Soudan : dans El-Obeid encerclée, sur le nouveau front de la guerre

La ville d’El-Obeid ne tient qu’à un fil. Une longue route cahoteuse qui s’étire sur 300 kilomètres à l’est, jusqu’aux rives du Nil Blanc. De part et d’autre de l’asphalte défoncé s’étendent des champs de sésame, d’arachides et d’hibiscus où se découpent les silhouettes colorées de femmes qui besognent, le dos voûté sous un soleil de plomb.

De temps à autre, un convoi militaire vrombit sur le macadam. Des pick-up surmontés de lance-missiles ou de mitrailleuses lourdes sont déployés en renfort vers le bastion des forces armées soudanaises (FAS) dans la province du Kordofan, devenue épicentre du conflit. Si El-Obeid tombe, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) seront à nouveau aux portes de Khartoum.

Sur cette route se croisent, dans une bourrasque, les va-t-en-guerre et ceux qui la fuient. Passant à toute allure, les escouades de jeunes soldats poussent des cris furieux, emportés par le vent. Le poing en l’air, ils sont acclamés par les buveurs de thé, à l’ombre des paillotes qui jalonnent le bas-côté. En sens inverse, entassées dans des bétaillères ou des microbus croulant sous les bagages, les couvertures et les lits en ferraille, des familles entières quittent El-Obeid pour Kosti, la ville la plus proche, à l’extrémité des 300 kilomètres, porte d’entrée de la moitié orientale du pays, contrôlée par l’armée régulière.

Un point de contrôle renforcé par des monticules de terre, sur la seule route contrôlée par l’armée soudanaise vers El-Obeid (Soudan), le 11 décembre 2025. ABDULMONAM EASSA POUR « LE MONDE »

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Neige attendue dans le Nord et le Grand Est, températures négatives… Quelle météo pour ce dernier week-end de vacances?

De faibles averses de neige sont attendues ce week-end en France, notamment dans le Grand Est et le nord de l’Hexagone. Quelques légers flocons tombent déjà à Paris en ce début d’après-midi du vendredi 2 janvier.

Vous l’avez sûrement remarqué en mettant le nez dehors, le froid est glacial depuis plusieurs jours. Après deux semaines de vacances scolaires, ce week-end sera chargé sur les routes du retour. Pour le moment, la neige devrait épargner les automobilistes, hormis dans le nord-ouest et le nord du pays.

Ce samedi 3 janvier, quelques flocons sont effectivement prévus dans le Grand Est, du côté de Metz et de Chaumont. Météo France prévoit des « averses de neige faible » et des températures comprises entre -4°C et 0°C.

D’ici demain matin, 2 à 5 cm sont donc attendus en Champagne et en Lorraine, 7 à 15 cm dans les Vosges et le Jura et 1 à 2 cm dans les zones limitrophes des régions de l’Alsace, des Ardennes, de la Champagne ou encore de la Bourgogne.

Quelques flocons attendus à Paris

Ce samedi, la région parisienne pourrait également se recouvrir d’un léger manteau blanc, rapporte Météo France. Si le froid sera moins sec avec des températures de 1°C à 4°C, des « averses de neige faible » pourraient toucher Paris demain matin. Dans l’Orne, Alençon devrait aussi accueillir quelques flocons.

Dans l’après-midi, la neige pourrait s’étendre dans les Hauts-de-France, à Lille, qui verra s’alterner des averses de pluie et de neige. Mêmes prévisions à Tarbes, dans les Pyrénées, où pluie et neige devraient se côtoyer sans forcément tenir sur la chaussée au vu des températures positives comprises entre 1°C et 4°C.

Le froid polaire fait son retour en France

Un dimanche ensoleillé

Ce dimanche 4 janvier sera très ensoleillé sur une grande partie de la France. Aucune neige n’est prévue en journée.

En soirée et dans la nuit, quelques flocons pourraient toutefois gagner les côtes bretonne et normande. À Brest et Cherbourg-Octeville, une alternance de pluie et de neige est attendue, indique Météo France.

Dans la nuit de jeudi 1er à vendredi 2 janvier, il est tombé entre 1 et 3 cm localement en Lorraine, 2 cm sur les Vosges et 1 cm à Strasbourg.

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Paris sportifs : les jeunes hommes des banlieues défavorisées, cibles privilégiées du marketing des entreprises

SÉVERIN MILLET

Foot, tennis, basket, boxe, arts martiaux mixtes (MMA) ou cyclisme, qu’importe le sport, c’est la mise qui compte. La mise et l’adrénaline. Et la gagne. Et le statut que cela confère lorsque la victoire est au rendez-vous. Et la perspective de gagner beaucoup d’argent, très vite. Toutes les rencontres sportives, petites et grandes, ici ou ailleurs, sont pour Bilal (le prénom a été modifié) une occasion de parier en ligne, sur le résultat d’un match, le nombre de fautes, le nombre de fois où tel joueur a fait une passe à un autre, le nombre de penaltys… Parier sur tout, et rêver en grand. Deux ans que Bilal rêve. Deux ans qu’il perd. De plus en plus gros.

Bilal a 19 ans, il habite un quartier populaire dans les Yvelines avec sa mère et son petit frère, il est sans emploi et cumule quelque 1 500 euros de dettes de jeu, réparties entre sa banque, sa mère et des amis. Il a fait le calcul il y a quelques mois. Un choc. « J’ai réalisé que tout ça n’avait aucun sens », confie-t-il, honteux de ses pertes – dont il cache le montant à son entourage – et rongé par la sensation de « [s]’être fait avoir ».

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Incendie en Suisse: « On retrouve les mêmes similitudes », explique le père d’un enfant décédé au bar du Cuba Libre à Rouen en 2016


Incendie en Suisse: « On retrouve les mêmes similitudes », explique le père d’un enfant décédé au bar du Cuba Libre à Rouen en 2016{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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Mélanie Thomin, députée : « L’expansion anarchique des “lockers” déséquilibre l’aménagement commercial de nos communes »

L’affaire a fait grand bruit, dans la commune d’Orvault, en Loire-Atlantique. En plein cœur d’un quartier résidentiel, un casier Mondial Relay a été installé cet automne dans un jardin de particulier. Craignant un flux continu de véhicules et de clients dans ce quartier paisible, au nez et à la barbe des habitants, des élus et des commerçants locaux, les riverains se sont mobilisés.

L’implantation de ces casiers de quelques mètres cubes, permettant le retrait ou le dépôt de colis, se veut pratique et moins chère pour les consommateurs, mais c’est aussi devenu un véritable « Far West ». Leur installation n’est en effet soumise à aucune réglementation. Amazon, Mondial Relay, Vinted Go, AliExpress : ces casiers déferlent sur l’ensemble du territoire national, en osmose avec la montée du commerce en ligne. Les chiffres sont exponentiels. En 2021, 300 « lockers » [consignes automatiques] Mondial Relay étaient dénombrés en France ; ils sont désormais près de 9 000, avec un objectif à 10 000 casiers en 2026.

Cette prolifération, en dehors des zones de chalandise traditionnelles, est symptomatique des stratégies agressives d’un certain nombre de multinationales de la logistique et de l’e-commerce.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Voyage dans la France des points relais, ces lieux du dernier kilomètre pour nos colis

En parallèle, des milliers de commerçants de proximité, partenaires de ces grands groupes, contestent la résiliation unilatérale de leur contrat. A travers toute la France, l’entreprise Mondial Relay vient de supprimer 3 500 points relais de proximité, remplacés par ces consignes automatiques.

Des pertes de revenus

Ces réorganisations des réseaux de distribution entraînent des pertes de revenus non négligeables pour les commerçants : plusieurs centaines d’euros par mois, à raison de 20 à 40 centimes par colis. Lorsqu’un point relais ferme, le commerce est fragilisé, c’est aussi au détriment de la consommation dans les commerces alentour, en particulier dans les centres-bourgs et les cœurs de ville.

A l’heure de la lutte contre les concurrences déloyales, l’expansion anarchique des lockers déséquilibre l’aménagement commercial de nos communes. Aussi, comme le maire d’Orvault, de nombreux élus appellent à légiférer, afin d’instaurer des règles claires et de mettre à leur disposition des outils indispensables pour garder la maîtrise de l’aménagement du territoire : obligation de déclaration préalable d’urbanisme, encadrement des emplacements, contreparties financières pour accompagner et maintenir les guichets commerçants de proximité.

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« On n’a pas tiré les leçons »: après le drame de Crans-Montana, le père d’une victime de l’incendie du Cuba Libre à Rouen évoque des « similitudes »

Un peu moins de 10 ans après un incendie mortel survenu à Rouen, le père d’une victime évoque des « similitudes » importante avec le drame de Crans-Montana sur BFMTV. Il estime que tout n’a pas été fait pour éviter le sinistre.

L’incendie mortel survenu à Crans-Montana (Suisse) le jour du réveillon a ravivé des souvenirs douloureux chez les proches des victimes d’une autre catasrophe survenue à Rouen, au bar Cuba Libre, en août 2016.

Au cours d’une soirée d’anniversaire dans le sous-sol de l’établissement, aménagé sans autorisation, 14 personnes avaient perdu la vie et cinq autres avaient été grièvement blessées à la suite d’un incendie.

Des « similitudes » entre les deux incendies

D’après les premiers éléments concernant l’incendie survenu à Crans-Montana, des bougies d’anniversaire pourraient être à l’origine du sinistre. À Rouen, le feu s’était également déclaré à cause de fontaines à étincelles, qui avaient enflammé le plafond d’un escalier étroit, bas et très pentu.

« On retrouve les même similitudes (…). La même mousse, un feu de bengale… C’est exactement la même chose. Je suis assez surpris que 10 ans après, on retrouve le même drame, avec les mêmes produits, dans les mêmes conditions. C’est très choquant », déplore Rémy Hubert, père d’une victime, au micro de BFMTV.

Ce dernier estime qu' »on n’a pas tiré les leçons » de l’incendie durant lequel son fils a perdu la vie. Selon Rémy Hubert, la mousse présente au Cuba Libre avait « été retirée des rayons » après le drame de Rouen.

« J’entendais le responsable suisse dire qu’il fera tout son possible pour ne pas que ça se reproduise. Ça veut dire que tout n’est pas fait », conclut-il.

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« Ils sont arrivés comme des cow-boys »: des policiers braquent leur arme sur un agriculteur à Auch, la Coordination rurale annonce un signalement à l’IGPN

Plusieurs policiers ont braqué leur arme sur un agriculteur au volant de son tracteur ce samedi 27 décembre, lors d’une action coup de poing à Auch. La Coordination rurale dénonce un geste disproportionné et a décidé de signaler l’affaire à l’IGPN.

Un face-à-face sous tension. En pleine crise agricole, un agriculteur a été mis en joue par plusieurs policiers lors d’une mobilisation de la Coordination rurale à Auch (Gers). Dans la soirée de samedi 27 décembre, la Coordination rurale a décidé de mener une action coup de poing en cœur de ville et a déversé du lisier sur l’agence locale du journal La Dépêche du Midi.

Cinq engins agricoles et une trentaine d’agriculteurs ont participé à la manifestation. Les policiers ainsi qu’une unité de CRS ont été mobilisés et, aux alentours de 22h30, la situation s’est radicalement tendue: plusieurs agents de police ont braqué leur arme sur un exploitant, alors au volant de son tracteur, lui demandant d’arrêter son véhicule.

La préfecture du Gers assure que l’exploitant avait entamé une manœuvre et avançait en direction des forces de l’ordre. « La police a constaté que le tracteur a continué d’avancer et donc ils ont sorti leur arme. Ils se sont sentis en danger », relate le préfet Alain Castanier.

« Évidemment ce geste n’est pas anodin et je comprends l’émotion qu’il a suscitée », défend-il. « Mais si les gendarmes et policiers sont armés c’est pour nous protéger et se protéger. » Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a soutenu les propos du préfet et a défendu une intervention des forces de l’ordre « dans le respect du cadre légal ».

« Pour montrer qui est le plus fort »

Des accusations que les agriculteurs présents sur place démentent formellement. « L’agriculteur n’a pas foncé sur les forces de l’ordre, il n’a pas mis leurs vies en danger, loin de là », insiste le président de la Chambre d’agriculture du Gers Lionel Candelon. Selon les manifestants, l’homme n’a fait que replacer ses roues.

« C’était une mise en joue délibérée et gratuite, pour montrer qui est le plus fort. »

« Ils sont arrivés comme des cow-boys », insiste à son tour Jérôme Courrèges, le coprésident de la Coordination rurale du département. « On n’a rien fait de mal. On a juste montré notre mécontentement. »

Le conducteur a été interpellé à la suite de l’action coup de poing de la Coordination rurale d’après le préfet gersois. Il a été placé en garde à vue pour « dégradation en réunion » puis relâché ce dimanche.

« J’ai conscience que le contexte agricole est complexe car les agriculteurs souffrent économiquement. Toutes les productions sont en difficulté. Je comprends les mouvements de manifestation. Mais manifester, ce n’est pas faire des dégradations », explique le préfet Alain Castanier

Pas d’enquête ouverte

La Coordination rurale a annoncé un signalement à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ainsi que le procureur de la République, dénonçant le manque de proportionnalité de la réponse policière.

La procureure d’Auch, Clémence Meyer, indique à BFMTV ce lundi midi qu’ »aucune enquête visant les policiers n’est ouverte » et qu’elle n’a pas de son côté saisi l’IGPN.

« Il ressort des éléments portés à ma connaissance que les conditions dans lesquelles les policiers ont sorti leurs armes sont conformes au cadre légal », précise la procureure, qui n’a pas reçu encore de plainte de la part de la Coordination rurale.

De son côté, le préfet du Gers Alain Castanier n’a pas indiqué à ce stade avoir saisi l’IGPN.

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Yémen : les Emirats arabes unis démentent avoir livré des armes pour les séparatistes, après des frappes menées par l’Arabie saoudite

Des véhicules militaires endommagés à la suite d’une frappe aérienne menée par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite, dans le port de Moukalla, au Yémen, le 30 décembre 2025. AFP

L’Arabie saoudite a accusé, mardi 30 décembre, les Emirats arabes unis (EAU) d’agir de façon « extrêmement dangereuse » au Yémen, où elle a frappé une cargaison d’armes en provenance, selon elle, d’Abou Dhabi et destinée aux séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC), ce que les EAU ont démenti.

Déjà affaibli par un long conflit avec les rebelles houthistes, le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, au cœur de rivalités régionales, a vu s’ouvrir au début du mois de décembre un nouveau front : le STC, soutenu par les Emirats arabes unis, s’est emparé au cours des dernières semaines de vastes portions de territoire, notamment dans l’Hadramaout, sans rencontrer de grande résistance. Ses partisans l’appellent à rétablir un Etat dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire a été indépendante de 1970 à 1990.

Les séparatistes yéménites ont rejeté mardi les appels de la coalition menée par l’Arabie saoudite – soutien du gouvernement yéménite – à se retirer. « Il n’est pas question de se retirer. Il est déraisonnable de demander au propriétaire d’une terre de la quitter. La situation exige de rester et de se renforcer », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Anwar Al-Tamimi, porte-parole du STC. Aux premières heures de la matinée, la coalition militaire dirigée par Riyad a annoncé des frappes sur le port yéménite de Moukalla, capitale de la province de l’Hadramaout.

Elles ont visé les équipages de deux bateaux qui avaient « désactivé leurs systèmes de suivi et déchargé une grande quantité d’armes et de véhicules de combat pour soutenir les forces du Conseil de transition du Sud », a rapporté l’agence officielle saoudienne SPA. Les navires venaient du port de Foujeyra, sur la côte est des Emirats arabes unis, selon SPA. Cette « opération militaire limitée » n’a fait aucune victime, selon la même source.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Yémen, le fragile équilibre du gouvernement mis à mal par la poussée des séparatistes sudistes

Appel à évacuer

Un responsable de l’infrastructure, qui a requis l’anonymat, a expliqué à l’AFP avoir reçu un appel à évacuer vers 4 heures, heure locale (2 heures à Paris). Les autorités ont fermé les routes menant vers le port, a constaté sur place un journaliste de l’Agence France-Presse. Des images de l’AFP montrent dans le port un groupe de voitures calcinées et des pompiers essayant d’éteindre le feu qui s’en dégage. Non loin, des fenêtres de bâtiments ont été soufflées par la frappe.

Les frappes de la coalition ont visé le port de Moukalla, le 30 décembre 2025. GOOGLE MAPS

Puis, dans un communiqué au ton inhabituellement fort, le ministère des affaires étrangères saoudien a accusé les Emirats arabes unis d’avoir « poussé » les séparatistes à mener des opérations militaires à la frontière sud du royaume. Ces mesures « prises par un Etat frère » sont « extrêmement dangereuses » et « constituent une menace pour la sécurité » de l’Arabie saoudite et de la région, estime Riyad.

Le royaume a ajouté qu’il « n’hésitera pas à prendre toutes les mesures pour (…) neutraliser » cette menace. Il a également appelé les Emirats arabes unis à retirer leurs forces du Yémen « dans les vingt-quatre heures » et à « cesser tout soutien militaire ou financier à toute partie ».

Abou Dhabi a démenti avoir envoyé au Yémen une cargaison d’armes pour les séparatistes. Le ministère des affaires étrangères émirati a assuré que la cargaison en question ne contenait « aucune arme, et les véhicules déchargés n’étaient destinés à aucun acteur yéménite », mais aux forces émiraties opérant au Yémen. Il a ajouté que l’arrivée de cette cargaison avait été coordonnée avec Riyad. « Le ministère (…) exprime son rejet total des allégations par lesquelles [Abou Dhabi] attise le conflit au Yémen », a-t-il insisté.

Washington évite de prendre parti

Le Conseil présidentiel du Yémen, soutenu par Riyad, a décrété l’état d’urgence et annoncé l’annulation d’un pacte de défense avec les Emirats arabes unis. Au cours des derniers jours, des centaines de membres de tribus s’étaient rassemblés à Aden, la grande ville du Sud, pour demander aux dirigeants du STC d’annoncer l’indépendance du Yémen du Sud, selon la chaîne Aden Independent, affiliée aux séparatistes.

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« International »

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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait appelé vendredi à la « retenue », tout en évitant de prendre parti pour l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, deux partenaires-clés de Washington.

Des troupes du principal groupe séparatiste yéménite, le Conseil de transition du Sud, dans une zone montagneuse d’où elles ont lancé une opération militaire, dans la province d’Abyan (Yémen), le 15 décembre 2025. REUTERS

Ces nouvelles tensions pourraient fragiliser davantage le Yémen, dévasté par des années de guerre. Un conflit a éclaté en 2014 entre le gouvernement et ses alliés, dont le STC, et les rebelles houthistes, pro-iraniens, faisant des centaines de milliers de morts, morcelant le pays et provoquant l’une des pires crises humanitaires au monde. Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée.

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, traditionnellement de proches alliés, avaient uni leurs forces contre les houthistes au sein de la coalition, mais des désaccords sont apparus concernant les conflits au Yémen et au Soudan.

Lire aussi | Face à la poussée séparatiste, le gouvernement yéménite appelle la coalition saoudienne à « prendre des mesures militaires » pour le soutenir

Le Monde avec AFP

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Guerre en Ukraine: Volodymyr Zelensky indique que les États-Unis ont proposé à Kiev des garanties de sécurité « solides » pour 15 ans prolongeables

Le président ukrainien explique ce lundi 29 décembre, au lendemain de sa rencontre avec Donald Trump, que Washington a proposé à Kiev des garanties de sécurité « solides » pour 15 ans prolongeables. Une durée que Volodymyr Zelensky espère voir plus longue.

Les États-Unis ont proposé à l’Ukraine des garanties de sécurité « solides » pour une période de 15 ans prolongeable face à la Russie, a indiqué ce lundi 29 décembre le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ajoutant avoir demandé à Washington une durée plus longue lors de sa rencontre dimanche avec Donald Trump.

« Je voulais vraiment que ces garanties soient plus longues. Et je lui ai dit que nous voulons vraiment considérer la possibilité de 30, 40, 50 ans », a indiqué Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse en ligne, précisant que son homologue américain lui avait assuré qu’il allait réfléchir à cette possibilité.

Selon Volodymyr Zelensky, l’obtention par Kiev de garanties de sécurité sera la condition pour la levée en Ukraine de la loi martiale en vigueur depuis le premier jour de l’invasion russe de février 2022 et qui interdit notamment aux hommes ukrainiens mobilisables (âgés entre 25 et 60 ans), sauf autorisation spéciale, de quitter le pays.

« Nous voulons tous que la guerre se termine et c’est seulement à ce moment-là que la loi martiale sera levée. Cependant, la levée de la loi martiale interviendra quand l’Ukraine obtiendra des garanties de sécurité. Sans garanties de sécurité, cette guerre ne peut pas être considérée comme pleinement terminée », a-t-il affirmé.

La paix bientôt signée?

Le dirigeant ukrainien a dit également espérer une rencontre prochaine, en Ukraine, entre responsables américains et européens.

« Dans les prochains jours, nous voulons organiser une rencontre au niveau des conseillers. Roustem Oumerov (le négociateur ukrainien, NDLR) est déjà en contact avec tous les conseillers américains et européens. Nous voulons que cette rencontre se tienne enfin en Ukraine, et je crois que nous allons faire tout ce qui est possible pour cela », a déclaré Volodymyr Zelensky.

Selon lui, cette rencontre précéderait une rencontre entre dirigeants européens et ukrainiens, avant un possible sommet entre Donald Trump et des dirigeants européens.

« Nous sommes tous fermement déterminés à faire en sorte que les réunions que j’ai mentionnées aient lieu en janvier. Par la suite, je pense que si tout se déroule progressivement, une rencontre sous une forme ou une autre aura lieu avec les Russes », a indiqué Volodymyr Zelensky.

Ce dernier veut que tout accord pour mettre fin à la guerre soit signé par l’Ukraine, la Russie, les États-Unis et l’Europe.

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A69 : la justice autorise la poursuite des travaux de construction de l’autoroute contestée entre Toulouse et Castres

Vue aérienne du chantier de l’A69, près de Verfeil (Haute-Garonne), le 14 mars 2025. ED JONES / AFP

la cour administrative d’appel de Toulouse a validé, mardi 30 décembre, l’autorisation environnementale du chantier de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, et donc la poursuite des travaux entamés en 2023.

Lire le décryptage (2023) : Le projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres est-il justifié ? 6 questions pour comprendre le débat

« La cour administrative d’appel de Toulouse juge aujourd’hui que la construction de l’A69 et l’élargissement de l’A680 répondent bien à une raison impérative d’intérêt public majeur et que les autorisations accordées en 2023 par l’Etat sont légales », écrit-elle dans un communiqué. « Par cette décision, la cour annule les précédentes décisions du tribunal administratif de Toulouse du 27 février », poursuit-elle.

« Le projet de liaison autoroutière doit être regardé comme répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur, sans qu’il soit nécessaire de justifier d’une situation critique ou de tension particulière quant à l’enclavement ou au décrochage démographique et économique du bassin de vie de Castres-Mazamet », a estimé la juridiction toulousaine dans un arrêt de 53 pages, conformément aux conclusions du rapporteur public lors de l’audience du 11 décembre.

Selon les magistrats d’appel, c’est donc « à tort » que le tribunal administratif de Toulouse a décidé le 27 février d’annuler les arrêtés préfectoraux de mars 2023 autorisant le lancement du chantier. Les travaux avaient été arrêtés avant de reprendre au début de l’été, en raison d’une nouvelle décision de la cour administrative d’appel.

Dans un communiqué, le ministre des transports, Philippe Tabarot, « salue les conséquences de la décision rendue ce jour » et déclare qu’elle « permet d’envisager la livraison, très attendue par le territoire, de cette infrastructure structurante, à l’horizon d’octobre 2026 ».

Pessimisme

La voie est libre, principal collectif d’opposants à cette autoroute, devenue un emblème des luttes environnementales, déplore « une décision évidemment incompréhensible et décevante, mais prévisible », dans un communiqué. Le collectif a annoncé se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État pour arrêter un projet qu’il juge « inutile, destructeur et antisocial ».

De son côté Atosca, le constructeur de l’autoroute, « accueille favorablement » une décision qui va permettre « de poursuivre sans ambiguïté le chantier » et « confirme la nécessité d’une infrastructure attendue depuis plusieurs décennies par le sud du Tarn ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Autoroute A69 : après l’autorisation de reprise du chantier, les partisans du projet « soulagés », les opposants « choqués »

Dès l’issue des débats, le 11 décembre, les anti-A69 ne cachaient pas leur pessimisme vis-à-vis de la décision, mettant notamment en cause l’impartialité de la cour, présidée dans ce dossier par Denis Chabert, le magistrat qui avait déjà autorisé la reprise des travaux en mai. Ils espéraient néanmoins que les dépassements non autorisés du périmètre du chantier de l’autoroute, constatés en novembre et reconnus par le constructeur lui-même, pourraient faire pencher la balance de leur côté.

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Dans une autre procédure entamée par ces opposants à l’A69, la justice pénale doit se prononcer le 12 janvier sur le sort de ces emprises non autorisées, le parquet ayant pointé « la gravité des atteintes à l’environnement relevées » et requis la suspension des travaux dans ces zones. « L’importance des dépassements d’emprise, ainsi que le caractère incomplet des documents adressés » par le futur concessionnaire Atosca, qui supervise les travaux, ont d’ailleurs conduit le 19 décembre les préfets du Tarn et de la Haute-Garonne à « geler la situation du chantier pour les zones situées hors emprise de l’autorisation environnementale initiale ».

Hormis « ces surfaces complémentaires utilisées de façon temporaire pour la logistique du chantier (…), les travaux se poursuivront sur la surface de référence de l’autoroute conformément à l’autorisation environnementale », portant sur 340 hectares, avait réagi le constructeur. Selon le calendrier convenu avec l’Etat, Atosca prévoit une inauguration de cette autoroute pour l’automne 2026.

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Le Monde avec AFP

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