Les universités françaises vont faire face à des départs en retraite massifs d’enseignants

La pénurie de moyens qui touche les universités pourrait se doubler d’une autre, liée à la démographie : dans les dix prochaines années, le nombre d’enseignants titulaires va se tarir du fait d’un grand nombre de départs en retraite, alerte une note d’information du service statistique du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche publiée le 23 décembre.

Selon les prévisions, entre 2024 et 2035, les effectifs des départs en retraite devraient s’accroître de 67 % pour les professeurs du second degré qui enseignent dans le supérieur et de 78 % pour les enseignants-chercheurs, soit des progressions moyennes annuelles, respectivement, de 4,7 % et 5,4 %. Au nombre de 13 000, les professeurs du second degré effectuent 31 % du volume total d’heures d’enseignement, leur charge étant deux fois supérieure à celle des enseignants-chercheurs, au nombre de 58 000, qui mènent en sus de l’enseignement une activité de recherche.

Entre 2019 et 2020, les départs en retraite avaient reculé de 5,3 %. Puis ils avaient fortement augmenté, de 20 % au cours des années 2021 et 2022, en partie par effet de rattrapage, retrace la note.

Du fait du recul de l’âge d’ouverture des droits prévu par la réforme des retraites de 2023, les deux dernières années ont ensuite contribué à une baisse des départs. Le taux de départs définitifs, incluant les départs en retraite mais aussi les décès et les démissions, était de 2,8 % en moyenne sur la période 2018-2024. Mais ce taux atteindrait 3,55 % pour les neuf années allant de 2025 à 2033, prévoit le service statistique du ministère.

Taux d’encadrement en baisse

Plus particulièrement touchées : les sciences et l’économie. « Dans le groupe des sciences, ce sont notamment les disciplines de la biologie-biochimie, des sciences de la Terre, de la physique-chimie et de la mécanique-génie mécanique-génie informatique-energétique, dont les taux de départs augmenteraient le plus », détaille la note. Or, entre 2018 et 2024, ces trois dernières disciplines ont déjà vu leurs effectifs d’enseignants titulaires décroître plus vite que les autres.

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Bob Dylan, Elton John… Ces artistes qui ont chanté Brigitte Bardot

Dès ses débuts dans les années 50, des artistes français et étrangers, ont chanté Brigitte Bardot dans leurs morceaux.

Brigitte Bardot, l’icône et la muse. Au sommet de sa carrière, l’actrice, chanteuse et mannequin disparue à 91 ans a inspiré de nombreux artistes à travers le monde, qui lui ont dédié leurs chansons.

Parmi les plus célèbres, on pense évidemment au sulfureux titre Je t’aime… moi non plus, offert à B.B. par Gainsbourg avant qu’il ne la propose à Jane Birkin, ou à la chanson brésilienne Brigitte Bardot-Bardot, écrite par Jorge Veiga, puis interprétée en 1961 par le chanteur Dario Moreno.

En France, Brigitte Bardot est évoquée dans de nombreuses chansons, de Claude Nougaro à Léro Ferré, en passant par Sacha Distel, avec qui Brigitte Bardot eut une courte idylle. Mais l’image de la Française a inspiré bien au-delà des frontières.

Bob Dylan et Elton John

Pour sa première chanson, Bob Dylan a chanté Brigitte Bardot dans le titre I Shall Be Free, sorti en 1962. « Mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. C’était le président Kennedy qui m’appelait. Il m’a dit: ‘Mon ami Bob, de quoi avons-nous besoin pour que le pays prospère? », chante-t-il dans ce morceau. Ce à quoi il répond: « Brigitte Bardot ».

Elle est également la solution des maux d’Elton John dans sa chanson I Think I’m Going to Kill Myself, sortie en 1972 sur l’album Honky Château et dans laquelle il chante: « Si tu veux me sauver la vie, Brigitte Bardot doit venir. Et me voir toutes les nuits. »

Comme Bob Dylan, les Beatles auraient également adulé la star. Selon Yves Bigot, auteur de Brigitte Bardot: la femme la plus belle et la plus scandaleuse du monde, elle aurait été « l’idole de John Lennon et Paul McCartney quand ils étaient adolescents, avant de devenir les Beatles ».

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : l’UE accuse la Russie de vouloir faire « dérailler les progrès réels vers la paix » avec ses accusations « infondées »

Friedrich Merz appelle l’Europe à s’affirmer pour protéger la paix et la prospérité

Friedrich Merz, lors du tournage de la vidéo de ses vœux pour le Nouvel An, à Berlin, le 19 décembre 2025. KAY NIETFELD / AFP

L’Europe doit faire valoir ses intérêts avec ⁠davantage de fermeté pour garantir la paix et la prospérité en 2026 face aux défis que représentant l’agression menée par la Russie, le protectionnisme mondial et les changements ‍dans les relations avec les Etats-Unis, a déclaré ​mercredi Friedrich Merz.

Dans ses vœux pour le Nouvel An, le chancelier allemand a souligné que la guerre « terrible » qui fait rage aux portes de l’Europe représentait une menace directe pour la liberté et la sécurité du continent. « Nous voyons ⁠de plus en plus clairement que l’agression menée par la Russie fait partie d’un plan visant l’ensemble de l’Europe », a-t-il dit, ajoutant que l’Allemagne subissait quotidiennement des actes ​de sabotage, d’espionnage et des cyberattaques.

Arrivé au pouvoir à Berlin en ‍mai, Friedrich Merz a contribué à chapeauter les efforts de l’Union européenne pour soutenir l’Ukraine face à l’invasion de la Russie, ​lancée en février 2022. Le gouvernement ‍allemand a également accru depuis 2023 ses dépenses de défense afin ​d’être prêt à assumer davantage de responsabilités.

Friedrich Merz a noté, par ailleurs, ‌que le protectionnisme dans l’économie ​mondiale représentait un défi supplémentaire pour l’Europe, dont la dépendance à l’égard de matières premières importées est, selon lui, de ‌plus en plus utilisée comme un levier politique contre le continent.

La relation avec les Etats-Unis, traditionnellement garants de la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe dans son ensemble, s’est compliquée depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, en janvier. « Pour nous Européens, cela signifie que nous devons défendre et faire valoir nos intérêts par nous-mêmes avec davantage de fermeté », a dit le chancelier allemand.

Il a ajouté que l’Europe devait être guidée ‌par la confiance et non par la peur. ​L’année 2026 peut être « marquante pour notre pays et pour l’Europe. Cela peut être une année durant laquelle l’Allemagne et ‍l’Europe, avec une force nouvelle, renouent avec des décennies de paix, de liberté et de prospérité ».

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Épidémie de grippe: les conseils du Dr Ali Afdjei, médecin urgentiste, pour se protéger au mieux


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Vladimir Poutine affirme que les troupes russes « avancent avec assurance » en Ukraine

Le président russe, Vladimir Poutine, a affirmé lundi que les forces russes « avancent avec assurance » tout le long de la ligne de front en Ukraine, notamment dans les régions du Donbass, de Zaporijjia et de Kherson.

Le président russe, Vladimir Poutine, a affirmé ce lundi 29 décembre que les forces russes « avancent avec assurance » tout le long de la ligne de front en Ukraine, notamment dans les régions du Donbass, de Zaporijjia et de Kherson.

Les troupes « avancent avec assurance, en perçant les défenses de l’ennemi. Les unités des Forces armées ukrainiennes se replient partout, sur l’ensemble de la ligne de contact », a-t-il affirmé lors d’une réunion sur la situation sur le front ukrainien retransmise à la télévision, disant aussi que la prise de territoires dans le Donbass (est) et dans les régions méridionales de Zaporijjia et Kherson se déroule « conformément au plan ».

Les présidents russe et américain se sont entretenus lundi par téléphone pour échanger sur les avancées des pourparlers après la rencontre dimanche de Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Un entretien « positif », selon la Maison Blanche.

Zelenksy plaide pour la présence de « trouples internationales » en Ukraine

Selon le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov, Vladimir Poutine a cependant déclaré à son homologue américain que la position de la Russie sur « un certain nombre d’accords conclus à l’étape précédente » et sur des solutions évoquées serait « réexaminée » après l' »attaque terroriste » de Kiev. Moscou a accusé lundi Kiev d’avoir lancé dans la nuit une attaque de drones sur la résidence de Vladimir Poutine, ce que Volodymyr Zelensky a démenti.

Volodymyr Zelensky et des négociateurs de Kiev se sont de leur côté entretenus lundi par téléphone avec l’émissaire américain Steve Witkoff sur les prochaines étapes des pourparlers. Le président ukrainien avait affirmé plus tôt lundi que les Etats-Unis avaient proposé à l’Ukraine des garanties de sécurité « solides » pour une période de 15 ans prolongeable face à la Russie.

Il a par ailleurs estimé que la présence de « troupes internationales » en Ukraine, une possibilité que rejette le Kremlin, serait une garantie de sécuritaire nécessaire et « réelle » qui renforcerait la confiance des citoyens et des investisseurs face au risque d’une nouvelle agression russe.

Un gel de la ligne de front

La nouvelle mouture du plan, présenté par Washington il y a près d’un mois et considéré par Kiev et ses alliés comme particulièrement favorable à Moscou, propose un gel de la ligne de front actuelle sans offrir de solution immédiate face aux revendications territoriales de la Russie, qui contrôle environ 20% de l’Ukraine.

Elle abandonne aussi deux exigences clés du Kremlin : un retrait des soldats ukrainiens de la région de Donetsk, dans le bassin industriel du Donbass (est), et un engagement de l’Ukraine juridiquement contraignant de non-adhésion à l’Otan. Le président ukrainien a également indiqué lundi que la question territoriale et celle du fonctionnement de la centrale nucléaire de Zaporijjia restaient les deux seuls points non résolus.

« Respectez nos intérêts »: la grande conférence de Vladimir Poutine, entre menaces à l’occident et confessions intimes

Lundi, le chef de l’Etat ukrainien a souligné que tout plan pour mettre fin à la guerre devrait être signé par Kiev, Moscou, Washington et les Européens. Et il a dit espérer une rencontre « dans les prochains jours », en Ukraine, entre responsables américains et européens.

Par ailleurs, il a également à nouveau soutenu l’organisation d’un référendum en Ukraine, considérant qu’il s’agirait d’un « instrument puissant » pour que la « nation ukrainienne » accepte les conditions de paix qui seraient proposées.

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Pierre Moscovici quitte la Cour des comptes, mais pas le débat public

Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes, à Paris, le 16 septembre 2025. GUILLAUME BAPTISTE/AFP

Entré à la Cour des comptes à l’âge de 27 ans comme auditeur, son premier président, Pierre Moscovici, tirera sa révérence le 31 décembre. Atteint par la limite d’âge, à 68 ans révolus, il rejoindra les eaux paisibles et rémunératrices de la Cour des comptes européenne, au Luxembourg.

Un départ qui ne sera pas passé inaperçu. « Monsieur le premier », comme on dit rue Cambon, a multiplié ces dernières semaines interviews et conférences de presse. Principalement pour vanter son bilan« 84 % des Français nous connaissent et 82 % l’estiment sérieuse » –, dans un contexte de défiance à l’égard des pouvoirs publics. La haute juridiction financière aurait connu sous son magistère une véritable « métamorphose », selon un fascicule édité pour l’occasion, après les dix années atones de son prédécesseur Didier Migaud (2010-2020).

En dépit de son bilan, le président de l’institution part avec quelques regrets personnels. Comme celui de n’avoir pas été nommé premier ministre en septembre, après la chute de François Bayrou. Lui, qui n’avait cessé d’alerter ces dernières années sur le dérapage de la dette, se serait bien vu en « recours », à la tête d’un gouvernement chargé de remettre les finances sur les rails, tel un « Mario Draghi à la française ». Mais Emmanuel Macron n’a jamais envisagé de nommer à Matignon l’ancien ministre socialiste de l’économie et des finances de François Hollande, qui se dit « ni de droite ni macroniste » et se revendique d’une gauche qui « croit au réel ». « De toute façon, [le président] avait Lecornu en tête », balaie-t-il.

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« Un coup de poignard très très fort »: une victime de l’attaque au couteau dans le métro parisien témoigne

Ce vendredi 26 décembre, trois femmes ont été agressées au couteau dans le métro parisien, et légèrement blessées. L’une d’elles témoigne au micro de BFMTV.

« J’étais perdue. » Victime de l’agression au couteau survenue dans le métro à Paris ce vendredi 26 décembre après-midi, Jacqueline témoigne ce lundi au micro de BFMTV. « Je suis descendue à l’arrêt Arts et Métiers pour prendre la 3 (ligne, NDLR), je me promenais tranquille, j’étais dans mes pensées », se rappelle-t-elle, expliquant être de sortie pour les courses de Noël.

Mais « avant de monter l’escalier pour prendre la 3 », « j’ai senti un coup de poignard très très fort sur mon dos, c’était super fort », assure la victime. « Je me suis arrêtée, j’ai regardé derrière, j’ai vu une personne qui courait. Je n’ai pas vu si c’était un homme ou une femme, je l’ai juste vue prendre l’autre couloir », ajoute-t-elle.

« C’était un coup de couteau pour tuer, pas pour effrayer »

« J’étais un peu perdue, je me suis dit ‘quelqu’un m’a tapée mais j’ai rien fait, je n’ai discuté avec personne’ (…) Je ne m’attendais pas du tout à ça, je me suis dit ‘qui a pu faire ça' », relate Jacqueline. « J’ai passé la main derrière mon dos, j’ai vu que mon dos était coupé ».

Légèrement blessée comme deux autres femmes, elle nous explique que le couteau a traversé les deux manteaux qu’elle portait, sa blouse ainsi que son top avant de toucher sa peau. « Ça a transpercé mais ce n’était pas profond, ça a tapé ma côte », précise-t-elle indiquant avoir eu « un point de suture ».

« C’était un coup de couteau pour tuer, pas pour effrayer », assure-t-elle.

Depuis, Jacqueline n’arrive plus à dormir. « Je me réveille en sursaut comme si quelqu’un allait me frapper », dit-elle. Elle a également peur de prendre le métro. « Je ne pense pas que je pourrais être seule dans un couloir ». Malgré sa peur, elle ne veut pas « rester cachée à la maison en pensant à ça tout le temps ». « Il faut que je retourne travailler », estime-t-elle.

Et malgré le choc, Jacqueline se réjouit d’être « en vie ». « Je suis contente d’avoir l’opportunité de pouvoir parler avec ma famille, de continuer en vie », nous confie-t-elle, en pleurs.

Un Français sous OQTF

L’homme soupçonné d’avoir agressé au couteau les trois femmes dans le métro parisien a été identifié « grâce aux images de vidéosurveillance ». Il a été interpellé le jour même dans le Val-d’Oise, au nord de Paris, via « la géolocalisation de son téléphone portable », a expliqué le parquet.

L’assaillant présumé, un homme de 25 ans d’origine malienne, est sous obligation de quitter le territoire français depuis 2023, une mesure administrative d’éloignement réservée aux étrangers. Il dispose pourtant d’un passeport français, retrouvé à son domicile lors d’une perquisition, a-t-on appris ce lundi.

L’homme a été naturalisé français à 18 ans, en 2018. Connu des services de police pour des faits de destruction de biens sous l’emprise de stupéfiants et déjà condamné en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle, il n’a jamais évoqué au cours de ces différentes procédures sa nationalité française, selon Beauvau.

Des questions se posent ainsi sur la manière dont les autorités administratives et judiciaires ont pu passer à côté de sa nationalité française pendant des années, conduisant à vouloir expulser un Français du territoire national.

La garde à vue de cet homme de 25 ans a été levée samedi soir pour raison psychiatrique, selon le parquet de Paris. Son état a « été considéré comme incompatible » avec une garde à vue et il a « été conduit à l’infirmerie psychiatrique », a souligné le ministère public.

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Henri Mosson, doyen des survivants du seul camp nazi de France, est mort à 101 ans

Le résistant français de la seconde Guerre mondiale Henri Mosson, pose à Dijon, dans le centre-est de la France, le 28 octobre 2024 ARNAUD FINISTRE / AFP

Henri Mosson, doyen des survivants du camp alsacien de Natzweiler-Struthof, seul camp nazi de France, est décédé à l’âge de 101 ans dans la nuit de lundi à mardi 30 décembre, à Dijon, a déclaré son fils à l’Agence France-Presse (AFP).

« Mon papa nous a quittés cette nuit (…) Il m’a transmis le flambeau de la mémoire, que je saurai honorer avec force et détermination pour lutter contre toute forme de haine », a réagi mardi Gérard Mosson dans un message à l’AFP.

« C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès du doyen des survivants de Natzweiler-Struthof », a confirmé l’Association Natzweiler-Struthof, Histoire et mémoire, sur sa page Facebook.

Le président, Emmanuel Macron, a rendu hommage au dernier survivant du camp et « porteur de mémoire ». « Comme tant, je me souviens de sa force de vie et d’enseignement. Pensées à ses proches », a-t-il écrit sur X en se remémorant sa présence, en novembre 2024, aux commémorations des 80 ans de la libération de l’Alsace.

Henri Mosson, décédé à quelques jours de son 102e anniversaire, le 5 janvier, avait été condamné à mort le 27 juin 1943, à l’âge de 19 ans, pour avoir récupéré des armes pour la résistance bourguignonne. Sa peine commuée, il est finalement déporté au camp de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin), où sont envoyés les détenus dits « Nacht und Nebel » (Nuit et brouillard) : des opposants politiques que les nazis veulent faire disparaître sans laisser de traces.

Lire l’enquête : Article réservé à nos abonnés Le Struthof, camp de concentration passé sous les radars de l’histoire

Passeur de mémoire

Transféré à Dachau (Allemagne) avant d’être libéré le 30 avril 1945, Henri Mosson s’est par la suite fait passeur de mémoire auprès de ses quatre enfants, six petits-enfants et dix arrière-petits-enfants, mais aussi aux quelque « 200 écoles » où il est intervenu. « Même en Allemagne », avait-il récemment souligné dans un témoignage à l’AFP. « Il faut informer les jeunes. On ne sait pas ce qui peut arriver », dit-il. « Vous pouvez avoir les Russes dans deux mois, ça peut recommencer. Vous avez vu l’Ukraine… », avait-il ajouté.

Henri Mosson a été « un inlassable témoin de la résistance et de la déportation auprès des scolaires et du grand public » et « reste dans le souvenir des milliers d’élèves et d’auditeurs qui ont pu l’entendre un jour raconter son histoire et celle de ses camarades détenus », écrit l’Association Natzweiler-Struthof, Histoire et mémoire.

L’ancien résistant « a traversé l’horreur sans jamais céder à la haine ni à la tentation de l’héroïsation », a souligné dans un communiqué François Rebsamen, le président de l’agglomération de Dijon et ancien maire de la ville. Il avait remis la Légion d’honneur à l’ancien déporté le jour de son centième anniversaire, le 5 janvier 2024.

Lire aussi le récit : Article réservé à nos abonnés Au Mont-Valérien, les mémoires dissonantes d’une France debout face à l’envahisseur

Le Monde avec AFP

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Près de 2 millions de soldats actifs, 12% des dépenses militaires mondiales, la plus grande flotte de guerre au monde… Les chiffres fous de l’armée chinoise qui accentue sa pression sur Taïwan

Xi Jinping a fait de la modernisation de son armée une priorité absolue. En moins de trente ans, la Chine a multiplié par sept son budget militaire. Elle est passée d’une armée régionale obsolète à une armée puissante, peut-être la seule aujourd’hui capable de se comparer aux États-Unis, et en mesure d’opérer bien au-delà de ses frontières.

À la fin des années 1990, les dépenses militaires chinoises s’élevaient à environ 35 milliards de dollars. Aujourd’hui, le budget de la défense avoisine les 250 milliards de dollars: sept fois plus en moins de trente ans. Cela représente environ 12% des dépenses militaires mondiales. Pékin se place ainsi juste derrière Washington, mais loin devant la Russie, l’Inde ou le Japon.

L’armée chinoise compte près de 2 millions de militaires actifs, ce qui en fait la plus grande armée permanente au monde. Point important: la Chine a réduit au minimum ses dépendances extérieures. Chars, navires, missiles, avions de combat… tout ou presque est désormais conçu et assemblé dans des usines chinoises.

Le porte-avions Fujian, symbole de la puissance maritime chinoise

La Chine s’est illustrée en particulier par le développement spectaculaire de sa force navale. L’APL Navy, la marine chinoise, est aujourd’hui la plus grande flotte de guerre au monde: environ 370 bâtiments de combat, contre 295 pour l’US Navy. Son point fort réside notamment dans ses trois porte-avions, comme une revanche sur l’Histoire. En 1998, les états-majors occidentaux ironisaient lorsque la Chine rachetait à la Russie une vieille coque ukrainienne, future base de son premier porte-avions, le « Liaoning ». À l’époque, Pékin évoquait un projet de casino flottant. En réalité, il s’agissait de tester sa capacité à construire et à opérer un porte-avions.

Les observateurs estimaient alors qu’il faudrait plusieurs décennies à la Chine pour rattraper les marines occidentales. Mais vingt ans plus tard, Pékin a mis à l’eau le « Fujian », son premier porte-avions entièrement conçu et construit sur son sol, équipé de catapultes électromagnétiques, une technologie que seuls les États-Unis maîtrisent aujourd’hui.

Là où la Chine était autrefois une puissance nucléaire essentiellement « continentale », elle devient aussi une puissance nucléaire océanique. Elle s’est dotée de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, l’équivalent en France du « Triomphant ». Ces sous-marins sont armés de missiles JL-3, capables de frapper à l’échelle continentale. Autrement dit, même en restant à proximité de ses côtes, la Chine peut désormais viser de grandes villes américaines ou européennes, verrouillant ainsi sa dissuasion nucléaire.

Un défilé militaire qui a stupéfié le monde

En septembre dernier, le défilé militaire à Pékin a impressionné les états-majors du monde entier. Parmi les systèmes mis en avant figuraient le missile hypersonique DF-17, capable de manœuvrer à Mach 5, ou encore un missile intercontinental d’une portée de 12.000 kilomètres, susceptible d’emporter jusqu’à dix ogives nucléaires.

Sur le plan institutionnel, l’armée chinoise a toujours obéi au Parti. Mais depuis 2016, Xi Jinping n’est plus seulement le chef politique de l’armée: il en est aussi le commandant opérationnel. Il préside un centre de commandement interarmées qui dirige directement les cinq grands théâtres d’opérations. Parmi eux, Taïwan est bien sûr au cœur du théâtre Est, devenu clairement prioritaire.

2027, l’année où Pékin pourrait passer à l’action

Xi Jinping a également mis en place un vaste programme de satellites espions: la constellation Yaogan. Officiellement, il s’agit de satellites dédiés à l’observation scientifique. En réalité, des experts les identifient comme des satellites militaires, chargés de surveiller depuis l’espace les moindres mouvements dans la zone indo-pacifique, et en particulier autour de Taïwan. Ces derniers exercices, baptisés « Bouclier de la Justice », ne sont pas isolés. Les données compilées par plusieurs think tanks américains montrent une explosion des incursions chinoises autour de Taïwan: on est passé de quelques dizaines par an en 2019 à plusieurs milliers d’entrées dans la zone de défense aérienne taïwanaise en 2024.

Les états-majors du monde entier retiennent 2027 comme une date potentielle de conflit ouvert entre l’armée chinoise et Taïwan. Les signaux se multiplient. Xi Jinping évoque régulièrement, notamment lors de ses vœux du Nouvel An, une « réunification historique inévitable ». Et 2027 marque le centenaire de l’Armée populaire de libération. Autre signal fort: la priorité donnée aux troupes amphibies et aéroportées, précisément celles qui seraient décisives dans une opération militaire contre Taïwan.

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L’avocat Emmanuel Pierrat, accusé de harcèlement moral, est renvoyé en correctionnelle

L’avocat Emmanuel Pierrat, à Paris, le 18 mars 2018. JOEL SAGET / AFP

L’avocat Emmanuel Pierrat est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement moral au préjudice de cinq personnes, a appris mardi 30 décembre l’Agence France-Presse (AFP), auprès du parquet de Paris. Son ancienne associée, l’avocate Sophie Viaris de Lesegno, est, elle, renvoyée pour complicité de harcèlement moral. Une audience de mise en état pénale se tiendra le 4 février.

Lire aussi | L’avocat Emmanuel Pierrat condamné pour harcèlement au travail à un an d’interdiction d’exercer

Il est reproché à Emmanuel Pierrat d’avoir, entre les 1er octobre 2015 et 31 mai 2021, harcelé ces personnes par des « propos ou comportements répétés, excédant l’exercice normal du pouvoir de direction, ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à leurs droits et à leur dignité, d’altérer leur santé physique ou mentale ou de compromettre leur avenir professionnel », selon le parquet. L’avocat aurait hurlé sur les victimes, dénigrant leur travail, les insultant et leur tenant des propos humiliants.

Il est reproché à Sophie Viaris de Lesegno d’avoir été complice de ce délit en l’aidant via une surveillance ou en n’intervenant pas pour faire cesser les situations de harcèlement moral, dont elle était témoin directe, et en n’alertant pas les autorités compétentes. En tant qu’associée du cabinet, elle avait en effet l’obligation légale de prendre toutes dispositions nécessaires, a souligné le parquet.

Au total, 38 membres du cabinet entre 2007 et fin 2023 ont été entendus. « Toutes ces personnes ont dénoncé, avec des nuances, un management toxique, une ambiance délétère marquée par les cris et les humiliations, une tension permanente et une absence de formation des nouveaux venus », a ajouté le ministère public. Cinq anciens collaborateurs ont souhaité se constituer partie civile. L’expert psychologue a constaté la dégradation de leur état de santé, ayant entraîné des incapacités de travail de huit à dix jours, selon le parquet.

Condamné en mars 2023

Contacté par l’AFP, Me Pierrat a menacé d’attaquer en dénonciation calomnieuse un des plaignants, a fait valoir au sujet d’un autre que la période serait prescrite et, au sujet d’une troisième plaignante, qu’elle a continué à lui envoyer des « messages amicaux durant deux ans après son départ ». Il entend par ailleurs « poursuivre en diffamation toute insinuation attentatoire à [son] honneur et à [sa] considération ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Emmanuel Pierrat, maître en provocations

L’avocat, également romancier, essayiste et collectionneur d’art, a défendu plusieurs personnalités du monde de la culture, dont l’écrivain Gabriel Matzneff, accusé de pédocriminalité, ou le plasticien Claude Lévêque, soupçonné de viols sur mineurs, mais aussi l’ex-écologiste Denis Baupin, accusé de violences sexuelles.

Dans une enquête publiée par Libérationen février 2021, une vingtaine de personnes ayant travaillé auprès de l’avocat avaient décrit un climat de peur, d’injures et de mépris. Dans un long droit de réponse, Me Pierrat contestait « avec la plus grande fermeté les accusations portées ».

Dans une procédure disciplinaire parallèle sur ces faits de harcèlement, l’avocat a été condamné en appel en mars 2023 à dix-huit mois d’interdiction d’exercice, dont six mois assortis du sursis. Le conseil de discipline de l’ordre des avocats au barreau de Paris l’avait condamné en juillet 2022 à deux mois ferme d’interdiction d’exercice, une décision jugée « trop clémente » par la bâtonnière d’alors, Julie Couturier, qui avait fait appel. La juridiction en appel avait reconnu « un comportement agressif, insultant et humiliant revêtant un caractère pérenne et systémique » et relevé « l’absence préoccupante de prise de conscience de la situation par M. Pierrat ».

Le Monde avec AFP

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