Le président du Sénat coutumier, Aguetil Mahé Gowe (à droite), accueille le ministre des outre-mer, Manuel Valls, au Sénat coutumier de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 20 août 2025. DELPHINE MAYEUR/AFP
Manuel Valls l’a promis avant de s’envoler mardi 26 août au soir pour Paris, après une semaine passée en Nouvelle-Calédonie : « La continuité de l’Etat s’appliquera. » Le matin même, le ministre des outre-mer a appris être en sursis, suspendu, comme tous les membres du gouvernement, au vote de confiance des députés qui sera examiné le 8 septembre. Juridiquement, la loi constitutionnelle qu’il vient d’élaborer avec les formations politiques néo-calédoniennes toujours engagées dans l’accord de Bougival doit pouvoir s’inscrire dans le calendrier prévu : examen le 17 septembre en conseil des ministres, pour un vote au Sénat début novembre, puis à l’Assemblée nationale en décembre et, dans la foulée, la réunion du Parlement à Versailles.
Mais ce calendrier peut-il tenir sans le ministre qui a défendu cet accord avec énergie – sans pour autant faire l’unanimité ? Censé repartir samedi 23 août, Manuel Valls a décalé à deux reprises son départ pour donner une ultime chance au dialogue avec le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).
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Si le FLNKS a accepté une rencontre mardi matin, la ligne tracée le 9 août lors du congrès extraordinaire du mouvement, et rappelée la semaine du 18 août lors d’une première réunion, n’a pas varié d’un iota : tout en se disant « ouvert au dialogue », le FLNKS a « réitéré son rejet catégorique du projet d’accord », selon le communiqué diffusé par le mouvement à l’issue de la rencontre.
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