Cette proposition de loi visant à lutter contre le narcotrafic vise notamment à créer un parquet national anticriminalité organisée. Les députés ont achevé l’examen du texte ce jeudi, avant un vote prévu mardi prochain.
Le vote solennel, initialement prévu le 25 mars, aura finalement lieu mardi 1er avril. Si la coalition gouvernementale et le RN voteront pour le texte, permettant son adoption, La France insoumise a d’ores et déjà annoncé qu’elle voterait contre, et saisirait le Conseil constitutionnel.
Le PS pourrait voter pour, un de ses représentants, Roger Vicot, étant co-rapporteur du texte, qui avait été cosigné au Sénat par le socialiste Jérôme Durain. Le PCF et les écologistes n’ont pas encore tranché sur leur position.
Après le vote mardi, le gouvernement devrait rapidement convoquer une commission mixte paritaire, destinée à accorder les points de vue des sénateurs et des députés, avant une adoption définitive du texte prévu le 28 avril au Sénat et le 29 à l’Assemblée.
Création d’un parquet national anticriminalité
Lors des débats jeudi soir, le député LFI Ugo Bernalicis s’est de nouveau interrogé sur la question des « moyens » octroyés à la lutte contre le narcotrafic, avec selon lui 5.000 équivalents temps plein en moins sur les missions de police judiciaire entre 2024 et 2025 dans les documents budgétaires. Son collègue Antoine Léaument a lui jugé que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, s’était illustré dans les débats « par son absence », alors qu’il est en campagne pour la présidence de LR.
Au coeur du texte, une mesure relativement consensuelle, prévoyant la création d’un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), saisi des crimes les plus graves et complexes, sur le modèle des parquets financier (PNF) et antiterroriste (Pnat). Il devrait entrer en vigueur en juillet 2026.
Autre mesure qui a rassemblé largement, l’adoption d’un régime plus attractif du régime des « repentis », pour inciter les personnes impliquées dans les réseaux à collaborer avec la justice.
Le texte prévoit également des mesures de lutte contre le blanchiment, notamment pour permettre la fermeture administrative, par les préfets ou les maires, de commerces soupçonnés d’agir comme des « blanchisseuses ».
Pour lutter contre les troubles liés au trafic, les préfets pourront prononcer des « interdictions de paraître » sur les points de deal à destination des trafiquants et de leurs « petites mains ». Ces deux dernières mesures, qui vont bien au-delà de la lutte contre le « haut du spectre » du narcotrafic, ont été combattues avec force par la gauche, en vain.
Activation à distance d’objets connectés
Egalement très débattues, avant d’être approuvées: la création du « dossier coffre » ou « procès verbal distinct », permettant de ne pas divulguer aux trafiquants et à leurs avocats certaines informations concernant la mise en oeuvre des « techniques spéciales d’enquête », et la création d’un nouveau régime carcéral d’isolement pour les gros trafiquants.
Mais aussi l’utilisation à titre expérimentale de la surveillance algorithmique pour détecter des menaces liées à la criminalité organisée, ou encore la possibilité d’activer à distance des objets connectés.
Les députés ont revanche refusé à une large majorité de rétablir une mesure défendue par Bruno Retailleau, et qui avait été supprimée en commission, visant à obliger les services de messagerie chiffrée (Signal, WhatsApp…) à communiquer les correspondances des trafiquants aux services de renseignement.
Israël reconnaît avoir tiré sur des ambulances à Rafah
Les faits se sont produits dimanche dans le quartier de Tal Al-Sultan, dans l’ouest de Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, à la frontière avec l’Egypte.
« Quelques minutes » après que des soldats israéliens eurent « éliminé plusieurs terroristes du Hamas » en ouvrant le feu sur leurs véhicules, « d’autres véhicules ont fait mouvement de façon suspecte en direction des soldats », a écrit, tôt samedi, l’armée israélienne dans un communiqué. « Les soldats ont riposté en ouvrant le feu sur les véhicules suspects, éliminant plusieurs terroristes du Hamas et du Jihad islamique », ajoute le communiqué sans faire mention de tirs de ces véhicules en direction des militaires.
Une « enquête préliminaire [a] établi que certains des véhicules suspects (…) étaient des ambulances et des camions de pompiers », ajoute l’armée, sans plus de détails, dénonçant « l’utilisation répétée (…) par les organisations terroristes de la bande de Gaza (…) d’ambulances à des fins terroristes ».
Ces tirs pourraient avoir coûté la vie à un secouriste tandis que quatorze autres sont portés disparus. Lundi matin, la défense civile de Gaza avait annoncé être sans nouvelles d’une équipe de six secouristes de Tal Al-Sultan envoyés en urgence la veille pour répondre à des signalements de morts et de blessés à la suite de l’avance des troupes israéliennes. Vendredi, elle a dit avoir retrouvé le corps du chef de l’équipe et les véhicules des sauveteurs (une ambulance et un véhicule de lutte contre les incendies) ainsi que ceux d’une équipe du Croissant-Rouge « réduits à un tas de ferraille ». Le croissant-Rouge a, lui, dit être toujours sans nouvelles d’une équipe de neuf secouristes depuis dimanche.
« Les forces d’occupation ont commis un massacre brutal et délibéré contre des équipes de la défense civile et du croissant-Rouge dans la ville de Rafah », a déclaré Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas dans un communiqué dénonçant « un crime de guerre ».
Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, va être nommé directeur général adjoint de la Société générale. Il sera notamment président de la banque d’investissement de la Société Générale.
Le bras droit historique d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée depuis huit ans, est nommé directeur général adjoint de la Société Générale, a annoncé la banque française. Il sera notamment président de la banque d’investissement de la Société Générale. À ce titre, il « coordonnera (…) les activités de fusions et acquisitions » et « de marché des capitaux actions », selon le communiqué du groupe bancaire.
Alexis Kohler rejoindra le groupe bancaire « en juin » et sera membre de son comité exécutif. Il aura également pour fonction d’assister le directeur général de Société Générale, Slawomir Krupa, « dans la mise en œuvre des programmes de transformation de l’entreprise », engagée dans un vaste chantier de restructurations et d’économies.Il supervisera aussi le secrétariat général, la direction des ressources humaines et la direction de la communication du groupe.
Le futur ex-secrétaire général de l’Élysée « apportera au groupe son talent, sa grande expérience et son engagement exceptionnel », a commenté Slawomir Krupa, cité dans le communiqué.
Profils complémentaires
Les deux hommes présentent des profils complémentaires. Énarque et ancien du Trésor, Alexis Kohler était déjà aux côtés d’Emmanuel Macron à Bercy. Par ailleurs, il connaît parfaitement les autorités de contrôle: BCE, Banque de France, AMF… C’est lui qui, sous François Hollande, avait rédigé la loi bancaire de 2013.
Au contraire, Slawomir Krupa a réalisé une grande partie de sa carrière aux États-Unis, n’a pas fait l’ENA et n’a jamais mis un pied dans un cabinet ministériel. Selon un responsable bancaire auprès de BFM Business, les régulateurs voient d’un bon œil l’arrivée de l’un des leurs au sein de la banque.
Dès le petit matin, une file se forme devant l’ambassade du Venezuela au Mexique, dans le quartier chic de Polanco, dans l’ouest de Mexico. Ceux qui la composent ont quitté leur pays depuis parfois plus d’une décennie et veulent désormais y retourner. Beaucoup poursuivaientle « rêve américain »,comme ils le définissent,jusqu’au retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier, et jusqu’à la fermeture de la frontière.
« Nous sommes épuisés de cette vie, nous voulons revoir nos familles, raconte Honorio Gutierrez, 29 ans, un enfant de deux ans dans les bras. Nous sommes restés huit ans en Colombie, puis nous avons pris la route jusqu’au Mexique, beaucoup à pied, un peu en bus. » La famille avait bien obtenu un rendez-vous fin janvier pour demander l’asile aux Etats-Unis, sur la défunte application CBP Onede la police aux frontières américaine (US Customs and Border Protection), annulée par décret le 20 janvier. « Nous avons perdu les billets d’avion pour Ciudad Juarez et nous sommes restés à Mexico »,ajoute son épouse de 26 ans.
Ni argent ni papiers d’identité
Ils savent pourtant qu’ils ont aujourd’hui de la chance : l’ambassade vénézuélienne a mis l’enfant et sa mère dans un prochain « vol humanitaire » qui rapatrie gratuitement et sans passeport ces migrants qui n’ont plus ni argent ni papiers d’identité – perdus en chemin ou qu’ils n’ont jamais possédés. Mais seuls deux avions ont décollé de Mexico vers Caracas depuis le 20 janvier, rapatriant au total 553 personnes. Le Venezuela ne livre aucun chiffre sur le nombre de demandes de rapatriement mais, devant son ambassade au Mexique, la file d’attente s’allonge tous les jours.
Pensez à décaler vos horloges et vos réveils. La France va passer à l’heure d’été dans la nuit du 29 au 30 mars : à 2 heures du matin, il sera 3 heures. Un changement d’heure controversé dont la suppression, souhaitée par la Commission européenne, ne semble aujourd’hui plus d’actualité.
Cette mesure, instaurée pour la première fois en 1916 avant d’être abandonnée en 1944, a été réintroduite par un décret en septembre 1975. Il se voulait provisoire et avait pour but de limiter la consommation d’énergie en plein choc pétrolier. Avec la multiplication des appels à la sobriété énergétique, le changement d’heure pourrait apparaître salutaire. Mais l’est-il vraiment ?
1. Un système non universel et peu compréhensible
Au niveau européen, le régime du changement d’heure a été progressivement généralisé dans les années 1980 avant d’être harmonisé en 2002. La Commission européenne avait proposé en 2018 de le supprimer dès l’année suivante. Mais, en mars 2019, le Parlement européen a voté un report à 2021 et devait s’accorder avec le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement sur les modalités de cette réforme. Depuis, entre le Brexit et la pandémie de Covid-19, la question est restée en suspens. L’une des difficultés est d’inciter les pays à harmoniser leur heure légale (été ou hiver) afin d’éviter d’aboutir à un patchwork de fuseaux horaires.
En France, une consultation en ligne organisée début 2019 par l’Assemblée nationale avait reçu plus de deux millions de réponses, massivement (83,74 %) en faveur de la fin du changement d’heure. Plus de 60 % des participants assuraient avoir eu « une expérience négative ou très négative » du changement.
Particularité de l’actuel système : il ne concerne pas les territoires d’outre-mer, qui ne changent jamais d’heure (à l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui se cale sur le Canada). En effet, la plupart d’entre eux se trouvent sous des latitudes où les écarts d’ensoleillement sont faibles au long de l’année, contrairement à l’Europe.
A l’échelle mondiale, plusieurs pays, comme le Mexique sur la majorité de son territoire en 2023, l’Argentine, la Tunisie, l’Egypte, la Turquie, la Russie et l’Arménie, ont décidé d’abandonner les changements d’heure saisonniers.
L’argument principal en faveur du changement d’heure était jusqu’ici l’économie d’énergie qu’il permettrait de réaliser en profitant des périodes de jour plus longues l’été et en se rapprochant du rythme du soleil l’hiver. Mais plusieurs études sur le sujet montrent des économies en énergie et CO2 « modestes », selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
une consommation d’électricité plus importante le matin, avec notamment un pic à 6 heures (équivalent à 5 heures en heure d’hiver) ;
une consommation beaucoup moins importante le soir, notamment entre 20 heures et 21 heures (équivalent à la période entre 19 heures et 20 heures en hiver).
ADEME
Autrement dit, les foyers paient, en moyenne, un peu plus en électricité le matin, mais économisent finalement le soir. Pour avoir un ordre d’idées, une heure d’éclairage en moins permet d’économiser environ 10 centimes.
Le Monde
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En 2009 (année prise en compte par l’étude), la demande moyenne en électricité à 19 heures a ainsi été diminuée de 3,5 gigawatts (GW). Au total, l’économie d’énergie cette année-là a été chiffrée à 440 gigawattheures (GWh), principalement sur l’éclairage public (EP, en rose dans le graphique ci-dessus). Soit l’équivalent d’un an d’éclairage pour une ville de 800 000 habitants, comme Marseille.
Mais, depuis, cet effet a eu tendance à s’amoindrir du fait de la performance accrue des systèmes d’éclairage (ampoules basse consommation et LED). En 2018, cette baisse n’était plus que de 351 gigawattheures. A l’horizon 2030, les économies d’énergie en matière d’éclairage sont estimées à 258 gigawattheures par l’Ademe.
Sachant que la majorité de la consommation d’énergie des ménages provient du chauffage et non de l’éclairage, les preuves d’économies d’énergie restent donc encore à démontrer. Une étude britannique affirme même que supprimer le changement d’heure en octobre permettrait d’économiser 400 livres sterling (460 euros) par foyer et par an, car il ferait jour plus longtemps le soir, ce qui réduirait la demande aux heures de pointe.
3. Résultats contradictoires sur les accidents de la route
L’Association citoyenne pour une heure équitable et durable (Ached) milite contre le changement d’heure en évoquant, parmi d’autres raisons, « des augmentations des accidents de la circulation ». Elle fonde son argumentaire sur des chiffres datant de… 1976, après le rétablissement de l’heure d’été, et conclut qu’il y eut cette année-là 661 morts supplémentaires sur les routes, entre avril et octobre, qu’en 1975.
Dans un rapport publié en septembre 2014, la Commission européenne, qui a passé en revue plusieurs études sur le sujet, relève des « résultats souvent contradictoires », certains rapports « suggérant que le changement améliore la sécurité routière », grâce à une meilleure visibilité à certaines périodes de l’année et de la journée (comme l’explique une étude écossaise en 2010), d’autres « démontrant une augmentation potentielle des accidents de la route à cause des troubles du sommeil ».
En 2023, la Sécurité routière a cependant décidé de rappeler l’importance de se rendre visible sur la voie publique, avec « des dispositifs rétroréfléchissants (gilet, brassard, gants, bandes sur le sac à dos, le cartable, etc.) » juste avant le changement d’heure. Le nombre d’accidents impliquant un piéton augmente en effet de manière récurrente de 42 % en novembre, par rapport au mois d’octobre, selon les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière recueillies entre 2015 et 2019.
En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment lors du passage à l’heure d’été.
Une étude de septembre 2015, conduite par la Commission européenne, écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ».
Mais tout comme la dépression hivernale ne peut s’expliquer par un lien de causalité (plutôt ténu d’un point de vue scientifique) entre manque de lumière et baisse de moral, les perturbations induites par le changement d’heure ne s’expliquent à l’heure actuelle que par des hypothèses. La Commission conclut toutefois que « les éléments de preuve concernant les effets globaux sur la santé (c’est-à-dire la mise en balance des effets négatifs et positifs présumés) ne sont pas concluants ».
En 1997, un rapport du Sénat assurait que le monde médical restait « très partagé sur l’existence de troubles imputables à l’heure d’été ». Vrai ou fantasmé, le risque médical a en tout cas été intégré par les potentiels malades : « 19 % des médecins [faisaient] état d’une augmentation de la consommation de médicaments et singulièrement de tranquillisants au moment du changement d’heure ». Une étude américaine sur le « jetlag social » du changement d’heure, publiée en 2019, a observé des populations de part et d’autre d’une « frontière » de fuseau horaire : elle a conclu qu’une heure de soleil en plus le soir faisait perdre jusqu’à 19 minutes de sommeil.
Elle a atteint son maximum à 11 h 47 (heure de Paris) au-dessus du Canada et du Groenland. C’est là que l’éclipse a été la plus spectaculaire, couvrant 90 % de la surface apparente du Soleil. En France métropolitaine, de 10 à 30 % de la surface de l’astre ont été occultés, selon les régions, pendant environ deux heures. A l’œil nu, aucune différence n’était perceptible. Les plus chanceux, qui ont pu profiter du spectacle lorsque le ciel était dégagé, ont dû se munir d’équipements adaptés pour protéger ses yeux.
Pour observer de nouveau une éclipse solaire en France, il faudra attendre le 12 août 2026. Celle-ci ne sera pas totale, mais l’obscuration sera très importante dans le sud-ouest du pays, atteignant jusqu’à 99,5 % à Biarritz.
Une éclipse totale – qui plonge brièvement une partie de la planète dans l’obscurité, quand le diamètre de la Lune correspond exactement à celui du Soleil –, vue de la Terre, est un phénomène plus rare. La dernière observable en France remonte à août 1999, et la prochaine est attendue le 3 septembre 2081, selon l’observatoire de Paris.
L’éclipse solaire à Halifax (Canada), le 29 mars 2025. DARREN CALABRESE / AP Des personnes viennent observer l’éclipse solaire dans le parc provincial Herring Cove, à Halifax (Canada), le 20 mars 2025. DARREN CALABRESE/AP Une femme observe l’éclipse en utilisant un dispositif spécial (sténopé) afin de se protéger les yeux, à Burgos (Espagne), le 29 mars 2025. La lumière intense du Soleil peut en effet provoquer des brûlures oculaires et entraîner des lésions irrémédiables. CESAR MANSO / AFP Des habitants d’Utrecht (Pays-Bas) observent l’éclipse à l’observatoire de Sonnenborgh, le 29 mars 2025. SEM VAN DER WAL/AFP Des personnes observent l’éclipse solaire, à Burgos (Espagne), le 29 mars 2025. CESAR MANSO / AFP Montage de sept photographies montrant le passage de l’éclipse solaire vue de l’île de la Grande Canarie (Espagne), le 29 mars 2025. BORJA SUAREZ / REUTERS L’éclipse partielle de Soleil à Saint-Pétersbourg (Russie), avec les statues de la place du Palais en premier plan, le 29 mars 2025. DMITRI LOVETSKY / AP Des personnes observent l’éclipse solaire à Halifax (Canada), le 20 mars 2025. DARREN CALABRESE/AP L’éclipse solaire partielle vue de Nantes, le 29 mars 2025. LOIC VENANCE/AFP Des personnes observent l’éclipse à Londres, le 29 mars 2025. KIN CHEUNG / AP Des personnes observent l’éclipse solaire partielle à Ericeira (Portugal), le 29 mars 2025. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP Trois cyclistes observent l’éclipse solaire à l’aide de filtres de protection, à Castillo del Romeral, sur l’île de la Grande Canarie (Espagne), le 29 mars 2025. BORJA SUAREZ / REUTERS L’éclipse solaire vue de Nuuk (Groenland), le 29 mars 2025. LEONHARD FOEGER/REUTERS
La société Eau de Paris va porter plainte contre X en raison des coûts liés aux traitements des polluants éternels. Elle entend faire reconnaître la responsabilité des industriels.
Les polluants éternels, également appelés PFAS, sont omniprésents dans notre eau, et sont, pour certains, toxiques. Les sociétés de traitement des eaux déboursent des millions d’euros chaque année pour filtrer ces molécules. Eau de Paris a donc décidé de porter plainte.
« Ce qu’on veut, c’est faire reconnaître la responsabilité des industriels pollueurs et les faire contribuer au coût de dépollution. C’est l’application du principe du pollueur-payeur », explique Dan Lart, président d’Eau de Paris.
Une plainte pour « le réveil des consciences pour le futur »
Ces polluants, utilisés dans l’industrie ou l’agriculture, sont massivement présents au quotidien, et pour cause: « Ils sont très très difficilement dégradables dans l’environnement, certains sont d’ailleurs quasiment indestructibles », souligne François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
Alors forcément, pour les éliminer, les sociétés investissent dans d’importants procédés. « L’eau est mélangée au charbon actif, qui a pour propriété de capter les molécules indésirables », détaille Béatrice Balay, responsable du vecteur Seine Eau de Paris. De quoi effectivement faire grimper la facture, alors que la loi oblige à rechercher une vingtaine de polluants éternels dans l’eau. Il y en aurait plusieurs milliers utilisés par l’industrie.
La démarche d’Eau de Paris n’a que peu de chances d’aboutir. « La plainte contre X, aujourd’hui s’inscrit plutôt dans le réveil des consciences, et pour marquer d’une pierre le chemin futur de la lutte contre les PFAS en France », affirme Jean-Paul Bus, avocat spécialiste des PFAS chez Norton Rose Fulbright.
Une plateforme gazière au large de la Norvège, le premier fournisseur de la France, devant les Etats-Unis. DANIEL SANNUM LAUTEN / AFP
Ce billet est extrait de l’infolettre « Chaleur humaine », envoyée tous les mardis à 12 heures. Chaque semaine, le journaliste Nabil Wakim, qui anime le podcast Chaleur humaine, répond aux questions des internautes sur le défi climatique. Vous pouvez vous inscrire gratuitement en cliquant ici. Et si vous cherchez une question déjà posée (et la réponse qui va avec), vous pouvez les retrouver par là : Climat : vos questions.
La question de la semaine
« Bonjour, j’ai vu dans une newsletter précédente que la France importait beaucoup de pétrole des Etats-Unis et je me demandais si c’était la même chose pour le gaz ? Est-ce qu’on en importe encore beaucoup et à quoi sert-il ? Merci ! » Question posée par Alex à l’adresse chaleurhumaine@lemonde.fr
Ma réponse : Le gaz que l’on consomme vient massivement de Norvège, des Etats-Unis et de Russie – moins qu’avant la guerre en Ukraine, mais toujours dans des volumes importants. La consommation de gaz en France sert d’abord à chauffer les bâtiments, à l’industrie et, dans une moindre mesure, à produire de l’électricité.
1/D’où vient le gaz que l’on consomme ?
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TikTok se lance à l’assaut du e-commerce. À partir de lundi 31 mars, plus besoin de cliquer sur un lien qui redirigera vers d’autres sites lorsque vous souhaitez acheter un produit. Désormais, tout se passera sur l’application avec à la fonctionnalité Tiktok Shop.
Le réseau social TikTok prend d’assaut le e-commerce et lance lundi 31 mars en France, en Allemagne et en Italie sa nouvelle fonctionnalité, baptisée TikTok Shop. Celle-ci va permettre de faire des achats directement dans l’application, a annoncé jeudi l’entreprise. TikTok Shop est déjà présent en Espagne et en Irlande depuis décembre 2024.
Concrètement, cela permettra aux utilisateurs d’acheter des produits grâce à des liens d’achats présents dans des vidéos et des contenus en direct, mais aussi à travers une boutique en ligne, sans jamais quitter l’application.
« C’est une nouvelle place de marché. On peut la comparer à une sorte d’Aliexpress ou d’Amazon, mais avec du fun, de la vidéo. On est plus dans une économie de l’attention, mais de l’émotion et du divertissement grâce à cette extension », analyse ce vendredi sur RMC, au micro d’Apolline matin, Nicolas Diacono, fondateur de Nincotech et expert des nouvelles tendances.
Un marché fructueux
Sur l’onglet boutique, les clients pourront chercher « des produits spécifiques, découvrir les promotions en cours et gérer leurs commandes, tout en accédant à des recommandations personnalisées sous forme de listes et de contenu interactif avec fonctionnalité d’achat intégrée », a précisé TikTok.
Au-delà de l’Union européenne, TikTok Shop est déjà présent dans une dizaine de pays, du Royaume-Uni à la Thaïlande en passant par l’Arabie saoudite et les États-Unis. Du côté de l’Espagne, le panier moyen s’élève à 25 euros et des projections de chiffres d’affaires sur l’année 2025 à 1,5 milliard d’euros, « donc on peut s’attendre à peu près à la même chose sur le marché français », estime Nicolas Diacono.
En France, plusieurs marques accompagnent le lancement de TikTok Shop comme le fabricant de sacs Cabaïa ou le lunetier Izipizi.
Les personnes de moins de 18 ans n’auront pas accès « au contenu comportant des liens vers des produits TikTok Shop », a détaillé la plateforme, ajoutant que la boutique TikTok bénéficierait d’une « modération proactive ».
Les marques devront être approuvées
Désormais, pour vendre sur l’application, les marques devront déposer une candidature et être approuvées par TikTok. Une influenceuse présente un mascara qui vous plaît? Il suffira de cliquer pour l’acheter directement depuis le réseau social. Myriam, grande adepte de TikTok, est déjà conquise: « Oui, moi ça m’enchante royalement ». Anouchka est plus dubitative: “J’ai un petit peu peur quand même. Je pense qu’il faut bien lire les mentions légales pour voir si c’est vraiment sécurisé ».
Plus que la sécurité, Laura redoute l’achat compulsif, surtout pour ses petits frères de 12 ans. « À tout moment, ils vont pouvoir acheter des trucs avec l’argent de notre mère et là, ça ne me plait pas. Sachant qu’ils l’ont déjà fait une fois sans faire exprès, on va éviter de le faire une deuxième fois ».
Instagram, TikTok, Facebook : les réseaux sociaux nous gâchent-ils la vie ? – 28/02
Surtout qu’une telle facilité d’achat pourrait renforcer des addictions. « On va transformer l’attention en transaction », redoute auprès de RMC Jean-François Brunet, délégué général du Conseil du Commerce de France.
“En effet, il est essentiel de protéger la sécurité des consommateurs et des jeunes en particulier. Mais également les comportements addictifs puisque, quelque part, ce sont des algorithmes qui vont analyser vos trafics en ligne et qui vont vous proposer des choses en lien avec vos comportements sur TikTok”, poursuit-il.
« Achat impulsif plutôt que raisonné »
Jean-François Brunet dit rester vigilant sur l’arrivée de TikTok Shop dans le pays et espère que des contrôles seront réalisés pour s’assurer du respect des règlementations.
De son côté, Nicolas Diacono observe que cette évolution de la plateforme impliquera des conséquences sur la façon avec laquelle les utilisateurs utilisent leur argent. En raison de l’émotion et du divertissement qui entreront ici en jeu, « on est plus dans l’achat impulsif que dans l’achat raisonné ».
Un Yéménite dans un bâtiment de l’hôpital de cancérologie et d’oncologie Al-Rassoul Al-Aazam, touché la veille par une frappe américaine dans la province de Saada, dans le nord du Yémen, le 25 mars 2025. – / AFP
Les rebelles houthistes du Yémen ont fait état de nouveaux raids aériens, mardi 25 mars, contre la région de Saada, leur fief dans le nord du pays, les imputant aux Etats-Unis. La télévision houthiste Al-Massirah a annoncé « une agression américaine, avec deux frappes sur le district de Sahar », dans la province de Saada.
Le 15 mars, les Etats-Unis avaient déjà mené des frappes intenses contre des cibles des houthistes, promettant de recourir à une « force écrasante » tant que ces rebelles continueront de viser des navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden. Washington avait affirmé avoir tué plusieurs hauts responsables houthistes, ce jour-là. Les houthistes avaient, pour leur part, fait état de 53 morts, dont beaucoup de femmes et d’enfants.
« Le Centcom mène des frappes, de jour comme de nuit »
Depuis le 15 mars, les houthistes, qui contrôlent de vastes pans du pays en guerre, dont la capitale, Sanaa, ont régulièrement annoncé des frappes américaines contre leurs fiefs, parfois meurtrières.
Les Etats-Unis ne confirment pas systématiquement ces frappes, mais un responsable du Pentagone a déclaré à l’Agence France-Presse que « le Centcom [le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient] mène des frappes, de jour comme de nuit, contre plusieurs sites des houthistes soutenus par l’Iran au Yémen ».
Les frappes américaines visent à neutraliser les menaces des houthistes en mer Rouge. Après le début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, les rebelles ont lancé plusieurs missiles contre Israël et des navires accusés de liens avec l’Etat hébreu, en affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens.
Après la reprise de l’offensive israélienne contre Gaza, le 18 mars, à la suite de deux mois de trêve, les houthistes ont de nouveau tiré des missiles en direction d’Israël qui ont été interceptés.