Robert Moracchini, soupçonné d’être un membre fondateur de la bande criminelle corse de La Brise de mer, a été tué par balles à Bastia

Un homme, âgé de 65 ans, a été tué, samedi 29 mars, de plusieurs coups de feu, près du commissariat de Bastia, ont appris France 3 Corse et Corse-Matin de source policière, avant que le parquet confirme l’information. La victime est Robert Moracchini, connu des services de police et de justice et présenté comme l’un des membres fondateurs de la bande criminelle de La Brise de mer.

« La victime, M. Robert Moracchini, connue des autorités judiciaires, est décédée de plaies par balle, a détaillé le procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, qui s’est rendu sur place. Une enquête a été ouverte pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs. Les investigations ont été confiées à la DIPN [direction interdépartementale de la police nationale] de Haute-Corse. » D’après les informations de France 3 Corse, le suspect est en fuite.

Il y a plus de dix ans, en août 2012, après la mort de causes non naturelles de Francis Mariani, Richard Casanova, Pierre-Marie Santucci ou Francis Guazzelli, un autre des membres fondateurs du gang de La Brise de mer, Maurice Costa, était abattu.

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Dix-huit homicides et seize tentatives d’homicide en 2024

A son apogée, dans les années 1980 et 1990, La Brise de mer – qui tirait son nom d’un bar du vieux port de Bastia où ses membres avaient pour habitude de se réunir – avait procédé à plusieurs dizaines d’attaques à main armée contre des banques, en France et en Suisse. Ses membres se partageaient également le contrôle des établissements de nuit et des jeux clandestins sur l’île et sur le continent, notamment dans la région d’Aix-en-Provence.

Mais, à partir de la fin de 2006, la bande avait commencé à se déchirer, après la mort accidentelle de Jean-Jérôme Colonna, considéré comme le « parrain » du sud de l’île, victime d’une crise cardiaque au volant de sa voiture sur une route de Corse-du-Sud. Sa disparition soudaine avait attisé des convoitises, notamment au sein de La Brise, et deux de ses membres fondateurs s’étaient affrontés, Richard Casanova et Francis Mariani. Une lutte fratricide qui a décimé le groupe, avec une série d’assassinats, dont celui de M. Casanova en avril 2008, puis la disparition de M. Mariani, en janvier 2009.

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Robert Moracchini avait comparu, avec Georges Seatelli et Pierre-Marie Santucci, en mai 1985, à Dijon devant la cour d’assises de la Côte-d’Or pour l’assassinat d’un gérant de boîte de nuit, Daniel Ziglioli, en septembre 1982 en Haute-Corse. Ce procès retentissant avait été dépaysé pour éviter des risques de pression sur les jurés. Les trois hommes avaient été acquittés.

En 1987, Robert Moracchini, avait été condamné à vingt mois de prison, dont douze avec sursis, pour abus de biens sociaux. Il était commerçant à Bastia depuis de nombreuses années, tenant notamment un bureau de tabac et un café, et avait gravi l’Everest en mai 2023, à 63 ans.

L’assassinat de Robert Moracchini est le cinquième assassinat depuis le début de l’année en Corse. Un sixième homicide a eu lieu à Borgo (Haute-Corse) au début de février mais dans un contexte familial. Avec « dix-huit homicides et seize tentatives d’homicides » en 2024 pour 355 000 habitants – l’équivalent de la population de Nice –, la Corse se place « au premier rang national en la matière », a rappelé récemment le préfet de Corse, Jérôme Filippini.

Le Monde

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« On a l’impression d’être sur place, alors que je suis dans mon lit d’hôpital »: les matchs de l’Asvel en réalité virtuelle

Jean-Marc a pu assister à une rencontre de l’Asvel, en réalité virtuelle, depuis son lit à l’hôpital Henry-Gabrielle, à Saint-Genis-Laval.

Un match de basket comme si vous y étiez. L’Asvel propose désormais de suivre ses rencontres en réalité virtuelle, grâce à une caméra installée juste au bord du terrain.

Jean-Marc en a fait l’expérience depuis son lit à l’hôpital Henry-Gabrielle, à Saint-Genis-Laval, pour la rencontre qui opposait le club villeurbannais à L’Olympiakos en EuroLeague, le mardi 25 mars.

« On a une sensation de joueurs qui sont gigantesques, il y a l’ambiance. En fait, on a l’impression d’être sur place, alors que je suis dans mon lit à l’hôpital. C’est assez tenant comme sensation », commente-t-il. Et comme s’il était en tribune, les remarques sur l’arbitrage ne manquent pas.

Des bénéfices pour la rééducation des patients

Atteint de tétraplégie, une aide lui est nécessaire pour vivre cette expérience au mieux. « Il n’a pas toute la possibilité de tenir le casque avec ses mains et de l’ajuster, donc moi je l’aide. Et on est un peu à deux pour réussir à l’ajuster, à faire les réglages », détaille Alexia Leduc, directrice des opérations chez Infinity Nine Media.

Une activité non seulement divertissante mais aussi bénéfique dans le cas de Jean-Marc et des autres patients, selon Éric Nouveau, cadre supérieur de santé, responsable de pôle à l’hôpital Henry-Gabrielle.

« Le fait de leur montrer toutes les possibilités qu’ils vont avoir après l’hôpital va leur permettre de mieux gérer ce temps hospitalier, et donc de mieux rebondir pendant qu’ils sont avec nous en rééducation », explique le professionnel.

« On a vraiment l’impression d’être assis sur le banc »

Malgré quelques détails à améliorer, comme la qualité sonore, Jean-Marc est ravi de l’expérience: « On a vraiment l’impression d’être assis sur le banc, à tel point que quand il y a des joueurs devant nous, ça nous cache la vue, donc on a envie de leur dire de se pousser. »

« Ça ouvre des possibilités pour des personnes qui n’ont pas la chance de pouvoir se déplacer, de vivre un rêve », conclut-il. À présent, Jean-Marc envisage d’assister à un match de l’Asvel pour la première fois aux côtés des supporters en tribune.

Hugo Caprioli et Maéva Commecy avec Maïwenn Furic

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Guerre en Ukraine : le point sur la situation

L’aide à l’Ukraine n’est pas financée « par des impôts cachés ou supplémentaires », assure Emmanuel Macron

L’aide apportée par la France à l’Ukraine, qui a été accrue de deux milliards d’euros cette semaine, ne sera pas « financée par des impôts cachés ou supplémentaires », a assuré Emmanuel Macron dans une vidéo mise en ligne sur Instagram, vendredi.

Cette aide « est dûment financée grâce à la loi de programmation militaire, aux efforts qu’on avait anticipés et grâce au financement européen et dans le cadre du G7 que nous avons décidé », a argué le chef de l’Etat. « Et donc, non, cette aide, ce n’est pas une aide qui sera financée par des impôts cachés ou supplémentaires, c’est totalement faux », a-t-il insisté.

M. Macron avait annoncé mercredi une aide militaire supplémentaire de deux milliards d’euros de la France à l’Ukraine, qui inclut des missiles antichars, des moyens de défense aérienne, des missiles de défense sol-air, des chars, des munitions et des drones.

La cheffe de file du Rassemblent national Marine Le Pen avait commenté d’un tweet laconique : la « dette de la France ce soir : 3 300 milliards d’euros + 2… »

« Cette aide n’est pas inutile parce qu’en Ukraine, c’est notre sécurité qui se joue », a fait valoir M. Macron vendredi. « Et si on abandonne l’Ukraine dans sa résistance, d’abord on ne joue pas notre rôle en Europe pour notre sécurité collective et puis c’est notre propre sécurité, nos propres intérêts qu’on laisse être menacés », a-t-il ajouté.

Dans la même vidéo vendredi, le chef de l’Etat a confirmé avoir échangé avec le président américain Donald Trump « pour lui exprimer » les « avancées » à l’issue d’un sommet à Paris réunissant une trentaine de pays prêts à contribuer aux « garanties de sécurité » que les Européens veulent apporter à Kiev en cas d’accord de paix avec Moscou. L’occasion de « lui dire que, maintenant, au fond, tout le monde attend la réponse de la Russie à la proposition qui a été faite par les Etats-Unis et l’Ukraine » d’un cessez-le-feu de trente jours.



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« J’attends la décision que voulez-vous »: dans les colonnes de la Tribune Dimanche, Marine Le Pen joue la carte de la sérénité à la veille de son jugement


« J’attends la décision que voulez-vous »: dans les colonnes de la Tribune Dimanche, Marine Le Pen joue la carte de la sérénité à la veille de son jugement{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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Une entreprise canadienne veut extraire au plus vite des minerais dans les abysses océaniques et fait pression sur l’Autorité internationale des fonds marins

Des manifestants font face au navire « Allseas », de la société minière canadienne The Metals Company. A Rotterdam, aux Pays-Bas, en février 2022. CHARLES M. VELLA / ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

C’est un coup de poker qu’a tenté la société canadienne The Metals Company, jeudi 27 mars. L’entreprise convoite les minerais abrités dans les abysses, qui pourraient être utilisés notamment pour la fabrication de batteries, et s’impatiente des longues négociations qui ont lieu chaque année sous l’égide de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM). En vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, cette organisation internationale prépare depuis plus de dix ans le futur code minier qui devra, tout en préservant l’environnement, encadrer l’exploitation de « la Zone », c’est-à-dire des fonds marins et océaniques et de leur sous-sol situés dans les eaux internationales. Une durée bien trop longue au goût de The Metals Company.

Son président-directeur général, Gerard Barron, a estimé, dans un communiqué, que l’entreprise a « suffisamment de connaissances » pour « gérer les risques environnementaux » encourus par les méconnus écosystèmes des grands fonds, et expliqué avoir déjà « investi plus de 0,5 milliard de dollars [460 millions d’euros] ». Qu’importent les divergences entre Etats, dont une trentaine plaident pour un moratoire ou pour une « pause de précaution » dans l’exploitation des planchers océaniques, The Metals Company souhaite déposer une demande d’exploitation au deuxième trimestre 2025, auprès de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’agence américaine chargée de l’océan actuellement en pleine purge sous l’effet des coupes claires de l’administration américaine. Les Etats-Unis de Donald Trump – qui ne sont pas membres de l’AIFM – « offrent une voie réglementaire stable, transparente et applicable », selon les mots du PDG.

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Lille-Lens: un tifo déployé à l’envers avant le derby du Nord

Avant le coup d’envoi du derby du Nord entre Lille et Lens ce dimanche en clôture de la 27e journée de Ligue 1, une partie du tifo de la tribune latérale a été monté à l’envers.

Un gros couac pour la 100e. Alors que l’ambiance est au rendez-vous dans ce derby du Nord entre Lille et Lens au stade Pierre-Mauroy, les supporteurs des Dogues ont voulu marquer le coup en déployant plusieurs tifos lors de l’entrée des joueurs. Problème: une partie de l’un d’entre eux a été déployé… à l’envers, dans la tribune latérale. On arrive toutefois à distinguer le message: « 80 ans au sommet du Nord », au milieu des visages de plusieurs légendes du club (Mavuba, Rami, Fonte, David, André).

Le tifo à l’envers des supporteurs lillois lors du derby face à Lens, le 30 mars 2025. © RMC Sport

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La course à l’Europe est lancée

Sonnés d’avoir manqué le premier quart de finale de Ligue des champions de leur histoire en perdant contre Dortmund (2-1), les Lillois ont enchaîné une deuxième défaite à Nantes (1-0), juste avant la trêve internationale, et accusent désormais, en septième position (44 points), du retard derrière les autres prétendants aux tickets de C1, comme Monaco, l’OM, Nice ou Strasbourg. Au huitième rang avant le début de la 27e journée, Lens peut encore croire à une qualification européenne, poussé par ses deux victoires de suite à Marseille (1-0) puis face à Rennes (1-0) au Stade Bollaert. À la pause, Lille a pris un meilleur départ grâce à une énorme erreur de Mathew Ryan.

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Guerre en Ukraine: Kiev accuse la Russie d’avoir frappé ses infrastructures gazières

Aujourd’hui à 00h01

De nouvelles frappes russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes

La Russie poursuit ses frappes sur les infrastructures énergétiques, selon Volodymyr Zelensky. Le président de l’Ukraine dénonce « une attaque ciblée de drone russe qui a visé des infrastructures gazières dans la région de Poltava ». Une attaque de drones russes a aussi fait au moins quatre morts et une quinzaine de blessés à Dnipro.

Ce direct est désormais terminé, merci de l’avoir suivi sur BFMTV.com.

Hier à 23h42

Au moins quatre morts et une quinzaine de blessés dans une attaque de drone à Dnipro

Une attaque de drones russes a fait au moins quatre morts, une quinzaine de blessés et provoqué un important incendie vendredi soir dans un hôtel-restaurant à Dnipro, dans le sud-est de l’Ukraine, ont annoncé les autorités locales.

Le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, Serhi Lysak, a précisé que le bilan risquait de s’alourdir, trois des blessés étant dans un état critique.

« On sait que l’ennemi a lancé plus de 20 drones en direction de la ville », a-t-il écrit sur Telegram, précisant que la plupart des projectiles ont été abattus.

Les étages supérieurs d’un immeuble d’habitation ont également été sérieusement endommagés au cours de l’attaque, selon des photos et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Hier à 21h05

Zelensky accuse la Russie de frapper des infrastructures énergétiques « ces dernières 24 heures »

Volodymyr Zelensky a accusé la Russie d’avoir frappé des infrastructures énergétiques « au cours des 24 heures ».

« Une attaque ciblée de drone russe a visé des infrastructures gazières dans la région de Poltava. Une frappe d’artillerie a également touché Kherson, endommageant les infrastructures électriques de la ville », a notamment cité le président de l’Ukraine. « Hier, une attaque russe contre Kharkiv a endommagé les infrastructures de chauffage de la ville », a-t-il poursuivi sur X.

Hier à 15h36

L’Ukraine dit avoir récupéré les corps de 909 soldats ukrainiens tués

L’Ukraine dit avoir récupéré les corps de 909 soldats ukrainiens tués au combat, le plus gros échange de ce type depuis le début de l’invasion russe en février 2022.

« À la suite des activités de rapatriement, les corps de 909 défenseurs tombés au combat ont été rendus à l’Ukraine », indique sur Telegram le Quartier général de coordination pour le traitement des prisonniers.

L’échange de dépouilles de militaires et de prisonniers de guerre est l’un des rares domaines de coopération entre Moscou et Kiev.

Hier à 12h55

Le Kremlin affirme que le refus des Européens de lever les sanctions montre qu’ils ne veulent pas la « paix »

Le refus des pays européens de lever les sanctions imposées à la Russie en raison de son assaut contre l’Ukraine montre « qu’ils ne veulent pas suivre la voie de la paix », accuse le Kremlin.

« Si les pays européens ne veulent pas suivre cette voie, cela signifie qu’ils ne veulent pas suivre la voie de la paix », déclare le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, interrogé sur la déclaration des pays alliés de l’Ukraine qui ont exclu toute levée de ces sanctions hier lors d’une réunion à Paris.

Hier à 11h45

L’Ukraine accuse la Russie d’avoir frappé ses infrastructures gazières

L’opérateur énergétique ukrainien Naftogaz accuse la Russie d’avoir frappé ses infrastructures gazières, en violation d’un fragile accord annoncé par Washington et censé interdire les frappes sur les sites énergétiques.

« L’ennemi a bombardé des sites du groupe Naftogaz » endommageant « des installations de production de gaz », déclare l’opérateur d’État, en qualifiant cette frappe de « tentative » russe de « saper la stabilité énergétique » de l’Ukraine.

Hier à 11h14

L’Ukraine dit avoir abattu 89 des 163 drones russes lancés dans la nuit

Une attaque de drones russes a endommagé des installations de stockage et un bâtiment administratif dans la région de Poltava, dans le centre-est de l’Ukraine, annoncent les autorités locales.

L’armée de l’air ukrainienne déclare avoir abattu 89 des 163 drones lancés au cours de la nuit.

51 n’ont pas atteint leur cible, probablement en raison de l’usage d’outils électronique pour influer sur la trajectoire des drones, ajoute l’armée de l’air.

Hier à 10h58

La Russie dit avoir repris un village de sa région de Koursk aux forces ukrainiennes

La Russie déclare avoir repris un village de sa région frontalière de Koursk, d’où elle cherche à chasser les troupes ukrainiennes depuis l’été 2024.

Le ministère russe de la Défense indique dans un communiqué avoir repris le village de Gogolevka, poursuivant sa progression en direction de la la frontière ukrainienne.

Le président russe Vladimir Poutine avait conditionné, plus tôt en mars, toute cessation provisoire des hostilités notamment à la situation dans la région de Koursk.

Hier à 10h14

Après l’avoir suspendu, les États-Unis financer à court terme un programme de recherche des enfants ukrainiens enlevés

Les États-Unis vont fournir un financement de court terme pour un programme de suivi des enfants ukrainiens enlevés, après que l’administration de Donald Trump a décidé de suspendre le programme le 25 janvier.

Comme le rapporte Reuters, l’initiative financée par le gouvernement américain et dirigée l’université de Yale a permis de retrouver des milliers d’enfants ukrainiens enlevés par la Russie.

L’Ukraine affirme que plus de 19.500 enfants ont été emmenés en Russie ou dans des territoires occupés par la Russie.

Hier à 09h59

La Russie accuse l’Ukraine d’avoir visé des infrastructures énergétiques

La Russie accuse l’Ukraine d’avoir visé des infrastructures énergétiques sur son territoire hier et aujourd’hui, violant selon elle un fragile accord censé interdire les frappes sur ce type de cibles.

Le ministère russe de la Défense affirme dans un communiqué que les engagements publics de Kiev à cesser ces attaques n’étaient qu’un « stratagème » de Volodymyr Zelensky.

Le ministère ajoute qu’une attaque ukrainienne de missiles Himars, de fabrication américaine, avait notamment provoqué la semaine dernière un « puissant incendie » et d’importantes destructions dans la station de mesure de gaz de Soudja, dans la région russe de Koursk.

Hier à 09h27

Vladimir Poutine inaugure un nouveau sous-marin à propulsion nucléaire

Vladimir Poutine a assisté à la cérémonie de présentation d’un nouveau sous-marin à propulsion nucléaire. Il s’est ainsi rendu dans le port arctique de Mourmansk.

Vladimir Poutine assiste à la cérémonie d’inauguration d’un nouveau sous-marin russe à propulsion nucléaire, dans la ville portuaire de Mourmansk, dans le cercle polaire arctique, le 27 mars 2025. © Gavriil Grigorov / POOL / AFP

Selon les agences de presse russes, le nouveau sous-marin serait le premier à être équipé de missiles hypersoniques Zircon, capables de se déplacer à plusieurs fois la vitesse du son. D’après le Kyiv Independent, ils auraient une portée de près de 1.000 kilomètres.

Le missile Zircon, conçu comme un missile anti-navire, est entré dans l’arsenal de l’armée russe au début de l’année 2023. Il a déjà été utilisé contre des villes ukrainiennes, selon le Kyiv Independent.

Hier à 08h33

Vladimir Poutine veut une « administration transitoire » pour l’organisation d’une élection présidentielle en Ukraine

Dans sa prise de parole cette nuit, Vladimir Poutine a évoqué la possibilité de mettre en place en Ukraine une « administration transitoire ».

Selon lui, cela permettrait d' »organiser une élection présidentielle démocratique qui se solderait par l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement compétent et qui aurait la confiance du peuple, puis commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix et signer des documents légitimes ».

La Russie a affirmé à plusieurs reprises ne pas considérer Volodymyr Zelensky, dont le mandat a officiellement expiré en mai 2024, comme président légitime d’Ukraine.

En vertu de la constitution ukrainienne, le pays ne peut organiser d’élections tant qu’il est soumis à la loi martiale, en vigueur depuis l’invasion russe de 2022.

Hier à 08h20

Une mission franco-britannique en Ukraine « dans les prochains jours »

Une mission franco-britannique doit ainsi se rendre « dans les prochains jours en Ukraine », selon Emmanuel Macron, pour préparer notamment « ce que sera le format de l’armée ukrainienne », qui reste, selon lui, « la principale garantie de sécurité » du pays.

Hier à 06h30

Le secrétaire d’État américain juge prématuré d’envisager des pourparlers à haut niveau avec Moscou

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a jugé prématuré d’envisager des pourparlers à haut niveau avec la Russie au sujet de la guerre en Ukraine, après des semaines de discussions préliminaires.

« Je pense que davantage de progrès doivent être effectués au niveau technique » avant de pouvoir passer à l’étape suivante, a-t-il déclaré en réponse à une question lors d’un point presse.

« Il y a beaucoup de travail qui doit être fait avec les deux parties, en particulier avec la partie russe », a-t-il souligné à bord de l’avion le ramenant du Suriname aux États-Unis.

Hier à 06h30

Vladimir Poutine affirme que les forces russes vont « achever » l’armée ukrainienne

Les forces russes ont « l’initiative stratégique » sur toute la ligne de front en Ukraine, a affirmé ce vendredi 28 mars le président russe Vladimir Poutine.

« Sur toute la ligne de front, nos forces ont l’initiative stratégique (…). Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever », a déclaré Vladimir Poutine, lors d’un déplacement à Mourmansk (nord-ouest), en estimant que « le peuple ukrainien lui-même devrait comprendre ce qui passe ».

Hier à 06h21

Poutine évoque l’idée d’une « administration transitoire » pour l’Ukraine sous l’égide de l’ONU

Le président russe Vladimir Poutine a évoqué vendredi 28 mars l’idée d’une « administration transitoire » pour l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU, afin d’organiser une élection présidentielle « démocratique » dans ce pays, puis négocier un accord de paix avec les nouvelles autorités.

« On pourrait bien sûr discuter avec les États-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l’égide de l’ONU, une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire », a déclaré Vladimir Poutine lors d’un déplacement à Mourmansk, dans le nord-ouest du pays.

Hier à 06h10

Manuel Valls accuse la Russie de « chercher à nuire aux intérêts de la France partout »

Le ministre des Outre-Mer Manuel Valls a dénoncé hier l’installation d’une ambassade russe aux Comores, estimant que « la Russie cherche et cherchera à nuire aux intérêts de la France partout ».

« Les déclarations scandaleuses de la porte-parole du ministère des affaires étrangères russes accusant la France de ‘contrôler illégalement’ l’archipel sont un signal clair de cette stratégie, poursuit le ministre des Outre-Mer Manuel Valls.

Hier à 06h00

Ukraine et Russie s’accusent de violations de leur moratoire sur les frappes contre le secteur énergétique

L’Ukraine et la Russie se sont mutuellement accusées hier d’avoir violé un fragile accord censé interdire les frappes sur leurs installations énergétiques, négocié sous la pression de Washington.

L’artillerie russe a tiré jeudi sur la ville de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, privant d’électricité la plupart de ses habitants et faisant deux morts, a accusé un haut responsable ukrainien auprès de l’AFP. Ce bombardement « ne semblait pas viser le secteur de l’énergie mais celui-ci a été touché », a expliqué ce responsable, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Plus tôt, le ministère russe de la Défense avait accusé l’Ukraine d’avoir visé trois installations énergétiques en Russie et en Crimée, une péninsule ukrainienne annexée, ce que Kiev avait démenti dans la foulée

Hier à 05h45

Macron propose l’envoi de « forces de réassurance » dans « certains endroits stratégiques » d’Ukraine

Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré à la guerre en Ukraine. Hier, 31 dirigeants se sont réunis à Paris pour un sommet aux enjeux considérables sur la sécurité de l’Ukraine.

Sur place, les pays alliés de l’Ukraine ont exclu toute levée des sanctions visant la Russie, envisageant au contraire de les renforcer pour accentuer la pression sur Moscou.

Emmanuel Macron a notamment évoqué l’envoi de « forces de réassurance » de « quelques états » dans « certains endroits stratégiques » de l’Ukraine. Selon une proposition « franco-britannique », ces troupes doivent agir comme un outil de « dissuasion » après un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine.

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Julia Pereira de Sousa et Loan Bozzolo champions du monde de snowboardcross par équipes mixtes, à un an des JO d’hiver 2026

Les Français Julia Pereira de Sousa (à gauche) et Loan Bozzolo (à droite) ont été sacrés champions du monde de snowboardcross par équipes mixtes, samedi 29 mars 2025, à Saint-Moritz (Suisse). CLAUDIA GRECO / REUTERS

Vendredi, le Français Loan Bozzolo avait goûté au plaisir d’une médaille mondiale en prenant l’argent sur l’individuel de snowboardcross. Sa compatriote Julia Pereira de Sousa avait fait de même, en remportant le bronze chez les femmes. Un jour plus tard, samedi 29 mars, une médaille d’or est venue s’ajouter aux palmarès des deux Tricolores. A Saint-Moritz (Suisse), ils ont remporté, samedi, l’épreuve par équipes mixtes, devant des paires australienne et suisse.

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Dans cette discipline, qui sera au programme des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina en 2026, comme lors de ceux de 2022, les Français n’avaient jamais décroché l’or aux Mondiaux, se contentant du bronze en 2021 et en 2023. Et ils le doivent en grande partie aux performances de Julia Pereira de Sousa, qui a souvent dû combler le retard hérité du premier passage de son coéquipier.

« Elle a été une reine », a apprécié après la finale Loan Bozzolo au micro de la Fédération internationale, amplifiant un peu plus le large sourire de sa coéquipière. « Elle était la meilleure aujourd’hui, la plus rapide. » « Je pense que ça a été l’une des courses les plus difficiles de ma vie. Je suis si content de partager ça avec Julia. Et vive la France ! », a ajouté le Français de 25 ans. Lors des quarts de finale, cette dernière s’était qualifiée malgré un retard de plus de trois secondes, consécutif à la chute de Loann Bozzolo. « Il y avait du vent, j’étais en tête et je suis tombé. Je me suis dit que c’était fini et j’étais désolé pour Julia », confiait-il.

Une moisson record

La snowboardeuse d’Isola 2000 a remis ça lors des demi-finales afin d’arracher la qualification de la paire tricolore. Cette fois, Bozzolo a réussi un bon passage pour permettre à sa coéquipière de partir quasiment dans le même temps que ses trois adversaires, dont l’autre Française, Léa Casta. Si l’Australienne est parvenue à prendre la tête à la mi-course, Julia Pereira de Sousa a mieux terminé pour passer la ligne en première position. « C’était difficile, mais je suis si contente de partager ça avec Loan », a expliqué la Française de 23 ans.

En 2018, alors qu’elle n’avait que 16 ans, elle était devenue vice-championne olympique derrière l’Italienne Michela Moioli. Cette saison, elle a effectué un retour au premier plan, avec deux victoires en Coupe du monde et un succès par équipes mixtes avec Aïdan Chollet il y a une semaine, à Montafon (Autriche).

L’équipe de France de snowboardcross repart de Saint-Moritz avec trois médailles, une en or, une en argent et une en bronze, sa meilleure moisson depuis 2017, après avoir trusté les podiums en Coupe du monde (21, dont 7 victoires en 18 courses).

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Service Sports (avec AFP)

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Narcotrafic: fin de l’examen du texte à l’Assemblée nationale, le vote attendu ce 1er avril

Cette proposition de loi visant à lutter contre le narcotrafic vise notamment à créer un parquet national anticriminalité organisée. Les députés ont achevé l’examen du texte ce jeudi, avant un vote prévu mardi prochain.

Les députés ont achevé ce jeudi 27 mars à minuit l’examen de la proposition de loi sénatoriale visant à lutter contre le narcotrafic, un texte jugé « vital » par le gouvernement pour combattre ce fléau, qui a suscité de très vives et longues discussions au Palais Bourbon, après avoir été adopté à l’unanimité au Sénat début février.

Le vote solennel, initialement prévu le 25 mars, aura finalement lieu mardi 1er avril. Si la coalition gouvernementale et le RN voteront pour le texte, permettant son adoption, La France insoumise a d’ores et déjà annoncé qu’elle voterait contre, et saisirait le Conseil constitutionnel.

Le PS pourrait voter pour, un de ses représentants, Roger Vicot, étant co-rapporteur du texte, qui avait été cosigné au Sénat par le socialiste Jérôme Durain. Le PCF et les écologistes n’ont pas encore tranché sur leur position.

Après le vote mardi, le gouvernement devrait rapidement convoquer une commission mixte paritaire, destinée à accorder les points de vue des sénateurs et des députés, avant une adoption définitive du texte prévu le 28 avril au Sénat et le 29 à l’Assemblée.

Création d’un parquet national anticriminalité

Lors des débats jeudi soir, le député LFI Ugo Bernalicis s’est de nouveau interrogé sur la question des « moyens » octroyés à la lutte contre le narcotrafic, avec selon lui 5.000 équivalents temps plein en moins sur les missions de police judiciaire entre 2024 et 2025 dans les documents budgétaires. Son collègue Antoine Léaument a lui jugé que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, s’était illustré dans les débats « par son absence », alors qu’il est en campagne pour la présidence de LR.

Au coeur du texte, une mesure relativement consensuelle, prévoyant la création d’un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), saisi des crimes les plus graves et complexes, sur le modèle des parquets financier (PNF) et antiterroriste (Pnat). Il devrait entrer en vigueur en juillet 2026.

Autre mesure qui a rassemblé largement, l’adoption d’un régime plus attractif du régime des « repentis », pour inciter les personnes impliquées dans les réseaux à collaborer avec la justice.

Le texte prévoit également des mesures de lutte contre le blanchiment, notamment pour permettre la fermeture administrative, par les préfets ou les maires, de commerces soupçonnés d’agir comme des « blanchisseuses ».

Pour lutter contre les troubles liés au trafic, les préfets pourront prononcer des « interdictions de paraître » sur les points de deal à destination des trafiquants et de leurs « petites mains ». Ces deux dernières mesures, qui vont bien au-delà de la lutte contre le « haut du spectre » du narcotrafic, ont été combattues avec force par la gauche, en vain.

Activation à distance d’objets connectés

Egalement très débattues, avant d’être approuvées: la création du « dossier coffre » ou « procès verbal distinct », permettant de ne pas divulguer aux trafiquants et à leurs avocats certaines informations concernant la mise en oeuvre des « techniques spéciales d’enquête », et la création d’un nouveau régime carcéral d’isolement pour les gros trafiquants.

Mais aussi l’utilisation à titre expérimentale de la surveillance algorithmique pour détecter des menaces liées à la criminalité organisée, ou encore la possibilité d’activer à distance des objets connectés.

Les députés ont revanche refusé à une large majorité de rétablir une mesure défendue par Bruno Retailleau, et qui avait été supprimée en commission, visant à obliger les services de messagerie chiffrée (Signal, WhatsApp…) à communiquer les correspondances des trafiquants aux services de renseignement.

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Israël reconnaît avoir tiré sur des ambulances à Rafah

Les faits se sont produits dimanche dans le quartier de Tal Al-Sultan, dans l’ouest de Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, à la frontière avec l’Egypte.

« Quelques minutes » après que des soldats israéliens eurent « éliminé plusieurs terroristes du Hamas » en ouvrant le feu sur leurs véhicules, « d’autres véhicules ont fait mouvement de façon suspecte en direction des soldats », a écrit, tôt samedi, l’armée israélienne dans un communiqué. « Les soldats ont riposté en ouvrant le feu sur les véhicules suspects, éliminant plusieurs terroristes du Hamas et du Jihad islamique », ajoute le communiqué sans faire mention de tirs de ces véhicules en direction des militaires.

Une « enquête préliminaire [a] établi que certains des véhicules suspects (…) étaient des ambulances et des camions de pompiers », ajoute l’armée, sans plus de détails, dénonçant « l’utilisation répétée (…) par les organisations terroristes de la bande de Gaza (…) d’ambulances à des fins terroristes ».

Ces tirs pourraient avoir coûté la vie à un secouriste tandis que quatorze autres sont portés disparus. Lundi matin, la défense civile de Gaza avait annoncé être sans nouvelles d’une équipe de six secouristes de Tal Al-Sultan envoyés en urgence la veille pour répondre à des signalements de morts et de blessés à la suite de l’avance des troupes israéliennes. Vendredi, elle a dit avoir retrouvé le corps du chef de l’équipe et les véhicules des sauveteurs (une ambulance et un véhicule de lutte contre les incendies) ainsi que ceux d’une équipe du Croissant-Rouge « réduits à un tas de ferraille ». Le croissant-Rouge a, lui, dit être toujours sans nouvelles d’une équipe de neuf secouristes depuis dimanche.

« Les forces d’occupation ont commis un massacre brutal et délibéré contre des équipes de la défense civile et du croissant-Rouge dans la ville de Rafah », a déclaré Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas dans un communiqué dénonçant « un crime de guerre ».

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