Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, va être nommé directeur général adjoint de la Société générale. Il sera notamment président de la banque d’investissement de la Société Générale.
Le bras droit historique d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée depuis huit ans, est nommé directeur général adjoint de la Société Générale, a annoncé la banque française. Il sera notamment président de la banque d’investissement de la Société Générale. À ce titre, il « coordonnera (…) les activités de fusions et acquisitions » et « de marché des capitaux actions », selon le communiqué du groupe bancaire.
Alexis Kohler rejoindra le groupe bancaire « en juin » et sera membre de son comité exécutif. Il aura également pour fonction d’assister le directeur général de Société Générale, Slawomir Krupa, « dans la mise en œuvre des programmes de transformation de l’entreprise », engagée dans un vaste chantier de restructurations et d’économies.Il supervisera aussi le secrétariat général, la direction des ressources humaines et la direction de la communication du groupe.
Le futur ex-secrétaire général de l’Élysée « apportera au groupe son talent, sa grande expérience et son engagement exceptionnel », a commenté Slawomir Krupa, cité dans le communiqué.
Profils complémentaires
Les deux hommes présentent des profils complémentaires. Énarque et ancien du Trésor, Alexis Kohler était déjà aux côtés d’Emmanuel Macron à Bercy. Par ailleurs, il connaît parfaitement les autorités de contrôle: BCE, Banque de France, AMF… C’est lui qui, sous François Hollande, avait rédigé la loi bancaire de 2013.
Au contraire, Slawomir Krupa a réalisé une grande partie de sa carrière aux États-Unis, n’a pas fait l’ENA et n’a jamais mis un pied dans un cabinet ministériel. Selon un responsable bancaire auprès de BFM Business, les régulateurs voient d’un bon œil l’arrivée de l’un des leurs au sein de la banque.
Dès le petit matin, une file se forme devant l’ambassade du Venezuela au Mexique, dans le quartier chic de Polanco, dans l’ouest de Mexico. Ceux qui la composent ont quitté leur pays depuis parfois plus d’une décennie et veulent désormais y retourner. Beaucoup poursuivaientle « rêve américain »,comme ils le définissent,jusqu’au retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier, et jusqu’à la fermeture de la frontière.
« Nous sommes épuisés de cette vie, nous voulons revoir nos familles, raconte Honorio Gutierrez, 29 ans, un enfant de deux ans dans les bras. Nous sommes restés huit ans en Colombie, puis nous avons pris la route jusqu’au Mexique, beaucoup à pied, un peu en bus. » La famille avait bien obtenu un rendez-vous fin janvier pour demander l’asile aux Etats-Unis, sur la défunte application CBP Onede la police aux frontières américaine (US Customs and Border Protection), annulée par décret le 20 janvier. « Nous avons perdu les billets d’avion pour Ciudad Juarez et nous sommes restés à Mexico »,ajoute son épouse de 26 ans.
Ni argent ni papiers d’identité
Ils savent pourtant qu’ils ont aujourd’hui de la chance : l’ambassade vénézuélienne a mis l’enfant et sa mère dans un prochain « vol humanitaire » qui rapatrie gratuitement et sans passeport ces migrants qui n’ont plus ni argent ni papiers d’identité – perdus en chemin ou qu’ils n’ont jamais possédés. Mais seuls deux avions ont décollé de Mexico vers Caracas depuis le 20 janvier, rapatriant au total 553 personnes. Le Venezuela ne livre aucun chiffre sur le nombre de demandes de rapatriement mais, devant son ambassade au Mexique, la file d’attente s’allonge tous les jours.
Pensez à décaler vos horloges et vos réveils. La France va passer à l’heure d’été dans la nuit du 29 au 30 mars : à 2 heures du matin, il sera 3 heures. Un changement d’heure controversé dont la suppression, souhaitée par la Commission européenne, ne semble aujourd’hui plus d’actualité.
Cette mesure, instaurée pour la première fois en 1916 avant d’être abandonnée en 1944, a été réintroduite par un décret en septembre 1975. Il se voulait provisoire et avait pour but de limiter la consommation d’énergie en plein choc pétrolier. Avec la multiplication des appels à la sobriété énergétique, le changement d’heure pourrait apparaître salutaire. Mais l’est-il vraiment ?
1. Un système non universel et peu compréhensible
Au niveau européen, le régime du changement d’heure a été progressivement généralisé dans les années 1980 avant d’être harmonisé en 2002. La Commission européenne avait proposé en 2018 de le supprimer dès l’année suivante. Mais, en mars 2019, le Parlement européen a voté un report à 2021 et devait s’accorder avec le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement sur les modalités de cette réforme. Depuis, entre le Brexit et la pandémie de Covid-19, la question est restée en suspens. L’une des difficultés est d’inciter les pays à harmoniser leur heure légale (été ou hiver) afin d’éviter d’aboutir à un patchwork de fuseaux horaires.
En France, une consultation en ligne organisée début 2019 par l’Assemblée nationale avait reçu plus de deux millions de réponses, massivement (83,74 %) en faveur de la fin du changement d’heure. Plus de 60 % des participants assuraient avoir eu « une expérience négative ou très négative » du changement.
Particularité de l’actuel système : il ne concerne pas les territoires d’outre-mer, qui ne changent jamais d’heure (à l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui se cale sur le Canada). En effet, la plupart d’entre eux se trouvent sous des latitudes où les écarts d’ensoleillement sont faibles au long de l’année, contrairement à l’Europe.
A l’échelle mondiale, plusieurs pays, comme le Mexique sur la majorité de son territoire en 2023, l’Argentine, la Tunisie, l’Egypte, la Turquie, la Russie et l’Arménie, ont décidé d’abandonner les changements d’heure saisonniers.
L’argument principal en faveur du changement d’heure était jusqu’ici l’économie d’énergie qu’il permettrait de réaliser en profitant des périodes de jour plus longues l’été et en se rapprochant du rythme du soleil l’hiver. Mais plusieurs études sur le sujet montrent des économies en énergie et CO2 « modestes », selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
une consommation d’électricité plus importante le matin, avec notamment un pic à 6 heures (équivalent à 5 heures en heure d’hiver) ;
une consommation beaucoup moins importante le soir, notamment entre 20 heures et 21 heures (équivalent à la période entre 19 heures et 20 heures en hiver).
ADEME
Autrement dit, les foyers paient, en moyenne, un peu plus en électricité le matin, mais économisent finalement le soir. Pour avoir un ordre d’idées, une heure d’éclairage en moins permet d’économiser environ 10 centimes.
Le Monde
Soutenez une rédaction de 550 journalistes
Accédez à tous nos contenus en illimité à partir de 7,99 €/mois pendant 1 an.
S’abonner
En 2009 (année prise en compte par l’étude), la demande moyenne en électricité à 19 heures a ainsi été diminuée de 3,5 gigawatts (GW). Au total, l’économie d’énergie cette année-là a été chiffrée à 440 gigawattheures (GWh), principalement sur l’éclairage public (EP, en rose dans le graphique ci-dessus). Soit l’équivalent d’un an d’éclairage pour une ville de 800 000 habitants, comme Marseille.
Mais, depuis, cet effet a eu tendance à s’amoindrir du fait de la performance accrue des systèmes d’éclairage (ampoules basse consommation et LED). En 2018, cette baisse n’était plus que de 351 gigawattheures. A l’horizon 2030, les économies d’énergie en matière d’éclairage sont estimées à 258 gigawattheures par l’Ademe.
Sachant que la majorité de la consommation d’énergie des ménages provient du chauffage et non de l’éclairage, les preuves d’économies d’énergie restent donc encore à démontrer. Une étude britannique affirme même que supprimer le changement d’heure en octobre permettrait d’économiser 400 livres sterling (460 euros) par foyer et par an, car il ferait jour plus longtemps le soir, ce qui réduirait la demande aux heures de pointe.
3. Résultats contradictoires sur les accidents de la route
L’Association citoyenne pour une heure équitable et durable (Ached) milite contre le changement d’heure en évoquant, parmi d’autres raisons, « des augmentations des accidents de la circulation ». Elle fonde son argumentaire sur des chiffres datant de… 1976, après le rétablissement de l’heure d’été, et conclut qu’il y eut cette année-là 661 morts supplémentaires sur les routes, entre avril et octobre, qu’en 1975.
Dans un rapport publié en septembre 2014, la Commission européenne, qui a passé en revue plusieurs études sur le sujet, relève des « résultats souvent contradictoires », certains rapports « suggérant que le changement améliore la sécurité routière », grâce à une meilleure visibilité à certaines périodes de l’année et de la journée (comme l’explique une étude écossaise en 2010), d’autres « démontrant une augmentation potentielle des accidents de la route à cause des troubles du sommeil ».
En 2023, la Sécurité routière a cependant décidé de rappeler l’importance de se rendre visible sur la voie publique, avec « des dispositifs rétroréfléchissants (gilet, brassard, gants, bandes sur le sac à dos, le cartable, etc.) » juste avant le changement d’heure. Le nombre d’accidents impliquant un piéton augmente en effet de manière récurrente de 42 % en novembre, par rapport au mois d’octobre, selon les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière recueillies entre 2015 et 2019.
En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment lors du passage à l’heure d’été.
Une étude de septembre 2015, conduite par la Commission européenne, écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ».
Mais tout comme la dépression hivernale ne peut s’expliquer par un lien de causalité (plutôt ténu d’un point de vue scientifique) entre manque de lumière et baisse de moral, les perturbations induites par le changement d’heure ne s’expliquent à l’heure actuelle que par des hypothèses. La Commission conclut toutefois que « les éléments de preuve concernant les effets globaux sur la santé (c’est-à-dire la mise en balance des effets négatifs et positifs présumés) ne sont pas concluants ».
En 1997, un rapport du Sénat assurait que le monde médical restait « très partagé sur l’existence de troubles imputables à l’heure d’été ». Vrai ou fantasmé, le risque médical a en tout cas été intégré par les potentiels malades : « 19 % des médecins [faisaient] état d’une augmentation de la consommation de médicaments et singulièrement de tranquillisants au moment du changement d’heure ». Une étude américaine sur le « jetlag social » du changement d’heure, publiée en 2019, a observé des populations de part et d’autre d’une « frontière » de fuseau horaire : elle a conclu qu’une heure de soleil en plus le soir faisait perdre jusqu’à 19 minutes de sommeil.
Elle a atteint son maximum à 11 h 47 (heure de Paris) au-dessus du Canada et du Groenland. C’est là que l’éclipse a été la plus spectaculaire, couvrant 90 % de la surface apparente du Soleil. En France métropolitaine, de 10 à 30 % de la surface de l’astre ont été occultés, selon les régions, pendant environ deux heures. A l’œil nu, aucune différence n’était perceptible. Les plus chanceux, qui ont pu profiter du spectacle lorsque le ciel était dégagé, ont dû se munir d’équipements adaptés pour protéger ses yeux.
Pour observer de nouveau une éclipse solaire en France, il faudra attendre le 12 août 2026. Celle-ci ne sera pas totale, mais l’obscuration sera très importante dans le sud-ouest du pays, atteignant jusqu’à 99,5 % à Biarritz.
Une éclipse totale – qui plonge brièvement une partie de la planète dans l’obscurité, quand le diamètre de la Lune correspond exactement à celui du Soleil –, vue de la Terre, est un phénomène plus rare. La dernière observable en France remonte à août 1999, et la prochaine est attendue le 3 septembre 2081, selon l’observatoire de Paris.
L’éclipse solaire à Halifax (Canada), le 29 mars 2025. DARREN CALABRESE / AP Des personnes viennent observer l’éclipse solaire dans le parc provincial Herring Cove, à Halifax (Canada), le 20 mars 2025. DARREN CALABRESE/AP Une femme observe l’éclipse en utilisant un dispositif spécial (sténopé) afin de se protéger les yeux, à Burgos (Espagne), le 29 mars 2025. La lumière intense du Soleil peut en effet provoquer des brûlures oculaires et entraîner des lésions irrémédiables. CESAR MANSO / AFP Des habitants d’Utrecht (Pays-Bas) observent l’éclipse à l’observatoire de Sonnenborgh, le 29 mars 2025. SEM VAN DER WAL/AFP Des personnes observent l’éclipse solaire, à Burgos (Espagne), le 29 mars 2025. CESAR MANSO / AFP Montage de sept photographies montrant le passage de l’éclipse solaire vue de l’île de la Grande Canarie (Espagne), le 29 mars 2025. BORJA SUAREZ / REUTERS L’éclipse partielle de Soleil à Saint-Pétersbourg (Russie), avec les statues de la place du Palais en premier plan, le 29 mars 2025. DMITRI LOVETSKY / AP Des personnes observent l’éclipse solaire à Halifax (Canada), le 20 mars 2025. DARREN CALABRESE/AP L’éclipse solaire partielle vue de Nantes, le 29 mars 2025. LOIC VENANCE/AFP Des personnes observent l’éclipse à Londres, le 29 mars 2025. KIN CHEUNG / AP Des personnes observent l’éclipse solaire partielle à Ericeira (Portugal), le 29 mars 2025. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP Trois cyclistes observent l’éclipse solaire à l’aide de filtres de protection, à Castillo del Romeral, sur l’île de la Grande Canarie (Espagne), le 29 mars 2025. BORJA SUAREZ / REUTERS L’éclipse solaire vue de Nuuk (Groenland), le 29 mars 2025. LEONHARD FOEGER/REUTERS
La société Eau de Paris va porter plainte contre X en raison des coûts liés aux traitements des polluants éternels. Elle entend faire reconnaître la responsabilité des industriels.
Les polluants éternels, également appelés PFAS, sont omniprésents dans notre eau, et sont, pour certains, toxiques. Les sociétés de traitement des eaux déboursent des millions d’euros chaque année pour filtrer ces molécules. Eau de Paris a donc décidé de porter plainte.
« Ce qu’on veut, c’est faire reconnaître la responsabilité des industriels pollueurs et les faire contribuer au coût de dépollution. C’est l’application du principe du pollueur-payeur », explique Dan Lart, président d’Eau de Paris.
Une plainte pour « le réveil des consciences pour le futur »
Ces polluants, utilisés dans l’industrie ou l’agriculture, sont massivement présents au quotidien, et pour cause: « Ils sont très très difficilement dégradables dans l’environnement, certains sont d’ailleurs quasiment indestructibles », souligne François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
Alors forcément, pour les éliminer, les sociétés investissent dans d’importants procédés. « L’eau est mélangée au charbon actif, qui a pour propriété de capter les molécules indésirables », détaille Béatrice Balay, responsable du vecteur Seine Eau de Paris. De quoi effectivement faire grimper la facture, alors que la loi oblige à rechercher une vingtaine de polluants éternels dans l’eau. Il y en aurait plusieurs milliers utilisés par l’industrie.
La démarche d’Eau de Paris n’a que peu de chances d’aboutir. « La plainte contre X, aujourd’hui s’inscrit plutôt dans le réveil des consciences, et pour marquer d’une pierre le chemin futur de la lutte contre les PFAS en France », affirme Jean-Paul Bus, avocat spécialiste des PFAS chez Norton Rose Fulbright.
Une plateforme gazière au large de la Norvège, le premier fournisseur de la France, devant les Etats-Unis. DANIEL SANNUM LAUTEN / AFP
Ce billet est extrait de l’infolettre « Chaleur humaine », envoyée tous les mardis à 12 heures. Chaque semaine, le journaliste Nabil Wakim, qui anime le podcast Chaleur humaine, répond aux questions des internautes sur le défi climatique. Vous pouvez vous inscrire gratuitement en cliquant ici. Et si vous cherchez une question déjà posée (et la réponse qui va avec), vous pouvez les retrouver par là : Climat : vos questions.
La question de la semaine
« Bonjour, j’ai vu dans une newsletter précédente que la France importait beaucoup de pétrole des Etats-Unis et je me demandais si c’était la même chose pour le gaz ? Est-ce qu’on en importe encore beaucoup et à quoi sert-il ? Merci ! » Question posée par Alex à l’adresse chaleurhumaine@lemonde.fr
Ma réponse : Le gaz que l’on consomme vient massivement de Norvège, des Etats-Unis et de Russie – moins qu’avant la guerre en Ukraine, mais toujours dans des volumes importants. La consommation de gaz en France sert d’abord à chauffer les bâtiments, à l’industrie et, dans une moindre mesure, à produire de l’électricité.
1/D’où vient le gaz que l’on consomme ?
Il vous reste 82.92% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
TikTok se lance à l’assaut du e-commerce. À partir de lundi 31 mars, plus besoin de cliquer sur un lien qui redirigera vers d’autres sites lorsque vous souhaitez acheter un produit. Désormais, tout se passera sur l’application avec à la fonctionnalité Tiktok Shop.
Le réseau social TikTok prend d’assaut le e-commerce et lance lundi 31 mars en France, en Allemagne et en Italie sa nouvelle fonctionnalité, baptisée TikTok Shop. Celle-ci va permettre de faire des achats directement dans l’application, a annoncé jeudi l’entreprise. TikTok Shop est déjà présent en Espagne et en Irlande depuis décembre 2024.
Concrètement, cela permettra aux utilisateurs d’acheter des produits grâce à des liens d’achats présents dans des vidéos et des contenus en direct, mais aussi à travers une boutique en ligne, sans jamais quitter l’application.
« C’est une nouvelle place de marché. On peut la comparer à une sorte d’Aliexpress ou d’Amazon, mais avec du fun, de la vidéo. On est plus dans une économie de l’attention, mais de l’émotion et du divertissement grâce à cette extension », analyse ce vendredi sur RMC, au micro d’Apolline matin, Nicolas Diacono, fondateur de Nincotech et expert des nouvelles tendances.
Un marché fructueux
Sur l’onglet boutique, les clients pourront chercher « des produits spécifiques, découvrir les promotions en cours et gérer leurs commandes, tout en accédant à des recommandations personnalisées sous forme de listes et de contenu interactif avec fonctionnalité d’achat intégrée », a précisé TikTok.
Au-delà de l’Union européenne, TikTok Shop est déjà présent dans une dizaine de pays, du Royaume-Uni à la Thaïlande en passant par l’Arabie saoudite et les États-Unis. Du côté de l’Espagne, le panier moyen s’élève à 25 euros et des projections de chiffres d’affaires sur l’année 2025 à 1,5 milliard d’euros, « donc on peut s’attendre à peu près à la même chose sur le marché français », estime Nicolas Diacono.
En France, plusieurs marques accompagnent le lancement de TikTok Shop comme le fabricant de sacs Cabaïa ou le lunetier Izipizi.
Les personnes de moins de 18 ans n’auront pas accès « au contenu comportant des liens vers des produits TikTok Shop », a détaillé la plateforme, ajoutant que la boutique TikTok bénéficierait d’une « modération proactive ».
Les marques devront être approuvées
Désormais, pour vendre sur l’application, les marques devront déposer une candidature et être approuvées par TikTok. Une influenceuse présente un mascara qui vous plaît? Il suffira de cliquer pour l’acheter directement depuis le réseau social. Myriam, grande adepte de TikTok, est déjà conquise: « Oui, moi ça m’enchante royalement ». Anouchka est plus dubitative: “J’ai un petit peu peur quand même. Je pense qu’il faut bien lire les mentions légales pour voir si c’est vraiment sécurisé ».
Plus que la sécurité, Laura redoute l’achat compulsif, surtout pour ses petits frères de 12 ans. « À tout moment, ils vont pouvoir acheter des trucs avec l’argent de notre mère et là, ça ne me plait pas. Sachant qu’ils l’ont déjà fait une fois sans faire exprès, on va éviter de le faire une deuxième fois ».
Instagram, TikTok, Facebook : les réseaux sociaux nous gâchent-ils la vie ? – 28/02
Surtout qu’une telle facilité d’achat pourrait renforcer des addictions. « On va transformer l’attention en transaction », redoute auprès de RMC Jean-François Brunet, délégué général du Conseil du Commerce de France.
“En effet, il est essentiel de protéger la sécurité des consommateurs et des jeunes en particulier. Mais également les comportements addictifs puisque, quelque part, ce sont des algorithmes qui vont analyser vos trafics en ligne et qui vont vous proposer des choses en lien avec vos comportements sur TikTok”, poursuit-il.
« Achat impulsif plutôt que raisonné »
Jean-François Brunet dit rester vigilant sur l’arrivée de TikTok Shop dans le pays et espère que des contrôles seront réalisés pour s’assurer du respect des règlementations.
De son côté, Nicolas Diacono observe que cette évolution de la plateforme impliquera des conséquences sur la façon avec laquelle les utilisateurs utilisent leur argent. En raison de l’émotion et du divertissement qui entreront ici en jeu, « on est plus dans l’achat impulsif que dans l’achat raisonné ».
Un Yéménite dans un bâtiment de l’hôpital de cancérologie et d’oncologie Al-Rassoul Al-Aazam, touché la veille par une frappe américaine dans la province de Saada, dans le nord du Yémen, le 25 mars 2025. – / AFP
Les rebelles houthistes du Yémen ont fait état de nouveaux raids aériens, mardi 25 mars, contre la région de Saada, leur fief dans le nord du pays, les imputant aux Etats-Unis. La télévision houthiste Al-Massirah a annoncé « une agression américaine, avec deux frappes sur le district de Sahar », dans la province de Saada.
Le 15 mars, les Etats-Unis avaient déjà mené des frappes intenses contre des cibles des houthistes, promettant de recourir à une « force écrasante » tant que ces rebelles continueront de viser des navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden. Washington avait affirmé avoir tué plusieurs hauts responsables houthistes, ce jour-là. Les houthistes avaient, pour leur part, fait état de 53 morts, dont beaucoup de femmes et d’enfants.
« Le Centcom mène des frappes, de jour comme de nuit »
Depuis le 15 mars, les houthistes, qui contrôlent de vastes pans du pays en guerre, dont la capitale, Sanaa, ont régulièrement annoncé des frappes américaines contre leurs fiefs, parfois meurtrières.
Les Etats-Unis ne confirment pas systématiquement ces frappes, mais un responsable du Pentagone a déclaré à l’Agence France-Presse que « le Centcom [le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient] mène des frappes, de jour comme de nuit, contre plusieurs sites des houthistes soutenus par l’Iran au Yémen ».
Les frappes américaines visent à neutraliser les menaces des houthistes en mer Rouge. Après le début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, les rebelles ont lancé plusieurs missiles contre Israël et des navires accusés de liens avec l’Etat hébreu, en affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens.
Après la reprise de l’offensive israélienne contre Gaza, le 18 mars, à la suite de deux mois de trêve, les houthistes ont de nouveau tiré des missiles en direction d’Israël qui ont été interceptés.
Un hélicoptère déverse du produit ignifuge sur un feu de forêt à Sancheong, en Corée du Sud, le 25 mars 2025. KIM DONG-MIN / AP
Des milliers de pompiers luttent toujours contre les flammes en Corée du Sud. Séoul a annoncé, mercredi 26 mars, la mort de vingt-quatre personnes dans une série de feux de forêt encore en cours. Douze personnes ont été grièvement blessées, a précisé un responsable du ministère de l’intérieur, ajoutant qu’il s’agissait de « chiffres provisoires ».
Plus tôt dans la journée, un hélicoptère déployé pour lutter contre ces feux qui ravagent le sud-est du pays « s’est écrasé dans une zone montagneuse du comté de Uiseong », a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) le service des pompiers de la province du Gyeongsang du Nord. Le pilote de l’hélicoptère, mort dans le crash, est inclus dans le bilan des autorités sur les morts liés aux feux de forêt.
Plusieurs incendies ravagent depuis le week-end le sud-est du pays, où plus de 17 000 hectares ont brûlé et un temple bouddhique ancien a été réduit en cendres. L’étendue des dégâts en fait déjà le deuxième plus grand incendie de l’histoire de la Corée du Sud, après celui de 2000 qui avait brûlé 23 913 hectares sur la côte est du pays. Le travail des pompiers est compliqué par un temps sec et un vent fort, qui facilitent la propagation des flammes.
En réponse, le président par intérim, Han Duck-soo, a annoncé mercredi élever le niveau d’alerte à son maximum et a déclaré une « réponse nationale totale ». Ces feux ont « causé des dommages sans précédent », a affirmé M. Han, ajoutant qu’ils « se développent d’une manière qui dépasse les modèles de prévision existants ».
Ces incendies, aggravés par un temps sec et venteux, ont conduit les autorités à déplacer près de 27 000 personnes, dont des milliers de détenus – une décision rare. Mardi soir, les autorités de la ville d’Andong ont également émis une alerte d’urgence destinée aux résidents du village historique de Hahoe, un site très touristique classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Des évacuations ont aussi commencé mardi après-midi, « mais, malheureusement, des victimes n’ont pu être évitées », a regretté le président par intérim. « Toute la nuit, le chaos a continué alors que les lignes électriques et de communication étaient coupées dans plusieurs zones et que les routes étaient bloquées », a-t-il poursuivi.
Air très sec et vents forts
Mercredi, deux sites classés à l’Unesco, les villages de Hahoe et Byeongsan, sont toujours menacés. Les autorités ont déclaré tard dans la journée que le feu n’était qu’à 5 kilomètres de Hahoe, village folklorique avec des maisons aux toits de chaume.
Newsletter
« Chaleur humaine »
Comment faire face au défi climatique ? Chaque semaine, nos meilleurs articles sur le sujet
S’inscrire
Les pompiers sont également postés à Byeongsan Seowon, situé à proximité, connu pour son institut néoconfucéen historique. D’énormes panaches de fumée grisaient le ciel et d’énormes morceaux de cendres flottaient dans l’air, ont remarqué des reporters de l’AFP présents sur place, avec des camions de pompiers arrosant d’eau et de retardateurs de feu le site historique pour tenter de le sauver.
Des centaines de soldats ont été mobilisés, et l’armée américaine fournit un soutien par hélicoptère de ses bases militaires du sud du pays, selon le président par intérim. Ces soldats s’ajoutent aux plus de 6 700 pompiers déjà déployés, dont les deux cinquièmes se trouvent dans la zone d’Uiseong, avaient affirmé mardi les autorités.
A Uiseong, l’un des incendies aurait été causé par une personne qui entretenait un site funéraire familial et aurait accidentellement déclenché le brasier. Pour le reste, « nous ne pouvons pas dire que c’est uniquement dû au changement climatique, mais le changement climatique affecte directement et indirectement les changements que nous vivons actuellement », a souligné auprès de l’AFP Yeh Sang-Wook, professeur de climatologie à l’université Hanyang de Séoul. Selon lui, « les feux de forêt deviendront plus fréquents » à l’avenir.
Le président coréen a assuré que le gouvernement travaillait à fournir une aide d’urgence et un soutien financier aux déplacés. De la pluie est prévue mercredi soir, a-t-il dit, exhortant les autorités à tirer parti de précipitations même légères pour tenter de circonscrire les incendies. « La région a connu un temps inhabituellement sec avec des précipitations inférieures à la moyenne », a relevé Han Duck-soo, soulignant que le sud du pays avait été touché par deux fois plus d’incendies cette année qu’en 2024.
L’année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée en Corée du Sud, avec une température annuelle moyenne de 14,5 degrés – deux degrés de plus que la moyenne des trente années précédentes –, selon l’Administration météorologique coréenne.
Le vice-président américain JD Vance et son épouse doivent visiter ce vendredi 28 mars une base militaire américaine au Groenland, lors d’une visite drastiquement réduite après le tollé qu’elle avait suscité.
Une visite réduite dans un climat glacial. Le vice-président américain JD Vance et Usha Vance, son épouse, atterrissent ce vendredi 28 mars au Groenland, pour un voyage drastiquement réduit après une levée de boucliers sur place. Entre les États-Unis et le territoire semi-autonome du royaume du Danemark, les relations sont extrêmement tendues depuis que Donald Trump a exprimé ouvertement sa volonté d’en prendre le contrôle.
« Il nous le faut », déclarait le président des États-Unis encore mercredi dernier. Dimanche, la deuxième dame du pays, Usha Vance, épouse du vice-président américain, annonçait sa venue au Groenland pour une visite « touristique et culturelle ». Elle devait, entre autres, assister à une compétition de chiens de traîneau.
Un voyage qui avait déjà suscité l’hostilité sur le territoire, poussant JD Vance à s’inviter, avec, entre autres, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Mike Waltz et du ministre de l’Énergie Chris Wright.
« Au nom du président Trump, nous voulons renforcer la sécurité du peuple du Groenland, car nous pensons qu’il est important de protéger la sécurité du monde entier », déclarait le vice-président dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, confirmant sa visite.
« Pression inacceptable »
Ce qui n’a, évidemment, pas calmé les tensions. La première ministre danoise Mette Frederiksen dénonçant en début de semaine « la pression inacceptable » américaine « à laquelle nous résisterons », les États-Unis « savent que le Groenland n’est pas à vendre. Ils savent que le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis. Cela leur a été communiqué sans ambiguïté, tant directement qu’en public ».
Ainsi, les Vance ont dû revoir le programme. Finalement, ils se rendront ce vendredi sur une base militaire américaine, à l’ouest du Groenland. Baptisée Thule Air Base et située dans le village de Pituffik, la base était initialement un comptoir d’échange fondé par l’explorateur groenlando-danois Knud Rasmussen en 1910, avant d’être acheté par l’État danois à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale et de devenir en 1946 une station météorologique américaine.
Pourquoi Donald Trump dit-il vouloir annexer le Groenland, le Canada et le canal de Panama?
La Maison Blanche fait savoir que le vice-président y effectuera une visite de troupes « traditionnelle », rapporte le Guardian, « pour être informé des sujets liés à la sécurité de l’Arctique ».
« Je pense qu’il est très positif que les Américains annulent leur visite auprès de la société groenlandaise. À la place, ils visiteront leur propre base, Pituffik, et nous n’avons rien contre », a déclaré à la radio DR le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen.
Le projet de Trump jugé « sérieux » par Poutine
L’appétence de Donald Trump pour le territoire de glace est liée à sa fascination pour ses hypothétiques ressources minières et fossiles et son importance géostratégique. Dans ce contexte, le président russe Vladimir Poutine a jugé que le projet de Donald Trump de prendre le contrôle du Groenland étaient « sérieux » et a affirmé s’inquiéter que l’Arctique ne se transforme en « tremplin pour d’éventuels conflits ».
L’obsession de Trump pour le Groenland fait figure de repoussoir pour ses habitants et sa classe politique, ainsi que pour la puissance de tutelle danoise. Si tous les principaux partis groenlandais sont favorables à l’indépendance du territoire à plus ou moins long terme, aucun ne soutient l’idée d’un rattachement aux États-Unis.
La population, majoritairement inuite, rejette également toute perspective de devenir américaine, d’après un sondage publié fin janvier. La venue de JD Vance intervient au moment où le Groenland est en attente d’un nouvel exécutif suite aux élections législatives du 11 mars.
« Notre intégrité et notre démocratie doivent être respectées, sans aucune ingérence extérieure », avait réagi lundi le Premier ministre groenlandais par intérim Mute Egede sur Facebook. Le gouvernement sortant a rappelé n’avoir « envoyé aucune invitation pour des visites, qu’elles soient privées ou officielles ». Le déplacement éclair de Donald Trump Jr le 7 janvier avait déjà été vécu comme une provocation.