A Paris, la justice valide l’interdiction d’une manifestation antifasciste, mais autorise celle d’un groupe néofasciste

Lors du rassemblement néofasciste du Comité du 9 mai, à Paris, le 11 mai 2024. MIGUEL MEDINA / AFP

Le tribunal administratif de Paris a confirmé, vendredi 9 mai, l’interdiction d’une « manifestation antifasciste et antiraciste », comme demandé par le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez. Elle était prévue samedi dans la capitale et le collectif Urgence Palestine, notamment, devait y participer.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les motivations parfois vagues du gouvernement pour justifier la dissolution du collectif Urgence Palestine

Un juge des référés du tribunal a en revanche suspendu l’interdiction d’une manifestation à l’appel du Comité du 9 mai, un groupe néofasciste de l’ultradroite. Il a également suspendu celle d’un rassemblement prévu, le même jour, place du Panthéon, à l’appel de l’Union syndicale Solidaires, qui a pour mot d’ordre de « dénoncer la manifestation du Comité du 9 mai ».

Selon un communiqué du tribunal administratif, le juge des référés a estimé que l’interdiction de la manifestation « antifasciste et antiraciste » n’était « pas manifestement illégale ».

Il a notamment argué que cette contre-manifestation était prévue sur le même parcours que la manifestation organisée par le Comité du 9 mai et « aurait conduit à mêler les participants à chacune de ces manifestations dont les antagonismes idéologiques sont forts ». Le juge a également « tenu compte du fait que des membres des organisations ayant soutenu la manifestation avaient commis des actes de violence par le passé ».

Le même juge a en revanche considéré que l’interdiction des deux autres manifestations − aux termes d’arrêtés publiés mercredi par la préfecture de police de Paris − portait « une atteinte manifestement illégale à la liberté de manifestation ».

Un rassemblement statique au Panthéon autorisé

Concernant la manifestation du Comité du 9 mai, le juge a relevé que « la même manifestation organisée l’année dernière n’avait donné lieu à aucune poursuite de manifestants en raison d’une dissimulation illicite de leurs visages ou de propos constitutifs d’appel à la haine ou à la discrimination ».

Le Comité du 9 mai manifeste tous les ans pour l’anniversaire de la mort d’un militant d’extrême droite, Sébastien Deyzieu, mort accidentellement en 1994. Ce jeune militant de l’Œuvre française, groupuscule pétainiste et antisémite, chuta d’un toit le 7 mai 1994 lors d’une poursuite avec les forces de l’ordre à l’occasion d’une manifestation convoquée « contre l’impérialisme américain » interdite par la préfecture.

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Le juge administratif a estimé que les risques de heurts avec des contre-manifestants n’étaient « pas établis » dans la mesure où le rassemblement statique, dénommé « village antifasciste » avait lieu à 1,2 kilomètre du parcours, place du Panthéon. Laurent Nuñez, qui évoquait des risques de troubles à l’ordre public, n’a pas justifié selon le tribunal administratif que les organisateurs de ce rassemblement statique ont été impliqués par le passé dans des actes de violence.

En 2024, déjà, plusieurs centaines de membres du groupuscule Comité du 9 mai, dont les chants nationalistes, les provocations et les tatouages nazis avaient choqué en 2023, avaient pu défiler en toute impunité lors d’une manifestation autorisée par le tribunal administratif.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les néofascistes du Comité du 9 mai défilent à Paris en toute impunité pour leurs 30 ans

Le Monde avec AFP

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BFM Climat – Vendredi 9 mai


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Pape Léon XIV: le cardinal Jean-Paul Vesco reconnaît avoir été « surpris » par la brièveté du conclave

Depuis Rome, Jean-Paul Vesco est revenu ce vendredi sur la rapidité de ce conclave, qui a surpris les cardinaux présents dans la chapelle Sixtine avec lui.

Avec une moyenne générale de 2,5 jours pour élire un pape, Léon XIV, premier pape américain de l’Histoire, a été désigné par les 133 cardinaux au bout de 24 heures. Cette élection a suscité l’émoi international de ses fidèles, mais aussi du côté des 132 cardinaux.

Ce fut le cas du cardinal Jean-Paul Vesco. Interviewé sur BFMTV depuis Rome ce vendredi 9 mai, cet archevêque d’Alger, explique que lui et les autres cardinaux ont été les premiers étonnés par la durée du conclave.

« Cette rapidité nous a surpris nous-mêmes », a confié le cardinal Jean-Paul Vesco. Un peu avant le début du conclave, le cardinal salvadorien Gregorio Rosa Chavez avait expliqué auprès de l’agence Reuters que l’élection du souverain pontife devait durer « trois jours maximum ».

Au terme du premier vote mercredi, dans la chapelle Sixtine, Jean-Paul Vesco a constaté une « diversité » des votes. En effet, les cardinaux ont plutôt tendance à voter pour leur favori au premier tour, avant d’entamer un éventuel changement de leurs votes en fonction des tendances lors des tours suivants.

« Mystérieusement, le consensus s’est fait »

Après 24 heures de conclave et quatre tours de scrutin, de la fumée blanche s’est échappée jeudi à 18h08.

« Tout d’un coup, mystérieusement, le consensus s’est fait d’un vote sur l’autre, sans qu’il n’y ait de possibilité de parole, sans qu’il n’y ait eu de consigne de vote », a-t-il détaillé auprès de notre antenne.

Dans la chapelle Sixtine, Jean-Paul Vesco indique que les cardinaux étaient envahis d’une « joie profonde ».

« On a senti que ce pape inspirait tout le monde, il a une expérience qui fait qu’il est de tous les continents (…) il a visité le monde entier », s’est réjouit le cardinal situé à Alger.

Discret, modéré, américain: qui est Léon XIV, le 267e pape de l’Histoire?

Jean-Paul Vesco a également affirmé qu’il était « sûr » que Léon XIV est le pape « qu’il fallait pour (l’)Église aujourd’hui ». « Évidemment, ça fait penser à Léon XIII, le père de la doctrine sociale de l’Église », a ajouté le cardinal Vesco (…) il va s’inscrire forcément dans cette ligne-là », a-t-il conclu.

Si cette nouvelle élection fut relativement rapide, le conclave le plus court de l’histoire n’a duré que dix heures: ce fut l’élection du pape Jules II en 1503. Plus récemment, les conclaves les plus courts ont duré une seule journée, notamment lors de l’élection de Pie XII en 1939, après trois tours de scrutin.

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Une étudiante turque, arrêtée pour un article propalestinien, libérée sur ordre d’un juge fédéral américain

Lors d’un rassemblement de soutien à Rumeysa Ozturk, étudiante à l’université de Tufts, et à Mohsen Mahdawi, étudiant activiste à l’université de Columbia, à Foley Square, le 6 mai 2025, à New York. MICHAEL M. SANTIAGO / AFP

Un juge fédéral américain de l’Etat du Vermont a ordonné, vendredi 9 mai, la libération immédiate d’une étudiante turque arrêtée en mars par la police de l’immigration, devenue un des symboles de la volonté de l’administration Trump de museler le mouvement de solidarité avec les Palestiniens de Gaza face à Israël.

La vidéo de l’arrestation, fin mars, de Rumeysa Ozturk, une doctorante de l’université Tufts dans le Massachusetts, par des agents en civil des services de l’immigration (ICE), visages masqués et pour certains capuche sur la tête, en vue de son expulsion, avait suscité l’indignation.

Le seul motif invoqué par le gouvernement pour justifier l’expulsion de Rumeysa Ozturk est un article qu’elle avait cosigné en mars 2024 dans son journal universitaire, le Tufts Daily, critiquant la façon dont son établissement gérait le mouvement de protestation contre la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.

L’exécutif a eu depuis largement l’occasion de présenter d’autres éléments, mais ne l’a pas fait, a rappelé le juge William Sessions au terme d’une audience à laquelle Rumeysa Ozturk a participé en visioconférence d’un centre de détention géré par ICE en Louisiane où elle est incarcérée depuis plusieurs semaines.

Libération sans conditions

« Dans le même temps, la prolongation de sa détention censure la liberté d’expression de millions de personnes qui ne sont pas citoyens de ce pays. N’importe lequel d’entre eux peut maintenant hésiter à exercer sa liberté d’expression garantie par le Premier amendement [de la Constitution] de crainte d’être embarqué vers un centre de détention loin de chez lui », a souligné le magistrat.

Il a refusé d’assortir cette libération des conditions suggérées par le gouvernement en matière de liberté de mouvement. Rumeysa Ozturk est « libre de retourner chez elle au Massachusetts » et de « se déplacer » au-delà de cet Etat, a-t-il précisé.

Le juge Sessions a néanmoins exigé que cette libération soit supervisée régulièrement par un centre municipal de réinsertion des détenus dans le Vermont qui lui en rendra compte.

Il a également proposé que les avocats de Rumeysa Ozturk et des services d’immigration conviennent de « conditions légères » à sa liberté d’aller et venir puisqu’elle reste sous le coup d’une procédure d’expulsion.

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Le président républicain Donald Trump s’en prend aux grandes universités accusées de laisser prospérer sur leurs campus des mouvements de soutien aux Palestiniens qui font face à l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, qu’il assimile à des manifestations d’antisémitisme.

Lire le récit | Article réservé à nos abonnés L’université de Columbia, foyer étudiant du mouvement propalestinien

Le Monde avec AFP

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Sommet européen : Macron en route pour Kiev


Sommet européen : Macron en route pour Kiev – 09/05{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>elem.split(« = »)[0]== »firstid »)[0]&&document.cookie.split( » « ).filter(elem=>elem.split(« = »)[0]== »firstid »)[0].split(« = »)[1]){console.log(« first id existe »);user_fid=document.cookie.split( » « ).filter(elem=>elem.split(« = »)[0]== »firstid »)[0].split(« = »)[1].replace(« ; », » »)}var tc_vars={env_work: »prod »,site_name: »bfmtv_portail_responsive »,version_responsive:window.deviceName,verticale: »bfmtv »,marque: »bfmtv »,cookie_consent: »0″,amp: »0″,user_category: »Non connecté »,user_email: » »,user_email_hash: » »,user_id: » »,user_utiq_id_mobile:user_utiq_id_mobile,user_utiq_id_wifi:user_utiq_id_wifi,user_fid:user_fid,chapitre1: »replay-emissions »,chapitre2: »week-end-direct »,categorie1: »week-end-direct »,nbr_paragraphes:0,nbr_posts:0,nombre_mots:0,embeded_element:0,level2: »BFM Actu »,pagename: »sommet-europeen-macron-en-route-pour-kiev-09-05_VN-202505090836″,titre_contenu: »sommet-europeen-macron-en-route-pour-kiev-09-05_VN-202505090836″,type_page: »video »,id_contenu: »202505090836″,date_publication: »2025-05-10T00:03:53Z »,rub_secondaires: » »,source: »Brightcove »,URL_complet: »https://www.bfmtv.com/replay-emissions/week-end-direct/sommet-europeen-macron-en-route-pour-kiev-09-05_VN-202505090836.html »,type_embed: » ».split(« , »),flags: » »,flags: » ».split(« , »),date_modification: » »,application: »bfm_actu »,marque_web: »bfm_actu »};console.log(« tc vars pour le test tag imagino »,tc_vars);]]> appendScript(« /assets/v11/js/videoPlayer.3a5ca9eea98252ea9f8b.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

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En direct, guerre au Proche-Orient : missiles tirés du Yémen vers Israël, fondation pour gérer l’aide humanitaire… Le point sur la situation

La rabbine Delphine Horvilleur estime qu’Israël s’égare dans « une déroute politique et une faillite morale »

La rabbine Delphine Horvilleur a exprimé sa « douleur » de voir Israël « s’égarer dans une déroute politique et une faillite morale » après l’annonce par le gouvernement israélien d’un plan de « conquête » de Gaza.

« Delphine Horvilleur a eu le courage de parler et nous devons être nombreux à prendre la parole contre la fuite en avant à laquelle nous assistons », a écrit, jeudi, sur ses réseaux sociaux, le dessinateur Joann Sfar, auteur du Chat du rabbin.

Delphine Horvilleur s’est exprimée dans une tribune publiée, également jeudi, sur le site de Tenoua, média dont elle est directrice de la rédaction. Concernant la situation au Proche-Orient, la rabbine française dit avoir « ressenti souvent [une] injonction au silence » mais juge aujourd’hui « urgent de reprendre la parole ».

« C’est (…) par amour d’Israël que je parle aujourd’hui. Par la force de ce qui me relie à ce pays qui m’est si proche (…). Par la douleur de le voir s’égarer dans une déroute politique et une faillite morale. Par la tragédie endurée par les Gazaouis, et le traumatisme de toute une région », écrit la rabbine. « Cet amour d’Israël consiste aujourd’hui à l’appeler à un sursaut de conscience », ajoute-t-elle.

Elle estime nécessaire, notamment, de « soutenir ceux qui savent que, sans avenir pour le peuple palestinien, il n’y en a aucun pour le peuple israélien » et « soutenir ceux qui savent qu’on n’apaise aucune douleur, et qu’on ne venge aucun mort, en affamant des innocents ou en condamnant des enfants ».

Dans son propre texte, Joann Sfar considère « contraire à la morale humaine et à l’éthique juive de se taire face aux déplacements de populations forcés et au nettoyage ethnique qu’annonce le ministre Smotrich ». « La vie des otages nous importe. Les vies palestiniennes nous importent », ajoute le dessinateur, qui se dit « certain que nous sommes nombreux en France comme en Israël à partager ces sentiments ».

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Le Premier ministre slovaque Robert Fico partage sa « joie » d’avoir assisté au défilé du 9-Mai en Russie, malgré l’opposition de l’UE

Le Premier ministre slovaque Robert Fico est le seul dirigeant de l’Union européenne à s’être rendu à Moscou ce vendredi pour assister au défilé militaire organisé par l’armée russe, pour commémorer la victoire contre l’Allemagne nazie.

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a affiché ce vendredi 9 mai sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine au Kremlin, en dépit des critiques de l’Union européenne qui lui avait fortement déconseillé de se rendre à Moscou.

Robert Fico, connu pour ses positions prorusses, a déclaré à son hôte qu’il n’avait « aucun problème » à accepter l’invitation du Kremlin à assister aux commémorations de fin de la Seconde Guerre mondiale dans la capitale russe.

« Au contraire, ce fut un honneur de recevoir cette invitation, que j’ai acceptée avec joie », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec Vladimir Poutine retransmise à la télévision d’État russe.

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, avait demandé aux dirigeants européens de ne pas participer aux commémorations du 9-Mai à Moscou, et il était le seul dirigeant de l’UE à y assister.

Des « relations amicales » entre la Russie et la Slovaquie

Il a dû changer son programme après que les États baltes eurent interdit à son avion de survoler leur territoire pour rejoindre la capitale russe. Robert Fico a qualifié cette interdiction « jeu enfantin et amusant ».

Le Premier ministre slovaque a également déclaré que la Slovaquie opposerait son veto au plan de Bruxelles visant à se passer des hydrocarbures russes s’il devait être adopté à l’unanimité.

Vladimir Poutine a assuré à Robert Fico qu’il ferait « tout » ce qui est en son pouvoir pour rétablir les liens avec la Slovaquie, qui, selon lui, ont été « gelés » sous la pression occidentale. « Nous avons toujours entretenu des relations amicales avec la Slovaquie », a-t-il déclaré.

Comme son voisin et allié hongrois Viktor Orban, Robert Fico a critiqué à plusieurs reprises le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine depuis le début de l’invasion de Moscou, ainsi que la politique d’isolement de la Russie menée par Bruxelles.

Le dirigeant slovaque a déjà rencontré Vladimir Poutine en décembre 2024 pour discuter de l’approvisionnement en gaz.

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Ukraine : Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk se rendent ensemble à Kiev pour le sommet de la « coalition des volontaires »

Le premier ministre britannique, Keir Starmer, le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Friedrich Merz, à bord d’un train pour Kiev, à Chegini, en Ukraine, le 9 mai 2025. LUDOVIC MARIN / AFP

L’impasse dans laquelle se trouvent les négociations de paix en Ukraine n’empêche pas les grandes manœuvres diplomatiques. Bien au contraire. Les célébrations des 80 ans de la capitulation de l’Allemagne nazie, jeudi 8 et vendredi 9 mai, ont suscité une nouvelle occasion d’affrontement entre Kiev et Moscou, cette fois sur le terrain géopolitique, tandis que les tractations s’intensifient entre Américains et Européens pour tenter d’imposer un cessez-le-feu à la Russie, sous peine de nouvelles sanctions occidentales.

Dans la soirée de vendredi, le président français, Emmanuel Macron, le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, et le chef de gouvernement britannique Keir Starmer ont pris place dans un train pour Kiev au départ de la frontière polonaise. Le premier ministre polonais, Donald Tusk, est dans un convoi distinct. Leur visite a été préparée dans la plus grande discrétion, ces derniers jours, et annoncée à la dernière minute, à 23 h 30, pour des raisons de sécurité.

Après une nuit de voyage, les quatre dirigeants sont attendus tôt, samedi matin, dans la capitale ukrainienne. Ils commenceront par rendre hommage, sur la place Maïdan, aux défenseurs de l’Ukraine tués et blessés dans les combats contre la Russie. Accueillis par Volodymyr Zelensky, ils doivent ensuite participer à une réunion de la « coalition des volontaires », leurs homologues de la trentaine d’Etats les plus engagés dans le soutien à Kiev devant y participer en visioconférence.

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Élection du nouveau pape: prestation de serment, conclave… Une semaine décisive s’ouvre au Vatican

Ce lundi commence une semaine décisive pour l’Église catholique. Le conclave devant désigner le successeur du pape François débutera ce mercredi 7 mai, réunissant 133 cardinaux dans la chapelle Sixtine.

Début d’une semaine cruciale pour le Vatican, les cardinaux participant au conclave pour élire le nouveau souverain pontife sont presque tous arrivés à Rome. Ils seront réunis dans la chapelle Sixtine pour désigner le successeur du pape François, mort le 21 avril dernier, ce mercredi 7 mai. Ils ne ressortiront qu’une fois le pape élu.

• Lundi 5 mai

Ce lundi 5 mai, après une pause dimanche – jour de célébration des messes -, les congrégations générales, au cours desquelles les cardinaux se concertent pour choisir le pape, se poursuivent. Une aura lieu le matin, l’autre l’après-midi.

Par ailleurs, les responsables et les assistants du conclave – soit les ecclésiastiques et laïcs approuvés par le camerlingue et les trois cardinaux qui l’assistent, comme l’explique le site Vatican News – prêtent serment de secret. Ils jurent de garder secret tout ce qui se dira et se fera pendant le conclave, sous peine d’excommunication.

Par ailleurs, les 133 cardinaux qui éliront le pape lors du conclave débutant ce mercredi sont arrivés à Rome, a indiqué le Vatican ce lundi.

• Mardi 6 mai

Le mardi 6 mai, une congrégation générale se tiendra le matin et une autre session aura lieu dans l’après-midi, si nécessaire.

Matteo Bruni, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, a indiqué que les cardinaux entreront dans la résidence Sainte-Marthe à partir du mardi 6 mai au soir et jusqu’au mercredi 7 mai au matin, rapporte Vatican News.

A noter que le 6 mai est traditionnellement le jour de prestation de serment des nouvelles recrues de la Garde suisse, chargée de protéger le Vatican. Une cérémonie qui a été reportée à l’automne après la mort de François.

• Mercredi 7 mai

Le conclave débutera donc ce mercredi. Personne ne sait combien de temps il va durer. « Nous ne savons pas, nous attendons que le Seigneur nous dise », a affirmé à des journalistes l’archevêque de Singapour William Seng Chye Goh.

« Trois jours maximum », a prédit avec assurance le cardinal salvadorien Gregorio Rosa Chavez. Les deux précédents papes, Benoît XVI et François, avaient été désignés en moins de 48 heures.

En ce premier jour de conclave, un seul vote est programmé. Organisé dans l’après-midi, sert souvent de caisse de résonance informelle où de nombreux noms apparaissent. Il s’agit essentiellement de votes symboliques, en guise de respect ou d’amitié, avant que le vote du lendemain ne fasse émerger les candidats favoris.

• Jeudi 8 mai

À partir du deuxième jour du conclave, deux tours de scrutin ont lieu le matin et deux l’après-midi. Pour qu’un cardinal soit élu, il doit obtenir la majorité des deux tiers requise, soit au moins 89 voix. Selon le règlement, si personne n’a été choisi après les trois premiers jours, une « pause de prière » d’une journée s’impose pour les cardinaux.

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Un élu local de Moselle « démissionne » malgré lui, des analyses confirment une usurpation d’identité

Élu conseiller municipal à Coin-lès-Cuvry en Moselle en 2020, Julien Ruaro a ensuite vu sa démission être acté en 2024 par la maire de ce village après réception d’une lettre en ce sens. Problème: l’intéressé n’était pas l’auteur de courrier. Il a déposé plainte pour faire reconnaître son usurpation d’identité et envoyé en mairie une attestation sur l’honneur, sans que cela n’ait d’effet.

Les résultats d’analyses graphologiques réalisées sur une lettre de démission envoyée au nom d’un conseiller municipal à la mairie de Coin-lès-Cuvry (Moselle) démontrent une usurpation d’identité sur cette missive, qui empêche depuis janvier 2024 l’élu d’accéder aux débats, a appris l’AFP ce dimanche 4 mai.

Julien Ruaro, père de famille de 39 ans, s’était présenté en 2020 aux élections municipales sur l’unique liste en lice dans ce village de 800 habitants situé à une dizaine de kilomètres au sud de Metz.

Élu, il déchante très vite, au sein d’une assemblée peu habituée aux dissensions, et dénonce dès 2021 en gendarmerie des faits de prise illégale d’intérêt visant le premier adjoint, Régis Gauthier, notaire de profession, autour d’un projet immobilier.

Seule voix d’opposition

D’autres sujets, un éventuel détournement de biens publics et des questions relatives à la voirie notamment, inquiètent encore Julien Ruaro qui se décrit comme « élu indépendant » et représente la seule voix d’opposition.

En janvier 2024, la maire du village reçoit une lettre au nom de Julien Ruaro, l’informant de sa démission du conseil municipal. « Sans même chercher à (le) contacter », elle a acté sa démission, regrette-t-il.

L’élu a déposé plainte pour faire reconnaître son usurpation d’identité et envoyé en mairie une attestation sur l’honneur en ce sens, sans que cela n’ait d’effet. « Une fois qu’une démission passe entre les mains du maire, elle est irrévocable », expliquait en 2024 l’édile, Anne-Marie Linden-Guesdon. Pour l’élu en revanche, il s’agit « d’une atteinte grave au processus démocratique ».

Audition en référé devant le tribunal

La missive comportait « 44 lignes de mentions dactylographiées suivies d’une signature illisible », apposée à l’aide d’un « stylo bille de couleur bleue », selon l’expert. Il a été demandé à l’ensemble des membres du conseil municipal de se soumettre à l’expertise. 

Dans les résultats de l’analyse, consultés par l’AFP, l’expert graphologue a conclu que les mentions manuscrites, notamment sur le bordereau d’envoi de la lettre avec accusé de réception, « ne sont pas l’œuvre des divers scripteurs de comparaison », à savoir de Julien Ruaro ni des membres du conseil municipal, mais « sont à attribuer à la main d’un tiers non identifié ».

Malgré cela, la maire a refusé de le réintégrer. Julien Ruaro a donc obtenu une audience en référé devant le tribunal administratif de Strasbourg, le 13 mai. Deux précédents référés avaient été rejetés par la juridiction, notamment dans l’attente de cette expertise.

Il espère faire suspendre, dans l’attente du jugement au fond, cette démission et pouvoir à nouveau participer aux séances du conseil municipal.

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