L’incident s’est produit ce samedi 29 mars dans une zone proche de l’aéroport national de Washington Ronald-Reagan, sans affecter l’atterrissage contrôlé de l’appareil.
Un vol d’United Airlines en provenance de Houston a heurté un cerf-volant lors de son atterrissage à l’aéroport de Washington samedi 29 mars, rapporte CBS News.
« Nous avons connaissance d’informations selon lesquelles un cerf-volant a percuté le vol 654 d’UA reliant Houston à l’aéroport Reagan de Washington D.C. », a expliqué United Airlines auprès du média américain.
Les pilotes ont signalé sa présence dans le parc de Gravelly Point, selon les enregistrements audio du contrôle aérien.
Or, faire voler des cerfs-volants à cet endroit est interdit en raison de la proximité des lieux avec la piste d’atterrissage de l’aéroport. « C’était au-dessus du parc, à environ 100 pieds du sol (30 mètres d’altitude, NDRL), on aurait dit que c’était juste sur la trajectoire de vol », ont déclaré les pilotes.
« Aucun dommage »
L’incident n’a heureusement pas empêché le vol 654, un Boeing 737, d’atterrir en toute sécurité avec 126 voyageurs et cinq membres d’équipage à son bord vers 16 heures, selon la compagnie.
« Les passagers ont débarqué normalement et, après inspection, l’appareil n’a subi aucun dommage », précise cette même source.
La police de l’Autorité aéroportuaire métropolitaine de Washington est intervenue pour confisquer le cerf-volant, a rapporté une filiale de CBS. Aucune charge n’a été retenue et les agents ont rendu ensuite l’objet à son propriétaire, a déclaré un porte-parole de l’aéroport dans un communiqué.
Depuis l’accident en vol entre un hélicoptère Black Hawk et un vol d’American Airlines, qui a fait 67 morts en janvier près de ce même lieu, le Conseil national de la sécurité des transports américain a émis un certain nombre de recommandations pour remédier à un « risque grave pour la sécurité » à l’aéroport national Ronald-Reagan.
Les secours tentent, dimanche 30 mars, deux jours après un violent séisme qui a secoué et endeuillé la Birmanie et la Thaïlande voisine, de retrouver des survivants dans les montagnes de destructions. Le bilan s’est fortement alourdi, samedi : 1 644 personnes sont mortes et 3 408 autres ont été blessées en Birmanie, après ce tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a frappé dans le centre du pays, a fait savoir la junte au pouvoir. Un précédent bilan faisait état de 1 007 morts et 2 389 blessées.
Le séisme, peu profond, s’est produit vendredi au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing vers 12 h 50, en Birmanie, et 13 h 20 en Thaïlande (7 h 20, à Paris), suivi par une réplique de magnitude 6,7 quelques minutes après. Depuis, des répliques restent perceptibles, ressenties encore dimanche matin, aggravant la détresse des habitants.
Les secousses ont provoqué des scènes de chaos et de désolation en Birmanie, où l’effondrement de maisons, d’immeubles, de ponts ou de sites religieux laisse craindre une catastrophe de grande ampleur dans un pays rendu exsangue par le conflit civil qui dure depuis le coup d’Etat de la junte, en février 2021. Un séisme d’une telle intensité n’avait pas frappé la Birmanie depuis des décennies, selon les géologues américains, les secousses étant suffisamment puissantes pour semer la terreur à 1 000 kilomètres de l’épicentre, parmi des millions d’habitants de Bangkok, capitale de la Thaïlande.
La majorité des victimes se trouvent dans la région de Mandalay, la deuxième ville de Birmanie. Mais les moyens de communication étant endommagés, le bilan humain pourrait fortement s’aggraver. Plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble dans la ville, selon un responsable de la Croix-Rouge à l’Agence France-Presse (AFP).
Appel à la solidarité internationale de la junte birmane
Près de l’aéroport de Mandalay, des agents de sécurité ont refoulé des journalistes. « C’est fermé depuis [vendredi] », a lancé l’un d’eux. Les destructions sur le site pourraient compliquer les opérations de secours dans un pays où le système de santé est décimé.
Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a invité « tout pays, toute organisation » à apporter son aide alors que six régions sont en état d’urgence – par le passé, les régimes militaires étaient réticents à demander un soutien de l’étranger après des catastrophes.
Des secouristes fouillent les décombres d’un immeuble détruit par le séisme à Mandalay, en Birmanie, le 29 mars 2025. SAI AUNG MAIN/AFP
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit avoir envoyé en urgence près de 3 tonnes de fournitures médicales vers les hôpitaux de Mandalay et de Naypyidaw où sont pris en charge des milliers de blessés. Des pays de la région ont aussi prêté main-forte. La Chine a déclaré avoir envoyé 82 sauveteurs et s’est engagée à fournir 13,8 millions de dollars (12,7 millions d’euros environ) d’aide humanitaire d’urgence. Un avion chargé de kits d’hygiène, de couvertures, de nourriture et d’autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d’Inde. La France, l’Union européenne, Hongkong, la Corée du Sud, l’Iran, la Malaisie et l’Indonésie ont également proposé leur assistance.
Le Royaume-Uni a promis, de son côté, 10 millions de livres sterling (12 millions d’euros) afin « d’accroître l’aide dans les zones les plus durement touchées par le séisme et de financer l’approvisionnement en nourriture et en eau, des médicaments et des abris ».
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« Nous allons les aider. (…) C’est terrible ce qui se passe », a dit, de son côté, le président américain, Donald Trump, à des journalistes à la Maison Blanche.
Des combattants anti-junte annoncent un cessez-le-feu pour faciliter les opérations de secours
Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. Le conflit civil a déplacé quelque 3,5 millions de personnes, selon les Nations unies, qui ont prévenu fin janvier que 15 millions de Birmans risquaient de souffrir de la faim en 2025.
Samedi, l’ONU a averti qu’une grave pénurie de fournitures médicales impactait l’assistance déployée dans le pays, soulignant que les victimes avaient un besoin urgent d’aide humanitaire. Sont notamment concernés par la pénurie, les « kits de traumatologie », les poches de sang, les produits anesthésiques, certains médicaments essentiels et des tentes pour les secouristes, a listé le Bureau de la coordination humanitaire des Nations unies (OCHA).
Dans ce contexte, les combattants anti-junte des Forces de défense populaire (FDP) ont décrété un cessez-le-feu partiel de deux semaines avec l’armée à partir de dimanche, afin de faciliter les opérations de secours. Le groupe a assuré, dans un communiqué, qu’il allait « collaborer avec l’ONU et les ONG pour assurer la sécurité, le transport et l’établissement de camps de secours et médicaux temporaires » dans les zones qu’il contrôle.
L’armée birmane mène une guerre civile sur plusieurs fronts depuis qu’elle a renversé le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi en février 2021. Elle est opposée à la fois aux PDF et à des groupes armés ethniques, dont beaucoup l’affrontent depuis des décennies.
Des dizaines d’ouvriers pris au piège à Bangkok
De l’autre côté de la frontière, en Thaïlande, le bilan s’est alourdi à dix-sept morts à Bangkok. L’autorité métropolitaine de la capitale thaïlandaise a fait savoir que trente-deux personnes avaient été blessées et 83 restaient portées disparues, la plupart ayant été ensevelies par l’effondrement d’une tour de 30 étages en construction, proche du marché de Chatuchak, prisé des touristes. Les chances de sortir vivants les ouvriers s’amenuisent heure après heure.
L’opération de secours a mobilisé de grosses pelleteuses mécaniques, des chiens renifleurs et des drones à imagerie thermique pour repérer des signes de vie parmi les décombres. La métropole de Bangkok a ordonné le déploiement d’une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2 000 signalements de dommages. Les autorités locales ont annoncé le déploiement de spécialistes pour réparer 165 immeubles, dimanche.
A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, les secousses ont été illustrées par des images spectaculaires : foule d’habitants évacués dans les rues, ou des piscines sur le toit d’immeubles ou d’hôtels qui débordent. Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d’un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l’extérieur, après qu’il eut fallu quitter d’urgence le bloc, selon un porte-parole à l’AFP.
Les tremblements de terre sont relativement fréquents en Birmanie : six ayant atteint ou dépassé une magnitude 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud.
Gérard Depardieu n’a eu « aucun changement » de version, selon son avocat Jérémie Assous{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
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Bébé empoisonné à Lyon: le procès de l’ex-employée de crèche accusée d’avoir fait ingérer un produit toxique à une fillette de 11 mois s’est ouvert ce mardi
Le président américain avait déjà prévenu vendredi 28 mars que « les choses vont mal tourner » pour l’Iran en l’absence d’accord.
Le président américain Donald Trump a averti lors d’une interview publiée dimanche 30 mars par NBC qu' »il y aura des bombardements » en Iran si les négociations en vue d’un accord sur le nucléaire iranien échouent.
« S’ils ne signent pas d’accord, il y aura des bombardements », a assuré Donald Trump dans une déclaration succincte à propos de l’Iran, avec qui les États-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980.
Les deux pays n’ont que des échanges indirects par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains en Iran. Des responsables américains et iraniens se « parlent », a pourtant affirmé Donald Trump, sans préciser la nature des discussions.
Il a évoqué dans la même interview la possibilité d’imposer de nouveaux droits de douane à l’Iran.
L’Iran veut bien des « négociations indirectes »
Le président américain, qui assume d’exercer depuis son retour à la Maison Blanche une pression maximale sur Téhéran, avait déjà prévenu vendredi que « les choses vont mal tourner » pour l’Iran en l’absence d’accord.
Le milliardaire républicain avait retiré avec fracas les États-Unis d’un accord international avec l’Iran lors de son premier mandat, en 2018, mais se dit désormais ouvert au dialogue pour encadrer les activités nucléaires iraniennes.
En parallèle, Donald Trump a renforcé sa politique à l’encontre de l’Iran, avec des sanctions supplémentaires et la menace d’une action militaire en cas de refus de pourparlers.
« Nous n’essayons pas d’éviter les négociations », a assuré le président iranien Masoud Pezeshkian dans une vidéo diffusée dimanche par un média étatique.
« L’Iran a toujours été ouvert aux négociations indirectes. (…) Désormais, le guide suprême (Ali Khamenei, NDLR) a souligné que des négociations indirectes peuvent se poursuivre », a-t-il ajouté.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a de son côté souligné cette semaine que la position de son pays restait « de ne pas négocier directement (avec les États-Unis) sous la ‘pression maximale’ et les menaces d’action militaire ».
Cet article est tiré de notre supplément « Le Goût de M », consacré au Japon, en vente sur la boutique du Monde.
Sobre et subtile, végétale ou marine, pure voire évanescente, la cuisine japonaise est celle du moindre geste, de la finesse des surfaces, de la douceur des textures, de la recherche de la simplicité, d’un absolu visuel, gustatif et sensoriel. Elle est souvent magnifiquement « fade », dans le sens où l’entend la poétesse et autrice culinaire Ryōko Sekiguchi, soit ce goût neutre qui vise la perfection de l’eau pure. La cuisine japonaise est émaillée de produits issus de traditions anciennes, de fermentations artisanales, à base de soja, de riz ou de poisson, qui viennent mettre de l’umami(cette cinquième saveur qui est le « goût du bon », ou du « revenez-y ») dans les plats les plus simples.
Ainsi en est-il de la sauce soja, du mirin (sorte de saké sucré), de la pâte miso ou des copeaux de bonite séchée, qui sont les fondements de tout assaisonnement ou bouillon, et se retrouvent aujourd’hui dans de nombreuses cuisines du monde. Les plats japonais font la part belle à des produits bruts très spécifiques, comme le citron yuzu, qui ravit les chefs occidentaux, le shiso, sorte de basilic asiatique ultra aromatique, mais aussi quantité de champignons et d’algues, qui donnent son identité à cette gastronomie de l’épure. Parmi ces ingrédients emblématiques, la plupart vendus dans les supermachés bio, les rayons exotiques des grandes enseignes ou des épiceries japonaises, six d’entre eux sont ici au menu d’une recette sur mesure, avec quelques astuces pour les utiliser au quotidien.
Le soba au bouillon et aux champignons shiitakés et enokis
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L’avocat de Gérard Depardieu, Jérémie Assous, indique « avoir fait son métier » durant ce procès{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
Cela semble devenir une habitude. Lorsque J. D. Vance voyage à l’étranger, il fait la leçon aux dirigeants locaux. Après les remontrances adressées aux Européens sur la liberté d’expression, lors de la conférence de Munich, en février, le vice-président américain s’est rendu au Groenland, vendredi 28 mars, territoire convoité par la Maison Blanche. Il en a profité pour attaquer le Danemark, dont dépend cette région autonome, tout en écartant sa prise unilatérale par la force.
La présence de J. D. Vance n’était pas prévue à l’origine, lors de l’annonce du déplacement de son épouse, Usha. S’agissait-il ainsi de faire diversion médiatique, après une semaine marquée à Washington par le scandale du « Signalgate » (un journaliste a été inclus par erreur dans un groupe de discussion confidentiel de hauts responsables américains consacré à des frappes contre les houthistes au Yémen) ? Le vice-président n’a guère pu s’aventurer en dehors de la base militaire américaine de Pituffik, réservée à la défense antimissile. Mais ses propos devant les soldats étaient destinés à résonner fort. Ils visaient à préciser les intentions de l’administration Trump au Groenland, alors qu’une écrasante majorité de la population locale exprime son hostilité.
Un changement de « parapluie sécuritaire »
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« Je n’ai commis aucune faute »: l’avocat de Gérard Depardieu revient sur ses propos vis-à-vis des plaignantes et de leurs avocates{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
Emmanuel Macron a affirmé sur X ce dimanche 30 mars avoir appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à arrêter de bombarder Gaza et à accepter un cessez-le-feu.
« J’ai appelé le Premier ministre israélien à mettre fin aux frappes sur Gaza et à revenir au cessez-le-feu, que le Hamas doit accepter. J’ai souligné que l’aide humanitaire doit reprendre immédiatement », a déclaré le chef de l’État sur X.
« Nous continuerons de travailler sur le plan arabe de reconstruction et à l’indispensable retour à un horizon politique fondé sur la solution des deux États, qui seule peut apporter la paix et la sécurité aux deux peuples », a-t-il ajouté soulignant que « tout déplacement forcé ou annexion irait contre cette perspective ».
Il a également rappelé que « la libération de tous les otages et la sécurité d’Israël sont une priorité pour la France ». 58 otages sont toujours retenus à Gaza, parmi lesquels 34 sont décédés, selon l’armée israélienne.
Macron appelle au « respect du cessez-le-feu » au Liban
Emmanuel Macron a aussi dit avoir appelé le Premier ministre israélien « au strict respect du cessez-le-feu pour lequel il s’était engagé au Liban ». « Cette exigence s’adresse à toutes les parties de manière à garantir toute sécurité aux populations civiles des deux côtés de la ligne bleue », a-t-il résumé. Israël cible au Liban le mouvement islamiste Hezbollah, allié du Hamas.
Le président français demande ainsi le renforcement du « mécanisme de surveillance » en travaillant conjointement avec Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun « en vue de restaurer pleinement la souveraineté du Liban ».
« Cela passe notamment par un retrait complet d’Israël du territoire libanais, et par l’appui à la restauration du monopole de l’État sur les armes », a avancé le chef de l’État.
Ce samedi, le chef du Hezbollah Naïm Qassem a demandé qu’il soit mis fin aux « agressions » d’Israël, au lendemain d’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de la trêve en novembre.
Emmanuel Macron a assuré que le Moyen-Orient avait « besoin de stabilité ». « Seule une paix juste et durable peut garantir l’avenir de tous », a-t-il conclu.
Une nouvelle proposition de trêve
Une trêve fragile, entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre, s’est effondrée le 18 mars lorsque Israël a repris ses bombardements aériens et son offensive terrestre à Gaza.
Le Hamas et Israël ont tous deux indiqué ce samedi 29 mars avoir reçu une nouvelle proposition de trêve de la part des médiateurs qataris et égyptiens, visant à rétablir le cessez-le-feu à Gaza. Un haut responsable du Hamas, Khalil al-Haya, a indiqué que le mouvement islamiste avait approuvé cette proposition tout en affirmant que « les armes de résistance » étaient « une ligne rouge ».
Le bureau du Premier ministre israélien a de son côté confirmé la réception de la proposition et a souligné qu’Israël avait soumis une contre-proposition en réponse, sans autre précision sur les détails de la médiation.
Alors qu’Israël poursuit ses bombardements meurtriers sur le territoire palestinien, Benjamin Netanyahu a appelé ce dimanche le Hamas à déposer les armes, assurant que ses dirigeants pourraient alors quitter Gaza.
« En ce qui concerne le Hamas à Gaza, la pression militaire fonctionne (…) Nous pouvons voir des brèches commencer à apparaître » dans le cadre des négociations, a dit le Premier israélien au début d’une réunion de son cabinet.
Des frappes aériennes sur Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, ont tué au moins 17 personnes ce dimanche, « pour la plupart des enfants et des femmes », selon l’hôpital Nasser.
Une des frappes a visé une maison et une tente abritant des personnes déplacées, faisant huit morts, dont cinq enfants, au premier jour de l’Aïd al-Fitr, la fête musulmane qui marque la fin du mois de jeûne de ramadan, selon Mahmoud Bassal, porte-parole du service de secours de Gaza.
La campagne militaire d’Israël contre le Hamas a tué au moins 50.277 personnes à Gaza, dont la majorité sont des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les données sont jugées fiables par l’ONU.
Lors d’une manifestation en soutien au maire d’opposition d’Istanbul (Turquie), Ekrem Imamoglu, le 29 mars 2025. UMIT BEKTAS / REUTERS
Plusieurs centaines de milliers de personnes ont participé à une manifestation massive de l’opposition sur la rive asiatique d’Istanbul (Turquie), samedi 29 mars, pour défendre la démocratie après l’arrestation du maire de la ville, Ekrem Imamoglu, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).
Özgur Özel, chef du principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), organisateur de la manifestation, a affirmé que la foule comptait 2,2 millions de personnes, mais l’AFP n’a pas été en mesure de faire confirmer ces chiffres.
Parmi les manifestants – qui scandaient « Taksim est partout, la résistance est partout ! » – l’épouse, la mère et les deux fils de M. Imamoglu étaient présents. Ils faisaient référence à la place Taksim d’Istanbul, épicentre du vaste mouvement de contestation de Gezi en 2013. Dès le début de la matinée, des ferries affrétés sur le Bosphore par le parti avaient commencé à emmener les participants munis du drapeau turc et de portraits de Mustafa Kemal Atatürk, le père de la nation, jusqu’au lieu du rassemblement.
L’arrestation de M. Imamoglu, le 19 mars, a déclenché une vague de protestations inédite en plus d’une décennie à travers la Turquie, mobilisant des dizaines de milliers de manifestants chaque soir dans les rues, jusqu’à lundi. Depuis, le parti a cessé de convoquer la foule devant la municipalité. Mais, dans un entretien au Monde, M. Özel, devenu le porte-voix de l’opposition, a annoncé la tenue de rassemblements réguliers à venir, « tous les samedis dans une ville de Turquie » et les mercredis soir à Istanbul. « Nous pensons que les arrestations vont diminuer à partir de maintenant », a-t-il également assuré.
Rappelant que les rassemblements ont été interdits par les autorités dès l’arrestation du maire, le chef du parti kémaliste se dit prêt à « prendre le risque de passer huit, dix ans en prison s’il le faut. Parce que si nous ne repoussons pas cette tentative de coup d’Etat, il en sera fini des urnes ». Le CHP, première force d’opposition, s’apprêtait à investir M. Imamoglu comme son candidat pour la prochaine élection présidentielle prévue en 2028 quand il a été arrêté.
Des dizaines de journalistes arrêtés
Rien qu’à Istanbul, 511 étudiants ont été interpellés vendredi, dont 275 incarcérés, selon l’avocat Ferhat Güzel. « Mais ce nombre est probablement beaucoup plus élevé », a-t-il déclaré à l’AFP. Selon les dernières données officielles publiées jeudi, plus de 2 000 personnes ont été arrêtées, et 260 parmi elles ont été incarcérées.
Vendredi soir, le journaliste suédois Joakim Medin, interpellé jeudi à sa descente d’avion, a été placé en détention dans une prison d’Istanbul, a annoncé le rédacteur en chef de son journal, Dagens UTC. Andreas Gustavsson a déclaré à l’AFP ne pas avoir « été informé des accusations qui le visent ». Selon les médias turcs, le reporter est accusé d’avoir « insulté le président » turc, Recep Tayyip Erdogan, et d’être « membre d’une organisation terroriste armée ». « Je sais que ces accusations sont fausses, 100 % fausses », a insisté M. Gustavsson sur X.
Avant M. Medin, un reporter de la BBC, Mark Lowen, avait été expulsé « pour trouble à l’ordre public ». Au moins douze journalistes turcs ont été arrêtés dans la semaine. La plupart ont été libérés, mais restent accusés d’avoir participé à des manifestations interdites qu’ils couvraient pour leur média, dont un photographe de l’AFP, Yasin Akgül, qui a dit craindre « une volonté d’empêcher les journalistes de faire leur travail ».
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En ce début du long week-end de l’Aïd-el-Fitr, qui sera célébré dimanche pour marquer la fin du ramadan, le meeting du CHP aura valeur de test pour l’opposition alors que de nombreux Stambouliotes auront quitté la ville pour se rendre dans leur famille. D’autant que M. Erdogan a annoncé cette semaine l’octroi de neuf jours de congé aux fonctionnaires.
Lors d’une manifestation en soutien au maire d’opposition d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, le 29 mars 2025. FRANCISCO SECO / AP
Selon le CHP, quinze millions de personnes, bien au-delà du parti, ont participé à la primaire symbolique maintenue le jour même pour le soutenir. « La candidature d’Ekrem Imamoglu, c’est le début d’un voyage qui garantira la justice et la souveraineté de la nation », a lancé M. Özel sur X pour motiver les troupes.