Attentat de la rue Victor-Hugo à Lyon: à son procès, l’accusé reste de marbre face à ses proches

Le procès de Mohamed Medjoub, accusé d’être l’auteur de l’attentat de la rue Victor-Hugo en mai 2019, s’est ouvert ce lundi 31 mars. Muet depuis le début, il est resté de marbre face à sa propre famille.

Face aux dépositions, attristées ou incrédules, des membres de sa famille, l’Algérien Mohamed Medjdoub, jugé devant la cour d’assises spéciale de Paris pour un attentat à la bombe qui avait fait une quinzaine de blessés devant une boulangerie de Lyon en mai 2019, est resté de marbre refusant tout échange avec eux ce mercredi 2 avril

« Vous voulez dire quelque chose à votre mère? », tente le président Jean-Christophe Hullin. Regardant droit devant lui, l’accusé, comme depuis le début du procès, ne réagit pas.

« Il a toujours eu tout ce qu’il voulait (…). Je me suis sacrifiée toute ma vie pour mes enfants », dit à la barre Hafida C., 59 ans, ancienne ingénieure en génie civil, manteau gris et cheveux cachés par un voile bleu.

« J’ai l’impression d’être punie par Dieu », confie sa mère

« Je n’arrive pas à comprendre. J’ai l’impression d’être punie par Dieu », poursuit la mère de famille qui a quitté l’Algérie en 2015 pour que ses enfants puissent avoir « un meilleur avenir ».

Elle cite la réussite scolaire de ses trois autres enfants, répète à l’envi qu’elle ne comprend pas ce qui a pu se passer dans la tête de son fils, venu les rejoindre à Oullins, en banlieue lyonnaise, en 2017, alors qu’il a 22 ans. « On est détruits », dit-elle.

Certes, veut bien admettre l’avocat général Nicolas Braconnay, lui rappelant cependant que Mohamed Medjdoub a tenu devant elle des propos à connotation jihadiste lors de visites en prison sans qu’elle réagisse face à leur violence.

Ainsi, indique le magistrat, au cours d’un des parloirs (sonorisés par l’administration pénitentiaire) alors que son fils évoquait « les crimes » des forces de la coalition en zone irako-syrienne, Hafida C. lui avait donné raison avant de répondre que « le Seigneur a puni la coalition en envoyant le coronavirus » en Occident.

Sa petite sœur dans le déni

La petite sœur de l’accusé, âgée de 15 ans au moment des faits, est dans le déni complet. « Mon frère ne peut pas avoir fait ça. Ce n’est pas possible. » L’avocat général lui indique que ses parents « ont compris que c’est (Mohamed) qui a posé la bombe ». « Ah! », répond la jeune femme.

Le représentant du parquet national antiterroriste (Pnat) lui rappelle encore des propos de son frère en détention où il souhaite notamment la mort des mécréants. « Je n’ai aucun souvenir de ces discours là », dit la cadette qu’on sent sur le point de craquer.

« Soit il est fou, soit il est possédé », dit-elle en se faisant violence. « Je ne veux plus parler » de cette affaire, « je suis fatiguée émotionnellement », ajoute la jeune femme qui intervient en visio depuis une salle de la cour d’appel de Lyon.

« Est-ce que vous avez quelqu’un pour parler de votre peine? », s’enquiert une des avocates de la défense. La jeune femme qui poursuit des études pour devenir expert-comptable s’effondre en sanglots, incapable de poursuivre.

Son frère condamne et partage sa « honte »

Mustapha, 24 ans, petit frère de l’accusé, en sixième année d’internat en biologie médicale au CHU de Saint-Etienne (Loire), parle, lui, de sa « honte ». Après l’attentat commis par son frère, il avait été interpellé dans son lycée, « trois semaines avant le bac », se souvient-il.

« Je suis extérieur à cette histoire. Je n’ai rien fait à part être son frère », explique-t-il. « Je condamne tous les attentats. On n’a pas besoin de tuer des gens pour se faire entendre », insiste-t-il.

Comme toute sa famille, il a été privé de son titre de séjour par les autorités administratives françaises depuis l’interpellation de son frère.

La grande sœur de l’accusé, Cherifa, 35 ans, architecte, estime qu’elle est « une victime » et comme sa cadette doute de la culpabilité de son frère. « Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait pas » s’il a posé une bombe, dit-elle.

« Une pomme pourrie », tranche sa tante

Un avocat de parties civiles s’indigne en évoquant les blessés de l’attentat. « C’est des victimes, comme nous », consent-elle à dire. Voix gouailleuse, sourire permanent aux lèvres, la tante de l’accusé, Manille, 62 ans, qui intervient en visio depuis Lyon, détonne.

Son neveu? « Une pomme pourrie », tranche-t-elle. Se définissant comme « le mouton noir » de la famille, elle explique que le courant n’est jamais passé avec Mohamed car « j’étais trop française, trop libertaire » à ses yeux.

« Je suis dégoûté que notre nom soit sali », dit-elle sans se départir de son sourire. Le procès est prévu jusqu’au 7 avril.

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Droits de douane: le dollar chute de 1% face à l’euro après les annonces de Donald Trump

Le billet vert a été chahuté mercredi soir par les annonces consécutives de Donald Trump sur les nouveaux droits de douane, afin, selon lui, de faire « renaître » l’industrie américaine et de mettre fin au « pillage » des Etats-Unis.

Le dollar a chuté de plus de 1% face à l’euro vers 20h20 GMT alors que Trump dégaine ses nouveaux droits de douane pour mettre fin au « pillage » de l’Amérique, les cambistes craignant un ralentissement de l’économie américaine. Le billet vert a perdu jusqu’à 1,09% à 1,0924 dollar à 20h17 GMT. Il reculait également face à la livre, lâchant jusqu’à 0,75% à 1,3025 dollar. Vers 20h40, le « buck », autre surnom de la monnaie américaine, ne lâchait plus que 0,48% face à l’euro à 1,0845 et 0,68% face à la livre, 1,3003, revenant aux niveaux auxquels il évoluait avant le discours de Trump.

Le billet vert a été chahuté mercredi soir par les annonces consécutives de Donald Trump sur les nouveaux droits de douane, afin, selon lui, de faire « renaître » l’industrie américaine et de mettre fin au « pillage » des Etats-Unis. Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi qu’il allait signer un décret instituant « des droits de douane réciproques » sur les importations des Etats-Unis, soit au même niveau que ceux perçus par les partenaires commerciaux de Washington, détaillant par ailleurs que les produits étrangers seront visés par au moins 10% de droits de douane.

« L’augmentation des droits de douane a été un facteur négatif pour le dollar américain » ces dernières semaines, a rappellé Matthew Weller, de Forex.com.

Les cambistes craignent que les surtaxes douanières « entraînent un ralentissement de l’économie américaine », selon l’analyste.

Vers une baisse des taux d’intérêt de la Fed

Afin de soutenir l’économie américaine, la Réserve fédérale (Fed) pourrait être tentée d’abaisser ses taux d’intérêts, rendant le dollar moins rémunérateur pour les investisseurs, ce qui les pousserait à délaisser cette devise.

« Les droits de douane sont intrinsèquement inflationnistes et négatifs pour la croissance – un mélange macroéconomique toxique », qui laisse les acteurs du marché « sur la corde raide », rappelle Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

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Séisme en Birmanie : le bilan dépasse 2 700 morts et les experts anticipent des milliers de victimes supplémentaires

Des secouristes observent une minute de silence à la mémoire des victimes du tremblement de terre du 28 mars à Mandalay, le 1ᵉʳ avril 2025. SAI AUNG MAIN / AFP

Le bilan du séisme ne cesse de s’alourdir. La Birmanie a respecté, mardi 1er avril, une minute de silence pour les victimes du séisme qui a tué 2 719 personnes, selon des chiffres établis par le chef de la junte. Les sirènes ont retenti à 12 heures 51 minutes et 02 secondes (8 h 21 à Paris), à l’heure précise où la secousse d’amplitude 7,7 s’est produite vendredi, afin de marquer le début du recueillement, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

La chaîne de télévision nationale a interrompu ses programmes, pour diffuser des images du drapeau en berne en différents endroits, sur un fond de musique sobre. La période de deuil national s’étend jusqu’au 6 avril, a annoncé lundi la junte. Devant ce qu’il reste d’un complexe d’appartements de Mandalay, l’un des sites les plus sinistrés de la ville, des secouristes se sont alignés, les mains derrière le dos, en mémoire des victimes.

Les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires, car la faille de Sagaing, à l’origine du séisme, traverse des régions parmi les plus peuplées du pays, avec des villes comme Naypyidaw, la capitale, et Mandalay, la deuxième du pays. La guerre civile, qui a mis à genoux les infrastructures vitales, et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d’opposants politiques, complique aussi la collecte d’informations.

Lors des recherches de personnes piégées sous les décombres de l’immeuble Sky Villa Condominium qui s’est effondré à Mandalay, le 1ᵉʳ avril 2025. SÉBASTIEN BERGER / AFP

Plus de mille secouristes étrangers sont arrivés en Birmanie dans le cadre de la mobilisation internationale pour épauler les services locaux, sous-équipés face à une telle crise. Les opérations de sauvetage ont permis d’extraire vivants des décombres environ 650 personnes, selon un média de la junte.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Séisme en Birmanie : la population vit dans la crainte de répliques tandis que les secours sont dépassés

Une sexagénaire secourue après 91 heures

Le ministère des affaires étrangères français a annoncé lundi le décès de deux de ses ressortissants, et trois Chinois ont aussi été tués dans le séisme, a rapporté l’agence de presse Chine nouvelle. Quelque 500 musulmans ont également trouvé la mort dans des mosquées en pleine prière du vendredi, a rapporté le Global New Light of Myanmar, le journal affilié aux généraux.

Proche de l’épicentre, la ville de Mandalay, qui compte plus de 1,7 million d’habitants, a subi les pires destructions, de nombreux immeubles résidentiels étant réduits à l’état de ruines. Une sexagénaire a miraculeusement été secourue mardi à Naypyidaw après avoir été piégée pendant quatre-vingt-onze heures dans les décombres, ont déclaré les services de lutte contre les incendies.

A la périphérie de Mandalay, un crématorium a reçu des centaines de corps, et beaucoup d’autres sont attendus à mesure que les victimes sont extraites des décombres.

Le conflit civil, qui dure depuis le coup d’Etat du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi, a décimé le système de santé. La situation était déjà alarmante avant le séisme, les combats ayant déplacé plus de 3,5 millions de personnes vulnérables, d’après les Nations unies.

Appel à cesser les hostilités

La junte a assuré qu’elle faisait de son mieux, mais ces derniers jours, des informations ont fait état de nouvelles frappes aériennes contre ses adversaires. Mardi, une alliance de trois groupes armés ethniques en rébellion contre la junte a à son tour annoncé son intention de respecter un cessez-le-feu unilatéral d’un mois, pour raisons humanitaires.

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L’envoyée spéciale des Nations unies pour la Birmanie, Julie Bishop, a appelé lundi toutes les parties à cesser les hostilités et à donner la priorité aux opérations d’aide aux civils.

Le chef de la junte, le général Min Aung Hlaing, a lancé vendredi un appel au secours à la communauté internationale, une démarche rarissime pour un haut gradé birman, qui illustre l’ampleur de la catastrophe.

L’Organisation mondiale de la santé a classé dimanche le séisme au plus haut degré de ses urgences, pendant que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) lançait un appel pour récolter plus de 100 millions de dollars. La Chine, la Russie et l’Inde ont envoyé des équipes, alors que les Etats-Unis ont annoncé lundi le déploiement d’« experts humanitaires ».

A près de mille kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, des secours continuent de chercher des survivants dans les décombres de la tour en construction de trente étages qui s’est effondrée. Quelque vingt personnes ont trouvé la mort dans la capitale thaïlandaise, selon un bilan datant de mardi, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Séisme en Birmanie : les coupes budgétaires de l’administration Trump entravent le déploiement de l’aide américaine

Le Monde avec AFP

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PSG-OM: la sanction est tombée pour Paris après les banderoles insultantes contre Rabiot

Après les chants injurieux et les banderoles insultantes au Parc des Princes lors de PSG-OM (3-1), visant Adrien Rabiot, la commission de discipline de la LFP a décidé ce mercredi de sanctionner la tribune Auteuil avec un huis clos partiel pour un match.

Le verdict est tombé. Un peu plus de deux semaines après le Classique entre le PSG et l’OM (3-1), marqué par des chants injurieux et des banderoles insultantes au Parc des Princes, la commission de discipline de la LFP a rendu sa décision ce mercredi 2 avril.

Le PSG écope d’un huis clos partiel pour un match de la tribune Auteuil. Une sanction qui prendra effet à partir de mardi prochain. Le Parc pourra donc faire le plein ce samedi pour la réception d’Angers (17h), à l’occasion de la 28e journée de Ligue 1.

Les hommes de Luis Enrique auront simplement besoin de ne pas perdre pour être sacrés champions. Mais, même en cas de défaite contre le SCO, le titre leur reviendra dès samedi si les Monégasques ne l’emportent pas à Brest (19h). Cette sanction sera purgée le 19 avril à l’occasion de la réception du Havre.

Des chants et banderoles contre Rabiot et ses parents

Le 16 mars, Adrien Rabiot avait été accueilli par des sifflets nourris et des chants insultants répétés au Parc des Princes. L’international français, arrivé en septembre dernier à Marseille après avoir porté le maillot parisien de 2010 à 2019, avait aussi été ciblé par plusieurs banderoles offensantes déployées par des supporters parisiens, dont l’une qui évoquait sa mère, qui gère ses intérêts depuis le début de sa carrière, ainsi que son père. Ce dernier est décédé en 2019.

Dès le lendemain, Véronique Rabiot avait réclamé de « vraies sanctions » dans l’émission Génération After sur RMC. « Personne ne s’est excusé mais ce ne sont pas des excuses qu’il faut, c’est faire bouger les choses, faire en sorte que ça ne se reproduise pas, qu’il y ait des vraies sanctions. Parce qu’on dit avant le match: ‘S’il y a des insultes, on arrête le match’, mais en fait ça n’arrive jamais. Il n’y a pas de sanction », avait-elle réagi. « Il faut laisser les femmes tranquilles. Les joueurs s’insultent, à la limite, s’ils veulent. Mais nous, qu’on nous laisse tranquille. Il ne fallait pas parler du père de mes enfants. »

Elle a depuis lancé une pétition pour en finir avec « les insultes ciblées, personnelles et humiliantes » entendues dans les stades, « des violences verbales, souvent sexistes, racistes et diffamatoires qui n’ont pas leur place dans notre société ». Un message adressé à quatre personnes: Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Marie Barsacq, ministre des sports, Michel Savin, sénateur, et Vincent Labrune, président de la LFP

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L’Eglise de France face à la tentation de tourner la page des violences sexuelles

Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, à Lourdes, le 1ᵉʳ avril 2025. MATTHIEU RONDEL/AFP

Ce sont autant de jalons plantés sur le chemin des 120 évêques réunis toute la semaine à Lourdes (Hautes-Pyrénées) pour l’assemblée plénière de la Conférence des évêques (CEF) de France. Ici, à l’entrée de la basilique du Rosaire, ce sont les mosaïques du prêtre slovène Marko Rupnik, accusé d’agressions sexuelles, que l’on a partiellement recouvertes. Là, à la Cité Saint-Pierre, un spectacle, L’Enfant du silence, monté par l’artiste Olivier Savignac, fondateur de l’association Parler et revivre, sur le thème des violences pédocriminelles et des traumatismes que celles-ci causent. Ce sont aussi, lors des différentes tables rondes et discussions organisées sur le sujet, ces victimes d’abus, présentes en nombre et appelées à s’exprimer sans tabou, au côté, et parfois même en surplomb des religieux.

Ces signaux ressemblent fort à un avertissement lancé par le président sortant de la CEF, Eric de Moulins-Beaufort, à ses confrères – et plus encore à son successeur, qui doit être élu mercredi 2 avril. Durant ses six années à la tête de l’institution, l’archevêque de Reims a accompagné et encouragé la prise de conscience de l’Eglise de France, et l’a poussée à accepter, en 2021, les conclusions du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase). Une révolution, voire une « conversion » pour certains évêques rebutés par la mention, dans le rapport rendu par le haut fonctionnaire Jean-Marc Sauvé, du caractère « systémique » des violences et par le chiffre avancé de 330 000 victimes.

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Droits de douane américains: « C’est désolant et néfaste, il n’y aura que des perdants », déplore Gabriel Picard, président de la Fédération des vins et spiritueux


Droits de douane américains: « C’est désolant et néfaste, il n’y aura que des perdants », déplore Gabriel Picard, président de la Fédération des vins et spiritueux{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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Résultats des lycées 2025 : comment lire les indicateurs de réussite

Dans les lycées, un même taux de réussite au baccalauréat peut masquer des profils d’établissement très différents. C’est ce qui ressort de l’analyse des indices de valeur ajoutée des lycées, publiés mercredi 2 avril par le ministère de l’éducation nationale, qui s’appuient sur divers indicateurs destinés à évaluer « l’apport » des établissements dans les résultats de leurs élèves, car tous ne sont pas confrontés aux mêmes enjeux selon les caractéristiques sociales et scolaires des élèves qu’ils accueillent.

En plus des taux de réussite et des taux de mentions à l’examen en 2024, la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) analyse le « taux d’accès », c’est-à-dire la part des élèves entrés en 2de que les lycées accompagnent jusqu’à l’obtention du baccalauréat. Un indicateur qui « apparaît beaucoup plus pertinent que le taux de réussite (…) pour apprécier l’efficacité globale d’un lycée », relève le service statistique du ministère.

Pour chaque établissement, la DEPP établit une « valeur ajoutée » en calculant la différence entre les taux constatés et ceux « attendus » au regard du profil des élèves de chaque lycée. « Les taux bruts dépendent fortement de facteurs externes à l’action des établissements : les caractéristiques individuelles des élèves accueillis, la composition globale en termes de profils sociaux et scolaires des élèves de l’établissement, ou encore le contexte économique du territoire pour les lycéens professionnels », expose Magda Tomasini, à la tête de la DEPP.

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L’approche en « valeur ajoutée » est ainsi « indispensable pour différencier ce qui est dû à l’action de l’établissement de ce qui est dû aux caractéristiques et aux compétences qui ont été déjà développées par les élèves avant qu’ils y entrent ».

Profils divergents entre public et privé

De l’analyse combinée de l’ensemble de ces indicateurs, le ministère de l’éducation nationale dégage cinq catégories de lycées, représentées dans le graphique ci-dessous.

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École située près d’un point de deal à Saint-Ouen-sur-Seine: les parents d’élèves appelés à voter pour un possible déménagement

Un vote a été proposé aux parents d’élèves d’une école maternelle situé dans l’un des points de deal de la commune de Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). L’échéance est prévue ce jeudi 3 avril.

Les parents d’élèves d’une école maternelle de Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) votent ce jeudi 3 avril pour savoir s’ils souhaitent ou non le déménagement, dès la fin du mois, de l’établissement situé au coeur d’un des principaux points de deal de cette commune limitrophe de Paris.

Organisée par la municipalité, la votation citoyenne intervient après le jet en décembre d’une bonbonne de protoxyde d’azote dans une fenêtre de l’école alors que des sachets de stupéfiants avaient déjà été retrouvés dans la cour de récréation. « Que font les dealers quand ils se font courser? Ils balancent leurs sachets un peu partout », déplore le maire PS Karim Bouamrane.

Une « solution transitoire » proposée

L’édile, interrogé par l’AFP, rappelle que sa « responsabilité est de mettre les moyens pour apporter la sécurité et pour les enfants, et pour les parents ». Enclavées au coeur d’une cité, les quatre classes de la maternelle Emile-Zola pourraient être transférées à quelques centaines de mètres, dans les locaux du relais petite enfance et au sein d’un groupe scolaire.

Les parents des 60 élèves concernés peuvent opter pour cette « solution transitoire » dès le retour des vacances de printemps et jusqu’à la fin de l’année scolaire, ou attendre une relocalisation pérenne prévue pour la rentrée de septembre. Les services de l’Education nationale les accompagnent « pour faire en sorte que cela se passe bien pour leur enfant, quel que soit l’endroit où il soit scolarisé », a indiqué à l’AFP Sandrine Lair, directrice académique de Seine-Saint-Denis.

« Vous laissez place nette au trafic »

« L’école, à cet endroit-là, était le dernier signe d’un service public, d’une vie citoyenne.(…) L’école fermant, ça veut vraiment dire que vous laissez place nette au trafic », déplore le député Insoumis Eric Coquerel. Face aux critiques, le maire de Saint-Ouen assure qu’en cas de déménagement de l’école, « une association culturelle d’adultes qui s’installera (dans ces locaux) donc il n’y aura pas de recul du service public. »

« Tous les mètres carrés seront occupés par la puissance publique », assure Karim Bouamrane qui revendique « la solution de zéro point de deal à Saint-Ouen » via des travaux de rénovation urbaine et un large déploiement de vidéosurveillance.

À « trois reprises depuis mai 2024, de la matière stupéfiante en petite quantité a été trouvée dans la cour de l’établissement », rappelle de son côté la préfecture de police de Paris. En janvier 2025, « ce sont des bouteilles de protoxyde d’azote qui y ont été découvertes », ajoute la préfecture, qui assure que « l’attention des services de police sur le secteur est réelle et soutenue ».

Depuis le 1er janvier, 29 personnes ont été interpellées dans cette zone pour trafic de stupéfiants et 2 kg de produits stupéfiants ont été saisis, selon la préfecture. En 2024, l’université d’Aix-Marseille avait temporairement fermé un de ses sites en raison de l’insécurité et, en juin, la mairie de Nîmes a fermé une médiathèque dans un quartier où deux personnes dont un enfant de dix ans étaient décédées dans des violences liées au commerce de stupéfiants.

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Droits de douane américains: la Maison Blanche annonce que les nouvelles taxes entreront en vigueur les 5 et 9 avril


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Le PSG, bousculé par Dunkerque, se fraie un chemin vers la finale de la Coupe de France

L’attaquant du PSG Désiré Doué (maillot blanc) à la lutte dans la surface de réparation de Dunkerque, en demi-finale de la Coupe de France, le 1ᵉʳ avril 2025, au stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve-d’Ascq (Nord). SAMEER AL-DOUMY / AFP

Tel un félin, le Paris Saint-Germain (PSG) parvient toujours cette saison – pour l’instant – à retomber sur ses pattes. Cette agilité a permis au club de la capitale d’éviter une chute douloureuse, mardi 1er avril, en demi-finales de la Coupe de France face à Dunkerque. Menés en terre nordiste (0-2), les Parisiens ont trouvé les ressources pour finalement s’imposer (4-2) et se qualifier pour une nouvelle finale où ils tenteront de conserver leur trophée, au Stade de France.

Etre quasi-champion de France et être toujours en lice en Ligue des champions après avoir éliminé Liverpool, mais être chassé de la Coupe par une équipe de Ligue 2 aurait fait tache dans la saison parisienne, à une semaine du quart de finale aller de C1 contre Aston Villa.

« Nous ne sommes pas invincibles, imbattables, des héros de film. Nous continuerons d’encaisser des buts, a tempéré l’entraîneur parisien, Luis Enrique, après la rencontre. La perfection n’existe pas, nous ne sommes pas parfaits. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le projet novateur de Dunkerque mis en lumière par sa demi-finale de Coupe de France contre le PSG

Le match fut, en tout cas, une formidable promotion pour une compétition qui accouche régulièrement de surprises. Dans ce stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord), où Dunkerque avait déjà éliminé Lille aux tirs au but lors des huitièmes de finale, la stupeur et la joie se sont ainsi vite emparées du public.

Dembélé toujours décisif

Dès la 7e minute, les Nordistes, séduisants cinquièmes de Ligue 2, ont exploité le talon d’Achille de Paris, à savoir la défense sur coup de pied arrêté. Vincent Sasso a repris au second poteau un ballon qui a échappé à toute l’arrière-garde parisienne (0-1). Un frisson a parcouru les tribunes à chaque autre coup franc concédé par Paris. Dunkerque a fini par creuser l’écart sur un autre coup de pied arrêté, a priori moins menaçant : un long dégagement au pied du jeune gardien nordiste Ewen Jaouen (19 ans), un duel perdu de la tête de Marquinhos avec Gaëtan Courtet et Muhannad Al-Saad s’est retrouvé avec le ballon dans la surface, profitant d’une erreur énorme de Nuno Mendes au marquage (0-2, 27e).

Lors d’une bonne partie du match, Dunkerque a brillé par la justesse de ses choix et par sa discipline, au contraire de Parisiens d’abord empruntés. Comme l’a aussi montré la grosse bévue de Lucas Beraldo faisant la passe à un Dunkerquois dans les six mètres, sans conséquence cette fois, la défense des visiteurs a clairement été orpheline de Willian Pacho, ménagé et placé sur le banc.

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Et l’attaque s’est longtemps montrée stérile, comme impuissante face au bloc bas dunkerquois. Mais Paris a réussi à faire mal juste avant la pause. Lors d’une attaque placée, Vitinha a trouvé Achraf Hakimi par une passe lobée ; le Marocain a remis directement dans la surface de réparation sur Ousmane Dembélé, qui a confirmé son statut d’homme fort de l’équipe en enchaînant un contrôle et une frappe puissante dans la lucarne (1-2, 45e).

Preuve que le club parisien a mûri mentalement depuis le début de saison, il a ensuite égalisé juste après la reprise, grâce à un joli centre brossé de Dembélé trouvant Marquinhos au second poteau. Le Brésilien, jusque-là médiocre pour son match de reprise après la trêve, se rattrapait bien en donnant intelligemment un rebond à sa tête pour tromper Ewen Jaouen (2-2, 48e).

Cannes ou Reims en finale

Après le but décisif de Désiré Doué après l’heure de jeu (3-2, 62e), Paris a eu quelques minces occasions, mais s’est surtout attelé à contrôler le match, grâce à Vitinha et l’entrée de Fabian Ruiz à la place de Warren Zaïre-Emery.

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Une qualification sur la plus petite des marges, après quelques sueurs froides, aurait été le plus bel hommage au superbe parcours des Dunkerquois. Mais Paris cette saison est sans pitié, et, dans les arrêts de jeu, Ousmane Dembélé a profité d’une errance de la défense au milieu de terrain pour crucifier Jaouen (4-2).

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« L’équipe a démontré de la maturité et une capacité à retourner des situations », s’est réjoui Luis Enrique, qui suivra, mercredi, l’autre demi-finale entre Cannes (National 2) et Reims (Ligue 1), pour connaître son adversaire, le 24 mai à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Le Monde avec AFP

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