« À 27, ce serait trop long et trop lourd »: le Nobel d’Économie Philippe Aghion appelle l’UE à créer « un marché unique des capitaux » avec des pays volontaires

Le français Philippe Aghion, prix Nobel d’Économie 2025, appelle à créer un marché unique des capitaux pour favoriser l’innovation et relancer la productivité en Europe.

« La faiblesse de l’Union européenne est indéniable (…) mais la partie n’est pas jouée », estime Philippe Aghion, prix Nobel d’Économie 2025, dans La Tribune Dimanche, ce 11 janvier. L’économiste, primé pour ses travaux sur la destruction créatrice, plaide pour que l’UE mise sur l’innovation pour sortir de son décrochage économique, notamment face aux États-Unis.

« Encourager l’innovation pour en devenir un acteur important est encore possible. Nous avons tous les atouts nécessaires. Tant en France que dans l’Union européenne. Notamment la capacité à attirer des chercheurs, américains en premier lieu (…) le retour en Europe d’un chercheur de génie comme Yann Le Cun est un signal positif », observe Philippe Aghion.

Pour cela, l’économiste estime que la France devrait d’abord investir davantage dans la recherche et dans son système éducatif. « Or, le budget de la recherche fondamentale est devenu une variable d’ajustement, puisqu’il subit des coupes dans le projet de loi de finances actuellement en discussion. C’est exactement le contraire de la stratégie nécessaire », considère l’économiste.

« À 27, ce serait trop long et trop lourd »

Philippe Aghion imagine en outre une réforme de l’Union européenne, mettant en œuvre les propositions formulées par l’ancien président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, dans un rapport rendu en 2024. À commencer par la création d’un marché unique des capitaux, dont la taille pourrait se rapprocher de celui des États-Unis.

« Il faut un marché unique, mais en ne mobilisant que les pays volontaires. L’envisager à 27 serait trop long et trop lourd. D’autant plus que la politique européenne de la concurrence a jusqu’ici empêché toute politique industrielle. L’Allemagne le souhaite. La Suède aussi. D’autres pays peuvent les rejoindre. Une telle coalition permettrait d’appliquer les mesures du rapport Draghi, mais uniquement avec les États membres favorables », estime Philippe Aghion.

Philippe Aghion co-lauréat du Nobel d’économie – 14/10

Ce dernier imagine à terme « un marché unique de la tech, lui-même financé par un marché unique de capitaux et par des investisseurs institutionnels, comme c’est déjà le cas en Suède », et plaide pour s’inspirer du Darpa, l’agence américaine chargée de la recherche et du développement des technologies militaires.

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Camille, 24 ans, assistante parlementaire, 2 200 euros net par mois : « Au départ, ce qui m’attirait dans la politique, c’étaient les jeux de pouvoir, comme dans la série “Baron noir” »

JULIE JUP

Je gagne entre 2 100 et 2 200 euros net par mois sur treize mois. S’y ajoutent 140 euros de prime pour les repas et le remboursement de mon passe Navigo à 75 %. Le salaire n’est pas très élevé, surtout vu les horaires et les responsabilités que l’on a, mais il me suffit pour bien vivre.

Je ne suis pas très dépensière. J’ai un loyer de 990 euros par mois, j’épargne entre 200 et 400 euros par mois et, pour le reste, je dépense mon argent en sorties avec mes amis : bar, restaurant et vie culturelle. A Paris, on trouve plein de bons plans pas trop chers. Franchement, je m’estime chanceuse. Je suis l’une des rares, parmi mes amis, à avoir décroché un CDI. Actuellement, le marché du travail est catastrophique pour les jeunes diplômés.

La collaboration parlementaire, ce n’était pas ma première idée en sortant de l’école – je suis diplômée d’un institut d’études politiques de province. Je voulais plutôt m’orienter dans la représentation d’intérêts, le lobbying, mais le stage de fin d’études que j’ai fait dans un cabinet d’affaires publiques ne m’a pas plu. Toquer à la porte des parlementaires pour essayer de faire passer des amendements, ce n’était pas mon truc. J’avais envie d’être dans la dynamique de départ d’un texte de loi, d’avoir des responsabilités.

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Manifestations en Iran: le chef de l’ONU appelle les autorités à « la plus grande retenue » dans l’usage de la force

Le 11/01 à 23h56

Les manifestations se poursuivent en Iran

Ce direct consacré aux manifestations en Iran est désormais terminé, merci de l’avoir suivi.

Ces manifestations sont largement réprimées par les autorités. Au moins 192 personnes ont été tuées, d’après une organisation de défense des droits humains. Le régime a également coupé internet depuis plus de 72 heures maintenant.

Pour soutenir le peuple iranien, des rassemblement ont eu lieu dans plusieurs villes du monde et notamment Londres, Vienne, Sydney ou encore Paris.

Le 11/01 à 22h28

Israël et l’Allemagne signent un accord de sécurité, notamment face aux menaces que représente l’Iran

Israël et l’Allemagne ont signé un accord de coopération sécuritaire face notamment aux menaces que représentent l’Iran et ses alliés, selon un communiqué du bureau du Premier ministre israélien.

Cette « déclaration ancre l’engagement profond de l’Allemagne en faveur de la sécurité de l’État d’Israël », selon le communiqué.

« l’Iran et ses alliés (…) menacent non seulement Israël, mais aussi la stabilité régionale et la sécurité internationale », est-il également précisé.

Le 11/01 à 22h25

Une vidéo authentifiée par l’AFP montre des dizaines de corps dans la cour d’une morgue dans la province de Téhéran

Des images authentifiées par l’AFPTV à Paris montrent des dizaines de corps dans des sacs mortuaires, dans la cour du Centre de diagnostic et laboratoire médico-légal de la province de Téhéran, à Kahrizak.

Des organisations de défense des droits affirment qu’il s’agit de victimes de la violente répression des autorités iraniennes contre les récentes manifestations.

Le 11/01 à 22h14

Le gouvernement décrète trois jours de deuil national pour les « martyrs », en référence aux membres des forces de sécurité tués

En fin de journée, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les « martyrs de la résistance », en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués.

Les autorités affirment comprendre les revendications économiques des manifestants, mais elles estiment que ceux qu’elles qualifient « d’émeutiers », sont instrumentalisés par l’étranger, les États-Unis et Israël en tête.

Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une « marche de résistance » dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des « criminels terroristes urbains ».

Le 11/01 à 19h58

Le chef de l’ONU appelle les autorités à « la plus grande retenue » dans l’usage de la force

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est déclaré dimanche « choqué par les rapports faisant état de violences » à l’encontre des manifestants en Iran, appelant les autorités « à faire preuve de la plus grande retenue » dans l’usage de la force.

« Tous les Iraniens doivent pouvoir exprimer leurs doléances de manière pacifique et sans crainte. Les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, tels qu’inscrits dans le droit international, doivent être pleinement respectés et protégés », selon un texte transmis par son porte-parole.

Antonio Guterres appelle en outre les autorités « à prendre des mesures permettant l’accès à l’information dans le pays, notamment en rétablissant les communications ».

Le 11/01 à 19h31

Le neveu de l’ayatollah Ali Khamenei pense que le guide suprême « restera jusqu’à sa dernière goutte de sang »

Mahmoud Moradkhani, neveu de l’ayatollah Ali Khamenei, réfugié en France depuis les années 80, fait part de son inquiétude.

« Je suis très inquiet, la situation est grave, la répression est violente. Plusieurs centaines de personnes ont déjà été tuées par le régime », indique-t-il sur BFMTV.

Il estime par ailleurs que son oncle « a beaucoup menti et que « ce régime est bâti sur le mensonge ».

Pour Mahmoud Moradkhani, « Ali Khamenei croit tout ce qu’il dit et c’est vraiment dangereux ». « Je pense que, malheureusement, il restera jusqu’à sa dernière goutte de sang et il provoquera un bain de sang », conclut-il.

Le 11/01 à 18h39

Plusieurs milliers de manifestants à Londres

Plusieurs milliers ont manifesté ce dimanche après-midi à Londres pour soutenir la contestation en cours contre le pouvoir en Iran, lors de différents rassemblements devant l’ambassade iranienne et Downing Street.

La veille, des centaines de personnes avaient déjà manifesté devant l’ambassade, et un homme était parvenu à grimper sur le balcon du bâtiment pour remplacer brièvement le drapeau de la République islamique par un drapeau de l’époque de la monarchie.

Le 11/01 à 18h11

L’Iran est coupé d’internet depuis 72 heures

Selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, internet est coupé en Iran par le régime depuis 72 heures. « La coupure d’Internet en Iran entre dans son quatrième jour, la connectivité avec le monde extérieur restant à seulement 1 % de son niveau habituel », écrit l’ONG sur X.

« La diminution des télécommunications continue d’affecter la capacité du public à accéder à l’information et à communiquer avec ses proches », est-il souligné.

Le 11/01 à 17h58

Plus de deux mille personnes défilent à Paris à l’appel des partisans du fils de l’ancien chah d’Iran

Plus de deux mille personnes ont défilé à Paris aujourd’hui à l’appel des partisans du fils de l’ancien chah d’Iran, pour soutenir le mouvement de contestation en cours en Iran, aux cris de « Non à la république islamiste terroriste », a constaté l’AFP.

Les manifestants, de toute génération dont de nombreux jeunes, ont défilé sous des drapeaux de l’ancien régime impérial iranien mais aussi sous des drapeaux israéliens, sans pouvoir approcher de l’ambassade d’Iran à Paris suite à une décision de la préfecture de Paris.

« En Iran, les gens se sont soulevés dans les rues et nous, Iraniens hors d’Iran, on est là pour montrer qu’on est avec eux et qu’ils ne sont pas seuls », a expliqué à l’AFPTV Arya, étudiant iranien de 20 ans, en France depuis janvier 2023. « Cette fois-ci, c’est peut-être différent. Nous sommes plus nombreux dans les rues (…) On attend maintenant ce que notre prince nous dira de faire », a poursuivi le jeune homme, en référence au fils de l’ancien chah et figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi.

Des personnes participent à une manifestation pour soutenir les rassemblements de masse dénonçant la République islamique d’Iran à Paris, le 11 janvier 2026. © KIRAN RIDLEY / AFP

Le 11/01 à 17h52

Turquie: les Iraniens d’Istanbul interdits de manifester

Nina a dessiné une carte d’Iran et des larmes de sang sur son visage pour venir protester dimanche devant le consulat iranien à Istanbul. Mais la police turque, déployée en grand nombre, a cerné le quartier et bloqué les manifestants.

Parmi une vingtaine de réfractaires, Nina (un prénom d’emprunt), jeune trentenaire originaire de Tabriz (ouest de l’Iran), exilée en Turquie depuis quatre ans, veut quand même manifester sa solidarité avec ses compatriotes qui, chaque soir depuis 14 jours, descendent dans les rues d’Iran.

La Turquie, pays majoritairement sunnite, partage 500 km de frontière et trois points de passage avec son grand voisin chiite dont elle accueille officiellement plus de 74.200 citoyens détenteurs de permis de séjour et 5.000 réfugiés.

Vendredi soir, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, a dénoncé l’ingérence d’Israël dans la situation en Iran. « Bien qu’issues de raisons légitimes et de problèmes structurels, les manifestations sont également instrumentalisées depuis l’étranger, par les rivaux de l’Iran », a-t-il dit en désignant « le Mossad », les services de renseignements israéliens.

Une manifestante anti-régime iranien, le visage peint aux couleurs du drapeau iranien, participe à une manifestation devant le consulat iranien, à Istanbul, le 11 janvier 2026. © YASIN AKGUL / AFP

Le 11/01 à 17h26

L’Union européenne répète se tenir « aux côtés du peuple iranien »

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen affirme sur X que l’Europe suit la situation en Iran « de près », « face à l’intensification de la répression et à la persistance des pertes de vies innocentes ».

« L’Europe se tient aux côtés du peuple iranien dans son combat légitime pour la liberté », déclare-t-elle.

Le 11/01 à 17h23

Le fils de l’ancien chah se dit « prêt à retourner en Iran dès que possible »

Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, a affirmé être « prêt à retourner en Iran dès que possible » et à y mener une « transition » politique.

« Je suis prêt à retourner en Iran dès que possible. C’est déjà en préparation », a expliqué Reza Pahlavi dans l’émission « Sunday Morning Futures » sur Fox News. « Mon travail consiste à mener cette transition afin de m’assurer que tout soit mis en oeuvre, dans une transparence totale, pour que les citoyens puissent élire librement leurs dirigeants et décider de leur propre avenir », a-t-il ajouté.

Le 11/01 à 17h11

A Téhéran, une quasi-paralysie de la vie quotidienne

A Téhéran, un journaliste de l’AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne. Le prix de la viande a presque doublé depuis le début de la contestation et beaucoup de boutiques ont baissé le rideau.

Les écoles sont fermées et l’enseignement se fait désormais à distance mais sans internet, il est impossible de se connecter. De même, si de nombreux Iraniens se rendent encore au bureau, l’absence de réseau rend toute activité difficile.

Le 11/01 à 17h01

Londres, Vienne, Sydney… Des manifestations dans plusieurs villes occidentales en soutien au peuple iranien

Outre Paris, des manifestations en soutien au mouvement de contestation des Iraniens ont lieu dans divers villes occidentales. A Londres, Vienne, Sydney, La Haye, Madrid, ou encore à Washington.

Des manifestants se rassemblent à La Haye, aux Pays-Bas, le 10 janvier 2026, en soutien aux protestations en Iran. © MOUNEB TAIM / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

On peut observer les deux principaux mouvements d’opposition iranien en exil au sein de ces manifestations: les sympathisants du fils de l’ancien chah d’Iran – chassé par la révolution islamique de 1979 – Reza Pahlavi, et les sympathisants du Conseil national de la Résistance iranienne mené par Maryam Radjavi.

Le 11/01 à 16h39

Des centaines de personnes manifestent à Paris en soutien au peuple iranien

Des centaines de personnes défilent dans les rues à Paris en soutien au peuple iranien, mobilisé depuis près de quinze jours pour protester contre le régime des mollahs et durement réprimé.

Parmi eux, Amir, un franco-iranien, qui nous dit être venu « apporter son soutien au peuple iranien qui se fait massacrer dans les rues à travers l’Iran ».

« C’est monstrueux ce que ce régime fait », abonde-t-il dénonçant la coupure d’internet par les autorités depuis plus de 60 heures. « Nous sommes complètement sans nouvelle des amis, des familles en Iran », assure-t-il à BFMTV.

Le 11/01 à 15h06

Benjamin Netanyahu espère que l’Iran « sera bientôt délivré du joug de la tyrannie »

Le Premier ministre israélien a déclaré espérer que l’Iran « serait bientôt délivré du joug de la tyrannie », et condamné « les massacres de masse commis contre des civils » selon lui dans le pays, où le pouvoir fait face à une mobilisation d’ampleur.

« Lorsque ce jour viendra, Israël et l’Iran redeviendront des partenaires fidèles pour bâtir un avenir de prospérité et de paix pour les deux peuples », a ajouté Benjamin Netanyahu à l’ouverture du Conseil des ministres hebdomadaire.

Le 11/01 à 14h46

Mahyar Monshipour, ancien boxeur franco-iranien et champion du monde, assure que « les Iraniens ne veulent plus de République islamique »

L’ancien boxeur franco-iranien et champion du monde Mahyar Monshipour a accordé un entretien à RMC Sport ce dimanche, à propos du mouvement de contestation en Iran.

L’ex-champion dit son « admiration » pour le peuple iranien et confie son « espoir » que le mouvement aboutisse au renversement de la République islamiste. « S’il se passe quelque chose, ça ira au bout. Mais j’ai peur qu’ils ne lâchent pas le morceau », explique-t-il. 

« Les Iraniens ne veulent plus de République islamique. Ils rêvent d’un pays comme le nôtre, alors il y a du chemin », ajoute-t-il encore, soulignant que « jusqu’à présent, le peuple était seul ». « Il ne l’est plus », grâce à « l’appui d’Israël et des États-Unis ». « Cette révolte a été préparée et coordonnée », analyse-t-il.

Le 11/01 à 14h10

Le président iranien accuse des « terroristes qui ont été formés à l’étranger » de causer les « troubles »

Dans une interview diffusée par la télévision d’État, le président iranien Masoud Pezeshkian a accusé des « terroristes » liés à l’étranger d’être à l’origine du mouvement de contestation.

« Il s’agit d’un groupe de terroristes qui ont été formés à l’étranger. Ils ont incendié les bazars de Rashd et d’autres villes. Ils ont incendié des mosquées et des lieux culturels », a-t-il déclaré, accusant Israël et les États-Unis.

« Ils brûlent et tuent des innocents sur place, et cela n’est pas acceptable », a-t-il ajouté.

Le 11/01 à 13h26

Le pape prie pour le dialogue et la paix en Iran et en Syrie

Le pape Léon XIV a lancé aujourd’hui un appel au dialogue et à la paix en Iran et en Syrie et adressé ses prières aux Ukrainiens, après les frappes russes sur les installations énergétiques, lors de la prière de l’Angélus.

« Mes pensées se tournent vers ce qui se passe ces jours-ci au Moyen-Orient, en particulier en Iran et en Syrie, où des tensions persistantes causent la mort de nombreuses personnes. J’espère et je prie pour la patiente construction du dialogue et de la paix, pour le bien commun de la société tout entière », a-t-il lancé depuis le Vatican.

Le 11/01 à 13h04

Le président iranien estime que les « émeutiers » ne doivent pas semer le trouble

Les « émeutiers » ne devraient pas être autorisés à semer le trouble dans la société iranienne, a déclaré le président Massoud Pezeshkian dans sa première prise de parole depuis l’intensification ces derniers jours de la contestation contre le pouvoir.

« Le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société. Le peuple devrait avoir confiance en notre volonté d’instaurer la justice », a-t-il dit dans une interview diffusée par la télévision d’État Irib.

Le 11/01 à 12h42

Israël dit « soutenir la lutte du peuple iranien pour la liberté »

Le ministre israélien des Affaires étrangères a déclaré que son pays « (soutenait) la lutte du peuple iranien pour la liberté », alors que la République islamique fait face à un mouvement de contestation inédit depuis trois ans.

« Nous pensons qu’il mérite un avenir meilleur. Nous n’avons aucune hostilité envers le peuple iranien. Nous avons un énorme problème (…) avec le régime (…), premier exportateur de terrorisme et de radicalisme », a ajouté Gideon Saar dans une interview télévisée postée sur son compte X.

Le 11/01 à 12h05

Une ONG des droits humains fait état d’au moins 192 morts depuis le début du mouvement

Au moins 192 manifestants ont été tués en deux semaines de mouvement de contestation en Iran, a affirmé une organisation de défense des droits humains, soit une forte hausse par rapport au bilan précédent de 51 morts.

« Depuis le début des manifestations, Iran Human Rights a confirmé la mort d’au moins 192 manifestants », a indiqué l’ONG basée en Norvège, avertissant que le bilan pourrait être bien plus élevé, la coupure d’internet de plusieurs jours ayant rendu difficile le décompte.

Le 11/01 à 12h04

Le chef de la sécurité nationale iranienne dénonce une « vague destructrice et organisée » de la part d’un « groupe qui a exploité les manifestations »

Pour le chef de la sécurité nationale iranienne, Ali Larijani, les manifestations contre les problèmes économiques dans le pays étaient « des revendications légitimes du peuple », mais qu’une « vague destructrice et organisée » avait pris le contrôle du mouvement et l’avait transformé en émeutes.

« Ce groupe a exploité les manifestations et s’est livré à des actes très violents et criminels, notamment en tuant des personnes, en brûlant des gens et en commettant des actes violents qui ressemblent fortement aux méthodes utilisées par des groupes terroristes tels que Daech », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse d’État Tasnim.

Le 11/01 à 11h46

Le président iranien abordera la situation économique et les « revendications du peuple » dans une interview ce dimanche

D’après la télévision d’État, le président iranien Massoud Pezechkian abordera la situation économique et les « revendications du peuple » dans une interview aujourd’hui.

Cet entretien avec les médias iraniens, déjà réalisé, porte sur « l’état d’avancement du programme économique du gouvernement » et évoque « les événements récents et l’approche du gouvernement » pour répondre aux attentes des Iraniens, selon la même source.

Le 11/01 à 11h44

Israël estime que l’UE doit classer les Gardiens de la Révolution « organisation terroriste »

Le ministre des Affaires étrangères israélien a jugé « l’heure venue pour l’UE de qualifier les Gardiens de la Révolution iranienne d’organisation terroriste », au moment où la République islamique est soupçonnée de réprimer violemment des manifestations.

« Telle est depuis longtemps la position de l’Allemagne, et aujourd’hui, l’importance de cette question est claire pour tous », a déclaré Gideon Saar sur X, après des discussions avec le ministre de l’Intérieur allemand Alexander Dobrindt, en visite en Israël.

Le 11/01 à 11h23

Quel est ce drapeau avec un lion et un soleil brandi par les manifestants iraniens en exil?

Malgré la répression du pouvoir et les menaces, de nouvelles manifestations ont secoué dans la nuit les grandes villes du pays.

En soutien de ce mouvement de contestation inédit depuis trois ans, le réseau social X a modifié l’émoji du drapeau iranien sur sa plateforme, relève l’agence de presse turque Anadolu.

Le drapeau de la République islamique d’Iran a été remplacé, sur le web uniquement et non sur l’application, par le drapeau « Lion et Soleil » utilisé avant la révolution de 1979, qui a fait tomber la dynastie Pahlavi et la monarchie iranienne.

Quel signifie ce drapeau? Notre article complet est à lire ici.

Le 11/01 à 11h18

L’Union européenne déclare « soutenir pleinement » les manifestants iraniens

De nombreuses capitales occidentales ont condamné l’usage de la force contre les manifestants. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé le plein soutien de l’Europe aux « femmes et hommes iraniens qui réclament la liberté », dénonçant la « répression violente ».

 À Londres, le drapeau de la République islamique a brièvement été remplacé par celui, orné d’un lion et d’un soleil, de l’ancien régime monarchique au fronton de l’ambassade iranienne par un manifestant, lors d’un rassemblement de plusieurs centaines de personnes.

Le 11/01 à 11h16

Donald Trump « envisage sérieusement » une nouvelle intervention contre l’Iran, selon le New York Times

Selon le New York Times, le président américain a été briefé ces derniers jours sur les options à sa disposition concernant de possibles frappes, y compris visant des cibles civiles.

Le quotidien, qui cite des sources anonymes, souligne qu’il n’a pas pris de décision finale mais « envisage sérieusement » une nouvelle intervention, après avoir bombardé trois importants sites nucléaires iraniens en juin.

D’après Reuters, qui cite trois sources israéliennes, la possibilité d’une intervention américaine a été évoquée lors d’un appel téléphonique entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Israël s’est placé en « état d’alerte maximale » face à cette possibilité de frappes américaines, ont indiqué ces sources.

Israël n’a pour l’heure manifesté publiquement aucune volonté d’intervenir. Dans une interview publiée vendredi par The Economist, Benjamin Netanyahu a déclaré qu’une attaque iranienne contre son pays aurait des conséquences terribles. À propos des manifestations, il a ajouté : « Pour le reste, je pense que nous devons observer ce qui se passe à l’intérieur de l’Iran. »

Le 11/01 à 11h04

Le fils de l’ancien shah d’Iran « bientôt aux côtés » des manifestants

Dans une nouvelle vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, le fils basé aux États-Unis du shah d’Iran destitué, appelle les manifestants à ne pas « abandonner les rues » et affirme qu’il sera « bientôt à (leurs) côtés ».

« Le monde entier soutient aujourd’hui votre révolution nationale et admire votre courage. Le président Trump, en tant que leader du monde libre, a notamment observé de près votre bravoure indescriptible et s’est déclaré prêt à vous aider. Ne quittez pas les rues. Mon cœur est avec vous. Je sais que je serai bientôt à vos côtés », a-t-il déclaré.

Le 11/01 à 10h47

Internet coupé dans le pays depuis près de trois jours

Face à l’escalade des tensions en Iran, les autorités ont opté pour une mesure radicale: la coupure de l’accès à Internet, effective depuis jeudi.

Selon l’ONG Netblocks, ce matin, cela faisait plus de 60 heures que la coupure d’internet avait été mise en place.

Le 11/01 à 10h43

Le fils du shah déchu appelle à la mobilisation

Dans ce contexte tendu, le fils du dernier shah d’Iran, renversé en 1979, a lancé depuis les États-Unis où il vit en exil un appel à la mobilisation.

« Notre objectif n’est plus seulement de descendre dans la rue, mais de nous préparer à nous emparer des centres-villes et à les tenir », a écrit hier Reza Pahlavi sur les réseaux sociaux.

Il a appelé les employés des secteurs clés de l’économie, dont les transports, le pétrole et le gaz, à entamer une grève générale.

Le 11/01 à 10h41

Au moins 51 manifestants tués depuis le début de la vague de contestation

Depuis le début le 28 décembre de la contestation, initialement liée au coût de la vie, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés, a dénombré vendredi l’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège.

Elle a diffusé des images montrant, selon elle, des cadavres de manifestants empilés dans un hôpital de Téhéran.

La télévision d’État a elle diffusé hier des images des funérailles à Chiraz de membres des forces de sécurité tués lors des manifestations. Elle a également montré des images de bâtiments en feu, y compris des mosquées.

Le 11/01 à 10h40

Donald Trump se dit « prêt à aider » les manifestants, l’Iran menace de riposter à toute intervention américaine

Alors que le mouvement se poursuit depuis le 28 décembre, le président américain Donald Trump a plusieurs fois menacé ces derniers jours Téhéran de venir en aide aux protestataires en cas de répression trop brutale.

« L’Iran veut la liberté » et « les États-Unis sont prêts à l’aider », a-t-il écrit hier soir sur son réseau Truth Social.

Aujourd’hui, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a averti en retour qu' »en cas d’attaque contre l’Iran, les territoires occupés (Israël, NDLR) et les bases et navires américains seront nos cibles légitimes », mettant en garde les États-Unis contre toute « erreur de calcul ».

Le 11/01 à 10h38

Le mouvement de contestation se poursuit en Iran, les nouvelles manifestations réprimées

Bonjour et bienvenue dans ce direct, consacré à l’actualité en Iran. Hier soir, des Iraniens ont de nouveau défilé à Téhéran et scandé des slogans hostiles au pouvoir. Selon une vidéo authentifiée par l’AFP, une manifestation a débuté tard samedi soir dans un quartier du nord de Téhéran.

Dimanche matin, la police a annoncé d' »importantes » arrestations « contre les principaux éléments impliqués dans les émeutes, qui, si Dieu le veut, seront punis après la fin des procédures légales ».

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Groenland : Donald Trump répète que les Etats-Unis auront l’île « d’une manière ou d’une autre », son gouvernement répond qu’il ne l’accepte « d’aucune manière »

Un soldat français lors d’exercices militaires à Kangerlussuaq, au Groenland, le 17 septembre 2025. GUGLIELMO MANGIAPANE/REUTERS

Le président américain, Donald Trump, a réaffirmé, dimanche 11 janvier, que les Etats-Unis s’empareraient du Groenland « d’une manière ou d’une autre » car « si nous ne le prenons pas, la Russie ou la Chine le fera ». « Conclure un accord, c’est le plus facile, mais d’une manière ou d’une autre nous allons avoir le Groenland », a dit le président américain à bord d’Air Force One.

Le président américain a précisé que Washington ne parle pas d’une « location » à court terme du Groenland, mais uniquement de l’acquisition de ce territoire autonome danois. « On a besoin d’un titre de propriété », a-t-il dit.

« Le Groenland devrait conclure l’accord, parce que le Groenland ne veut pas voir la Russie ou la Chine prendre le contrôle », a encore fait valoir Donald Trump en se moquant de la défense groenlandaise. « En gros, leur défense repose sur deux traîneaux à chiens. Vous le savez ? Vous savez en quoi consiste leur défense ? Deux traîneaux à chiens », a-t-il dit.

« Pendant ce temps, on voit des destroyers et des sous-marins russes, et des destroyers et des sous-marins chinois un peu partout », a ajouté Donald Trump. « Nous n’allons pas laisser faire ça, et si cela affecte l’OTAN, alors ça l’affecte. Mais, vous savez, ils ont plus besoin de nous que nous d’eux, je vous le dis tout de suite », a-t-il insisté.

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Des élus du Congrès américain au Danemark

La coalition gouvernementale du Groenland a réagi dans un communiqué, affirmant ne pouvant « en aucune manière accepter » le souhait américain de « prendre possession » de son territoire.

Des membres du Congrès américain ont fait savoir, lundi soir, qu’une délégation se rendrait à Copenhague vendredi et samedi, sur la route du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. La délégation rencontrera des chefs d’entreprise et des dirigeants politiques pour traiter du « renforcement de la sécurité dans l’Arctique et de la consolidation de relations commerciales », a précisé le sénateur démocrate Chris Coons dans un communiqué.

« Je pense qu’il est essentiel que le Congrès se montre uni pour soutenir nos alliés et respecter la souveraineté du Danemark et du Groenland », a souligné le sénateur républicain Thom Tillis.

Le Groenland va « intensifier ses efforts » pour que sa défense soit assurée

Le Danemark, auquel le Groenland est rattaché, est membre de l’OTAN comme les Etats-Unis. La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a estimé la semaine dernière qu’une attaque américaine contre l’un des membres de l’Alliance signifierait « la fin de tout », notamment de l’OTAN et du système de sécurité établi à la fin de la seconde guerre mondiale.

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« Actuellement, nous travaillons aux prochaines étapes » pour renforcer la sécurité en Arctique, a assuré, lundi, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, lors d’une conférence de presse à Zagreb, aux côtés du premier ministre croate, Andrej Plenkovic, et ce « afin de nous assurer que, collectivement, nous protégeons bien ce qui est en jeu ».

En visite à Washington, le ministre des affaires étrangères allemand a, lui, minimisé, lundi, le risque d’une attaque américaine sur le Groenland. « Je n’ai aucune indication que cela soit sérieusement envisagé » par les Etats-Unis, a déclaré Johann Wadephul à l’issue d’une rencontre avec son homologue américain, Marco Rubio. « Je crois plutôt qu’il existe un intérêt commun à traiter les questions de sécurité qui se posent dans la région arctique, et que nous devrions et allons le faire », a-t-il dit à la presse.

La semaine dernière, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont, dans une déclaration commune, apporté leur soutien au Groenland et au Danemark face à Donald Trump. « À la lumière de la prise de position très positive de six pays membres de l’OTAN à l’égard du Groenland, le Naalakkersuisut [le gouvernement groenlandais] va intensifier ses efforts pour que la défense du Groenland s’inscrive dans le cadre de l’OTAN », a expliqué la coalition, lundi.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Donald Trump, symbole d’un capitalisme toujours plus vorace en pétrole et en terres rares

Le Monde avec AFP

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C’est le moyen de transport le plus propre mais il est écrasé par la route et est même bien moins utilisé qu’en Allemagne: le fret ferroviaire reste anecdotique en France mais ça pourrait enfin bientôt changer

Ouverture à la concurrence, investissements massifs de l’État, essor du transport combiné, réveil écoresponsable… et si les astres s’alignaient enfin pour que le train devienne une alternative au poids écrasant des très polluants camions pour le transport de marchandises.

C’est l’histoire d’un échec. Omniprésent dans le transport de marchandises dans la première moitié du XXe siècle, le fret ferroviaire ne cesse de décliner en France depuis des décennies. Au point de représenter aujourd’hui une part marginale, voire anecdotique. Alors que cette part est par exemple de 20% en Allemagne, elle est aujourd’hui sous les 10% en France, complètement écrasée par le transport routier. Elle était de 60% dans les années 1960…

Trafics de marchandises et parts modales en France depuis 1960 © Aurélien Bigo (Polytechnique-insights.com)

Alors que la question des émissions de CO2 est aujourd’hui centrale, le fret ferroviaire ne fait, au mieux, que stagner depuis son dernier pic de 2007 alors que ce mode de transport est propre: la traction électrique est très largement majoritaire (75%) dans le fret ferroviaire.

Les raisons de cette faillite sont profondément structurelles. On peut citer le désinvestissement chronique et historique de l’État en la matière au profit de la route, ce qui a eu pour conséquence une dégradation continue de la qualité de service. Du coup, les entreprises clientes (qu’on appelle « chargeurs ») se sont progressivement tournées quasi-exclusivement vers les camions afin de maîtriser leur logistique, surtout sur des trajets courts. Dans le même temps, la SNCF n’a pas non plus fait grand-chose pour préserver cette activité, préférant se concentrer sur le transport de voyageurs et le tout TGV.

Une activité abandonnée par l’État et la SNCF

La désindustrialisation continue de la France a également fortement pesé sur l’activité puisque, historiquement, les grands clients du fret ferroviaire sont les industriels de l’acier, de la chimie et de l’agroalimentaire. Et, il ne faut pas non plus oublier le psychodrame de Fret SNCF, la filiale dédiée de l’entreprise publique, chroniquement dans le rouge et qui a été démantelée en 2024-2025 suite à une condamnation de la Commission européenne.

Ce mode de transport de marchandises est donc aujourd’hui au plus bas alors qu’il devrait être un concurrent sérieux à la route. Entre 2019 et 2024, l’offre a reculé de 9% et le trafic de 7% selon les chiffres du régulateur. Mais aujourd’hui, l’espoir renaît un peu. Ouverture à la concurrence, investissements massifs de l’État, essor du transport combiné, réveil écoresponsable… et si les astres étaient enfin en train de s’aligner.

Les derniers chiffres montrent un frémissement. « Le trafic ferroviaire de marchandises s’établit en 2024 à près de 32,6 milliards de tonnes.km, soit une progression de près de 8% par rapport à 2023 », note le régulateur des transports (l’ART) après, il est vrai, une année 2023 particulièrement médiocre. « Cette tendance favorable se confirme au premier semestre 2025, avec une hausse de l’ordre de 4% des tonnes.km réalisées par les entreprises ferroviaires par rapport à la même période de 2024 ».

Cette tendance positive s’explique d’abord par une certaine conscience environnementale des chargeurs. « Il y a un intérêt et une ambition, c’est dans l’air du temps et ça devrait s’accentuer », commente Julien Joly, expert Transports au cabinet Wavestone.

Le transport combiné de conteneurs en plein essor

« On observe que les chargeurs ont le souhait de décarboner leurs opérations, leur logistique. Et le rail est une solution pour eux », confirme auprès de BFM Business, Paul Mazataud, directeur du fret chez SNCF Réseau. « Il y a à la fois des flux qui empruntent des corridors déjà très chargés mais également des nouveaux flux sur d’autres itinéraires et ça c’est assez nouveau ».

Deuxième facteur positif, l’État met enfin la main à la poche à travers le Programme Ulysse Fret doté d’une enveloppe de 4,5 milliards d’euros sur dix ans (2022-2032). L’objectif est d’améliorer les infrastructures, notamment les terminaux. « 830 millions d’euros de contrats sont déjà attribués. Nous nous organisons comme si cette enveloppe était sécurisée mais, formellement, seule une loi-cadre pourrait le faire », nuance néanmoins le responsable qui fait référence à la loi de Philippe Tabarot, ministre des Transports, sur le financement des transports. « C’est fondamental », juge Julien Joly, « l’état des infrastructures et des plateformes multimodales constituent des freins, elles doivent être modernisées ».

Terminal de transport combiné © Pierre-Louis ESPINASSE 

L’essor et le succès du transport combiné représentent également un catalyseur. Historiquement, les chargeurs louaient des trains entiers de fret mais aujourd’hui cette approche n’est plus viable. Désormais, une entreprise peut déposer son ou ses conteneurs directement sur les trains qui transporteront donc les marchandises différentes de plusieurs chargeurs jusqu’au « dernier kilomètre » effectué par la route.

La part du transport combiné représente désormais 44,5% du total, soit 9 points de plus entre 2019 et 2024. Il profite de la modernisation des terminaux mais surtout de la création de nouveaux flux longues distances où il est très pertinent face à la route.

« En 2025, un nouveau flux a été ouvert presque chaque mois, soit dix nouvelles liaisons assurées par huit opérateurs différents qui viennent enrichir un réseau déjà structuré de 60 liaisons existantes. Ces services couvrent l’ensemble du territoire », souligne SNCF Réseau.

« Il est le plus simple et le plus mûr pour décarboner le transport terrestre long parcours », souligne Paul Mazataud. « On est sur de très longs parcours, certains d’entre eux font plus de 2.000 kilomètres. Plus c’est long, plus on fait des économies d’échelle. Les trains sont eux aussi très longs, jusqu’à 850 mètres ».

« Son succès est logique car le monde du fret est aujourd’hui très standardisé et le standard, c’est le conteneur. Il ne compense pas encore le repli du fret conventionnel mais il a déjà doublé en dix ans », abonde Julien Joly.

Le transport combiné permet à différents types de marchandises de voyager grâce aux conteneurs standards © Pierre-Louis ESPINASSE

Des opérateurs de fret de plus en plus nombreux

SNCF Réseau, qui gère les sillons proposés aux compagnies de fret, se met d’ailleurs en quatre pour satisfaire les demandes de ses clients en matière de transport combiné. « On fait tout pour anticiper au maximum les besoins de sillons de nos clients. Nous sommes capables de proposer des plans d’exploitation trois à cinq ans à l’avance. On tient compte de l’évolution de la demande et des besoins de travaux et on s’organise pour y répondre. On propose des accords-cadres, à cinq ans, pour donner de la visibilité à nos clients mais on doit également gérer de plus en plus de demandes tardives », explique le responsable.

Car ces clients sont aujourd’hui plus nombreux. D’abord, le plan de « discontinuité » de Fret SNCF a acté le transfert de 23 flux à des concurrents, ce qui a mécaniquement fait progresser leurs parts de marché. Celle de Fret SNCF est aujourd’hui de 43% contre 58% en 2018. L’ouverture à la concurrence en 2006 a permis à des acteurs européens de se positionner comme l’allemand DB Cargo (filiale de la SNCF allemande) mais aussi à des « pure players » de se lancer comme Captrain (12% de parts) ou Regiorail. On en compte une quarantaine, un chiffre en nette hausse.

« Le plan de discontinuité a attiré des acteurs qui ont senti une porte s’ouvrir en France dans un secteur qui est fortement subventionné, où les investissements vont arriver et où l’accès au marché est moins difficile que dans le transport de voyageurs avec par exemple des péages moins élevés et du matériel roulant disponible à la location « , explique Julien Joly. « En 2024, les revenus des entreprises ferroviaires progressent de +4,1 %, portés par la reprise des trafics », précise d’ailleurs le régulateur.

Une activité qui dépend des subventions publiques

« Mais il faut rester prudent », juge le spécialiste. « La rentabilité économique des entreprises ferroviaires de transport de marchandises s’améliore en 2024, bien qu’elle demeure fragile. Le retour à l’équilibre financier du secteur reste toutefois conditionné au maintien des concours public », confirme le régulateur. Les aides au secteur du Fret ferroviaire était de 335 millions en 2024, soit 28% des recettes de l’activité…

« La fréquence, le coût du remplissage, l’absence de symétrie car les trains reviennent souvent à vide, la distance, le coût de location des trains, de personnels sont autant de facteurs qui pèsent sur la rentabilité des opérations et réduisent le nombre d’axes pertinents qui resteront opérés par la route », estime Julien Joly. « Mais une chose est sûre, la France a une carte à jouer si les flux sont massifs et continus sur de longues distances ». « C’est un secteur à faibles marges, il faut donc du courage pour se lancer, notamment face à la route, mais c’est un marché attractif pour de nouveaux entrants », ajoute Paul Mazataud.

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Rolland Courbis, ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille et chroniqueur radio, est mort à l’âge de 72 ans

Rolland Courbis, à Bordeaux, en 2016. NICOLAS TUCAT/AFP

Rolland Courbis, ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille et chroniqueur radio sur RMC, est mort à l’âge de 72 ans, a annoncé la station lundi 12 janvier. « Rolland Courbis s’est éteint cette nuit à 5 heures du matin », a annoncé sur l’antenne de RMC Karim Nedjari, le directeur général de RMC, où Rolland Courbis officiait à l’antenne depuis 2005. La radio dépeint « coach Courbis » comme ayant « marqué de son empreinte la vie de l’antenne (…) [par] sa passion [qui] s’est exprimée avec son accent marseillais emblématique et au travers d’une proximité avec les auditeurs très directe : une liberté de ton en conservant le langage des supporteurs et en partageant leurs interrogations et leurs émotions. ».

Natif de Marseille, Courbis avait commencé sa carrière comme défenseur avant de se reconvertir au poste d’entraîneur, se faisant remarquer par sa gouaille et son style sanguin. En tant que joueur, il a été champion de France en 1972 avec l’Olympique de Marseille et en 1978 et 1982 avec l’AS Monaco. Entre, il s’est, notamment, engagé à l’Olympiakos Le Pirée (1973-1974).

Le club phocéen souligne la « per[te d’]une figure de son histoire, un entraîneur emblématique et une personnalité incontournable du football français (…). Homme de caractère, de convictions et de terrain, il a toujours défendu un football vivant, généreux, porté par l’engagement collectif. » Didier Deschamps, sélectionneur de l’équipe de France, décrit « une personnalité attachante, chaleureuse, au caractère bien affirmé. Un fin connaisseur du football et de ses arcanes, mais aussi du jeu ».

Palmarès d’entraîneur quasi vierge et figure du football français

Sur le banc, Rolland Courbis est parvenu en finale de Coupe de l’UEFA, perdue face à Parme, et a été vice-champion de France avec l’Olympique de Marseille en 1999. Il a également officié sur le banc des Girondins de Bordeaux, de Montpellier ou encore du SC Toulon à la fin des années 1980. Si son palmarès d’entraîneur est quasi vierge, il ne s’estimait « peut-être pas le moins compétent », racontait-il lors d’un entretien à l’Agence France-Presse donné à l’été 2015. A l’époque, il comptait plus de 500 matchs de Ligue 1 à son bilan, de quoi en faire l’un des techniciens les plus capés.

Lire le portrait (2013) : Rolland Courbis, le bon « salopard »

Grâce à son expérience, l’aventurier de la L1 n’a pas mis longtemps à entamer un nouvel épisode, comme conseiller puis entraîneur de Rennes en 2016. Mission éclair également à Caen en 2019, qui n’a pas permis d’éviter au club la descente en Ligue 2. De courts détours à l’image d’un homme qui a tout connu ou presque dans le football, même une sélection nationale, celle du Niger en 2012.

Et il a de jolies médailles de coach : le fameux 5-4 remporté par l’OM contre Montpellier, qui menait 4-0, une victoire prestigieuse sur le grand Manchester United, la montée avec Montpellier ou le maintien de petits clubs comme Endoume, quartier de Marseille en 3e division, et l’AC Ajaccio en Ligue 1, rejoints par amitié pour leurs dirigeants.

« Si l’histoire était à refaire, il y a certaines conneries que je ne referais pas »

Tenir deux ans et demi sur le banc de l’OM est aussi un exploit. « C’est long, racontait-il, Didier Deschamps qui a bouclé la troisième saison ressemblait sur la fin à son arrière-grand-père, plus de cheveux, rouge comme une tomate, rétamé. » Courbis, lui, était inusable. « Je n’ai pas eu une vie monotone, admettait-il. Si l’histoire était à refaire, il y a certaines conneries que je ne referais pas. »

Ancien habitué des casinos, grande gueule intarissable qui a charmé la comtesse Maria-Luisa Rizzoli, Courbis n’a qu’une maigre Coupe d’Algérie et Coupe de l’Union arabe en tant qu’entraîneur à son palmarès, remportées avec l’USM Alger en 2013.

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Au cours de sa carrière, Rolland Courbis a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires. Il a notamment été condamné en avril 1997 à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour fraude fiscale dans l’affaire de la caisse noire du SC Toulon. A Marseille, dans l’affaire des comptes de l’OM, il a été condamné en appel en 2007 à deux ans de prison ferme et à 200 000 euros d’amende. Il avait aussi échappé de peu à une fusillade au cours d’un règlement de comptes visant une figure du milieu corse qu’il accompagnait à Hyères en 1996.

Lire notre entretien de Rolland Courbis (2013) : Courbis : « C’est mieux de me faire passer pour un salopard »

Le Monde avec AFP

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« Je veux le remercier »: à Belfort, un octogénaire cherche l’homme qui lui a porté secours après un malaise

Gérard, un habitant de Belfort âgé de 81 ans, cherche la personne qui lui a porté secours le mardi 6 janvier dernier. Alors qu’il faisait une syncope, l’octogénaire a été secouru par un homme qui ne lui a pas donné son nom.

Voilà plusieurs jours que Gérard a été secouru, mais impossible de remercier son héros. Le mardi 6 janvier dernier, l’octogénaire originaire de Belfort décide de se rendre au magasin Decathlon de Bessoncourt. Mais ce jour-là, Gérard décide d’y aller à pied.

La marche de 7 kilomètres ne lui semblait pas trop difficile. Randonneur régulier, l’homme âgé de 81 ans, parcourt souvent 4 kilomètres.

« Alors trois de plus, ça ne me semblait pas une si grande aventure », explique-t-il ce dimanche 11 janvier à nos confrères d’Ici Belfort Montbéliard.

Il s’écroule à 500 mètres de sa destination

Mais il faut croire que ce projet était peut-être un peu trop audacieux. À moins de 500 mètres de sa destination, l’homme est soudainement pris d’une syncope et s’écroule sur le bas-côté de la route. Il ne se rappelle de rien et son premier souvenir est dans le véhicule des secours, en direction de l’Hôpital Nord-Franche-Comté.

« Je me suis tout de suite dit que quelqu’un avait dû appeler l’ambulance », explique-t-il.

« Je lui dois beaucoup »

Remis sur pied avec deux points de suture, un hématome sur la joue et après avoir passé une batterie de tests de santé, Gérard ne veut pas en rester là. S’il a pu être secouru, c’est grâce à l’intervention d’un homme croisé sur son chemin.

Mais aucune information n’est connue sur ce mystérieux sauveur. « Je voudrais remercier cette personne, je lui dois beaucoup. Je voudrais aussi lui demander les détails et lui montrer ma gratitude, évidemment », explique-t-il à nos confrères.

Alors, afin de remercier l’homme qui l’a secouru, Gérard passe une annonce: il invite toutes les personnes qui ont des informations sur son sauvetage à contacter la radio ici Belfort Montbéliard au 03.84.22.82.82 ou au 06.23.18.31.18.

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Jerome Powell, le patron de la Fed, visé judiciairement : « Je continuerai à exercer mes fonctions avec intégrité »

Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, à la sortie d’une conférence de presse, à Washington, le 10 décembre 2025. JACQUELYN MARTIN/AP

La prochaine étape de la guerre que mène l’administration Trump à Jerome Powell se jouera peut-être devant les tribunaux. Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé, dans une vidéo publiée sur le site de l’institution dimanche 11 janvier, avoir reçu une citation à comparaître devant un grand jury, émise par le département de la justice. Il pourrait faire l’objet de poursuites pénales concernant un témoignage qu’il a produit devant le Sénat en juin 2025.

Habituellement imperméable aux attaques de l’administration Trump, Jerome Powell a décidé cette fois-ci de réagir, en qualifiant de « prétextes » ces accusations. « La menace de poursuites pénales est une conséquence du fait que la Réserve fédérale fixe les taux d’intérêt en se basant sur sa meilleure évaluation de ce qui servira l’intérêt public, plutôt que de suivre les préférences du président », a-t-il déclaré. A ses yeux, c’est l’indépendance même de la Fed qui est ainsi attaquée, dans une opération judiciaire téléguidée depuis la Maison Blanche.

L’enquête conduisant à cette citation à comparaître a été menée par la procureure de Washington D.C., Jeanine Pirro, proche de Donad Trump, qui l’a nommée à ce poste. Elle vise une audition devant le Congrès de M. Powell, lors de laquelle il s’était expliqué sur l’immense chantier de rénovation des bâtiments historiques de la Fed, estimé à 2,5 milliards de dollars (2,15 milliards d’euros), qui a pris beaucoup de retard et dont les coûts ont dérapé.

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Emmanuel Grégoire devant Rachida Dati au premier tour des municipales de Paris 2026, selon un sondage


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