Gaza: Macron appelle Netanyahu à « mettre fin aux frappes » et « à revenir au cessez-le-feu » avec le Hamas

Emmanuel Macron a affirmé sur X ce dimanche 30 mars avoir appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à arrêter de bombarder Gaza et à accepter un cessez-le-feu.

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ce dimanche 30 mars, une dizaine de jours après l’effondrement de la trêve entre Israël et le Hamas à Gaza.

« J’ai appelé le Premier ministre israélien à mettre fin aux frappes sur Gaza et à revenir au cessez-le-feu, que le Hamas doit accepter. J’ai souligné que l’aide humanitaire doit reprendre immédiatement », a déclaré le chef de l’État sur X.

« Nous continuerons de travailler sur le plan arabe de reconstruction et à l’indispensable retour à un horizon politique fondé sur la solution des deux États, qui seule peut apporter la paix et la sécurité aux deux peuples », a-t-il ajouté soulignant que « tout déplacement forcé ou annexion irait contre cette perspective ».

Il a également rappelé que « la libération de tous les otages et la sécurité d’Israël sont une priorité pour la France ». 58 otages sont toujours retenus à Gaza, parmi lesquels 34 sont décédés, selon l’armée israélienne.

Macron appelle au « respect du cessez-le-feu » au Liban

Emmanuel Macron a aussi dit avoir appelé le Premier ministre israélien « au strict respect du cessez-le-feu pour lequel il s’était engagé au Liban ». « Cette exigence s’adresse à toutes les parties de manière à garantir toute sécurité aux populations civiles des deux côtés de la ligne bleue », a-t-il résumé. Israël cible au Liban le mouvement islamiste Hezbollah, allié du Hamas.

Le président français demande ainsi le renforcement du « mécanisme de surveillance » en travaillant conjointement avec Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun « en vue de restaurer pleinement la souveraineté du Liban ».

« Cela passe notamment par un retrait complet d’Israël du territoire libanais, et par l’appui à la restauration du monopole de l’État sur les armes », a avancé le chef de l’État.

Ce samedi, le chef du Hezbollah Naïm Qassem a demandé qu’il soit mis fin aux « agressions » d’Israël, au lendemain d’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de la trêve en novembre.

Emmanuel Macron a assuré que le Moyen-Orient avait « besoin de stabilité ». « Seule une paix juste et durable peut garantir l’avenir de tous », a-t-il conclu.

Une nouvelle proposition de trêve

Une trêve fragile, entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre, s’est effondrée le 18 mars lorsque Israël a repris ses bombardements aériens et son offensive terrestre à Gaza.

Le Hamas et Israël ont tous deux indiqué ce samedi 29 mars avoir reçu une nouvelle proposition de trêve de la part des médiateurs qataris et égyptiens, visant à rétablir le cessez-le-feu à Gaza. Un haut responsable du Hamas, Khalil al-Haya, a indiqué que le mouvement islamiste avait approuvé cette proposition tout en affirmant que « les armes de résistance » étaient « une ligne rouge ».

Le bureau du Premier ministre israélien a de son côté confirmé la réception de la proposition et a souligné qu’Israël avait soumis une contre-proposition en réponse, sans autre précision sur les détails de la médiation.

Alors qu’Israël poursuit ses bombardements meurtriers sur le territoire palestinien, Benjamin Netanyahu a appelé ce dimanche le Hamas à déposer les armes, assurant que ses dirigeants pourraient alors quitter Gaza.

« En ce qui concerne le Hamas à Gaza, la pression militaire fonctionne (…) Nous pouvons voir des brèches commencer à apparaître » dans le cadre des négociations, a dit le Premier israélien au début d’une réunion de son cabinet.

Des frappes aériennes sur Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, ont tué au moins 17 personnes ce dimanche, « pour la plupart des enfants et des femmes », selon l’hôpital Nasser.

Une des frappes a visé une maison et une tente abritant des personnes déplacées, faisant huit morts, dont cinq enfants, au premier jour de l’Aïd al-Fitr, la fête musulmane qui marque la fin du mois de jeûne de ramadan, selon Mahmoud Bassal, porte-parole du service de secours de Gaza.

La campagne militaire d’Israël contre le Hamas a tué au moins 50.277 personnes à Gaza, dont la majorité sont des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les données sont jugées fiables par l’ONU.

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Turquie : des centaines de milliers de manifestants se rassemblent à Istanbul pour défendre la démocratie et l’opposant Ekrem Imamoglu

Lors d’une manifestation en soutien au maire d’opposition d’Istanbul (Turquie), Ekrem Imamoglu, le 29 mars 2025. UMIT BEKTAS / REUTERS

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont participé à une manifestation massive de l’opposition sur la rive asiatique d’Istanbul (Turquie), samedi 29 mars, pour défendre la démocratie après l’arrestation du maire de la ville, Ekrem Imamoglu, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

Özgur Özel, chef du principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), organisateur de la manifestation, a affirmé que la foule comptait 2,2 millions de personnes, mais l’AFP n’a pas été en mesure de faire confirmer ces chiffres.

Parmi les manifestants – qui scandaient « Taksim est partout, la résistance est partout ! » – l’épouse, la mère et les deux fils de M. Imamoglu étaient présents. Ils faisaient référence à la place Taksim d’Istanbul, épicentre du vaste mouvement de contestation de Gezi en 2013. Dès le début de la matinée, des ferries affrétés sur le Bosphore par le parti avaient commencé à emmener les participants munis du drapeau turc et de portraits de Mustafa Kemal Atatürk, le père de la nation, jusqu’au lieu du rassemblement.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Özgür Özel, leader de la contestation en Turquie : « Si nous ne repoussons pas cette tentative de coup d’Etat, il en sera fini des urnes »

L’arrestation de M. Imamoglu, le 19 mars, a déclenché une vague de protestations inédite en plus d’une décennie à travers la Turquie, mobilisant des dizaines de milliers de manifestants chaque soir dans les rues, jusqu’à lundi. Depuis, le parti a cessé de convoquer la foule devant la municipalité. Mais, dans un entretien au Monde, M. Özel, devenu le porte-voix de l’opposition, a annoncé la tenue de rassemblements réguliers à venir, « tous les samedis dans une ville de Turquie » et les mercredis soir à Istanbul. « Nous pensons que les arrestations vont diminuer à partir de maintenant », a-t-il également assuré.

Rappelant que les rassemblements ont été interdits par les autorités dès l’arrestation du maire, le chef du parti kémaliste se dit prêt à « prendre le risque de passer huit, dix ans en prison s’il le faut. Parce que si nous ne repoussons pas cette tentative de coup d’Etat, il en sera fini des urnes ». Le CHP, première force d’opposition, s’apprêtait à investir M. Imamoglu comme son candidat pour la prochaine élection présidentielle prévue en 2028 quand il a été arrêté.

Des dizaines de journalistes arrêtés

Rien qu’à Istanbul, 511 étudiants ont été interpellés vendredi, dont 275 incarcérés, selon l’avocat Ferhat Güzel. « Mais ce nombre est probablement beaucoup plus élevé », a-t-il déclaré à l’AFP. Selon les dernières données officielles publiées jeudi, plus de 2 000 personnes ont été arrêtées, et 260 parmi elles ont été incarcérées.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Turquie, les médias progouvernementaux invisibilisent les manifestations

Vendredi soir, le journaliste suédois Joakim Medin, interpellé jeudi à sa descente d’avion, a été placé en détention dans une prison d’Istanbul, a annoncé le rédacteur en chef de son journal, Dagens UTC. Andreas Gustavsson a déclaré à l’AFP ne pas avoir « été informé des accusations qui le visent ». Selon les médias turcs, le reporter est accusé d’avoir « insulté le président » turc, Recep Tayyip Erdogan, et d’être « membre d’une organisation terroriste armée ». « Je sais que ces accusations sont fausses, 100 % fausses », a insisté M. Gustavsson sur X.

Avant M. Medin, un reporter de la BBC, Mark Lowen, avait été expulsé « pour trouble à l’ordre public ». Au moins douze journalistes turcs ont été arrêtés dans la semaine. La plupart ont été libérés, mais restent accusés d’avoir participé à des manifestations interdites qu’ils couvraient pour leur média, dont un photographe de l’AFP, Yasin Akgül, qui a dit craindre « une volonté d’empêcher les journalistes de faire leur travail ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Turquie : à l’origine des manifestations, une jeunesse étudiante qui « n’a plus rien à perdre »

Un meeting à la valeur de test pour l’opposition turque

Vendredi, l’avocat du maire d’Istanbul, Mehmet Pehlivan, a aussi été « arrêté pour des motifs inventés de toutes pièces », selon M. Imamoglu, puis remis en liberté dans la soirée.

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En ce début du long week-end de l’Aïd-el-Fitr, qui sera célébré dimanche pour marquer la fin du ramadan, le meeting du CHP aura valeur de test pour l’opposition alors que de nombreux Stambouliotes auront quitté la ville pour se rendre dans leur famille. D’autant que M. Erdogan a annoncé cette semaine l’octroi de neuf jours de congé aux fonctionnaires.

Lors d’une manifestation en soutien au maire d’opposition d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, le 29 mars 2025. FRANCISCO SECO / AP

Selon le CHP, quinze millions de personnes, bien au-delà du parti, ont participé à la primaire symbolique maintenue le jour même pour le soutenir. « La candidature d’Ekrem Imamoglu, c’est le début d’un voyage qui garantira la justice et la souveraineté de la nation », a lancé M. Özel sur X pour motiver les troupes.

Le Monde avec AFP

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Procès de Gérard Depardieu: l’interview de l’avocat, Jérémie Assous, en intégralité


Procès de Gérard Depardieu: l’interview de l’avocat, Jérémie Assous, en intégralité{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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Pénurie d’œufs : la France touchée, après les Etats-Unis

A Porto Alegre, au Brésil, le 11 mars 2025. DIEGO VARA / REUTERS

La chasse aux œufs est ouverte. Une activité prenante qui ne se pratique pas qu’à Pâques. En tout cas en 2025. Lancée en début d’année aux Etats-Unis, elle ne cesse de se propager. Et la France n’est pas épargnée. Depuis quelques semaines, dans les supermarchés, le rayon des œufs est bien déplumé. Comme un remake d’un film tourné il y a cinq ans, lorsque les Français, bousculés par la crise liée au Covid-19 et les confinements, étaient pris de frénésie, dévalisaient les supermarchés et causaient ruptures et pénuries.

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« La tension s’est accentuée lorsque les images des rayons vides aux Etats-Unis et des prix records ont été reprises en France », constate Loïc Coulombel, vice-président du Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO), qui ajoute : « Cela crée une réaction de panique et au lieu d’acheter une boîte, le client en achète deux. » Or, ces achats compulsifs interviennent sur un marché déjà tendu.

Avec l’inflation, les Français ont tendance à privilégier l’œuf de poule à celui de saumon, voire d’esturgeon. La protéine bon marché fait un carton. Et les poules pondeuses peinent à suivre la cadence, même si leur horloge biologique déréglée les fait pondre toute l’année. « Les ventes en grande distribution, qui avaient progressé de 4 % en 2024, ont encore augmenté de 4,6 % en janvier et février. Alors que la production a été stable en 2024, à près de 15 milliards d’œufs », précise Alice Richard, directrice du CNPO. La ponte reste en retrait de 4 % par rapport à 2021, soit avant la grave crise sanitaire de grippe aviaire qui avait clairsemé les poulaillers. Le pays à l’emblème du coq n’est donc plus tout à fait autosuffisant en œufs.

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« Il existe des méthodes pour y parvenir »: Trump dit « ne pas blaguer » sur la possibilité de briguer un troisième mandat

Interrogé par NBC dimanche 30 mars, Donald Trump n’a pas exclu la possibilité de briguer un troisième mandat de président des États-Unis, ce qui est interdit par la Constitution américaine en vertu du 22e amendement.

Donald Trump a assuré dans une interview rendue publique dimanche 30 mars qu’il ne « blague pas » quand il répète qu’il envisage de briguer un troisième mandat présidentiel aux États-Unis, ce qui est interdit par la Constitution américaine.

« Beaucoup de gens veulent que je le fasse. Mais je leur dis en gros que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir, vous savez, nous en sommes encore au tout début de notre mandat », a déclaré Trump lors d’un appel téléphonique à NBC, précisant se « concentrer sur le présent » et qu’il était « bien trop tôt pour y penser ».

« Je ne blague pas », a assuré le président américain, relancé sur la question. « Nul ne pourra être élu à la présidence plus de deux fois », dit pourtant le 22e amendement de la Constitution des États-Unis.

« Il y a des méthodes pour faire ça », a-t-il poursuivi, interrogé sur ses plans pour prolonger son bail actuel à la Maison Blanche. « C’en est une mais il y en a d’autres aussi », a ensuite répondu Donald Trump lorsqu’a été évoquée la possibilité de voir son vice-président JD Vance se présenter avant de lui transmettre son poste une fois élu.

Modifier la Constitution s’annonce complexe

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump, qui vient d’entamer son second mandat après avoir déjà été président entre 2017 et 2021, fait ce genre de commentaires. En janvier dernier, il avait dit qu’il ne « savait pas » s’il lui était interdit de se présenter à nouveau à la présidentielle.

Selon le New York Times, il avait déjà dit à des élus républicains: « J’imagine que je ne me présenterai pas à nouveau à moins que vous ne disiez: ‘Il est si bon que nous devons trouver un moyen' ».

Le milliardaire de 78 ans avait aussi eu des propos très remarqués lors d’un rassemblement de chrétiens conservateurs, auxquels il avait dit qu’ils n’auraient « plus besoin de voter » s’il gagnait l’élection. Pour autant, Donald Trump a aussi laissé entendre que la campagne qui l’a reconduit à la Maison Blanche serait la dernière.

Modifier la Constitution pour abolir la limite à deux mandats, consécutifs ou non, nécessiterait soit un vote des deux tiers du Congrès (dans chacune des chambres), soit l’accord des deux tiers des États du pays pour convoquer une convention constitutionnelle afin de proposer des changements.

Dans les deux cas, la ratification serait alors requise par les trois quarts des États. Autrement dit, cela semble assez difficile à atteindre.

Le seul président américain à avoir brigué plus de deux mandats est Franklin Delano Roosevelt, élu à quatre reprises et mort en 1945 après 12 ans d’exercice. La Constitution avait ensuite été modifiée pour fixer la limite actuelle.

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L’union de la gauche, sans Jean-Luc Mélenchon et LFI, reprend du service

Lors d’un meeting de campagne électorale pour les législatives, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 17 juin 2024. LUDOVIC MARIN / AFP

Au menu, programme commun et primaire. Autour de la table, des figures du Nouveau Front populaire, fervents partisans du rassemblement de la gauche pour l’élection présidentielle de 2027. Il y a là la cheffe de file des Ecologistes, Marine Tondelier, la présidente du groupe écolo à l’Assemblée nationale, Cyrielle Châtelain, et le maire de Grenoble, Eric Piolle. Sont aussi présents les socialistes Johanna Rolland, maire de Nantes, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), et Boris Vallaud, député des Landes ; et les anciens « insoumis » Clémentine Autain et Alexis Corbière. Selon les informations du Monde, les agapes secrètes de l’union de la gauche ont repris du service depuis l’automne 2024. Organisées par le mécène de gauche Olivier Legrain, ces rencontres avaient pris fin après leurs révélations dans L’Express, le 28 mai 2024, et avant les élections européennes de juin 2024.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le camp d’Olivier Faure en proie au doute trois mois avant le congrès du PS

« Le raidissement de La France insoumise nous a incités à accélérer. L’urgence, c’est de créer un espace politique », confirme l’un des participants. Dîners, déjeuner ou simples cafés, ces « réunions de travail », organisées à bonne distance de l’Assemblée nationale, doivent aboutir à la désignation d’un « programme partagé », dans un « cadre commun » inspiré de ce qu’aurait dû être le Nouveau Front populaire : un rassemblement des forces politiques, syndicales et associatives de gauche, et l’émergence d’un candidat commun pour la prochaine élection présidentielle de 2027.

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« Les pires conditions »: un zoo marin américain visé par une enquête après la mort de quatre dauphins en six mois

Le Gulf World Marine Park situé à Panama City en Floride est accusé de maltraitance animale. Après la dénonciation des conditions de captivité des animaux aquatiques par des activistes, le procureur général de Floride a ouvert une enquête.

Un zoo marin dans le viseur des autorités en Floride, aux États-Unis. Une enquête a été ouverte ce mardi 25 mars par le procureur général de Floride, James Uthmeier, contre le zoo marin Gulf World Marine Park à Panama City après la mort de quatre dauphins ces six derniers mois. Une perquisition y a été menée ce jeudi 27 mars.

« Aujourd’hui, sur mes instructions, le FDLE (le département de l’application de la loi de Floride, NDLR) et le FWC (la commission de conservation de la faune et de la flore de Floride, NDLR) ont exécuté un mandat de perquisition au Gulf World Marine Park à Panama City Beach », a écrit sur X le procureur général James Uthmeier.

« Bien que cette enquête n’en soit qu’à ses débuts, nous ne tolérerons aucun abus envers les animaux en Floride », a-t-il ajouté.

Mort prématurée de dauphins

Le Gulf World Marine Park, possédé par la société Dolphin Discovery basée au Mexique, est accusé par des activistes de maltraitance animale, précise The Guardian. Ils dénoncent les conditions de captivité des animaux aquatiques.

Trois grands dauphins sont morts en octobre. Gus, 14 ans, a été euthanasié pour une maladie potentiellement mortelle non précisée; Turk, 15 ans, souffrait d’une maladie pulmonaire bactérienne; et Nate, 20 ans, est décédé d’une infection systémique, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, citée par le média britannique. A noter que l’espérance de vie moyenne de ces mammifères est de 40 ans.

Le quatrième dauphin, Jett, 14 ans, est mort au début du mois de mars après, selon des témoins, s’être cogné la tête dans le petit bassin d’une piscine alors qu’il exécutait des figures lors d’un spectacle.

L’organisation à but non-lucratif canadienne UrgentSeas a assuré sur X, vidéo à l’appui, que « l’état du parc continuait de se détériorer malgré les multiples visites des organismes de surveillance ».

« Nous avons documenté et publié des vidéos des conditions de vie précaires de Gulf World et nous continuerons jusqu’à ce que ces animaux soient secourus d’urgence », a déclaré le directeur d’UrgentSeas, Phil Demers, à la BBC.

« Les conditions à Gulf World sont parmi les pires que nous ayons jamais observées », a-t-il abondé auprès du Guardian.

Bassins en mauvais état, manque d’entretien….

Un rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA) faisait état en janvier de bassins d’otaries rouillés et en mauvais état, de peinture écaillée dans l’eau, d’un bassin de dauphins au béton fissuré ou encore d’aucune ombre pour les dauphins.

L’USDA a également constaté le départ de six agents d’entretien et de sept soignants animaliers au cours des trois derniers mois. « Il est évident que l’établissement ne dispose pas de suffisamment d’employés pour maintenir le niveau d’élevage prescrit », est-il souligné.

« Il y a eu un manque d’entretien, que ce soit au niveau des pompes ou des réservoirs eux-mêmes. Des mesures sont prises pour déterminer l’ampleur du problème », a de son côté réagi le sénateur de Floride Jay Trumbull auprès de la chaîne locale WJHG-TV.

« Gulf World fait depuis longtemps partie intégrante de notre communauté et il est essentiel qu’il respecte les normes les plus élevées en matière de soins, de sécurité et de responsabilité », a-t-il assuré sur X remerciant le procureur général pour sa « réactivité ».

Contacté par The Guardian ou la chaîne locale WJHG-TV, le zoo marin n’a pas réagi.

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François Bayrou, un premier ministre à l’arrêt

Cent jours après avoir arraché sa nomination à Matignon, François Bayrou connaît un inquiétant trou d’air. Sa cote de popularité dévisse et la faible consistance de l’agenda parlementaire contraste avec les défis auxquels est confronté le pays.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Emmanuel Macron reprend la main face à François Bayrou, mais leurs destins restent liés

Le 5 mars, lors d’une allocution solennelle à la télévision, Emmanuel Macron avait alerté à propos de la dangerosité de la situation internationale, actant l’entrée dans « une nouvelle ère » où la prospérité et la sécurité ne seraient plus aussi facilement assurées. Stupéfaits par le comportement de Donald Trump, les Français ont compris que les Etats-Unis n’étaient plus un allié fiable. Ils perçoivent la réalité de la menace russe. Ils ont désormais conscience que le poids de la dette est un problème. La responsabilité des politiques est de leur proposer des solutions.

Or rien de substantiel n’apparaît au moment où d’autres pays bougent à grande vitesse. Le contraste est particulièrement saisissant avec l’Allemagne qui, en quelques semaines, s’est mise en situation de pouvoir massivement réinvestir dans sa défense et ses infrastructures.

Perte d’autorité

Le premier ministre porte en partie la responsabilité de la dévitalisation à laquelle il est confronté. Sa défense maladroite à propos des violences commises au collège-lycée de Bétharram, près de sa ville de Pau, lui a valu de perdre en considération. Son choix de consacrer l’essentiel de son temps à faire de la pédagogie en misant sur son statut d’élu local pour tenter de réduire la coupure entre Paris et la province a fini par passer pour de la procrastination. A trop favoriser la libre expression de ses ministres pour corriger le caporalisme des précédents gouvernements, il s’est aussi exposé à la cacophonie gouvernementale et à la perte d’autorité.

Le premier ministre, François Bayrou, lors d’une visite à l’école élémentaire Claude-Monet, à Rueil-Malmaison, le 28 mars 2025. THOMAS SAMSON/AFP

Mais la situation du premier ministre ne peut être dissociée de celle des autres forces politiques. Le pays est toujours sans majorité, et la saison des congrès politiques complique singulièrement la donne : à droite, le duel entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau pour la présidence des Républicains se paie d’une surenchère sur l’immigration et la sécurité, qui déstabilise l’équipe gouvernementale. A gauche, la bataille interne au Parti socialiste avec la préparation du congrès du PS attise la tension entre partisans de la censure et ceux qui veulent l’éviter. Enjamber la période peut apparaître comme une habileté, à condition de reprendre vite la main.

François Bayrou met désormais en avant deux chantiers : l’accès aux soins et la revalorisation du métier d’enseignant, qui méritent d’être sérieusement traités. Mais il persiste aussi à vouloir relancer l’inflammable débat autour de l’identité nationale, alors que ce thème a toujours servi de carburant au Rassemblement national. C’est d’autant plus inapproprié que l’urgence n’est pas là. Face à la réalité des menaces extérieures, les Français ont besoin de savoir dans quel cadre budgétaire et selon quel compromis social le pays parvient à se repositionner pour défendre sa souveraineté.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Education : en déplaçant les concours à bac + 3, François Bayrou et Elisabeth Borne relancent la réforme de la formation

En juin, le financement des retraites devrait être de nouveau débattu au Parlement à l’issue du « conclave » qui continue de réunir certains partenaires sociaux. Puis viendra la préparation des lois de finances pour 2026, avec, à chaque fois, un risque élevé de censure. Pour que ces rendez-vous n’engendrent pas de nouvelles crises et de nouveaux retards, il faudra que François Bayrou ait clarifié sa vision pour la France et fourni une feuille de route convaincante.

Le Monde

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La fausse avocate suspectée de vols en pleine audience mise en examen

Une fausse avocate interpellée jeudi 27 mars en plein procès de Nicolas Sarkozy a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire après sa présentation devant un juge d’instruction samedi.

Une fausse avocate, suspectée d’avoir volé de vrais avocats, a été mise en examen des chefs de « port de costume réglementé par l’autorité publique afin de préparer ou faciliter la commission d’un crime ou d’un délit, vol, tentative de vol et exercice illégal de la profession d’avocat », a appris BFMTV.com de source judiciaire.

Elle avait été interpellée jeudi en plein procès des financements libyens où était jugé l’ancien président Nicolas Sarkozy.

« À l’issue de sa garde à vue, l’intéressée a été présentée hier à un juge d’instruction et mise en examen, précise cette même source. Elle a été placée sous contrôle judiciaire conformément aux réquisitions du parquet ».

Plusieurs cas de vols

Me Marine Schwalbert, avocate au barreau de Paris, avait repéré celle qui se faisait passer pour une avocate, robe noire sur les épaules, quelques minutes avant son arrestation. « Ça a commencé vers le mois de février. On a commencé à avoir des alertes sur les groupes de discussion », expliquait-t-elle vendredi à BFMTV.com.

Une consœur aurait notamment été victime d’un vol de 500 euros selon l’avocate.

Un avocat parisien a lui déposé une plainte contre la suspecte pour des faits qui remontent au 27 février dernier. En rentrant chez lui après une audience dans le cadre du dossier Amra, il a découvert qu’il lui manquait une centaine d’euros d’argent liquide, alors qu’il avait laissé son sac sans surveillance.

Charlotte Lesage avec Gabriel Joly

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Les Américains estiment que Trump se concentre trop sur les droits de douane et pas assez sur le pouvoir d’achat

La cote de popularité du président américain est à l’équilibre, avec 50% d’opinions favorables, selon un sondage de CBS. Les Américains estiment que le dirigeant ne fait pas assez pour leur pouvoir d’achat mais sont globalement d’accord avec sa politique migratoire.

Les Américains sont globalement sceptiques quant à la capacité des politiques de Donald Trump à améliorer leur situation financière, révèle un sondage de CBS publié ce dimanche 30 mars.

Selon 55% des sondés, son administration se concentre trop sur la question des droits de douane et, au contraire, pas suffisamment sur la question du pouvoir d’achat. Cette dernière affirmation est même partagée par près de deux tiers du panel (64%).

Le programme de campagne pour un second mandat de l’actuel président faisait justement la part belle au volet économique, avec la promesse d’améliorer la situation financière des habitants du pays.

Les droits de douaniers posent question aux États-Unis

En l’état, l’étude de CBS révèle que seulement 23% des Américains estiment que les mesures prises par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche ont favorisé leur portefeuille. Dans le même temps, 42% estiment qu’elles ont carrément aggravé leurs finances.

La même tendance s’observe chez les sympathisants républicains. Alors que les trois quarts jugeaient que sa politique allait changer positivement leur capacité financière, moins de la moitié d’entre eux affirment que c’est le cas jusqu’à présent, rapporte le média américain.

Cette méfiance vient notamment de l’importance prise par la question des droits de douane à l’agenda international du président américain. Si le gouvernement assure que les nouveaux « tarifs » auront des avantages à long terme, les personnes interrogées pensent majoritairement le contraire (72% craignent une augmentation à court terme et 47% à long terme).

Les droits de douane sur les voitures importées, en particulier, ne sont pas populaires, souligne CBS.

Ceci étant, 38% des répondants tiennent Joe Biden comme principal responsable de la situation économique des États-Unis, notamment de l’inflation. C’est légèrement plus que Donald Trump (34%) tandis que 19% considèrent qu’ils sont autant responsables l’un que l’autre.

50% d’opinions favorables malgré le Groenland et l’affaire Signal

Mais le bilan des premiers mois du chef de l’État américain est largement équilibré par la question migratoire. Comme à son arrivée, son programme d’expulsion conserve un bon soutien (58% d’opinions favorables).

Si bien que le taux d’approbation global de Donald Trump (50%) n’a baissé que d’un point par rapport au mois dernier, selon CBS, et est inférieur seulement de quelques points à celui du début de son mandat. Cela reste plus qu’à n’importe quel moment de son premier passage au Bureau ovale.

En revanche, deux tiers des Américains n’approuveraient pas que l’administration Trump mène les États-Unis à prendre le contrôle du Groenland.

Enfin, concernant ce que la presse américaine décrit comme un « signal gate », la plupart des Américains, y compris chez les électeurs républicains, estiment que l’affaire est grave (75% au total). Le rédacteur en chef du magazine The Atlantic a récemment été inclus par erreur dans un groupe de discussion ultra-confidentiel de hauts responsables américains, consacré à des frappes contre les Houthis au Yémen.

La majorité des sondés estiment qu’il n’était pas approprié d’utiliser l’application pour discuter de projets militaires (76%).

Mais cela n’affecte pas négativement la popularité de Donald Trump auprès de sa base: une écrasante majorité des républicains qui qualifient les événements de très ou assez graves l’approuvent néanmoins.

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