A l’Estaque, dans le 16ᵉ arrondissement de Marseille, au lendemain de l’incendie qui a ravagé les quartiers nord, les habitants découvrent peu à peu les dégâts, le 9 juillet 2025. THEO GIACOMETTI POUR « LE MONDE »
Tous les massifs des Bouches-du-Rhône sont fermés, jeudi 10 juillet, face à un risque « très sévère » d’incendie, deux jours après un feu qui a parcouru 750 hectares pour arriver jusqu’aux quartiers nord de Marseille, suscitant l’inquiétude dans la population.
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Les vingt-cinq massifs du département, dont le très touristique parc national des Calanques, ou encore les Alpilles, sont concernés, rapporte le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, alors que le vent devrait se lever à nouveau au cours de l’après-midi. « Un simple mégot, une étincelle, un barbecue, une négligence peuvent provoquer une catastrophe », souligne le préfet, qui alerte sur la vulnérabilité de la végétation au moindre départ de feu.
En ce qui concerne l’incendie survenu mardi, 120 pompiers restaient mobilisés dans le secteur des Pennes-Mirabeau, d’où est parti le feu. Ils « ont travaillé toute la nuit pour éteindre complètement les braises qui subsistent », précisent les secours. Jeudi, il s’agira de continuer à surveiller d’éventuelles réactivations du feu, compte tenu des températures, lesquelles ne devraient pas dépasser les 30 °C.
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A Marseille, 58 marins-pompiers et 17 engins étaient toujours « prêts à intervenir sur tout signal faible de reprise », selon les marins-pompiers, qui ajoutent : « Le risque faiblit, même si le feu n’est pas encore considéré comme éteint ». Depuis 7 heures, les personnes évacuées la veille sont autorisées à regagner leur domicile, si elles le peuvent.
Après avoir titré « Peur sur la ville » mercredi, le quotidien régional La Provence fait sa une de jeudi sur « Le désespoir » des habitants touchés par ce feu, qui a ravagé quelques poches d’habitations dans le 16e arrondissement de la ville, avec près de 90 maisons touchées et 71 rendues « non habitables », selon la préfecture.
Le Monde avec AFP
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