnels rendus à la Nation. Brigitte Bardot a été une actrice iconique de la nouvelle vague. Solaire, elle a marqué le cinéma Français. Mais elle a aussi tourné le dos aux valeurs républicaines et été multi-condamnée par la justice pour racisme. Simple. Basique. »
Peu de personnalités de gauche ont réagi à la mort de l’icône française, au milieu d’un concert unanime de louanges à droite et à l’extrême droite dont Brigitte Bardot avait épousé la cause. « On dit que Dieu créa la femme. Certains le croient, d’autres non. Nous sommes tous d’accord pour affirmer que le cinéma français créa BB et elle le fit rayonner à travers le monde… Cela, pour notre plus grand bonheur », a cependant publié sur X le patron des communistes, Fabien Roussel.
Plus critique, la députée écologiste Sandrine Rousseau a cinglé sur le réseau Bluesky: « être émue par le sort des dauphins et être indifférente aux morts des personnes migrantes dans la Méditerranée, c’est quel niveau de cynisme? ».
La députée LFI de Paris Sarah Legrain, membre de la direction du mouvement de gauche radicale, a, elle, estimé que l’actrice était « trop raciste » pour recevoir un hommage des Insoumis.
Un totem pour l’extrême droite
Icône progressiste dans les années 1960, Brigitte Bardot a ensuite tourné le dos au cinéma en 1973 épousant en même temps que la cause animale des idées proches de l’extrême droite.
Après avoir notoirement soutenu Valéry Giscard d’Estaing en 1974, peu de présidents ou de candidats n’avaient ensuite trouvé grâce à ses yeux. En 2014, elle avait soutenu Marine Le Pen qu’elle avait qualifié de « femme admirable », et de « Jeanne d’Arc du XXIe siècle ». En 2022, elle avait retiré son soutien à Éric Zemmour, un temps apprécié pour son « courage », en raison de ses positions pro-chasse.
Elle par ailleurs été condamnée à plusieurs reprises pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale. »


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