Salvadorien expulsé à tort : une juge demande un examen des actions de l’administration Trump, qui se montre inflexible

Jennifer Vasquez Sura, épouse de Kilmar Abrego Garcia, un migrant salvadorien qui vivait légalement aux Etats-Unis avec un permis de travail et qui a été expulsé par erreur vers le Salvador, lors d’une conférence de presse avec d’autres proches et des soutiens, à Washington, le 9 avril 2025. KEN CEDENO / REUTERS

Une juge américaine a réclamé, mardi 15 avril, la tenue d’une série d’auditions pour déterminer si l’exécutif avait respecté ses obligations de « faciliter » le retour d’un Salvadorien renvoyé à tort.

Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une « invasion » des Etats-Unis par des « criminels venus de l’étranger », et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés. Il s’agit donc d’un des principaux sujets de conflit avec les juges qui contrecarrent ses projets, les accusant « d’usurper » les prérogatives du pouvoir exécutif.

Le cas de Kilmar Abrego Garcia, marié à une Américaine et habitant du Maryland, est devenu un symbole de son inflexibilité dans ce domaine. Ce Salvadorien a fait partie des plus de 250 hommes expulsés le 15 mars vers le Salvador, la plupart pour appartenance présumée au gang vénézuélien Tren de Aragua, déclaré organisation « terroriste » par Washington. Ils ont été incarcérés dans la gigantesque prison, nommée Cecot, que le président salvadorien Nayib Bukele a fait construire pour éradiquer les gangs.

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L’administration Trump a ensuite reconnu en justice que son expulsion résultait d’une « erreur administrative », puisqu’un arrêté d’expulsion à son encontre vers le Salvador avait été définitivement annulé par un tribunal fédéral en 2019. Mais elle a assuré se trouver dans l’incapacité d’y remédier, Kilmar Abrego Garcia étant désormais détenu par les autorités salvadoriennes. Elle l’accuse d’appartenir au gang salvadorien MS-13, également classé « terroriste » par les Etats-Unis en février. Lors d’une rencontre à la Maison Blanche avec Donald Trump lundi, le président salvadorien a néanmoins lui aussi assuré qu’il n’avait « pas le pouvoir de le renvoyer vers les Etats-Unis ».

Mobilisation publique

La femme de l’homme expulsé, Jennifer Vasquez Sura, a demandé mardi aux deux chefs d’Etat de cesser de « jouer à un jeu politique avec la vie de Kilmar ». « Aujourd’hui, cela fait 34 jours qu’il a disparu », a-t-elle insisté devant la presse. « Je ne vais pas arrêter de me battre jusqu’à ce que je le voie vivant », a-t-elle ajouté, près de dizaines de manifestants venus en soutien.

La Cour suprême a validé la semaine dernière une décision de première instance ordonnant à l’administration de « faciliter » le retour de Kilmar Abrego Garcia afin que « sa situation soit traitée comme elle l’aurait été s’il n’avait pas été envoyé à tort au Salvador ». Cette juge fédérale, Paula Xinis, a demandé un compte rendu quotidien « sur la localisation actuelle et le statut sous lequel est détenu M. Abrego Garcia », ainsi que les actions prises ou envisagées pour « faciliter son retour ».

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L’administration Trump a fourni samedi une déclaration écrite confirmant pour la première fois que « M. Abrego Garcia est vivant et en sécurité » au Cecot, et « détenu en vertu de la souveraineté » du Salvador. Mais lors d’une nouvelle audience mardi à Greenbelt, près de Washington, la juge Xinis a déploré de n’avoir « rien » obtenu sur les actions entreprises ou envisagées par l’administration Trump.

Peu avant l’audience, un responsable du ministère de la sécurité intérieure s’est borné à affirmer dans une déclaration écrite que l’exécutif était prêt à le laisser entrer aux Etats-Unis « s’il se présente à la frontière » mais qu’il serait aussitôt arrêté en vue de son expulsion vers un pays tiers ou vers le Salvador. Le gouvernement « paraît n’avoir en rien contribué » à recouvrer la garde de M. Abrego Garcia et son retour aux Etats-Unis pour se conformer à la décision de la Cour suprême, a déploré la juge dans des conclusions écrites après l’audience. En conséquence, elle a exigé une série de témoignages de responsables de l’administration sur une période d’environ deux semaines afin d’obtenir des réponses à ses interrogations jusqu’à présent restées sans réponse.

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Un sénateur du Maryland, le démocrate Chris Van Hollen, a annoncé qu’il se rendrait mercredi au Salvador pour s’enquérir du sort de Kilmar Abrego Garcia « enlevé illégalement par l’administration Trump », afin de discuter de son retour.

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Le Monde avec AFP

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FDJ : Découvrez les résultats du tirage de l’EuroMillions du mardi 15 avril 2025

Ce mardi 15 avril 2025 a eu lieu le premier tirage de l’EuroMillions de la semaine. Voici les numéros qui sont sortis.

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Les Résultats du tirage de l’EuroMillions de la Française des jeux du mardi 15 avril

Ce mardi 15 avril 2025, c’était le premier tirage de l’EuroMillions de la semaine. Voici les numéros gagnants.

Résultats euromillions

Tirage du mardi 15 avril 2025

Prochain tirage le vendredi 18 avril 2025

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Présidentielle en Equateur : les observateurs internationaux rejettent les accusations de fraude

Comptage de voix au second tour de l’élection présidentielle en Equateur, dans un bureau de vote de Guayaquil, le 13 avril 2025. MARCOS PIN / AFP

Les observateurs de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’Union européenne (UE) ont rejeté mardi 15 avril les accusations de fraude électorale portées par la gauche dans l’élection présidentielle en Équateur, tout en exprimant leur inquiétude face à la désinformation, aux tensions et à l’« iniquité » dans la campagne.

Selon des résultats quasi définitifs, le président sortant Daniel Noboa est sorti vainqueur du second tour de dimanche avec une avance de onze points sur sa rivale de gauche Luisa Gonzalez. Cette dernière n’a pas reconnu sa défaite et a dit vouloir demander un recomptage des voix.

Dimanche a été une « journée électorale transparente et bien organisée, (ce) qui dément les allégations de fraude » mais rend nécessaire d’« entreprendre des réformes », a déclaré Gabriel Mato, le chef de la mission d’observation électorale de l’UE, au cours d’une conférence de presse à Quito.

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Comme l’OEA et le Conseil national électoral de l’Équateur (CNE) avant elle, cette délégation a souligné l’absence de preuves démontrant une quelconque manipulation des résultats électoraux. Cependant, elle juge « nécessaire d’éviter de confondre les rôles de candidat et de président, ceux-ci doivent être parfaitement délimités » pendant la campagne électorale, a souligné M. Mato. L’OEA a également dit avoir « observé avec préoccupation » une « iniquité pendant la campagne ».

Dauphine de l’ex-dirigeant socialiste Rafael Correa (2007-2017), Luisa Gonzalez, une avocate de 47 ans, ambitionnait de devenir la première femme présidente élue en Équateur. Daniel Noboa, un homme fortuné âgé de 37 ans au pouvoir depuis novembre 2023, fait désormais face au défi de redresser un pays miné par la violence des groupes liés au narcotrafic et plongé dans une crise économique. « Le bien a vaincu le mal, la justice a vaincu l’impunité et la liberté a vaincu l’oppression », a déclaré mardi Noboa depuis le balcon présidentiel face à des partisans réunis.

« Polarisation extrême »

Les observateurs internationaux ont dénoncé les attaques personnelles entre les candidats au cours la campagne électorale. Ils ont également souligné la propagation de fausses informations « souvent amplifiées par des publicités payées ». « Cela est venu s’ajouter à un contexte de polarisation politique extrême », a relevé l’OEA.

Le second tour s’est déroulé dans un climat de tensions aiguës, dans un pays où une personne a été tuée chaque heure en janvier et février, soit le début d’année le plus violent jamais enregistré malgré la politique de fermeté de Daniel Noboa contre les groupes criminels.

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L’élection a eu lieu après que l’état d’urgence avait été décrété par le gouvernement dans plusieurs régions, une mesure toutefois sans impacts graves sur le déroulement normal du scrutin, selon les observateurs. Ces derniers ont néanmoins qualifié d’« exagérée » l’interdiction d’utiliser les téléphones portables au moment de voter. Selon le CNE, le camp de Luisa Gonzalez n’a pas encore effectué de demande officielle de recomptage des bulletins de vote, après avoir parlé de « fraude électorale grotesque ».

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Mme Gonzalez a reçu l’appui du président colombien de gauche Gustavo Petro qui a demandé sur X que soient « vérifiés » les procès-verbaux des bureaux de vote après avoir reçu des rapports « inquiétants » d’observateurs électoraux colombiens. Daniel Noboa a reçu les félicitations de plusieurs présidents, dont ses homologues américain Donald Trump et brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

« Comment parler de fraude alors que les deux organisations (de Mme Gonzalez et M. Noboa) ont eu la grande chance d’observer elles-mêmes le processus ? », a déclaré dans la matinée Diana Atamaint, la présidente du CNE, dans un entretien avec la chaîne de télévision Teleamazonas. L’autorité électorale doit proclamer les résultats définitifs dans les jours qui viennent afin de permettre à Daniel Noboa d’être investi par l’Assemblée nationale le 24 mai, pour un second mandat allant jusqu’en 2029.

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Le Monde avec AFP

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Traversée de la Manche: 30 migrants secourus lors de trois opérations de sauvetage

Trois opérations de sauvetage ont permis de sauver, ce mardi 15 avril, 30 migrants qui tentaient de traverser la Manche entre le Phare de Walde et Dunkerque.

30 migrants ont été secourus, ce mardi 15 avril, entre le Phare de Walde et Dunkerque, a annoncé la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.

« Dans un premier temps, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez engage le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Normandie pour suivre une embarcation évoluant au large de Gravelines », indique la préfecture maritime dans un communiqué.

Pour porter assistance aux occupants de l’embarcation, alors en difficulté moteur, le RIAS met à l’eau son semi-rigide. « Parmi les occupants de l’embarcation, le semi-rigide du RIAS récupère 11 personnes et les dépose à quai à Boulogne-sur-Mer, » est-il précisé.

12 personnes sauvées

En parallèle de cette première opération, le CROSS engage le patrouilleur de service public (PSP) Cormoran pour réaliser une surveillance d’embarcation au large d’Equihen. Arrivé sur place, « le PSP met à l’eau son semi-rigide et se rend au contact de l’embarcation, dont certains occupants manifestent le souhait d’être assistés ».

Au total, ce sont 12 personnes que le semi-rigide du PSP récupère avant de les déposer à quai à Boulogne-sur-Mer.

Au même moment, le CROSS engage le patrouilleur de service public (PSP) Pluvier pour porter assistance à une embarcation en difficulté au large de Bleriot cette fois-ci. Il récupère à son bord sept personnes et les dépose à Calais.

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L’Argentine obtient 42 milliards de dollars des institutions financières internationales

Capture d’image télévisuelle, où Javier Milei entouré de quatre ministres annonce à la nation l’accord négocié avec le FMI, depuis le palais présidentiel, à Buenos Aires, le 11 avril 2025. – / AFP

L’Argentine a obtenu, vendredi 11 avril, un ballon d’oxygène de la part du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale (BM) et de la Banque interaméricaine de développement (BID), avec pas moins de 42 milliards de dollars au total (37 milliards d’euros), un soutien présenté par la Banque mondiale comme un « important vote de confiance » envers le gouvernement.

Le prêt du FMI était attendu et s’élève à 20 milliards de dollars comme annoncé un peu plus tôt dans la soirée par le ministre argentin de l’économie, Luis Caputo. Validé par le conseil d’administration du Fonds, il prévoit le déboursement immédiat d’une première tranche inédite de 12 milliards de dollars, alors qu’une deuxième, de deux milliards, se profile d’ores et déjà pour juin prochain.

C’est la « reconnaissance des impressionnants progrès réalisés dans la stabilisation de l’économie » argentine et un « vote de confiance dans la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes », a déclaré, sur X, la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva. L’économie argentine croîtra « comme jamais auparavant », s’est félicité dans la foulée de l’annonce le président argentin, Javier Milei.

Écouter aussi Argentine : que devient le pays sous la tronçonneuse de Javier Milei ?

La surprise est venue en revanche de la BM, qui a annoncé dans le même temps une aide de 12 milliards de dollars au pays andin, afin de « soutenir les réformes qui continuent d’attirer le secteur privé et renforcer les mesures mises en place pour promouvoir les créations d’emploi ». Quant à la BID, elle devrait accorder jusqu’à 10 milliards de dollars sur trois ans au gouvernement argentin, après validation par son conseil d’administration.

En outre, la Banque centrale (BCRA) a annoncé en fin de journée la mise en place d’un taux de change flottant pour le peso argentin face au dollar, dans un premier temps entre 1 000 et 1 400 pesos par dollar − une bande « dont les limites seront élargies au rythme de 1 % par mois », a précisé la BCRA. De plus, la limite d’accès à 200 dollars par mois par personne sera levée : un changement crucial pour la vie quotidienne des Argentins qui, par méfiance historique pour leur propre devise pensent, calculent et thésaurisent en dollar.

De nouveau l’accès au dollar

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Si Javier Milei a maintenu sa ligne dure sur l’austérité budgétaire, il a aussi fait preuve d’un certain pragmatisme »

L’accord avec le FMI va permettre, « à partir de lundi, d’en finir avec le contrôle des changes, qui a fait tant de mal et, depuis sa mise en place, en 2019, affecte le fonctionnement normal de l’économie », a ajouté le ministre, dont les équipes étaient, depuis novembre, en négociation avec le FMI sur l’accord.

Cette injection d’argent frais est considérée comme cruciale par le gouvernement pour reconstituer les réserves de la Banque centrale et « exterminer l’inflation » durablement, selon les mots de Javier Milei.

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En mars, l’inflation argentine s’est établie à 3,7 %, un regain sensible par rapport aux six mois précédents. Mais qui ne dément pas une tendance à la désinflation depuis plus d’un an. En interannuel, elle est actuellement de 55,9 % sur douze mois, contre 211 % fin 2023, au début de la présidence Milei et des premières mesures choc d’austérité, dont une forte dévaluation de plus de 52 % du peso.

Retrouvez tous les articles de la série « Argentine, un an de Milei »

« Besoin comme de l’air »

« Milei a besoin de cet accord comme de l’air », a analysé, pour l’Agence France-Presse, Belen Amadeo, politologue à l’université de Buenos Aires. « Il en a besoin pour valider sa proposition économique, se donner plus de marge de manœuvre car, si l’instabilité s’installe et l’inflation augmente, l’insécurité gagne la population qui se réfugie instantanément vers le dollar. »

Avec ces fonds, le gouvernement espère une stabilisation financière et in fine, relancer la croissance, à ce jour pièce manquante dans la stratégie Milei, après une année 2024 en récession (– 1,8 %), contrecoup de l’austérité budgétaire à fort coût social de sa première année de présidence. Début 2024, la pauvreté avait bondi à 52,9 %, avant de reculer à 38 % au second semestre, soit à peu près le niveau d’avant la présidence Milei (41,7 %).

Le nouveau prêt est rien moins que le vingt-troisième accord de financement du FMI, sous diverses formes, avec l’Argentine depuis l’adhésion de celle-ci en 1956. Symbole de l’endettement chronique et du risque récurrent d’insolvabilité du pays, devenu au fil des ans le principal débiteur du Fonds, devant l’Ukraine.

En 2018, l’Argentine avait obtenu un prêt massif de 44 milliards de dollars du Fonds, montant dont le pays doit encore rembourser la majeure partie et, pour lequel, le gouvernement péroniste (centre gauche) précédant Javier Milei avait − déjà − négocié un refinancement en 2022.

Le Monde avec AFP

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« Ils vont toujours mal »: comment les victimes de l’accident causé par Pierre Palmade se reconstruisent

Mourad Battikh, l’avocat des victimes de l’accident de la route provoqué par Pierre Palmade en février 2023, a partagé sur BFMTV ce mardi la difficile reconstruction de cette famille.

Pierre Palmade va sortir de prison. Condamné à cinq ans de prison dont deux ferme par le tribunal correctionnel de Melun, le comédien va bénéficier d’un aménagement de peine et d’une libération sous bracelet électronique.

Pierre Palmade aura donc passé quatre mois et six jours en prison, pour avoir provoqué une violente collision en Seine-et-Marne en février 2023, alors qu’il roulait sous l’emprise de stupéfiants. L’accident avait fait trois blessés graves. Selon leur avocat Mourad Battikh, les victimes « vont toujours mal, même s’ils vont mieux ».

« Son visage n’est plus tout à fait le même qu’avant »

« Le temps aide à réparer beaucoup de choses », a-t-il précisé sur notre antenne. « Il aide à réparer le corps de Yuksel et l’aspect psychologique de la passagère. Ils vont mieux qu’hier et j’espère que demain ils iront mieux qu’aujourd’hui », a détaillé Mourad Battikh, avocat des victimes de Pierre Palmade.

Ce dernier a indiqué que le conducteur n’est pas en capacité aujourd’hui de reprendre un travail.

« C’est aujourd’hui impossible pour lui. Il a des séquelles et il aura des séquelles à vie sur les hanches, l’épaule, les fonctionnements basiques », a-t-il poursuivi.

« Il travaillait dans le BTP, il se levait tôt le matin et rentrait tard le soir (…) Son outil de travail, c’était son corps, aujourd’hui, c’est évident qu’il ne pourra plus reprendre le boulot tel qu’il était avant l’accident », déplore-t-il sur BFMTV.

Son fils, lui, « a repris le chemin de l’école ». « Il est toujours très affecté psychologiquement. Son visage n’est plus tout à fait le même qu’avant », décrit Mourad Battikh.

Concernant la passagère, qui a perdu le bébé qu’elle portait lors de l’accident, elle a accouché d’un autre enfant depuis. « J’aimerais vous dire qu’elle est heureuse, qu’elle est épanouie et a tourné la page, mais c’est beaucoup plus compliqué que ça », a ajouté l’avocat.

Pierre Palmade quittera sa cellule ce mercredi matin, mais devra se plier à plusieurs obligations. Il restera détenu à son domicile avec une surveillance électronique et il devra respecter des horaires de sorties.

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« C’est jour et nuit d’être maire »: lassés, des édiles provençaux ne se représenteront pas aux municipales de 2026

À un an des élections municipales, certains édiles ont déjà pris leur décision: ils ne se représenteront pas pour un autre mandat. En cause notamment, la lourdeur administrative ainsi que l’insécurité croissante qui entoure leur fonction.

« On ne va pas se cacher qu’il est de plus en plus difficile d’être maire aujourd’hui. » Comme Michel Amiel, maire (Divers centre) des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), un édile sur quatre ne se représentera pas pour l’élection municipale de 2026.

C’est le résultat alarmant d’une enquête réalisée par le Centre de recherches politiques de Sciences Po. Les causes avancées sont notamment, la lourdeur administrative et l’insécurité croissante qui entoure leur fonction.

Celui qui est toujours maire des Pennes-Mirabeau avance des « contraintes à la fois administratives et financières ».

« C’est jour et nuit d’être maire »

À 71 ans, et après quatre mandats, il avance une décision personnelle. « Il y aura quand même un petit pincement au cœur », note Michel Amiel.

« C’est jour et nuit d’être maire, tout le temps sur le terrain, et pas seulement. Surtout pour une ville qui a quand même une certaine importance, où on est quand même obligé de rentrer dans les dossiers », explique l’élu.

Et d’ajouter: « Contrairement à ce que disent certains, être maire ce n’est pas que serrer des paluches. »

Selon l’enquête du Cevipof, si 28,2% des maires ne veulent pas se représenter pour un autre mandat, ils sont 30,1% à ne pas avoir encore pris leur décision. Pour le reste, ils entendent passer outre la difficulté des tâches de leur fonction.

Dans le Vaucluse, le maire de Lauris sera candidat à sa réélection, et ce, malgré les difficultés. Dans sa commune de 4.000 habitants, construire des logements s’avère compliqué.

« Je pense à arrêter tous les jours »

« À l’époque, avant le barrage de Serre-Ponçon, l’eau arrivait jusqu’aux falaises qui sont au pied du village. Toujours est-il que pour l’heure, c’est toujours interdit de construire, c’est la plaine, il y a un risque d’inondation », explique André Rousset, maire (SE) de Lauris.

Il avoue que le choix de sa candidature n’a pas été facile. « J’ai longtemps hésité, parce que ça a fait des problèmes aussi à la maison. Je pense à arrêter tous les jours. Quand je vois des situations impossibles, j’y pense tous les jours, mais je continue, c’est plus fort que moi », détaille-t-il.

Dans les Bouches-du-Rhône, au moins quatre édiles ont démissionné avant la fin de leur mandat, officiellement pour donner la place à une nouvelle génération d’élus.

Ce sera bientôt le cas pour un édile supplémentaire: Richard Mallié, maire (LR) de Bouc-Bel-Air, annonçait sur le plateau de BFM Marseille Provence sa non-candidature en 2026.

« Je veux que l’équipe que j’ai formé depuis 2020 se présente et finisse le mandat », a-t-il déclaré, insistant sur sa volonté de « laisser la place aux jeunes ».

L’élu a notamment évoqué son âge, 76 ans, sa longue carrière politique mais surtout les nombreuses contraintes administratives et financières du poste. « Je ne me retrouve pas dans cette société », a-t-il résumé.

Lucas Brousse avec Maïwenn Furic

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Rassemblement pour la « défense de l’Etat de droit » : entre La France insoumise et la gauche associative, des liens de plus en plus distendus

Lors d’un rassemblement contre l’extrême droite, organisé par La France insoumise et Les Ecologistes, place de la République, à Paris, le 6 avril 2025. KIRAN RIDLEY / AFP

Un deuxième round, et moins de divisions ? Samedi 12 avril, c’est au tour de la société civile de gauche d’appeler à un rassemblement place de la République, à Paris. Une mobilisation pour défendre l’Etat de droit et l’institution judiciaire, ciblés par l’extrême droite et une partie de la droite depuis la condamnation de Marine Le Pen – pour laquelle elle a fait appel – à quatre ans de prison et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics, le 31 mars.

Mais, malgré le thème consensuel à gauche, cette initiative agit comme un révélateur des tensions qui existent entre La France insoumise (LFI) et la société civile de gauche.

« Parce que nous défendons la démocratie et les principes qui la fondent, nous (…) appelons toutes celles et tous ceux qui partagent ces principes à exprimer leur attachement à la justice (…) en se rassemblant (…) dans toutes les villes de France », écrivent SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme (LDH), la CGT, Solidaires, FSU, des syndicats étudiants et lycéens et une quarantaine d’autres organisations. Un appel soutenu par l’ensemble des forces politiques du Nouveau Front populaire (NFP), et qui se tiendra dans plus de 30 villes en France.

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Villeurbanne: une enquête ouverte à la suite d’une « agression antisémite », la troisième en un mois

La préfecture du Rhône annonce qu’une enquête a été ouverte par la police nationale du Rhône pour des faits d’agressions à caractère antisémite qui seraient survenus à Villeurbanne.

Une enquête a été ouverte par la police nationale du Rhône à la suite d’une « agression antisémite » à Villeurbanne, annonce la préfecture du Rhône, ce samedi 12 avril, dans un communiqué sur X.

La préfecture indique que plusieurs auteurs sont suspectés d’avoir commis des « violences abjectes ». Les faits décrits se sont produits dans le quartier du Tonkin. La préfecture rapporte, auprès de BFM Lyon, qu’il s’agit de la troisième agression antisémite sur la commune, sans rapport entre les trois faits.

« Trois agressions antisémites en un mois, c’est trois de trop », dénonce ce dimanche la préfète du Rhône, Fabienne Buccio.

Selon Le Progrès, la victime présumée a déposé une plainte ce vendredi 11 avril. Il aurait été victime d’insultes et de coups au visage, rapporte le quotidien local.

« La Préfète Fabienne Buccio assure à la communauté juive et à ses représentants sa détermination à lutter contre les actes antisémites et à ce que leurs auteurs ne restent pas impunis », poursuit la préfecture dans son communiqué.

La mairie dénonce « une nouvelle agression antisémite »

La mairie de Villeurbanne, « condamne », avec l’ensemble des groupes politiques de la majorité, cette « nouvelle agression antisémite ». « Cette attaque, comme celles survenues précédemment, constitue une atteinte grave à nos valeurs communes », dénoncent-t-ils dans un communiqué commun.

Ils ajoutent: « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces agressions – que rien ne peut justifier quelle que soit les conflits et la situation internationale. Nous dénonçons toutes les formes d’antisémitisme, de racisme et de haine. »

En mars, une enquête avait été ouverte pour une agression physique à caractère antisémite, avait indiqué la préfecture du Rhône.

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Avec « Zion », le cinéma antillais poursuit la recherche de son identité

Chris (Sloan Decombes) dans « Zion », de Nelson Foix. THE JOKERS FILMS

Le film Zion, réalisé par Nelson Foix, qui remplit les salles obscures aux Antilles et en Guyane depuis le 14 mars grâce à une sortie anticipée, se voit bien parti pour un carton plein. Lors de sa sortie hexagonale, mercredi 9 avril, il a enregistré 10 000 entrées, qui s’ajoutent aux plus de 90 000 entrées antillaises.

A la sortie des séances, à Pointe-à-Pitre, les commentaires sont unanimes. Haletant, bien mené, bien filmé, Zion met en scène un jeune homme guadeloupéen, Chris, désœuvré, un peu dealer, un peu dilettante, dont la vie bascule le jour où, alors qu’il doit effectuer une livraison à risque pour un des caïds du quartier, il découvre un bébé devant chez lui, déposé dans un cabas. Le décor ? Les cités de Pointe-à-Pitre, gangrenées par la pauvreté, les armes et le trafic de stupéfiants. Les acteurs ? Issus d’un casting sauvage, certains sont des détenus, d’autres des figures de la musique urbaine, d’autres un peu des deux.

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« Je crois en l’authenticité d’un film comme celui-là », explique Nelson Foix au sujet de son premier long-métrage, lui-même tiré d’un premier court-métrage à succès, Ti Moun Aw (qui signifie « ton enfant », en créole). Celui-ci, distingué dans de nombreux festivals et même nommé aux Césars en 2022, a été « une belle carte de visite pour le long-métrage », souligne Axel Shanga Lafleur, coproducteur de Zion. C’est même l’atout qui a permis de remporter un soutien de poids : l’humoriste Jamel Debbouze, « percuté » par le court-métrage, qu’il a découvert « sur un téléphone », selon son récit sur une radio locale. « Je me suis dit que ça pouvait vraiment percuter aussi sur un grand écran », ajoutait-il, lors de son passage aux Antilles pour l’avant-première du film.

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