En Arménie, le Parlement vote pour lancer le processus d’adhésion à l’Union européenne

Le Parlement arménien a voté, mercredi 26 mars, pour lancer la candidature de ce pays du Caucase à l’Union européenne (UE). Cet ancien allié de la Russie cherche à se rapprocher de l’Occident. Adopté en dernière lecture avec 64 voix (celles des députés de Contrat civil, le parti au pouvoir) contre sept, le texte appelle le gouvernement arménien à lancer le processus d’adhésion à l’UE.

Depuis un an et demi, cette ancienne république soviétique multiplie les gestes de défiance à l’égard de la Russie, alliée historique qui lui a longtemps vendu des armes et dispose toujours d’une base militaire sur le territoire arménien. L’Arménie reproche à Moscou son manque de soutien face à l’Azerbaïdjan, qui a entièrement reconquis par la force, à l’automne 2023, la région azerbaïdjanaise à majorité arménienne du Karabakh, contrôlée pendant trois décennies par des séparatistes.

Des soldats de maintien de la paix russes déployés dans le Karabakh n’étaient pas intervenus lors de cette offensive azerbaïdjanaise pour faire respecter un cessez-le-feu conclu à la fin de 2020 entre Bakou et Erevan au terme d’une guerre de six semaines. La reprise de tout le Karabakh par l’Azerbaïdjan a contraint plus de 100 000 Arméniens à fuir ce territoire, par crainte d’exactions. Depuis, Erevan prend ses distances avec Moscou.

Adhésion à la CPI

A la fin de janvier 2024, l’Arménie a officiellement adhéré à la Cour pénale internationale (CPI), malgré les avertissements russes, et elle est désormais tenue d’arrêter Vladimir Poutine s’il met le pied en territoire arménien, en vertu d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré contre le président russe en mars 2023.

Une base militaire russe permanente se trouve toujours sur le territoire arménien, à Gumri, et Erevan reste membre de l’Organisation du traité de sécurité collective, une alliance militaire pilotée par Moscou. En février 2024, le premier ministre arménien, Nikol Pachinian, avait néanmoins affirmé que l’Arménie avait gelé « en pratique » sa participation à cette alliance.

En juillet 2024, l’Arménie a aussi accueilli des exercices militaires conjoints avec les Etats-Unis.

En mars, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont annoncé s’être entendus sur un « accord de paix » pour régler leurs décennies de conflit. Le texte, fruit de très longues et complexes négociations, notamment sur la démarcation des frontières, n’a toutefois pas encore été signé.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’Arménie formalise sa volonté de se rapprocher de l’Union européenne et des Etats-Unis

Le Monde avec AFP

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Groenland : le Danemark salue le changement de programme de la délégation américaine

Les drapeaux groenlandais et américain flottent au commandement arctique des forces armées danoises, à Nuuk, au Groenland, le 14 mars 2025. MADS CLAUS RASMUSSEN / VIA REUTERS

Le ministre des affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, s’est félicité, mercredi 26 mars, du changement de programme du déplacement de responsables américains au Groenland, incluant le vice président, J. D. Vance. Ce dernier doit désormais se concentrer sur la visite de leur base spatiale de Pituffik, une base de la branche de l’armée américaine dédiée à l’espace, « pour être informé des sujets liés à la sécurité de l’Arctique » et rencontrer les troupes, a communiqué mardi Washington.

Mardi, les gouvernements danois et groenlandais s’étaient insurgés du déplacement annoncé de la délégation américaine en plusieurs endroits du territoire autonome danois convoité par Donald Trump. Ce déplacement était organisé hors de toute invitation officielle groenlandaise, au moment où le Groenland est dans l’attente d’un nouveau gouvernement.

« Je pense qu’il est très positif que les Américains annulent leur visite auprès de la société groenlandaise. A la place, ils visiteront leur propre base, Pituffik, et nous n’avons rien contre », a déclaré M. Lokke Rasmussen à la radio publique danoise DR. Le vice-président américain, J. D. Vance, sera accompagné de sa femme, Usha Vance, qui n’assistera pas à une course nationale de chiens de traîneau, comme cela avait été initialement annoncé.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Groenland : la visite très controversée d’Usha Vance, l’épouse du vice-président de Trump

« Une pirouette magistrale », selon le chef de la diplomatie groenlandaise

Le gouvernement groenlandais avait fait part de la venue du conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz et, selon la presse américaine, du ministre de l’énergie, Chris Wright. Ce ne sera pas le cas, selon M. Lokke Rasmussen.

« Les voitures [de la délégation américaine] qui ont été livrées il y a quelques jours sont en train d’être ramenées à la maison, et l’épouse du vice-président américain et son conseiller en matière de sécurité ne feront pas de visite dans la société groenlandaise », a précisé le ministre des affaires étrangères danois. « L’affaire est en train d’être bouclée, et c’est positif », a-t-il ajouté.

« Je suis le ministre des affaires étrangères, je dois donc parler de manière diplomatique, mais à bien des égards il s’agit d’une pirouette magistrale pour faire croire à une escalade, alors qu’il s’agit en réalité d’une désescalade », selon lui.

Depuis décembre et les premières annonces de Donald Trump sur son intention d’acquérir l’immense île arctique, le Groenland souligne qu’il n’est pas à vendre, mais « ouvert aux affaires ».

Lire l’éditorial du « Monde » | Main basse sur le Groenland

Le Monde avec AFP

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En direct, Proche-Orient : le Hamas avertit que les bombardements israéliens pourraient tuer les otages

Plusieurs centaines de manifestant défilent dans le nord de Gaza et scandent des slogans hostiles au Hamas

Des Palestiniens participent à un rassemblement appelant à la fin de la guerre, à Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza, le 25 mars 2025. BASHAR TALEB / AFP

Des centaines de Gazaouis ont manifesté contre la guerre et le Hamas à Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza, scandant « Hamas, dehors ! » et « Le peuple de Gaza ne veut pas la guerre » rapportent les quotidiens israéliens Haaretz et Times of Israel ou le quotidien panarabe Asharq Al-Awsatmardi. Certains manifestants s’en sont pris aux médias, y compris Al-Jazira, affirmant qu’ils ne couvraient pas leur manifestation.

Dans la soirée, les réseaux sociaux ont diffusé des vidéos de manifestation de nuit à Khan Younès et Jabaliya.

Sur Telegram, un appel à manifester pour mercredi a commencé à circuler : « Nous vous appelons tous à prendre part à une marche populaire de colère, rejetant la guerre en cours et exigeant que le Hamas lève son emprise sur la bande de Gaza, afin que la vie puisse revenir à son peuple et que nos souffrances continues puissent prendre fin. »

Lundi soir, l’armée israélienne a appelé les habitants de plusieurs zones du nord de Gaza – Jabaliya,Beit Lahya et Beit Hanoun – à évacuer en prévision d’une frappe en riposte à des roquettes tirées plus tôt en direction d’Israël.

Israël appelle régulièrement les Gazaouis à se mobiliser contre le mouvement islamiste ayant pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007.

Le ministère de la santé de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas a annoncé, mardi, que 792 personnes avaient été tuées depuis la reprise, il y a une semaine, des bombardements israéliens du territoire palestinien, dont 62 ces dernières 24 heures, portant à 50 144 morts le bilan total depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023.

L’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre a entraîné la mort de 1 218 personnes du côté israélien, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 otages enlevés lors de cette attaque, 58 sont toujours retenus dans la bande de Gaza, dont 34 sont morts, selon l’armée israélienne.

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Procès Depardieu: « Il s’en prend toujours aux gens qu’il considère comme des petites gens », raconte Bénédicte Martin


Procès Depardieu: « Il s’en prend toujours aux gens qu’il considère comme des petites gens », raconte Bénédicte Martin{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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« Refus de s’assoir à côté du sexe opposé »: en entreprise, le fait religieux fait une percée chez les 18-24 ans

Selon un sondage publié par le Crif et l’Institut du travail, ce lundi 24 mars, 37% des salariés déclarent avoir déjà été confrontés à des faits religieux sur leur lieu de travail.

Le fait religieux en entreprise est mieux accepté qu’il y a quatre ans, surtout chez les jeunes, selon un sondage publié, lundi 24 mars, par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et l’Institut supérieur du travail, un organisme de conseil en relations sociales.

Au total, 37% des salariés déclarent avoir déjà été confrontés à des faits religieux sur leur lieu de travail, mais ils sont 67% chez les 18-24 ans, d’après l’enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive du 11 au 14 février auprès d’un échantillon de 1.155 salariés âgés de 18 à 65 ans travaillant dans des entreprises privées de 100 salariés et plus ou dans le secteur public.

Les faits religieux constatés peuvent être des signes ostentatoires (croix, kippa…), des demandes alimentaires spécifiques, des demandes de congés à motif religieux, de temps de prière, voire du prosélytisme.

Le fait religieux plus accepté par les 18-24 ans

Les jeunes acceptent beaucoup plus le fait religieux en entreprise que leurs aînés: 46% des salariés de 18-24 ans jugent notamment acceptable de refuser de s’asseoir là où une personne de l’autre sexe s’est assise, et 42%, contre 20% pour l’ensemble des salariés, trouvent acceptable de refuser d’entrer en contact avec certains clients selon leur sexe.

À 40%, les jeunes estiment aussi acceptable le refus de contact avec certains clients selon leur religion, contre 19% de l’ensemble des salariés.

Parmi les attitudes les plus acceptées par l’ensemble des salariés, le jeûne pendant les heures de travail, à 76% contre 74% en 2021, ou la pose de jours de congés pour raison religieuse (71% contre 69%).

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Bernie Sanders en tournée à Denver : « On ne va pas laisser l’Amérique devenir une oligarchie »

Le sénateur démocrate Bernie Sanders, lors d’un rassemblement à Denver (Colorado), le 21 mars 2025. CHET STRANGE / AFP

Dans un Parti démocrate inaudible, il en est au moins un qui se fait entendre. A 83 ans, Bernie Sanders n’a rien perdu de sa voix. « Notre combat, c’est de garantir que nous restons une démocratie »,lance-t-il vendredi 21 mars à Denver, avant-dernière étape de sa tournée anti-Trump dans l’ouest des Etats-Unis. « On ne va pas laisser l’Amérique devenir une oligarchie. »

Plus de 30 000 personnes sont massées sur l’esplanade du Civic Center qui fait face au Capitole. Même si, ayant brigué la primaire démocrate à deux reprises, en 2016 et 2020, le sénateur a tenu de nombreux meetings, il avoue lui même qu’il n’a « jamais rassemblé autant de monde ». Lancée le 22 février, sa tournée Fight the oligarchy(« luttons contre les oligarques ») est devenue un phénomène. Faute de combattants dans le Parti démocrate, « Bernie » l’indépendant est devenu l’homme du moment.

La foule est pleine de combativité, heureuse de partager le moment. « Un peu d’espoir à un moment bien sombre », résume Matt Strierhoff, un jeune représentant en logiciels. Après des mois de refoulement, le peuple anti-Trump ne demande qu’à se mobiliser. Pour des raisons de sécurité, les pancartes sont interdites, mais leur absence est compensée par des messages sur les tee-shirts : « Résistez », « Réveillez le guerrier qui est en vous ! »

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Procès Depardieu: « C’est insupportable l’impunité, il faut que ça s’arrête », réagit l’actrice Anouck Grinberg


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L’administration Trump va mettre fin au statut légal de plus de 500 000 migrants latino-américains

Des migrants en provenance de Cuba font la queue pour monter dans un bus qui les conduira à un poste des douanes et de la protection des frontières des Etats-Unis, à Marathon, en Floride, le 5 janvier 2023. JOE RAEDLE/GETTY IMAGES VIA AFP

Environ 532 000 Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens et Vénézuéliens qui sont arrivés aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme lancé par Joe Biden seraient concernés par la décision : l’administration de Donald Trump a annoncé qu’elle allait mettre fin par ordonnance au statut légal de plus de 500 000 migrants latino-américains, leur donnant quelques semaines pour quitter le pays, vendredi 21 mars.

Les migrants parrainés par ce programme, baptisé CHNV (« Cuba, Haiti, Nicaragua, Venezuela Parole Program »), devront « quitter les Etats-Unis » d’ici le 24 avril, sauf s’ils ont obtenu un autre statut d’immigration leur permettant de rester dans le pays, a précisé le département de la sécurité intérieure dans une note. Ils perdront leur protection légale trente jours après la publication, prévue mardi 25 mars, de cette nouvelle ordonnance, dans le journal officiel du gouvernement fédéral des Etats-Unis.

« La liberté conditionnelle [autorisation de séjour] est par nature temporaire, et la liberté conditionnelle seule ne constitue pas une base sous-jacente pour obtenir un statut d’immigration, ni ne constitue une admission aux Etats-Unis », a justifié le département de la sécurité intérieure.

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Une grande majorité va se retrouver « sans statut »

Annoncé en janvier 2023 par l’administration précédente de Joe Biden, ce programme spécial permettait l’entrée aux Etats-Unis pour deux ans pour un maximum de 30 000 migrants par mois en raison de la situation des droits humains dans ces quatre pays. M. Biden avait à l’époque présenté le plan comme une méthode « sûre et humaine » pour alléger la pression à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

Donald Trump a promis de mener la plus grande campagne d’expulsion de l’histoire des Etats-Unis et de limiter l’immigration, principalement en provenance des pays d’Amérique latine, dès son retour au pouvoir. Vendredi, la décision a immédiatement suscité l’indignation et l’inquiétude chez les défenseurs des migrants. L’organisation Welcome.US, qui soutient les personnes cherchant refuge aux Etats-Unis, a exhorté les migrants concernés par cette mesure à consulter « immédiatement » un avocat spécialisé dans les questions d’immigration.

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L’avocate californienne Nicolette Glazer a estimé que l’ordonnance affecterait la « grande majorité » du demi-million d’immigrants entrés aux Etats-Unis dans le cadre du programme lancé par M. Biden. « Seules 75 000 demandes d’asile positives ont été déposées, de sorte que la grande majorité des personnes bénéficiant d’une liberté conditionnelle dans le cadre » de ce programme « se retrouveront sans statut [légal], sans permis de travail et passibles d’expulsion », a-t-elle alerté sur X, redoutant le « chaos » que va semer selon elle cette décision.

Karen Tumlin, directrice du groupe de défense des droits des immigrés Justice Action Center, a déclaré que l’administration Trump était en train de « rompre un engagement que le gouvernement fédéral avait pris envers les centaines de milliers » de migrants. « Révoquer soudainement le statut légal de centaines de milliers de bénéficiaires (…) va causer un chaos inutile et de la détresse pour les familles et les communautés à travers le pays », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Offensive anti-immigration

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump met en scène la vaste offensive contre l’immigration promise pendant sa campagne. Son administration a ainsi utilisé une législation rare pour expulser plus de 200 membres présumés d’un gang vénézuélien vers le Salvador.

Le Monde Mémorable

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Cette loi, qui permet au président américain en temps de guerre d’arrêter ou expulser des citoyens d’une nation ennemie, n’avait été utilisée qu’à trois reprises : pendant la guerre anglo-américaine de 1812 pour expulser des ressortissants britanniques ; lors la première guerre mondiale contre des ressortissants de pays ennemis, et durant la seconde guerre mondiale pour interner plus de 100 000 citoyens japonais et Américains d’origine japonaise.

Donald Trump a toutefois affirmé vendredi qu’il n’était pas le signataire de la déclaration d’utilisation de cette loi d’exception, quelques heures après que le juge qui avait suspendu ces expulsions la semaine précédente s’était inquiété lors d’une audience au tribunal fédéral de Washington des répercussions « incroyablement problématiques » du recours à ce texte.

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Le Monde avec AFP

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« Joie et soulagement »: chez Ubisoft, on souffle enfin après la sortie d' »Assassin’s Creed Shadows »

Dans un mail interne envoyé aux salariés d’Ubisoft et que Tech&Co a pu consulter, on se félicite du lancement réussi d’Assassin’s Creed Shadows et des retours « extrêmement positifs ». De quoi apporter joie et soulagement aux équipes.

On a sans doute enfin débouché le champagne chez Ubisoft. Ou du moins, fêter un premier week-end de sortie de jeu pour la première fois depuis longtemps. Car cela fait bien longtemps que dans les bureaux à Québec, Montréal ou Paris, la joie n’avait pas été de mise. Mais avec plus de deux millions de joueurs conquis en trois jours, Assassin’s Creed Shadows signe un démarrage canon qui vient mettre enfin un peu de baume aux cœurs.

« On est soulagé de voir que ça s’est bien passé, que ça marche plutôt bien », explique un salarié d’Ubisoft à Tech&Co. « Et c’est la joie aussi, parce qu’il y a de super retours! » Si on ne veut pas se confier officiellement, du côté de l’entreprise, on sent les esprits plus apaisés après ce lancement réussi. On dirait même contents.

Le 2e meilleur démarrage de la franchise après Valhalla

Dans un mail interne envoyé aux équipes et que Tech&Co a pu consulter, c’est le même son de cloche. Marc-Alexis Côté, le responsable de la licence, parle ainsi « d’un cap symbolique fort » atteint qui « témoigne d’une véritable dynamique. » Il confirme qu’AC Shadows réalise ainsi « le deuxième meilleur chiffre d’affaires Day One de l’histoire de la franchise, juste derrière Valhalla ». Un jeu sorti dans un contexte totalement différent, « en pleine pandémie mondiale et confinements généralisés, ainsi qu’avec les nouvelles consoles ». 

Pour renforcer le tout, Marc-Alexis Côté évoque plusieurs points qui sont, selon lui, les signes clairs de retours « extrêmement positifs »: une 1ère place sur Twitch dès le 18 mars (jour de sortie des critiques) et déjà plus de 11 millions d’heures regardées — « le meilleur démarrage pour un titre Ubisoft récent » -, le jeu le plus ajouté en liste de souhaits de l’histoire d’Ubisoft. On apprend aussi que 27% des activations totales ont eu lieu sur PC, notamment avec Steam en soutien. Un choix récent pour l’éditeur français qui avait longtemps délaissé la boutique de Valve.

Pour lui, le succès tient aussi « de choix réfléchis portés collectivement par nos équipes », du « temps nécessaire (pris) pour assurer un lancement stable et soigné sur un large éventail de plateformes », mais aussi « de l’écoute de notre communauté tout au long du développement ». Des éléments qui ont conduit, pour le patron de la franchise à faire d’Assassin’s Creed Shadows « une démonstration concrète de ce que nous pouvons accomplir lorsque créativité, savoir-faire et stratégie sont alignés à l’échelle d’Ubisoft. »

Lorsque nous livrons des expériences de qualité, portées par le talent de notre réseau de studios et de ses brillants contributeurs et contributrices, et que nous atteignons un large public, nous réussissons », écrit Marc-Alexis Côté.

Ubisoft ne communiquera pas à chaque étape, explique-t-il. « Ne voyez pas ce silence comme le signe d’un ralentissement », souligne le Québécois. « C’est tout le contraire ». Il ne manque pas de rappeler les autres défis qui attendent les équipes, l’entreprise dans la tourmente, et tout le reste. « Ce week-end l’a prouvé très clairement: nous pouvons encore gagner », ajoute-t-il, remerciant les équipes du jeu pour « toute la passion et le soin que vous avez investis dans Shadows ». « Continuons à bâtir sur cet élan — ensemble », conclut-il avant de finir par « Insieme per la vittoria » (ensemble pour gagner en VF), la phrase lâchée par Ezio dans AC Brotherhood, 15 ans plus tôt.

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François Bayrou annonce quatre chantiers pour le mois d’avril, dont l’éducation, l’accès aux soins, « la lutte contre la bureaucratie » et les finances publiques

Le premier ministre, François Bayrou, lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée, le 18 mars 2025. THOMAS SAMSON / AFP

Souhaitant répondre au procès en inaction instruit par les oppositions, le premier ministre a adressé, vendredi 21 mars au soir, une lettre aux présidents de groupes parlementaires, ainsi qu’aux présidents de l’Assemblée et du Sénat, afin de préciser « le programme de travail du gouvernement pour les semaines à venir ». François Bayrou a déclaré que le gouvernement allait lancer quatre chantiers prioritaires « d’ici le 15 avril » dans les domaines de l’éducation, de l’accès aux soins, de « la lutte contre la bureaucratie » ou encore des finances publiques.

Ces quatre axes de travail visent à « répondre à des préoccupations d’urgence qui, nous le savons, taraudent les Français », fait valoir le chef du gouvernement. Ainsi, concernant l’éducation, le gouvernement entend « poser deux piliers essentiels » en annonçant « des choix structurants en particulier pour la formation des enseignants et la reconquête de l’écrit ».

Dans le domaine de la santé, « le gouvernement se mobilisera aussi au côté des parlementaires qui souhaitent prendre des initiatives, dans un cadre transpartisan pour apporter des réponses à la question des déserts médicaux », assure M. Bayrou. Or une proposition de loi cosignée par 258 députés et portée par le député socialiste Guillaume Garot, qui propose notamment de réguler l’installation des médecins, est déjà inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée la semaine du 31 mars.

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Conférence nationale sur les finances publiques

Le chef du gouvernement promet aussi de conduire « le combat contre la bureaucratie qui épuise les Français », en misant sur le projet de loi de simplification attendu à l’Assemblée en avril. « Mais il faut aller plus loin. Je veux associer directement les citoyens, les acteurs économiques, la société civile à la remise en cause des procédures et des normes inutiles. C’est eux qui auront la charge d’exposer directement aux administrations les incompréhensions et les tracasseries que notre système leur impose », ajoute-t-il, sans plus de précisions.

Enfin, M. Bayrou déclaré que se tiendra en avril « la conférence nationale des finances publiques », « première pierre de la préparation collective » des budgets 2026. « Le gouvernement entend faire des choix en toute transparence, en offrant à chaque force politique la possibilité de contribuer à cette œuvre de rétablissement » des comptes dont la situation est « très inquiétante », poursuit le premier ministre.

Affirmant que « rien ne sera négligé » concernant les « autres grandes politiques publiques », M. Bayrou a confirmé qu’il compte lancer « un débat large et ouvert » sur la question « qu’est-ce qu’être français ? », sans toutefois en préciser davantage les modalités ou le calendrier. François Bayrou avait déjà annoncé fin février qu’il allait lancer des « conventions citoyennes décentralisées », au premier semestre, pour débattre de la question.

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Le Monde avec AFP

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