Mascate, à Oman, le 11 avril 2025. ABDELHADI RAMAHI / REUTERS
L’Iran et les Etats-Unis s’apprêtent à ouvrir de nouvelles négociations sur le programme nucléaire iranien, samedi 12 avril à Mascate, la capitale du sultanat d’Oman, dans un format inédit depuis des discussions entre Téhéran et l’administration Obama en 2011. Mascate s’est imposée comme le lieu de ces pourparlers, au détriment d’autres capitales régionales comme Doha, Abou Dhabi ou Riyad, qui avaient pourtant manifesté leur volonté de jouer un rôle dans la médiation.
Abou Dhabi, par exemple, avait transmis en mars une lettre du président américain, Donald Trump, à l’Iran par l’intermédiaire d’Anwar Gargash, le conseiller diplomatique du président émirati, Mohammed Ben Zayed Al Nahyane (« MBZ »). Doha avait, de son côté, facilité la libération d’otages irano-américains en 2023, tandis que l’Arabie saoudite s’était proposée comme intermédiaire en février.
Mascate s’est imposée comme un médiateur privilégié entre Téhéran et les capitales occidentales, notamment sur la question du nucléaire, et ce, dès 2011. Situé à la croisée des mondes arabe et perse, ce pays, en marge de la péninsule Arabique, cultive une rare neutralité et une grande discrétion dans une région marquée par de profondes rivalités géopolitiques et confessionnelles.
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Condamné à trois ans de prison en Russie pour ne pas s’être enregistré en tant « qu’agent de l’étranger », le chercheur français Laurent Vinatier est en transit vers une colonie pénitentiaire. Invitée de BFMTV ce dimanche 13 avril, sa mère s’inquiète de la situation et demande une audience auprès d’Emmanuel Macron.
La mère du chercheur français Laurent Vinatier, détenu depuis 10 mois en Russie a demandé ce dimanche 13 avril sur BFMTV une audience auprès du président de la République, alors que son fils est envoyé en colonie pénitentiaire pour purger une peine de trois ans de prison.
« C’est une inquiétude très importante pour nous. Auparavant, il était dans un centre provisoire à Moscou même. On savait où il était. Il recevait des visites du Consul et de son avocat. Maintenant, personne ne s’est où il est. Les colonies pénitentiaires, en France, ça n’existe pas », a-t-elle témoigné.
Selon un message transmis jeudi à l’AFP par sa famille, l’avocat de Laurent Vinatier les a informés que ce dernier a été transféré à Toula, à environ 200 kilomètres au Sud de Moscou, dans une colonie pénitentiaire de transit pour y effectuer une quarantaine de 15 jours.
Stupeur du ministère des affaires étrangères
« On est en lien constant avec la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères. Ils ont été tout à fait surpris. Il faut sûrement donner plus de temps, mais ce qui nous inquiète, c’est qu’il a été condamné à la sanction la plus sévère alors qu’il avait plaidé coupable« , ajoute-t-elle.
Après cette période, il devrait être transféré vers un autre établissement encore inconnu pour y purger sa peine, selon lui. Les transferts pénitentiaires en Russie sont des procédures qui prennent souvent plusieurs semaines, les proches des condamnés pouvant rester tout ce temps sans nouvelle.
Brigitte Vinatier signale avoir adressé un courrier au président de la République, il y a deux semaines. « Nous avons fait une demande récemment pour avoir une audience, nous aimerions le voir. Nous n’avons pas eu encore de réponse », nous a-t-elle confié.
Un chercheur au service d’une ONG pour la paix
Incarcéré depuis juin 2024, ce chercheur spécialiste de l’espace post-soviétique était employé sur le sol russe par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s’agissant de l’Ukraine.
Les autorités russes accusent Laurent Vinatier, 48 ans, d’avoir manqué à son obligation de s’enregistrer sous le label d' »agent de l’étranger » alors même qu’il collectait des « informations dans le domaine des activités militaires » pouvant être « utilisées contre la sécurité » de la Russie.
Les autorités russes utilisent depuis des années le statut d' »agent de l’étranger » pour réprimer leurs détracteurs, mais c’est la première fois qu’un ressortissant étranger est incarcéré pour ce motif.
L’intéressé a reconnu les faits, mais plaidé l’ignorance. Il s’est également excusé, espérant l’indulgence de la justice. La France dénonce sa condamnation comme « arbitraire » et appelle à sa « libération immédiate ».
Le corps sans vie d’une femme a été découvert ce vendredi 11 avril dans un campement de migrants à Loon-Plage, près de Dunkerque. Une enquête pour recherche des causes de la mort a été ouverte.
Le corps sans vie d’une femme, qui pourrait être soudanaise, a été découvert ce vendredi 11 avril dans un campement de migrants à Loon-Plage, près de Dunkerque (Nord), a appris dimanche l’AFP auprès de la procureure de la République de Dunkerque.
« L’identité de la défunte n’est pas confirmée, mais les premiers éléments recueillis suggèrent qu’il pourrait s’agir, sous réserve des vérifications en cours, d’une femme de nationalité soudanaise qui avait des problèmes de santé », a indiqué la procureure de Dunkerque, Charlotte Huet, sans fournir d’autres précisions concernant l’âge, la situation et le parcours de cette personne décédée.
« Si aucun élément manifestant l’intervention d’un tiers n’a été mis au jour à cette heure, un examen de corps sera réalisé par un médecin légiste afin de le confirmer », a déclaré la procureure à l’AFP ce dimanche matin.
Neuf morts de migrants sur le littoral en 2025
La magistrate a confirmé que ce vendredi après-midi, le parquet de Dunkerque avait été avisé du fait que le corps d’une femme avait été retrouvé dans le campement de Loon-Plage, l’un des nombreux camps occupés par des migrants qui s’y installent avant de tenter de rejoindre l’Angleterre.
Le parquet de Dunkerque a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort et l’a confiée au service local de police judiciaire de Dunkerque, a précisé la procureure.
Le 24 mars, une migrante érythréenne avait été retrouvée morte sur une plage de Marck, près de Calais (Pas-de-Calais). Il s’agissait de la neuvième mort de migrants sur le littoral en 2025, d’après la préfecture du Pas-de-Calais.
Selon l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), 78 migrants sont morts en 2024 en essayant de rejoindre l’Angleterre à bord de petites embarcations de fortune (« small boats »), un record depuis le début en 2018 de ce phénomène dans la région.
Accent tonique sur la première syllabe, avec la fin prononcée sur un ton indigné.
Définition
Du latin braillare (« clamer dans l’oppidum ») et baillonnus (« bâillon imposé par César »), le mot « braillonné » apparaît au début du XXIe siècle dans les démocraties bruyantes, pour désigner ceux qui se proclament muselés, tout en occupant les plateaux télé,les unes de magazines, les dos de kiosques à journaux et en bénéficiant de push de notifications… Les braillonnés revendiquent un statut de victime du système médiatique, tout en étant omniprésents dans ce même système.
Synonymes
Silencionnalistes (n.m.pl.).
En anglais : Cancelebrities (n.pl.).
Exemples
Xenia Fedorova, l’ex-dirigeante de RT (Russia Today) France, chroniqueuse sur CNews, signature du JDD et qui publie chez Fayard Bannie. Liberté d’expression sous condition.
L’édition augmentée de l’enquête pamphlétaire La France Orange mécanique (Éditions Ring, 2015), de Laurent Obertone, qui a inscrit sur sa couverture une citation de la journaliste Apolline de Malherbe : « Le problème, c’est que les gens achètent ce livre. »
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Volodymyr Zelensky a fait état de « dizaines de morts et de blessés » après la frappe de missile russe à Soumy, ce dimanche 13 avril. Les secours ont ensuite évoqué au moins 34 morts, ainsi qu’une centaine de blessés.
Une frappe de missiles russe dans le centre-ville de Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, a fait au moins 34 morts, dont deux enfants, ont annoncé les services de secours ukrainiens ce dimanche 13 avril. Le ministère de l’Intérieur ukrainien ajoute qu’il y a 117 blessés, dont 15 enfants.
L’attaque est survenue en fin de matinée, en pleine période d’affluence dans le centre de Soumy.
« La Russie a frappé le centre-ville avec des missiles balistiques. Juste au moment où il y avait beaucoup de gens dans la rue », ont indiqué les services de secours sur les réseaux sociaux.
L’attaque a eu lieu « un jour où les gens vont à l’église : le dimanche des Rameaux… Seuls des salauds peuvent faire cela », avait peu auparavant lancé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur X, faisant état de plusieurs « dizaines de morts et de blessés ».
Attaque répétées sur Soumy
La ville frontalière de Soumy subit des attaques répétées ces dernières semaines de la part des forces russes, depuis que Moscou a repoussé une grande partie des troupes ukrainiennes de la région russe de Koursk.
« De nombreux morts aujourd’hui après une frappe de missile », a également indiqué le maire par intérim de Soumy, Artem Kobzar, sur les réseaux sociaux ajoutant que « l’ennemi a de nouveau frappé des civils »..
L’administration militaire régionale a de son côté précisé que deux missiles balistiques avaient été tirés sur le centre de la ville. Des images sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité n’a pu être vérifiée, montrent des voitures calcinées et des panaches de fumée s’élevant dans les airs.
Soumy se trouve à quelque 50 kilomètres de la frontière avec la Russie et Kiev avertit depuis plusieurs semaines que Moscou pourrait y lancer une offensive. La Russie avait revendiqué jeudi dernier la prise d’un village dans la région frontalière de Soumy, ce qui constituerait une rare avancée dans cette zone du nord-est de l’Ukraine dont ses troupes avaient dû se retirer au printemps 2022.
Une cinquantaine de gendarmes sont mobilisés pour retrouver une joggeuse âgée de 28 ans, Agathe Hilairet, disparue depuis la veille, à Vivonne (Vienne), le 11 avril 2025. XAVIER BENOIT / PHOTOPQR / LA NOUVELLE REPUBLIQUE / MAXPPP
L’imposant dispositif déployé pour retrouver une joggeuse de 28 ans disparue dans la Vienne depuis jeudi a été levé en début de soirée, samedi 12 avril, après plus de quarante-huit heures sans signe de vie de celle-ci, laissant désormais place au volet judiciaire de l’enquête. Ces nouvelles recherches ont eu lieu au lendemain de la diffusion d’un appel à témoins pour disparition inquiétante.
Agathe Hilairet, coureuse expérimentée de frêle corpulence (1,65 mètre, 35 kilos) qui pratique le trail, s’était élancée jeudi matin du domicile de ses parents, à Vivonne, dans la Vienne. Son père a donné l’alerte jeudi en début d’après-midi en ne la voyant pas revenir, tandis que son téléphone ne répondait plus. Un dispositif de recherche a été déployé jeudi, puis à nouveau vendredi sur une vaste zone incluant les communes de Vivonne, Voulon, Celle-Lévescault et Gençay.
Samedi matin, quelque 110 gendarmes et 25 militaires du régiment d’infanterie des chars de marine (RICM) de Poitiers étaient mobilisés, ainsi que des plongeurs sondant les cours d’eau ou encore un hélicoptère thermique survolant une vaste zone. Ce déploiement a été ramené à 50 gendarmes dans l’après-midi. Mais les gendarmes ont annoncé samedi soir la « fin des recherches de type ratissage » au profit d’opérations plus ciblées menées dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte pour « disparition inquiétante ».
« Le dispositif de grande ampleur de ces derniers jours va laisser place à l’engagement demain (dimanche) d’une quarantaine de gendarmes au profit des enquêteurs de la section de recherches et de la brigade de recherches de Poitiers », a précisé la gendarmerie.
Zone de recherches de 100 kilomètres carrés
Samedi, les recherches se sont concentrées autour d’« une zone d’intérêt de 100 kilomètres carrés au sud de Vivonne, une zone particulièrement difficile d’accès puisque c’est une zone forestière, avec énormément de sentiers », avait annoncé à la presse le colonel Philippe-Alexandre Assou, du groupement de gendarmerie de la Vienne. Il a souligné que la participation des membres du club de joggeurs auquel appartient la jeune femme, qui « ont l’habitude du terrain » et des sentiers qu’elle empruntait habituellement, apporte une « plus-value énorme » aux enquêteurs.
Quelques heures après la reprise des recherches, samedi, le procureur de la République de Poitiers, Cyril Lacombe, a fait savoir par communiqué que « de nouveaux ratissages, notamment sur le parcours habituel de la joggeuse, sont effectués ». « Les difficultés tiennent notamment à ce que certaines zones boisées sont très denses », a-t-il ajouté. Le procureur a ensuite annoncé qu’« une dizaine d’auditions de témoins et de proches » ont été effectuées à ce stade.
Une vingtaine de témoignages
Dans le cadre de l’enquête ouverte, le parquet de Poitiers avait diffusé vendredi un appel à témoins pour retrouver cette joggeuse, présentant une « taille très mince », qui portait au moment de sa disparition une tenue de jogging avec un short noir, un haut à manches courtes de couleur sombre et un sac de course. Elle avait les cheveux attachés et son téléphone accroché à son poignet.
Le téléphone de la joggeuse a été localisé pour la dernière fois dans l’après-midi de jeudi dans un rayon de 250 mètres entre les lieux-dits Les Grands Ormeaux et Le Champ Salaud, à Voulon, commune située à 10 kilomètres de Vivonne. Sur l’application de géolocalisation sportive Strava, sur laquelle elle partageait le résumé de ses sorties, qui pouvaient dépasser les 20 kilomètres parcourus, la jeune femme se décrit comme « adorant la course à pied », qu’elle pratique « depuis [ses] 17 ans ».
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Une vingtaine de témoignages ont été recueillis à la suite de la diffusion de l’appel à témoins, a précisé M. Assou. Les gendarmes de la brigade de recherche de Poitiers, épaulés par la section de recherche de Poitiers, s’attachent à les vérifier.
Invité de BFM Business, François-Xavier Soeur, gestionnaire en patrimoine, a livré ses conseils sur les éléments essentiels à ne pas omettre au moment de déclarer ses revenus.
Top départ pour la campagne de déclaration de revenus. Depuis jeudi 10 avril, les contribuables peuvent se rendre dans leur espace particulier sur le site des impôts pour compléter leur formulaire portant sur les revenus 2024. Et gare à ne pas rendre sa déclaration en retard au risque d’être sanctionné de pénalités financières.
Inutile pour autant de se précipiter. Même s’il peut être tentant de se débarrasser rapidement de cette corvée, il est vivement conseillé de prendre le temps de remplir son formulaire pour éviter les erreurs. D’autant qu' »il y a énormément de choses à ne pas oublier dans une déclaration », rappelle sur BFM Business François-Xavier Sœur, gestionnaire de patrimoine chez Terrae Patrimoine. Tour d’horizon non exhaustif des principaux éléments à ne pas négliger.
• Signaler un changement de situation
Cela fait partie des premières choses à faire, mais certains contribuables ont tendance à sauter cette étape. « Lorsque vous commencez votre déclaration de revenus, on a tendance à passer très rapidement les premières pages alors que ce sont des choses qu’il faut vérifier, surtout si vous avez eu des changements pendant l’année dans votre situation: si vous vous êtes marié, pacsé, si vous avez eu des enfants… », souligne François-Xavier Soeur.
Ce type de changements dans sa situation personnelle doit être signalé car « cela peut vous rajouter ou vous enlever des demi-parts fiscales » et faire payer davantage que ce que vous devez réellement, poursuit l’expert, martelant que « c’est la toute première chose à vérifier » et qu’il ne faut donc « pas aller trop vite au début de la déclaration ».
• Déclarer avoir élevé des enfants seul(e)
Il s’agit d’un cas « oublié extrêmement souvent », selon François-Xavier Soeur. Pour réduire le montant de son impôt, un parent qui a élevé seul ses enfants doit l’indiquer dans sa déclaration.
Si les enfants sont encore rattachés à votre foyer, cochez la case « T » afin de bénéficier d’une majoration du nombre de parts du quotient familial. « L’avantage en impôt procuré par les deux premières demi-parts excédant une part, accordé aux personnes seules, au titre du premier enfant à charge, ne peut excéder » 4.224 euros pour l’imposition des revenus 2024, précise la DGFIP.
Et si vos enfants ne sont plus rattachés au foyer mais que vous les avez élevés seul(e) pendant au moins cinq ans (consécutifs ou non), pensez à cocher la case « L » afin de conserver une demi-part supplémentaire à vie. L’avantage en impôt lié à cette demi-part est ici limité à 1.069 euros. Ce qui reste très intéressant. Il ne faut donc « surtout pas oublier » cette case, conseille François-Xavier Soeur.
• Vérifier les montants pré-remplis
Ces dernières années, le préremplissage de certaines informations par l’administation fiscale a simplifié la déclaration de revenus. Vérifiez tout de même l’exactitude des montants inscrits. « On se dit toujours que c’est pré-rempli, donc c’est bon c’est fait… Grosse erreur », met en garde François-Xavier Soeur.
Le gestionnaire en patrimoine insiste sur la nécessité de vérifier toutes les informations renseignées « surtout si vous avez changé d’employeur, si vous avez eu un arrêt maladie, des changements dans votre vie professionnelle, des primes exceptionnelles… ».
En cas d’erreur constaté dans les revenus inscrits, vous pouvez bien entendu effectuer la correction. « Le fisc ne vous dira rien si vous modifiez à la hausse. Par contre, si vous modifiez à la baisse faites ce que l’on appelle un rescrit: vous mettez un petit mot dans votre déclaration et vous expliquez pourquoi vous avez modifié à la baisse un montant pré-rempli », conseille encore François-Xavier Soeur.
• Penser aux revenus des enfants rattachés au foyer fiscal
Faut-il déclarer les revenus perçus par ses enfants lorsqu’ils sont rattachés au foyer fiscal? Sur ce point, François-Xavier Soeur dit avoir vu « énormément d’erreurs ». Et pour cause, « c’est une règle qui a beaucoup changé ces dernières années ».
Mais pour les revenus 2024 c’est « relativement simple », explique-t-il. Pour les enfants qui ont perçu des revenus dans le cadre de jobs étudiants ou jobs d’été, seule la fraction des revenus excédant le plafond de trois fois le montant mensuel du Smic (5.318 euros en 2024) est imposable et doit donc être déclarée. Il y a donc de la marge avant d’atteindre cette somme dans le cadre de ce type d’emploi.
De leur côté, les gratifications versées aux stagiaires sont exonérés d’impôt si elles ne dépassent pas le montant du Smic annuel (21.273 euros). Même chose pour les apprentis dont la rémunération est exonérée d’impôt dans la limite d’un Smic annuel. « Vous devez donc seulement déclarer la partie du salaire supérieure à cette somme », explique l’administration fiscale.
• Cocher la case « 2OP »
Si vous avez des revenus financiers, vous devez choisir pour leur imposition entre le prélèvement forfaitaire unique de 30% ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu. « Globalement, si l’ensemble de vos revenus financiers représentent au maximum 29.300 euros, cochez la case 2OP » pour bénéficier du barème progressif de l’impôt sur le revenu qui sera dans ce cas là plus avantageux, indique François-Xavier Soeur.
Le vice-président américain, J. D. Vance (à droite) et sa femme, Usha Vance, avec la colonelle Susannah Meyers (à gauche), qui dirige la base américaine de Pituffik, au Groenland, le 28 mars 2025. JIM WATSON / AFP
La colonelle Susannah Meyers avait pris les commandes de la base américaine de Pituffik, au Groenland, en juillet 2024. Le 28 mars, c’est elle qui a guidé le vice-président américain, J. D. Vance, et son épouse, Usha, lors de leur visite de quelques heures sur le site. A cette occasion, J. D. Vance avait livré une critique acerbe du Danemark. Moins de deux semaines plus tard, la colonelle Susannah Meyers a été limogée.
Dans un communiqué publié jeudi 10 avril, le Commandement des forces spatiales justifie sa suspension immédiate par « une perte de confiance dans sa capacité à diriger », et rappelle que « les commandants sont tenus de respecter les normes de conduite les plus strictes, notamment en ce qui concerne l’impartialité dans l’exercice de leurs fonctions ».
A l’origine de ce licenciement, un mail interne envoyé par l’officière, le 31 mars, à tous les employés de la base, parmi lesquels 150 soldats américains, mais aussi plusieurs centaines de Danois et Groenlandais embauchés par des sociétés de sous-traitance, sous contrat avec l’armée américaine. Selon un article publié sur le site indépendant Military.com, qui a eu accès au mail, la colonelle Meyers écrit avoir « passé le week-end, en repensant à la visite de vendredi [28 mars] – aux actes qui ont été faits, aux mots qui ont été dits et à comment cela peut affecter chacun d’entre vous ».
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Un séisme de magnitude 5,5 s’est produit dimanche 13 avril en Birmanie, à proximité de la ville de Mandalay, déjà ravagée par un séisme le 28 mars dernier.
Nouveau séisme en Birmanie. Ce dimanche 13 avril, vers 4h30 heure française, la terre a de nouveau tremblé, dans le centre du pays. Un tremblement de terre de magnitude 5,5 selon le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (CESM). L’épicentre se situe à 82 kilomètres au sud de la ville de Mandalay, le long de la même faille à l’origine du séisme qui a dévasté la Birmanie le 28 mars dernier et fait plus de 3.600 morts.
D’après l’Institut géologique des États-Unis, l’USGS, les secousses étaient modérées à Meiktila, ville de près de 200.000 habitants et la grande agglomération la plus proche du foyer sismique.
Un pays déjà exsangue
Fin mars, plus de 5.200 bâtiments ont été détruits par le tremblement de terre, d’après des données officielles, et plus de deux millions de personnes ont besoin d’assistance du fait du séisme, selon l’ONU. Les Nations unies ont lancé un appel aux dons, espérant récolter 275 millions de dollars.
Le pays est par ailleurs laissé exsangue par la guerre civile en cours depuis le putsch des militaires de 2021, qui a renversé la dirigeante élue Aung San Suu Kyi. Le conflit a fait plus de 6.300 morts civils et provoqué le déplacement de plus de 3,5 millions de personnes.
Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi (à gauche), rencontre son homologue omanais, Badr Al-Boussaïdi, avant les négociations avec l’émissaire américain pour le Proche-Orient, Steve Witkoff, à Mascate (Oman), le samedi 12 avril 2025. AP
Des pourparlers sur le nucléaire iranien entre les Etats-Unis et l’Iran − deux pays sans relations diplomatiques depuis 1980 − se sont achevés à Oman, samedi 12 avril. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, et l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, « ont échangé dans une atmosphère constructive basée sur le respect mutuel », a souligné le ministère des affaires étrangères iranien, précisant qu’un intermédiaire omanais avait mené les discussions.
MM. Araghtchi et Witkoff ont toutefois échangé directement « quelques minutes », ajoute le communiqué, alors que l’Iran affirmait jusqu’à présent que les pourparlers seraient « indirects ». « Ni nous ni l’autre partie ne voulons de négociations infructueuses, de discussions pour le simple plaisir de discuter, d’une perte de temps et de négociations qui s’éternisent », a ensuite déclaré Abbas Araghtchi à la télévision d’Etat, précisant qu’une nouvelle réunion se tiendrait « samedi prochain », sans préciser en préciser le lieu.
« La partie américaine a également déclaré que l’accord souhaité était celui qui pouvait être atteint dans les plus brefs délais », a-t-il poursuivi, ajoutant que « cela ne sera[it] pas facile et nécessitera[it] la volonté des deux parties ». « Lors de la réunion, je pense que nous nous sommes beaucoup rapprochés d’une base de négociation. Si nous pouvons [la] finaliser lors de la prochaine réunion, nous aurons parcouru une grande partie du chemin », a-t-il ajouté.
Les négociations sont « un pas en avant vers un accord mutuellement satisfaisant », écrit de son côté la Maison Blanche, selon qui elles ont été « très positives et constructives ». Les Américains ont, par ailleurs, confirmé la tenue d’une nouvelle réunion samedi.
A bord de l’avion présidentiel Air Force One, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a qualifié ces premières discussions de « OK », refusant d’en dire davantage tant qu’elles n’étaient pas terminées.
Ces pourparlers se sont déroulés dans « une atmosphère cordiale », a affirmé, de son côté, le ministre des affaires étrangères omanais, Badr Al-Boussaïdi. Il a ajouté être « fier » d’avoir servi de médiateur pour les échanges, « pour lancer un processus de dialogue et de négociation, dans le but commun de parvenir à un accord équitable et contraignant », entre les deux pays qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis quarante-cinq ans.
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Ces échanges entre le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, et l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, « ont commencé grâce à la médiation du ministre des affaires étrangères omanais, Badr Al-Boussaïdi », avait écrit le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, sur le réseau social X, avant la rencontre tandis que les Etats-Unis présentent ces pourparlers comme « directs ».
« Pression maximale »
« Il s’agit d’un début (…), nous ne nous attendons pas à ce que ce cycle de discussions soit très long », avait déclaré M. Baghaei à la télévision d’Etat, ajoutant que les deux parties échangeaient « leurs positions de principe » par le biais d’un intermédiaire omanais.
Il s’agit des discussions les plus importantes depuis le retrait américain, en 2018, sous la présidence de Donald Trump, d’un accord conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances pour encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions.
« Nous avons l’intention de parvenir à un accord équitable et honorable, sur la base de l’égalité », a déclaré Abbas Araghchi après son arrivée à Oman, pays voisin de l’Iran et médiateur historique entre la République islamique et les pays occidentaux, dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat iranienne. Affaibli par les revers infligés par Israël à ses alliés régionaux, le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza, l’Iran cherche à obtenir la levée des sanctions qui étranglent son économie.
Le président américain, Donald Trump, a adopté une politique de « pression maximale » à l’égard de l’Iran et imposé de nouvelles sanctions visant son programme nucléaire et son secteur pétrolier. Il a créé la surprise en annonçant lundi la tenue de ces discussions, après des semaines de guerre des mots entre les deux pays, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis quarante-cinq ans.
Les Etats-Unis cherchent à mettre fin au programme nucléaire de l’Iran, qu’ils accusent de vouloir se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran a toujours démenti. Mercredi, le président américain, qui ne cesse de menacer d’attaquer l’Iran, a encore accentué la pression, en déclarant qu’une intervention militaire contre ce pays était « tout à fait » possible en cas d’absence d’accord.
« S’il faut recourir à la force, nous recourrons à la force. Israël sera bien évidemment très impliqué, il en sera le chef de file », a averti Donald Trump, un allié du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui agite régulièrement le spectre d’une attaque contre le programme nucléaire iranien, perçu comme une menace contre son pays. « Je veux que l’Iran soit un pays merveilleux, grand et heureux. Mais il ne peut pas avoir d’arme nucléaire », a-t-il prévenu vendredi.
Après le retrait de Washington de l’accord de 2015 et le rétablissement de sanctions américaines à son endroit, la République islamique d’Iran a pris ses distances avec le texte. Elle a accru son niveau d’enrichissement de l’uranium jusqu’à 60 %, très au-dessus de la limite de 3,67 % imposée par l’accord, se rapprochant du seuil de 90 % nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique. Les conflits dans la bande de Gaza et au Liban ont attisé les tensions entre l’Iran et Israël, qui ont mené des attaques militaires réciproques pour la première fois après des années de guerre par procuration.