L’administration Trump supprime le bureau chargé de la diplomatie climatique, jugé « inutile »

Des manifestants défilent à Ann Arbor (Michigan), à l’occasion de la Journée de la Terre, le 22 avril 2025, pour soutenir l’Agence pour la protection de l’environnement, et protester contre la politique de l’administration Trump sur le climat. JEFF KOWALSKY / AFP

Dans la lignée de la refonte de l’appareil diplomatique américain, le bureau chargé de la diplomatie climatique va disparaître, a confirmé, vendredi 25 avril, l’administration de Donald Trump.

« Nous ne participerons pas à des accords et initiatives internationales qui ne reflètent pas les valeurs de notre pays », a justifié un porte-parole du département d’Etat, duquel dépendait l’Office of Global Change, estimant qu’il était désormais « inutile ». Ce bureau était notamment chargé de représenter les Etats-Unis dans les discussions diplomatiques climatiques encadrées par l’ONU, qui organise les conférences sur le climat (COP).

Lire la synthèse | Article réservé à nos abonnés Climat : Donald Trump engage le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, pour la deuxième fois

Sa fermeture fait ainsi craindre une absence totale des Etats-Unis de la COP30, qui se tiendra à Belem, au Brésil, en novembre. Un tel cas de figure constituerait un changement majeur, Washington ayant jusqu’à présent maintenu la participation américaine à ces pourparlers climatiques, même sous des administrations y étant réticentes.

Déjà, fin février, Donald Trump, connu pour ses positions climatosceptiques, avait annoncé un objectif de réduction d’environ deux tiers des effectifs de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement, un geste de plus du nouveau pouvoir américain dans sa remise en cause radicale de la lutte contre le changement climatique, au moment où il cherche aussi à sabrer drastiquement dans les dépenses publiques.

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Des températures historiquement élevées

L’annonce de la suppression du bureau chargé de la diplomatie climatique survient aussi après celle fin janvier d’un nouveau retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, qui ne sera effectif qu’en janvier 2026, et après une absence déjà remarquée de la première économie mondiale dans les discussions et négociations sur le sujet. Fin février, les Etats-Unis ont ainsi fait figure de grands absents lors d’une réunion importante d’experts climatiques mandatés par l’ONU.

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Conclu sous l’égide des Nations unies en 2015, l’accord de Paris rassemble la quasi-totalité des Etats du monde et vise à maintenir le réchauffement climatique sous un certain seuil en réduisant considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Les Etats-Unis, deuxième pollueur mondial derrière la Chine, l’avaient déjà quitté brièvement sous le premier mandat de Donald Trump, avant que Joe Biden n’acte leur retour.

Ce nouveau retrait met en péril les efforts pour freiner le dérèglement climatique et intervient alors que la planète entame une troisième année d’affilée avec des températures historiquement élevées, après que 2024 est devenue l’année la plus chaude jamais mesurée, battant le record de 2023.

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Le Monde avec AFP

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Donald Trump veut ouvrir l’extraction minière sous-marine en eaux internationales

Le décret signé par Donald Trump pour ouvrir l’extraction minière sous-marine en eaux internationales passe par dessus l’autorité de l’AIFM, ce que dénonce notament les défenseurs de l’environnement, qui alertent sur les dégâts prévisibles du projet.

Donald Trump a signé, jeudi 24 avril, un décret destiné à ouvrir l’extraction à grande échelle de minerais dans les grands fonds océaniques, y compris en eaux internationales, une remise en cause de l’Autorité internationale des fonds marin (AIFM), théoriquement compétente en haute mer.

Ce passage en force du président américain hérisse des associations de protection de l’environnement, qui alertent sur les dégâts qu’aurait une telle exploitation sur les écosystèmes marins.

Le texte demande au secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, « d’accélérer l’examen » de candidatures « et la délivrance de permis d’exploration et d’extraction » de minéraux « au-delà des juridictions » américaines.

Il saisit également le ministre de l’Intérieur, Doug Burgum, pour en faire de même pour les eaux territoriales.

Un milliard de tonnes de matériaux extrait

L’initiative doit permettre de collecter un milliard de tonnes de matériaux en dix ans, a indiqué un haut responsable américain.

L’AIFM a juridiction sur les fonds marins des eaux internationales, en vertu d’accords que les Etats-Unis n’ont, néanmoins, jamais ratifiés. Contactée, l’AIFM n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Le décret enjoint également le secrétaire au Commerce de préparer un rapport sur « la faisabilité d’un mécanisme de partage » du produit des fonds marins.

« En se lançant dans l’extraction minière en eaux internationales, à contrepied du reste du monde, le gouvernement ouvre la voie à d’autres pays pour en faire de même », a réagi Jeff Watters, vice-président de l’ONG Ocean Conservancy, dans un communiqué.

« Et cela aura des conséquences négatives pour nous tous et pour les océans dont nous dépendons », a-t-il prévenu.

Aucune extraction minière commerciale n’a encore eu lieu dans les fonds marins, aux Etats-Unis ou ailleurs.

Certains Etats ont, en revanche, déjà octroyé des permis d’exploration dans leurs zones économiques exclusives, notamment le Japon et les îles Cook.

Une contribution de 300 milliards au PIB

Le gouvernement Trump estime que l’extraction minière en eaux profondes pourrait créer 100.000 emplois et augmenter de 300 milliards de dollars le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis, sur 10 ans toujours, a indiqué un responsable.

« Nous voulons que les Etats-Unis devancent la Chine dans ce domaine », a expliqué cette source.

L’extraction concerne principalement les nodules polymétalliques, des sortes de galets posés sur les fonds marins, riches en minéraux comme le manganèse, le nickel, le cobalt, le cuivre ou les terres rares.

Ces dernières sont des métaux aux propriétés magnétiques très prisées pour les véhicules électriques, panneaux solaires, mais aussi smartphones et ordinateurs portables.

« Les Etats-Unis font face à un défi économique et de sécurité nationale sans précédent, à savoir la sécurisation de leurs approvisionnements en minéraux critiques sans en passer par des adversaires étrangers », fait valoir le décret.

En 2023, 31 élus au Congrès, tous républicains, avaient adressé une lettre au ministre de la Défense, Lloyd Austin, réclamant que le gouvernement Biden permettent l’extraction minière sous-marine.

« Nous ne pouvons pas laisser la Chine s’arroger et exploiter les ressources des fonds marins », avaient-ils écrit. Le gouvernement n’y avait pas répondu publiquement.

Après la publication, en mars, d’un article du Financial Times, le ministère chinois des Affaires étrangères avait estimé qu’aucun pays ne devait passer outre l’AIFM et autoriser unilatéralement l’exploitation minière sous-marine.

Les défenseurs de l’environnement opposés au projet

L’entreprise canadienne The Metals Company (TMC) a annoncé en 2025 son intention de contourner l’AIFM en demandant prochainement le feu vert des Etats-Unis pour commencer à exploiter des minerais en haute mer.

Pour son patron, Gerard Barron, le décret « marque le retour du leadership américain » dans le domaine des minéraux sous-marins, a-t-il déclaré dans un réaction transmise à l’AFP.

« TMC se tient prêt à mettre en oeuvre le premier projet d’extraction commerciale de nodules polymétalliques au monde », a-t-il ajouté.

« C’est un exemple clair de la priorisation des compagnies minières au détriment du bon sens », a regretté Katie Matthews, de l’association Oceana.

En juillet 2024, le gouverneur démocrate d’Hawaï, Josh Green, a ratifié un texte interdisant l’extraction minière dans les eaux territoriales de cet Etat situé au beau milieu du Pacifique.

De nombreuses organisations de défense de l’environnement s’opposent à la collecte de minéraux, qu’elles accusent de menacer gravement l’écosystème marin.

« Trump est en train d’exposer l’un des écosystèmes les plus fragiles et méconnus à l’exploitation industrielle incontrôlée », a commenté Emily Jeffers, avocate du Centre pour la diversité biologique (CBD), rappelant que plus de 30 pays sont favorables à un moratoire.

« La haute mer nous appartient à tous », a-t-elle ajouté, « et la protéger est un devoir pour l’humanité. »

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« Vladimir, STOP! »: Donald Trump interpelle le président russe après un nouveau carnage à Kiev

Le président américain Donald Trump a demandé à Vladimir Poutine d’arrêter les bombardements sur l’Ukraine, alors que les deux pays tentent péniblement de conclure un accord de paix. Ce jeudi 24 avril, des frappes russes ont touché l’Ukraine, signant l’un des pires bilans depuis plusieurs mois.

Donald Trump a lancé ce jeudi 24 avril un lapidaire « Vladimir, STOP! » à son homologue russe, après une nouvelle vague de frappes sur l’Ukraine, qui ont fait au moins 12 morts et des dizaines de blessés à Kiev, au moment où les laborieuses négociations entreprises par le président américain se crispent sur la question de la Crimée.

« Vladimir, STOP! », s’est agacé Donald Trump par une de ses formules lapidaires sur sa plateforme Truth Social, ajoutant n’être « pas content » de ces frappes au « très mauvais timing ».

La salve lancée par la Russie dans la nuit – 70 missiles et 145 drones selon Kiev – a visé six régions ukrainiennes et plusieurs villes dont Kiev, où les témoins ont décrit des scènes apocalyptiques dans un quartier résidentiel, des immeubles éventrés et des corps sans vie.

Le bilan dans la seule capitale, un des plus lourds depuis des mois, est susceptible de s’alourdir au fur et à mesure que les corps sont retirés des décombres. Il y a 90 blessés, selon un dernier bilan des services de secours.

Donald Trump a assuré jeudi que les États-Unis mettaient « une forte pression » sur la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine, en estimant que Moscou ferait « une assez grosse concession » en acceptant de ne pas s’emparer de tout le pays.

Interrogé par un journaliste qui lui demandait quelle concession avait offert Moscou, le républicain a répondu: « arrêter la guerre. » « Arrêter de s’emparer de tout le pays », a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agissait là d’une « assez grosse concession » de la part de la Russie. Le milliardaire a également souligné qu’il fallait « aussi que l’Ukraine veuille conclure un accord ».

Il s’en était pris la veille au président ukrainien Volodymyr Zelensky, accusé de compromettre les négociations en refusant de reconnaître la souveraineté russe sur la Crimée annexée

La Russie veut nous détruire

« La Russie veut nous détruire », a lâché sur les lieux de la frappe Olena Davydiouk, une avocate de 33 ans vivant tout près d’un point d’impact. Encore sous le choc, elle raconte que « les vitres ont volé en éclats, les portes ont été arrachées de leurs gonds ».

Les forces armées russes « ont mené une attaque massive avec des armes de précision à longue portée » contre plusieurs entreprises liées au complexe militaro-industriel ukrainien, a affirmé le ministère russe de la Défense.

Donald Trump « parle d’un accord et nous sommes prêts à conclure un accord, mais certains éléments spécifiques doivent encore être peaufinés », a affirmé Sergueï Lavrov dans un entretien diffusé jeudi soir par la chaîne américaine CBS.

« Il y a plusieurs signes qui montrent que nous allons dans la bonne direction », louant Donald Trump comme « probablement le seul dirigeant sur la planète qui reconnaît le besoin de s’attaquer aux causes profondes de la situation ».

Londres a dénoncé un « bain de sang perpétré par Poutine » et de nouvelles scènes « choquantes », l’UE y a vu la preuve que le Kremlin était « le principal obstacle à la paix », et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a immédiatement écourté une visite en Afrique du Sud. Il a accusé la Russie d’avoir utilisé un missile « fabriqué en Corée du Nord » lors de ces frappes.

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Au Brésil, l’ancien président Fernando Collor de Mello incarcéré pour corruption

L’ancien président du Brésil de 1990 à 1992, Fernando Collor de Mello au Sénat, à Brasilia, le 31 août 2016. ANDRESSA ANHOLETE/AFP

Depuis plus de trois décennies, Fernando Collor de Mello, ancien président du Brésil de 1990 à 1992, incarne les dérives népotistes et corrompues du système politique brésilien. Premier chef d’Etat élu au suffrage universel direct après la dictature militaire, il a finalement été rattrapé par la justice. Condamné à huit ans et dix mois de prison, il a été arrêté par la police fédérale, vendredi 25 avril, à Maceio, capitale de l’Etat d’Alagoas, dans le Nordeste.

La décision, ordonnée la veille en pleine nuit, a pris de court le monde politique. Rien ne laissait présager l’arrestation de l’ex-président, condamné en 2023, mais qui disposait encore de recours. Le 24 avril, vers 22 heures, le juge Alexandre de Moraes du Tribunal suprême fédéral annonçait pourtant sans préavis le rejet des derniers leviers judiciaires déposés par M. Collor de Mello, transféré quelques heures plus tard vers une prison locale.

Reconnu coupable par la plus haute juridiction du pays, « Collor » (comme il est familièrement appelé au Brésil) aurait touché environ 20 millions de reais (3,1 millions d’euros) en pots-de-vin entre 2010 et 2014. Sénateur de l’Alagoas, il aurait alors usé de sa position pour faciliter la signature de contrats entre le groupe de construction UTC Engenharia et l’entreprise BR Distribuidora, filiale de Petrobras.

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Culture IA : La tech au service de nos dents, par Anthony Morel


Culture IA : La tech au service de nos dents, par Anthony Morel – 25/04{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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L’administration Trump revient sur la révocation de milliers de visas étudiants

Des manifestants défilent entre l’université City College et l’université Columbia, à New York, le 25 avril 2025. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES VIA AFP

L’angoisse qui s’était emparée des jeunes étrangers sur les campus américains va pouvoir se dissiper, du moins temporairement. L’administration Trump est revenue sur la révocation des visas ayant affecté plusieurs milliers d’étudiants depuis quelques semaines dans toutes les grandes universités du pays. Des dizaines de plaintes avaient été déposées contre cette vague de radiations qui n’avait été ni annoncée officiellement ni justifiée.

Le revirement n’a pas fait l’objet d’une annonce du gouvernement mais, dans plusieurs audiences en justice se tenant dans le pays, les avocats de l’administration ont fait part, vendredi 25 avril, de la décision de la police de l’immigration (ICE), qui gère la base fédérale de données sur les étudiants étrangers (Sevis, le système d’information sur les étudiants et visiteurs d’échange), d’annuler les mesures de révocation précédentes et de restaurer les visas affectés.

Selon la déclaration lue devant le tribunal fédéral d’Oakland (Californie) par la procureure adjointe Elizabeth Kurlan, ICE « est en train d’élaborer une politique qui définira un cadre pour les résiliations de dossiers Sevis ». En attendant, les dossiers « resteront actifs ou seront réactivés », a-t-elle annoncé.

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Guerre en Ukraine: le chef de la diplomatie russe assure que la Russie est prête à conclure un accord


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Real Madrid-Barcelone : une finale de Coupe du roi sur les nerfs

L’arbitre Pablo Gonzalez Fuertes (à droite) réconforte Ricardo de Burgos Bengoetxea lors d’une conférence de presse avant la finale de la Coupe du roi, au stade de La Cartuja à Séville (Expagne), vendredi 25 avril 2025. PABLO GARCIA / AFP

A vingt-quatre heures de la très attendue finale de la Coupe du roi entre ses deux géants, le football espagnol s’est offert une crise majeure. Le Real Madrid, qui sera opposé à son rival historique, le FC Barcelone, samedi 26 avril en soirée à Séville, a boycotté, vendredi, la traditionnelle conférence de presse de veille de match pour protester contre des déclarations jugées « inadmissibles » des arbitres de la rencontre.

A l’origine de cette tempête, les dénonciations visant le club madrilène faites par deux officiels de la finale. Interrogés par la presse – comme il est de coutume avant la finale de la Coupe du roi et la Supercoupe –, l’arbitre principal de la rencontre, Ricardo de Burgos Bengoetxea, et son assistant vidéo, Pablo Gonzalez Fuertes, ont fustigé les pressions constantes de Real Madrid TV.

La chaîne maison du Real produit avant chaque match des vidéos visant à discréditer les arbitres amenés à diriger leurs prochaines rencontres en compilant des décisions litigieuses en défaveur du géant du foot espagnol.

« Des cibles sur la tête »

« Les vidéos de Real Madrid TV nous énervent tous », a dénoncé Ricardo de Burgos Bengoetxea, en larmes. « C’est ce qui a le plus de répercussions. Quand ton enfant rentre en pleurant du collège parce qu’on lui dit que son père est un voleur, c’est vraiment dur », a-t-il poursuivi.

Son adjoint a, lui aussi, dénoncé « des insultes » en ligne à la suite de ces compilations, et accusé la chaîne de mettre « des cibles sur la tête » de ses collègues. Pablo Gonzalez Fuertes a également assuré que les arbitres espagnols n’allaient pas continuer à « supporter » ces pressions entraînant des vagues de harcèlement et d’insultes, et menacé de mesures collectives potentielles.

Lire aussi | En Espagne, les arbitres montent au créneau après des menaces contre l’un des leurs à la suite du match Osasuna-Real Madrid

La riposte du Real n’a pas tardé. Le club a dénoncé des déclarations « surprenantes » et « très éloignées » des principes « d’équité, d’objectivité et d’impartialité qui devraient prévaloir à quelques heures d’un événement footballistique qui focalise l’attention de centaines de millions de personnes à travers le monde ». Appelant la Fédération et les instances de l’arbitrage « à agir en conséquence » et prendre des « mesures appropriées », il a renoncé à participer à la traditionnelle conférence de presse et a notamment interdit aux journalistes d’accéder à l’entraînement normalement ouvert à la presse. Dans un second communiqué, le Real a néanmoins démenti avoir envisagé de renoncer à la finale, contrairement à ce qu’affirmaient plusieurs médias.

Le président de la Liga dénonce une tentative de « prise de pouvoir » du Real

Les relations entre le club madrilène et le corps arbitral espagnol sont houleuses depuis des mois, et la tension était déjà montée d’un cran en février, quand le club s’était lancé dans une guerre institutionnelle contre un arbitrage « complètement discrédité » et un système « corrompu de l’intérieur », après des décisions en sa défaveur en Liga.

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Le clasico entre le Real et le Barça draine habituellement son lot de polémiques et de provocations, mais l’enchaînement des événements de vendredi, à la veille de l’un des temps forts de la saison – et de l’une des plus belles affiches du football européen – est inédit. Au point que Javier Tebas, le président de la Liga, qui gère le football professionnel espagnol, a dénoncé, dans un long message posté sur X, une tentative de « prise de pouvoir » du Real Madrid. Le président de la Fédération espagnole (RFEF), Rafael Louzan, a dû lancer un appel « au calme, à la responsabilité et au sens commun ».

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« C’est insupportable. Arrêtez de ternir l’image du football espagnol », a fustigé, de son côté, l’Atlético de Madrid, ajoutant à son message diffusé sur X les hashtags #StopAcosoArbitralYa (« stop au harcèlement des arbitres »), déjà utilisés avant le derby madrilène mais aussi lors de la polémique alimentée par le Real contre l’arbitre qui avait dirigé son match perdu face à l’Espanyol Barcelone début février.

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Le quotidien catalan El Mundo Deportivo a accusé, lui, le Real de « souiller » la Coupe du roi, en validant le « harcèlement » de l’arbitre de la rencontre. « Un camouflet sans précédent : le Real Madrid fait pression sur les arbitres et fait l’offensé », lâche le journal sportif.

Le Real cherche à racheter sa saison

« Ce n’est que du sport, du foot », a tenté de relativiser, de son côté, l’entraîneur du FC Barcelone, Hansi Flick. « Notre responsabilité c’est de protéger les joueurs et toutes les personnes sur le terrain. Ce n’est pas fair-play de s’en prendre à eux, nous avons besoin des arbitres, nous devons les protéger », a-t-il ajouté.

Sur le terrain, il est possible que la finale au stade de La Cartuja, à Séville, soit encore plus électrique que prévu. Ce troisième clasico de la saison offre une occasion au Real de sauver un exercice bien terne et de se racheter auprès de ses supporteurs, alors qu’il est distancé par le Barça en championnat et qu’il a été éjecté sans ménagement de la Ligue des champions dès les quarts de finale.

Un revers en revanche, et ce serait le troisième de rang cette saison face au Barça, dirigerait le géant madrilène vers une année sans trophée majeur – hormis une Supercoupe d’Europe et une Coupe intercontinentale, acquises tôt dans la saison.

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Le Monde avec AFP

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INFO BFMTV. Piétonne tuée à Arcueil: le chauffeur déféré pour « homicide volontaire »

Le chauffeur suspecté d’avoir percuté mortellement une personne à Arcueil, ce lundi 21 avril, a été déféré ce jeudi 24 avril. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide volontaire.

Au lendemain d’une garde à vue prolongée, le chauffeur âgé de 55 ans suspecté d’avoir percuté mortellement une personne à Arcueil a été déféré ce jeudi 24 avril, a appris BFMTV.com, du parquet de Créteil.

Une information judiciaire a été ouverte pour « homicide volontaire » aggravé par un délit de fuite et d’une conduite en état d’ivresse manifeste, poursuit le parquet.

Un délit de fuite et l’aide de témoins

Les faits s’étaient produits à Arcueil, au niveau d’un arrêt de bus jouxtant la station RER Laplace, ce lundi 21 avril. À bord d’un véhicule roulant à vive allure, un homme avait percuté un trottoir rehaussé adapté aux bus avant de s’encastrer dans un abribus. Une femme âgée d’environ 70 ans, assise sur un des bancs de cet arrêt, avait été percutée.

Malgré l’arrivée de la Croix-Rouge, du Samu et des sapeurs-pompiers, la victime n’avait pu être réanimée et était morte sur place. Après la collision, le conducteur s’était enfui malgré l’intervention de plusieurs témoins, qui avaient donné l’alerte et essayé d’ouvrir les fenêtres et portes du véhicule pour en déloger son conducteur. L’homme avait finalement été interpellé dans la soirée à Rungis.

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Affaire Epstein : Virginia Giuffre, l’une des principales plaignantes, s’est suicidée

Virginia Giuffre lors d’une conférence de presse devant un tribunal de Manhattan, à New York, le 27 août 2019. BEBETO MATTHEWS / AP

Elle fut l’une des principales plaignantes dans l’affaire Jeffrey Epstein, ce financier américain accusé de trafic sexuel de mineures, mort en détention en 2019. Virginia Giuffre s’est suicidée à son domicile, au nord de Perth, en Australie, à l’âge de 41 ans. « C’est avec le cœur brisé que nous annonçons que Virginia est décédée la nuit dernière dans sa ferme en Australie-Occidentale », a annoncé, samedi 26 avril, sa famille dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP) par son agent. « Elle s’est suicidée après avoir souffert tout au long de sa vie des agressions sexuelles et du trafic sexuel » dont elle a été victime.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Affaire Jeffrey Epstein : la justice américaine dévoile des documents sans grande révélation

Mme Giuffre avait accusé le milliardaire Jeffrey Epstein de l’avoir utilisée comme « esclave sexuelle » au tournant des années 2000. Dans cette affaire, l’Américano-Australienne avait conclu en 2022 un arrangement de plusieurs millions de dollars avec le prince Andrew, frère du roi Charles III d’Angleterre, qu’elle accusait d’agression sexuelle quand elle était mineure.

« Il n’y a pas de mots qui puissent exprimer la grave perte que nous ressentons aujourd’hui avec le décès de notre douce Virginia », a déclaré la famille, se souvenant de son « incroyable courage et de son esprit aimant ». « En fin de compte (…) il est devenu insupportable pour Virginia de supporter le poids des agressions » subies. Mme Giuffre laisse trois enfants, a précisé sa famille.

Elle précipite la disgrâce du prince Andrew

Virginia Giuffre avait publié, en mars, des images la montrant blessée et hospitalisée après un accident de voiture en Australie-Occidentale, affirmant n’avoir plus que quelques jours à vivre. La police avait précisé qu’il y avait eu un « accident mineur » entre un bus scolaire et un autre véhicule. Son agente a précisé par la suite que Virginia Giuffre n’avait pas pris conscience que ses messages avaient été rendus publics.

Née Virginia Roberts aux Etats-Unis, Mme Giuffre avait déclaré avoir rencontré Ghislaine Maxwell, alors compagne de Jeffrey Epstein, en 2000, à l’âge de 16 ans, pendant un job d’été à la résidence Mar-a-Lago, propriété de Donald Trump en Floride. Mme Maxwell, elle-même condamnée à vingt ans de prison en 2022 à New York, l’aurait appâtée en lui parlant d’un homme riche qui cherchait une masseuse. Mais une fois rendue à la résidence de Jeffrey Epstein, toujours en Floride, les massages avaient pris un tour sexuel et le couple l’aurait forcée à satisfaire non seulement le milliardaire mais aussi ses amis et associés.

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Dans un récit similaire à celui d’autres victimes, Virginia Giuffre avait expliqué qu’elle était trop fragile pour s’opposer, elle qui avait déjà été victime d’agressions sexuelles et avait fugué plusieurs fois dans son enfance.

Elle avait relaté avoir été emmenée dans le monde entier pour des rendez-vous avec des hommes, dont le prince Andrew, à trois reprises, alors qu’elle avait 17 et 18 ans. Même si elle a reconnu avoir modifié certains détails clés de son récit – notamment l’âge de sa première rencontre avec Jeffrey Epstein –, de nombreuses parties de son récit ont été étayées par des documents, des témoignages et des photos, dont l’une où elle se tient aux côtés d’Andrew, un bras autour de son ventre nu, dans la maison de ville londonienne de Ghislaine Maxwell.

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« Sa force était impressionnante »

Le prince Andrew a toujours nié – parfois maladroitement – les accusations d’agression sexuelle et a évité un procès à New York en versant plusieurs millions de dollars. Dans le cadre de cet accord avec Mme Giuffre, il aurait versé de l’argent à une organisation caritative pour les victimes d’exploitation sexuelle, selon les médias britanniques. Les accusations de Virginia Giuffre avaient néanmoins précipité la disgrâce du prince, retiré de la vie publique.

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Virginia Giuffre vivait en Australie, où elle avait fondé une famille ainsi qu’une association de soutien à la parole des victimes d’agression et de trafic sexuels. Son avocate, Sigrid McCawley, pour qui Mme Giuffre avait été une « amie très chère », a souligné qu’elle avait contribué à défendre d’autres victimes dans cette affaire. « Son courage m’a poussé à me battre plus fort, et sa force était impressionnante. »

L’agente new-yorkaise Dini von Mueffling a décrit sa cliente comme « l’un des êtres humains les plus extraordinaires » qu’elle ait connus. « Profondément aimante, sage et drôle, elle était un phare pour les autres survivants et victimes », a-t-elle déclaré.

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Le Monde avec AP et AFP

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