Le Rwanda et la RDC fixent au 2 mai la date limite pour ébaucher un accord de paix

La ministre des affaires étrangères de la RDC, Therese Kayikwamba Wagner, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, et le ministre des affaires étrangères rwandais, Olivier Nduhungirehe, à Washington, aux Etats-Unis, le 25 avril 2025. JIM WATSON / AFP

Le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) se sont donnés, vendredi 25 avril, jusqu’au 2 mai pour parvenir à un projet d’accord de paix et se sont engagés à respecter leur souveraineté respective, selon une déclaration signée par les deux pays, aux côtés du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, à Washington, aux Etats-Unis.

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Dans une annonce surprise, mercredi, le gouvernement congolais et le groupe antigouvernemental M23, qui mènent des pourparlers au Qatar, ont publié pour la première fois une déclaration conjointe dans laquelle ils disent vouloir « œuvrer à la conclusion d’une trêve ».

L’est de la RDC, riche en ressources et frontalier du Rwanda, est en proie à des conflits depuis trente ans. Mais la crise s’est intensifiée ces derniers mois avec la prise des grandes villes de Goma et Bukavu par le M23, soutenu par Kigali et son armée.

Le Qatar, médiateur surprise

Les deux pays reconnaissent « la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’autre et s’engagent sur une voie permettant de régler leurs différends grâce à des moyens pacifiques, ancrés dans la diplomatie et la négociation plutôt que par un recours à la force ou à des discours hostiles », selon la déclaration.

Sans nommer le M23 explicitement, les deux pays reconnaissent les préoccupations de l’autre et ajoutent qu’ils s’engageront « à s’abstenir de fournir un soutien militaire d’Etat à des groupes armés non étatiques ».

Le Qatar a récemment créé la surprise en s’imposant comme un nouveau médiateur dans la crise. Des pourparlers ont débuté entre Kinshasa et le M23 à Doha en avril. La RDC a cherché à obtenir le soutien des Etats-Unis, notamment en proposant de conclure son propre accord avec Washington sur l’accès aux minerais.

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Le Monde avec AFP

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« On est des merdes »: l’immense coup de gueule de Yann M’Vila après la relégation de Caen en National

Balayé par Lorient, lors de la 32e journée de Ligue 2 ce samedi, le capitaine du SM Caen, Yann M’Vila, a eu des mots très forts en zone mixte. Bien que déjà relégué en National, le milieu de terrain attend une remise en question de l’équipe.

Des mots très forts… Déjà condamné à la relégation en National, le Stade Malherbe de Caen a été étouffé par Lorient (0-4) ce samedi, lors de la 32e journée de Ligue 2. En zone mixte, le capitaine de l’équipe, Yann M’Vila, na pas hésité à utiliser des mots crus pour répondre de manière cinglante aux questions des journalistes.

« On ne va pas se mentir, on est à notre place. On a fait une saison chaotique, de merde. Si un club comme Caen termine dernier de Ligue 2, c’est que les joueurs sont des merdes », a déclaré l’ex-joueur de Rennes.

Yann M’Vila, arrivé cet été, après le rachat du club par Kylian Mbappé était considéré comme « une figure de proue du projet Mbappé ». Il faut le dire, Caen comptait sur son talent. Mais, cela n’a pas suffi… Le joueur a poursuivi. « Je n’ai jamais vu ça. J’ai pu jouer le maintien avec Sunderland. Il y avait 11 lions sur le terrain. Mais là, on n’a pas de détermination. Et quand tu n’as ni le foot, ni la détermination, tu es à ta place, c’est tout. Tu descends en National et tu fermes ta gueule. J’ai essayé de chercher des solutions toute la saison, de comprendre pourquoi on en est là… »

M’Vila flou sur son avenir

L’international français (22 sélections, un but) a juré qu’il aurait « sur la conscience » cette relégation, la première du club en Troisième Division depuis 41 ans. L’ex-Rennais n’a pas hésité à faire passer un message à son équipe: que chacun se remette en question. Il a ensuite conclu pour s’excuser. « On a tout simplement pas fait exprès. Le minimum qu’on puisse faire dans ce moment-là, c’est de s’excuser… j’aurais aimé faire plus si je le pouvais ». Interrogé sur son avenir, Yann M’Vila n’exclu pas de rester à Caen malgré la descente en National.

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PFAS : des restrictions de consommation de l’eau pour onze communes du Haut-Rhin

De l’eau sortant d’un robinet, à New York, le 14 juin 2009. ERIC THAYER / REUTERS

La préfecture du Haut-Rhin a annoncé, vendredi 25 avril, l’interdiction de la consommation d’eau du robinet pour les personnes sensibles dans 11 communes proches de l’aéroport de Bâle-Mulhouse en raison d’une pollution liée à l’usage passé de mousse anti-incendie contenant des polluants éternels.

« En raison d’un dépassement régulier des normes de qualité concernant les PFAS [polluants éternels] dans l’eau potable, le préfet du Haut-Rhin (…) a pris, par arrêté du 25 avril, une mesure de précaution sanitaire : la consommation de l’eau du robinet à des fins de boisson et de préparation des biberons est désormais interdite pour les personnes sensibles habitant dans 11 communes de Saint-Louis Agglomération », écrit la préfecture dans un communiqué précisant que l’arrêté entrera en vigueur le 5 mai.

Dans les communes concernées, « la concentration totale des 20 principaux PFAS dépasse, de façon persistante, la limite réglementaire de 0,1 microgramme par litre (µg/l) dans l’eau distribuée ». « La pollution est liée à l’usage passé sur la plateforme aéroportuaire, de mousses anti-incendie contenant des PFAS, l’usage de ces mousses certifiées par l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) était imposé par la réglementation », poursuit la préfecture.

Selon le texte, « les indicateurs de santé actuellement disponibles ne démontrent pas d’impacts sur la santé des habitants du territoire ».

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Une présence détectée fin 2023

L’eau du robinet ne doit plus être utilisée pour la boisson de personnes sensibles ou la préparation des biberons, les dispositifs de filtration comme les carafes filtrantes doivent être évités car leur efficacité contre les PFAS reste à démontrer et l’eau de puits ou de pluie ne doit pas être consommée, car elle n’est pas contrôlée, selon la même source. « Depuis janvier 2017, dès que des émulseurs non fluorés (sans PFAS) ont été certifiés OACI pour une utilisation aéroportuaire et autorisés par la réglementation, l’aéroport a cessé toute utilisation de mousses contenant des PFAS », ajoute-t-elle. Ces mousses anti-incendie étaient utilisées à l’occasion d’exercices sur l’aéroport de Bâle-Mulhouse.

La présence de PFAS dans l’eau potable a été détectée fin 2023, selon le communiqué, et la population a été informée, par courrier, dès janvier 2024, « sans qu’aucune restriction ne soit décidée à ce stade, dans l’attente d’avis d’expertises scientifiques nationales ». « La mesure de restriction actuelle s’appuie sur les avis du Haut Conseil de la santé publique (décembre 2024) et de la direction générale de la santé (février 2025), qui ont entraîné une évolution des modalités de gestion des situations de non-conformité liées aux PFAS », précise la préfecture.

Au plus tard le 31 décembre 2025, des unités mobiles de traitement de l’eau seront mises en place sur les différents sites impactés, selon le communiqué. Parallèlement, « des travaux de grande ampleur seront menés avec la construction de stations de traitement dédiées à l’élimination des PFAS par charbon actif ».

Les PFAS sont des substances très persistantes utilisées dans de nombreux objets du quotidien (textiles, cosmétiques, ustensiles de cuisine…), rappelle la préfecture.

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Le Monde avec AFP

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Sécurité, islamophobie: l’interview en intégralité de Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur


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Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron évoque un « échange très positif », après sa rencontre avec Volodymyr Zelensky à Rome. Retrouvez les informations du 20 au 26 avril

« Les soldats et les officiers de l’armée nord-coréenne, qui ont combattu aux côtés des militaires russes, ont fait preuve d’un grand professionnalisme, de résilience, de courage et d’héroïsme pour repousser l’invasion ukrainienne » dans l’oblast russe de Koursk, a déclaré, samedi, le chef d’état-major de l’armée russe, Valeri Guerassimov, au président Vladimir Poutine lors d’une réunion diffusée à la télévision russe.Il s’agit de la première confirmation officielle de Moscou de « la participation », d’après ses mots, de ces soldats aux hostilités dans cette zone.

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Marseille: 10.000 personnes rassemblées sur le Vieux-Port pour la 35e édition du carnaval sur le thème de la mer

Malgré la grisaille, les festivaliers et le public ont répondu présent lors de cette 35e édition du carnaval de Marseille. Ils sont près de 10.000 à avoir suivi le cortège du quai de Rive-Neuve jusqu’à la mairie ce samedi 26 avril.

Une baleine, un bateau pirate ou encore un ours polaire… Le thème de la 35e édition du carnaval de Marseille fait écho cette année à la mer. 

Sur les plumes ou les masques, le bleu était omniprésent, y compris sur les confettis biodégradables lancés dans les airs de ce samedi 26 avril à la météo plutôt maussade sur la cité phocéenne.

Le thème de la 35e édition du Carnaval de Marseille, ici le 26 avril, fait écho à l’année de la mer en 2025. © BFM Marseille Provence

« Bleu, c’est le terme général, on peut y mettre ce que l’on veut. Nous on parti tout de suite sur l’idée de la planète bleue du coup on est allé chercher des animaux », explique le metteur en scène André Peri au micro de BFM Marseille Provence.

« C’est une super expérience »

Pour sensibiliser aux questions autour de l’or bleu, les enfants de plusieurs centres sociaux ont contribué à l’élaboration des costumes. « Ça montre leur implication pour leur ville », explique l’une des encadrantes des jeunes venus assister au défilé.

Dans le cortège, plusieurs écoles de danse bénévoles étaient de la partie, venant de Marseille et d’ailleurs. Certaines des danseuses en formation sont venues spécifiquement de Paris pour participer à l’événement. « En tant que danseur, c’est une super expérience, la différence entre faire le carnaval et de la scène après, c’est que ce sont des moments très différents. Chaque fois, l’ambiance est excellente », confie l’une d’elles sur notre antenne.

Côté public, ils étaient près de 10.000 à avoir suivi le cortège du quai de Rive-Neuve jusqu’à la mairie. Riverains ou touristes saluent les « sourires » ou « les chorégraphies soignées » lors de la déambulation. Au total, 460 festivaliers ont donné vie à l’événement.

Julie Rampal-Guiducci avec Alixan Lavorel

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Le PSG battu pour la première fois de la saison en championnat, à quatre jours du match contre Arsenal en Ligue des champions

Le Niçois Morgan Sanson, buteur au Parc des Princes, vendredi 25 avril 2025. CATHERINE STEENKESTE / REUTERS

Les pessimistes y verront un mauvais présage, les optimistes parleront d’une piqûre de rappel. A quatre jours de sa demi-finale aller de Ligue des champions face à Arsenal, le Paris Saint-Germain (PSG) a chuté à domicile (1-3) face à Nice en ouverture de la 31e journée de Ligue 1, vendredi 25 avril, et a perdu son invincibilité en championnat.

Le compteur de l’équipe de Luis Enrique, déjà sacrée championne de France, s’arrête donc à trente matchs consécutifs sans défaite depuis le début du championnat, ce qui empêche le club parisien de battre le record d’invincibilité de Nantes, de trente-deux rencontres, établi lors de la saison 1994-1995.

Face à Nice, l’entraîneur espagnol a pourtant aligné son équipe type, remisant la tentation de faire tourner son effectif, en baisse de régime depuis un mois, juste avant l’échéance européenne cruciale de mardi. Mais ni le capitaine Marquinhos ni le trio d’attaque Kvaratskhelia-Dembélé-Doué n’ont permis au PSG d’éviter cette défaite.

Pour sa première titularisation de la saison, le milieu niçois Morgan Sanson, absent sept mois à cause d’une fracture à la cheville, revenu à la compétition en mars, a inscrit un doublé. Bien aidé par les multiples arrêts de Marcin Bulka, son gardien, homme du match, Nice a réalisé l’exploit derrière lequel couraient toutes les équipes de Ligue 1 cette saison.

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Luis Enrique « pas du tout inquiet »

Pour le PSG, cette répétition générale n’est certainement pas celle imaginée à quatre jours d’affronter Arsenal.

« Je ne suis pas du tout inquiet », a affirmé Luis Enrique, en conférence de presse, après la défaite. « Quand on a une équipe qui ne se pose pas de question, qui joue pour attaquer, qui presse immédiatement, qui court sans arrêt… si Nice ne crée pas ses occasions, si son gardien fait des arrêts incroyables… ça fait partie du football. Je l’accepte », a-t-il avancé, expliquant que son équipe méritait de gagner.

En première période, Paris a eu 73 % de possession de balle, a campé dans la surface niçoise et obtenu dix occasions. Acculés dans leur camp, incapables de se défaire du contre-pressing parisien, remis uniquement aux cinq arrêts de leur gardien de but polonais pour rester en vie, les Aiglons ont profité de leur seule occasion du premier acte pour ouvrir le score. A la 34e minute, sorti de nulle part, Badredine Bouanani a glissé un ballon à ras de terre au point de penalty et entre les deux défenseurs centraux parisiens pour Sanson, parti dans le trou et qui a trompé Gianluigi Donnarumma en plaçant son tir sous le portier italien (1-0).

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Et si Fabian Ruiz, grâce à une passe majestueuse d’Ousmane Dembélé, de nouveau muet devant le but, a permis à Paris de refaire son retard avant la mi-temps (1-1, 41e), l’embellie parisienne n’aura finalement pas duré. Dès la reprise du jeu, Sanson s’est glissé entre Marquinhos et Achraf Hakimi pour reprendre de volée un centre de Jonathan Clauss (2-1, 46e) et a donné un avantage définitif à Nice.

Marcin Bulka impérial jusqu’au bout

Beaucoup moins incisif qu’en première période, Paris a toutefois repris le monopole du ballon, en ralentissant son rythme au fur et à mesure que le match avançait. Nice en a profité pour se mettre définitivement à l’abri grâce à un coup franc d’Hicham Boudaoui repris de la tête par Youssouf Ndayishimiye (3-1, 70e).

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Mené de deux buts, le PSG a tenté de réagir avant de baisser pavillon, dégoûté par un Marcin Bulka en feu et auteur de deux nouveaux sublimes arrêts au tout début du temps additionnel puis d’un troisième face à Bradley Barcola (94e).

« Si quelqu’un me promettait une qualification pour la finale de C1 contre une défaite contre Nice, je signerais immédiatement », avait affirmé Luis Enrique en conférence de presse, jeudi, avant Nice. Paris espère désormais que promesse lui a été faite.

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Le Monde avec AFP

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Élève de Seconde, à l’origine d’un « manifeste »: ce que l’on sait de Justin P., suspecté de l’attaque mortelle dans un lycée à Nantes

Un élève de 16 ans, scolarisé en classe de Seconde dans l’établissement privé Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes (Loire-Atlantique) a agressé au couteau quatre autres élèves ce jeudi 24 avril, dont une lycéenne qui est morte.

Un jeune homme, Justin P., est passé à l’acte ce jeudi 24 avril aux alentours de 12h30 dans l’établissement privé Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes. L’adolescent a attaqué au couteau quatre élèves du collège-lycée avant d’être interpellé.

« La violence peut frapper partout »: un adolescent poignarde 4 élèves dans un lycée privé de Nantes

Il était vêtu d’un pantalon noir et de chaussures de sécurité, selon nos informations. Lorsqu’il est arrivé dans la classe, il avait masqué le bas de son visage avec un tissu sombre et portait un casque et des lunettes de soleil.

· Scolarisé dans l’établissement

Selon les premiers éléments de l’enquête, cet élève âgé de 16 ans est d’abord monté au deuxième étage du lycée où il s’en est pris à une jeune fille qui est décédée des suites de ses blessures.

Ensuite, il est passé dans une autre salle de classe où il s’en est pris à trois autres élèves. Deux ont été blessés légèrement mais le troisième a été grièvement touché. « À l’heure où l’on se parle, il n’est pas sorti d’affaire », a précisé Élizabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale qui s’est rendue sur place, en fin d’après-midi.

Lors de son passage à l’acte, le jeune homme avait sur lui deux couteaux, un couteau de chasse et un couteau replié. Selon nos informations, dans son sac à dos, les enquêteurs ont retrouvé également un pistolet factice, de type airsoft. Il était vêtu d’un pantalon noir et de chaussures de sécurité. Lorsqu’il est arrivé dans la salle de classe, il a masqué son visage avec un tissu sombre sur le bas du visage, un casque et des lunettes de soleil.

Après son passage à l’acte, Justin P. a été maîtrisé par le personnel éducatif du lycée. Avant que la police n’arrive sur place et ne lui passe les menottes. Le jeune homme connaissait bien les lieux puisqu’il est scolarisé en classe de seconde dans ce complexe scolaire catholique qui rassemble près de 2.000 élèves. Selon une source proche de l’enquête, sa sœur est également scolarisée à Notre-Dame-de-Toutes-Aides, en quatrième.

· Interné en psychiatrie

En fin de journée jeudi, le procureur de la République de Nantes a indiqué que la garde à vue de Justin P. avait été levée car son état était incompatible avec une mesure de garde à vue. « Je viens ici vous confirmer que le psychiatre ayant procédé à l’examen du mis en cause a conclu à l’incompatibilité de son état de santé avec la mesure de garde à vue en cours, a indiqué le procureur de la République à BFMTV. L’intéressé va donc être désormais conduit à l’hôpital. »

Alesio, un des proches de Justin P. a raconté à BFMTV l’un des derniers échanges qu’il a eus avec lui dimanche dernier. « Il nous a prévenus dans un groupe sur Snapchat que c’était la dernière fois qu’on allait le revoir. Il nous souhaitait une longue vie. Il a raccroché direct. Et moi, j’ai eu envie de le rappeler en privé. Il ne voulait pas me parler. Il me disait: ‘Longue vie à toi’, ‘Que du bonheur’, ‘Prends soin de ta famille’… »

Toujours selon ce témoin, Justin P. présentait un profil particulier, évoquant régulièrement des sujets liés aux extrémismes, notamment au nazisme. « Je le connais depuis août. Il me parlait de temps en temps, quand il avait envie. Il envoyait des vidéos de réseaux sociaux, Tik Tok et tout ça. Il nous parlait de la pollution, il nous parlait de nazis, d’extrémisme, de djihadisme, même du journal d’Anne Frank, plein de trucs… Mais moi, ce qui m’a fait le plus peur, c’est quand il m’a parlé du 11-Septembre. C’est juste là où j’ai eu le plus peur. Il nous disait : ‘Ça a l’air incroyable de détourner un avion. De conduire un avion sans savoir le conduire…' »

· Un « manifeste » pour dénoncer le devenir de la société

Peu avant l’agression au couteau qui s’y est déroulée à la mi-journée, les quelques 2.000 élèves de l’établissement scolaire ont tous reçu un mail étrange envoyé depuis la boîte mail de l’assaillant.

Dans un document intitulé « L’action immunitaire » en pièce jointe, Justin P. dépeint une vision très sombre de la société et dénonce « un écocide globalisé », « une violence systémique et une aliénation sociale », puis « le conditionnement social totalitaire ».

Dans ce qu’il décrit comme « un extrait ou un résumé de [son] manifeste officiel, encore inachevé », le lycéen estime en introduction que « la mondialisation a transformé notre système en une machine à décomposer l’humain ».

Écrit sans faute et avec un langage plutôt soutenu sur 13 pages, l’explication n’en reste pas moins confuse et se conclut sur une analyse du Misanthrope, le tableau du peintre brabançon Pieter Brueghel datant de 1568. Justin P. invite alors à « lutter », « crier » et « résister » contre une forme de misanthropie passive.

· Inconnu des services de police et de justice

Justin P. était inconnu de tous les services, que ce soit de police, de justice ou de renseignement. Interné en psychiatrie jeudi soir, sa garde à vue pourrait reprendre s’il va mieux dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines. Mais dans le cas contraire, il restera hospitalisé.

La question qui va se poser désormais est celle de son discernement. Au cours de l’instruction, les experts psychiatres vont devoir l’examiner pour déterminer si son discernement était plein, altéré ou aboli lors de son passage à l’acte.

S’ils jugent que son discernement était aboli, Justin P. ne sera jamais jugé. S’ils jugent que son discernement était altéré, il sera jugé mais on prendra alors en compte son état psychique pour déterminer sa culpabilité, d’une part, et la peine à laquelle il pourrait être condamné d’autre part.

S’il n’est pas en état d’être jugé, la justice organisera, tout de même, une audience à destination des familles des victimes afin de que leur statut de victime soit officiellement reconnu. Le procureur de la République de Nantes a indiqué qu’il donnerait une conférence de presse à 18h, ce vendredi.

Alexandra Gonzalez et Vincent Vantighem

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Jean-Paul Montanari, l’ex-directeur emblématique du festival Montpellier Danse, est mort

Jean-Paul Montanari à Montpellier, le 6 avril 2021. JEAN MICHEL MART / PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/MAXPPP

Malade, Jean-Paul Montanari n’avait pas pu participer, début avril, à la présentation de la prochaine édition du festival Montpellier Danse, dont il a signé, pour la dernière fois, la programmation. Celui qui fut l’emblématique directeur de l’événement pendant quarante-deux ans, est mort, vendredi 25 avril, à l’âge de 77 ans, quatre mois après avoir pris sa retraite.

« Jean-Paul Montanari nous a quittés. La danse perd son plus fidèle serviteur, la ville de Montpellier un homme qui lui a offert un rayonnement artistique mondial », a annoncé, dans un communiqué, le maire de la ville, Michaël Delafosse. « Jean-Paul Montanari a marqué l’histoire de la danse en France et en Europe », a souligné Rachida Dati, la ministre de la culture.

Sa mort intervient deux semaines après l’annonce de l’équipe appelée à prendre sa succession, composée notamment de l’ancienne dirigeante de la Maison de la danse de Lyon Dominique Hervieu et du chorégraphe israélien Hofesh Shechter.

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Un rendez-vous devenu incontournable sous sa houlette

Né à Alger en 1947, Jean-Paul Montanari était arrivé avec ses parents à Lyon en 1962. Il avait eu un coup de foudre pour la danse en 1967 devant un ballet de Maurice Béjart à Avignon. Sa passion s’était renforcée plus tard en découvrant les spectacles des Américains Merce Cunningham et Trisha Brown.

Etudiant engagé en mai 1968, il avait fondé, en 1975, le Groupe de libération homosexuel de Lyon, puis il s’était engagé, une décennie plus tard, dans la lutte contre le VIH, a rappelé dans son communiqué Michaël Delafosse.

Lire la rencontre (2008) | Montanari, l’indéboulonnable patron de Montpellier Danse

Sous sa houlette à partir de 1983, le festival Montpellier Danse, créé en 1981, est devenu l’un des rendez-vous les plus importants de la danse contemporaine en France, un art qui le fascinait.

« La danse contemporaine s’adresse à une part inconsciente de notre sensibilité. Il faut faire un effort pour aller vers elle », expliquait-il à l’Agence France-Presse (AFP) il y a une dizaine d’années. Et de souligner que « contrairement à la littérature, à la peinture ou la musique, elle ne se conserve pas. Elle n’a d’existence que dans l’esprit de ceux qui sont là (…). Chaque chorégraphe, créateur, invente son vocabulaire et raconte l’instant présent. Ensuite, ça disparaît ».

« Ce qu’on a appelé la “danse contemporaine”, depuis les années 1980, n’existe plus », regrettait-il néanmoins en 2024, lors d’un entretien au Monde. « Nous sommes revenus à quelque chose de beaucoup plus classique. (…) Aujourd’hui, 90 % des productions sont des spectacles de divertissement, avec la complicité de certains médias et des réseaux sociaux, ces poisons de l’époque. La danse qu’on peut appeler “savante” a tendance à se réduire », jugeait-il encore.

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Il parcourait les continents à la recherche de créations inédites

Jean-Paul Montanari a toujours refusé de s’attribuer le succès du festival Montpellier Danse, estimant que les lauriers revenaient à l’initiateur, son compagnon, le chorégraphe et danseur Dominique Bagouet, mort du sida en 1992, et à l’ancien maire socialiste de Montpellier Georges Frêche. Mais c’est bien lui qui, pendant plus de quatre décennies, a parcouru les continents, de l’Afrique à l’Asie, avec dans son viseur des créations inédites et des chorégraphes innovants.

« Je suis un passeur, mais j’ai un don naturel et particulier pour tomber amoureux des artistes et de leur univers. Il suffit souvent de quelques minutes devant un spectacle pour que je sache immédiatement que je vais l’aimer. Je n’ai aucune hésitation et je ne me trompe presque jamais », expliquait-il encore au Monde en 2024. « Avec soixante mille spectateurs annuels aujourd’hui en moyenne pour le festival et la saison, je pense que je les ai souvent convaincus », relevait-il.

« Je suis là à vie, tel un vieux dictateur », disait-il déjà, en souriant, lors de l’édition 2008 du festival. La 45e édition de Montpellier Danse, qui se tiendra du 21 juin au 5 juillet, aura, elle, forcément le goût particulier de l’absence.

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Le Monde avec AFP

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