Soignant son profil de ministre de la culture qui ne fait pas comme les autres, ignorant au passage superbement les casseroles qu’elle traîne derrière elle, Rachida Dati vient de lancer un « plan camping ». Oui, de l’art sous la tente et entre les piquets. Elle propose pour l’été des animations, spectacles, lectures – à la mer et à la campagne. Au plus près des vacances populaires. Un objectif est déjà atteint : énerver les décideurs culturels. La ministre les rend fous. Et ça la ravit, comme si indigner faisait programme.
Dans une vidéo postée le 23 mai sur son compte Instagram, Rachida Dati est filmée au camping de La Marina, à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), puis s’adresse à la caméra : « C’est une première… Alors je n’ai qu’une chose à dire : Rejoignez-nous ! »
Les campings attirent chaque année 28 millions de vacanciers. C’est le premier logement touristique du pays. Dati y fonce, tant le lieu colle à son mantra : « La culture doit aller partout où sont les Français. » Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, elle a choisi pour parrains Fabien Onteniente, le réalisateur de Camping, Camping 2, Camping 3, qui a lâché un « Pastis à La Marina, pastis avec Rachida », et l’acteur phare de la saga, Franck Dubosc, adepte de la formule rustique en slip de bain cintré.
Enième provocation
Sans doute le terme de « plan » est un chouia grandiloquent, et Rachida Dati s’enivre quand elle écrit que les campings serontles « plus grandes scènes culturelles » de l’été. Il existe 7 000 campings dans l’Hexagone, mais l’opération n’en touchera que 500. L’Etat y « met » 1,8 million d’euros, ce qui est mince pour sensibiliser à l’art les masses. Il faudra voir aussi comment les projections de films, les spectacles, les prêts de livres ou les ateliers de sculpture trouveront leur place au milieu des soirées dansantes, karaokés, repas à thème et apéro-spectacles.
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Le président américain, Donald Trump, et Elon Musk, à la Maison Blanche, à Washington, le 14 mars 2025. ROBERTO SCHMIDT / AFP
Alliance ou amitié virile, convergence d’intérêts ou fascination mutuelle : tout cela est fini. La relation unique entre Donald Trump et Elon Musk a explosé à ciel ouvert, jeudi 5 juin, dans une escalade verbale d’une rare violence entre deux ego sans limites, finissant en menaces. Le patron de SpaceX et du constructeur automobile Tesla se trouvait encore dans le bureau Ovale, six jours plus tôt, pour une sorte de pot de départ chaleureux avec le président. Sa mission officielle à la tête du département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) prenait fin. Ses entreprises, en souffrance à l’image de Tesla, réclamaient toute son attention. Ce jour-là, Donald Trump saluait son travail et son sacrifice pour débusquer la gabegie et les fraudes dans les agences fédérales.
Mais, déjà, les critiques d’Elon Musk contre le projet de loi majeur du président, le « Big Beautiful Bill », s’aiguisaient. Ce train de dépenses, prévoyant notamment des baisses d’impôts massives et de nouveaux moyens pour la politique migratoire, a passé d’un rien l’épreuve du vote à la Chambre des représentants, mais doit être à présent examiné au Sénat. Or certains républicains se montrent réservés, au nom de l’accroissement de la dette publique, qui approche déjà 37 000 milliards de dollars (32 300 milliards d’euros).
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Jean-Claude « Ringo » Weiss a ouvert une cagnotte en ligne pour pouvoir se payer un nouveau fauteuil électrique dernière génération. Le but pour Ringo: être plus autonome et casser les barrières sociales.
Un nouvel équipement qui a un coût. À 57 ans, Jean-Claude Weiss, de son surnom « Ringo » Weiss, a décidé de lancer une cagnotte en ligne afin de réussir à se payer un matériel adapté à son handicap: un fauteuil électrique dernière génération qui coûte 35.000 euros.
Personne à infirmité motrice cérébrale depuis sa naissance, ce Strasbourgeois s’est déchiré les muscles du dos lors d’un exercice de musculation en 2001 et se déplace depuis en fauteuil roulant.
« Ce fauteuil, il pourrait casser des barrières »
Aujourd’hui, son fauteuil actuel possède quatre roues et est très particulier. Il n’est surtout plus adapté à Ringo. « Comme j’ai des inflammations musculaires, je ne peux plus attraper les joysticks, je suis coincé », montre-t-il à BFM Alsace.
Le fauteuil électrique dont il rêve a deux roues. Dernier cri, il permet de monter des escaliers. Un équipement qui lui changerait la vie et lui permettrait de gagner en autonomie.
« J’ai juste à tendre les jambes, me pencher un peu en avant et je peux avancer! Même s’il ne va pas vite, je peux avancer. »
De plus, Ringo estime que ce fauteuil est visuellement plus commun. « Ce fauteuil, il pourrait casser des barrières. On me regarderait normalement, vu que c’est un fauteuil sur deux roues. Ce serait déjà curieux de dire ‘oh, c’est quoi comme fauteuil ça?’
« C’est comme ça que l’on peut avoir de meilleures conversations, beaucoup plus ouvertes et naturelles », appuie-t-il.
Très engagé dans la vie associative
Depuis plus de 50 ans, « Ringo » habite dans le quartier du Polygone, où il est bénévole au centre socioculturel Lupovino. Le nouveau directeur l’a d’ailleurs nommé cette année au conseil d’administration.
« Il apporte toujours de nouvelles idées, il y a toujours des idées qui sont dans l’air du temps », confie Frédéric Goetz, directeur du centre socioculturel. « Là il nous donne encore une fois une vraie leçon de vie, de dire ‘je n’ai peut-être pas les mêmes capacités que vous mais malgré tout, j’en fais autant, voire même plus’. »
Le centre socioculturel s’investit notamment auprès de la communauté des gens du voyage, dont est issu « Ringo ». Très engagé, Ringo aimerait aussi avoir ce nouveau fauteuil dernier cri pour réaliser son rêve: celui de porter la cause des gens du voyage jusqu’au Parlement européen.
Pour l’instant, le Strasbourgeois a réussi à récolter 2.100 euros sur les 35.000 nécessaires à l’achat de son fauteuil.
Cinq départements d’Auvergne-Rhône-Alpes ont été placés en alerte orange pour des orages. JEAN-BAPTISTE BELLET / CC BY 2.0
Météo-France a annoncé, vendredi 6 juin à l’aube, le placement de cinq départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes – Haute-Loire, Loire, Rhône, Isère et Ain – en vigilance orange en raison d’un « épisode orageux marqué ». Dans son bulletin publié à 10 heures, l’institut de météorologie a étendu la vigilance orange à deux départements : la Savoie et la Haute-Savoie.
Les orages commenceront à partir de 16 heures, et plusieurs salves pluvio-orageuses successives concerneront la région jusque dans la nuit de vendredi à samedi. Cette vigilance doit se terminer à minuit en Haute-Loire, dans la Loire et dans le Rhône. En Savoie, Haute-Savoie, dans l’Ain et l’Isère, elle durera jusqu’à 6 heures samedi matin.
Les habitants de ces départements peuvent s’attendre à de la grêle, avec des grêlons de « plusieurs centimètres de diamètre », des pluies intenses « en très peu de temps » et quelques rafales sous orages, « voire quelques phénomènes tourbillonnaires », selon Météo-France. « Cette dégradation orageuse n’est pas à proprement parler généralisée, ainsi c’est surtout le nord de l’Isère qui devrait être concerné », précise l’institut.
Les départements voisins de ceux qui se trouvent en vigilance orange, qui pour certains doivent être placés en vigilance jaune dans l’après-midi, sont aussi « susceptibles d’être concernés par le risque de phénomènes violents », en particulier la Drôme et l’Ardèche, prévient Météo-France.
Le joueur des Indiana Pacers Tyrese Haliburton s’élève pour inscrire le panier de la victoire, à moins d’une seconde de la fin du match face au Thunder, jeudi 5 juin, à Oklahoma City, aux Etats-Unis. MATTHEW STOCKMAN / AFP
Le joueur des Indiana Pacers Tyrese Haliburton a signé, à la dernière seconde, le panier de la victoire pour permettre à son équipe d’empocher, jeudi 5 juin, la première manche des finales NBA, sur le parquet de l’Oklahoma City Thunder (111-110).
« Le basket, c’est génial. Gagner est génial », s’est exclamé le héros du soir après son exploit. Et c’est probablement encore plus fort quand une équipe a été menée durant l’intégralité de la rencontre. Après avoir vu leur avion dérouté mardi soir, puis un déluge s’abattre sur la ville mercredi après-midi, les Pacers ont longtemps pris la tempête dans le boucan d’enfer du Paycom Center, finalement réduit au silence par ce tir assassin.
Le meneur des Pacers, qui avait éteint de façon similaire le Madison Square Garden de New York lors du match numéro un de la finale de Conférence Est, continue de se forger une réputation de super-méchant dans les salles les plus chaudes de la ligue nord-américaine de basket. Spécialistes des renversements de situation et des fins de partie improbables, les joueurs d’Indiana ont bien gagné cette première rencontre d’une série au meilleur des sept matchs, en ayant été en tête pendant au total trois dixièmes de seconde. Les trois derniers.
Le Thunder, qui menait encore de 15 points à 9 minutes de la sirène, semblait avoir pris un départ parfait dans le sillage de sa défense étouffante, qui a contraint des Pacers par ailleurs un peu balourds à 24 pertes de balle, dont 19 avant la pause.
Surtout, le MVP (most valuable player, « meilleur joueur ») de la saison régulière, Shai Gilgeous-Alexander, semblait sur un nuage, lui qui a compilé 38 points, 5 rebonds et 3 passes, et avait marqué le premier panier d’un match qui devait être le sien. Mais « SGA » a raté, comme cela lui arrive rarement, un tir à mi-distance qui aurait pu donner 3 points d’avance au Thunder à 11 secondes de la sirène.
Dans la foulée, Tyrese Haliburton, lui, n’a pas manqué cette occasion en or. « On devait juste tenir. Notre première période a été dure avec 19 balles perdues, heureusement on avait que 9 points de retard » à la pause, a commenté l’entraîneur des Pacers, Rick Carlisle, en conférence de presse. « On a vécu beaucoup de ce genre de matchs. Les gars savent ce qu’il faut faire pour se donner une chance. On a eu un peu de réussite », a-t-il avoué.
Cette finale inédite va offrir un premier titre NBA à l’une des deux franchises, même si les ancêtres du Thunder, les Seattle SuperSonics, avaient été sacrés en 1979.
« Un match dure quarante-huit minutes »
Les Pacers ont ainsi pris la main avant le deuxième match, dimanche, toujours dans l’Oklahoma, où le Thunder s’est installé en 2008, rassemblant un public fidèle autour d’un joyau que peu avaient vu venir, Gilgeous-Alexander. Mais les appuis de dragster du meneur canadien, aidé par Jalen Williams (17 points) et Luguentz Dort (15 points, tous de loin), n’ont pas suffi jeudi, plusieurs coéquipiers ne se montrant pas au niveau en attaque, comme Chet Holmgren (6 points).
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Malgré la prière d’avant-match au micro du stade, ponctuée par un « amen » collectif, malgré la reprise à tue-tête par les 18 200 spectateurs de Titanium de David Guetta et Sia dans le quatrième quart-temps, les Pacers ont fini par revenir grâce à leur adresse de loin (18 sur 39 à 46,2 %).
Pascal Siakam (19 points, 10 rebonds), déjà champion avec les Toronto Raptors en 2019, a aussi tenu le choc, avant que des tirs de loin d’Obi Toppin (17 points), Myles Turner (15 points) et Andrew Nembhard (14 points) ne rapprochent Indiana avant le dernier tir d’Haliburton (14 points, 10 rebonds, 6 passes).
« On a contrôlé la majeure partie du match », a déclaré Gilgeous-Alexander. « Mais un match dure quarante-huit minutes. Et personne ne vous fait apprendre cette leçon mieux qu’eux. De la manière la plus dure », a-t-il reconnu. Le joueur canadien devra se montrer, dimanche, bon élève et prouver qu’il l’a bien retenue.
S’il y a un type d’exoplanètes que les astronomes ne s’attendaient pas à observer il y a trente ans, c’est bien celui des mini-Neptune. Et pourtant, à force d’accumuler les observations, ceux-ci ont dû se rendre à l’évidence : ces mini-Neptune sont partout. Sur les 7 464 exoplanètes recensées dans la base de données du site Exoplanet.eu au 2 avril 2025, 1 568 (soit 21 %) sont des mini-Neptune. Une part qui monte à 26,5 % si l’on exclut les planètes non classables, ce qui en fait le type le plus courant des planètes observées jusqu’ici. Une « bizarrerie » que les astronomes, qui vivent dans un Système solaire qui n’en compte aucune, ne s’expliquent pas toujours très bien.
Pour répondre à leurs questions, les scientifiques comptent depuis 2021 sur le télescope spatial James-Webb (JWST) et ses capacités d’observation inédites dans l’infrarouge et le proche infrarouge. C’est ce qu’a notamment fait une équipe américaine qui a publié, le 5 mai, dans The Astrophysical Journal Letters, l’étude de l’atmosphère d’une mini-Neptune, TOI-421b.
A leur grand étonnement, les résultats diffèrent nettement de ceux obtenus sur d’autres mini-Neptune observées par le JWST jusqu’ici. Ces petites planètes gazeuses ont un rayon compris entre 1,9 et 3 fois celui de la Terre (Neptune, en comparaison, est 3,9 fois plus large que notre planète).
Bien plus chaude
Si les résultats doivent être considérés avec prudence, puisque le signal est faible et le « bruit » difficile à réduire, les chercheurs ont mis en évidence des traces de monoxyde de carbone et de dioxyde de soufre, mais, plus important encore, n’ont trouvé aucun signe de dioxyde de carbone ou de méthane. Des données qui suggèrent donc que TOI-421b est une mini-Neptune pauvre en méthane, contrairement aux six autres mini-Neptune que le JWST a étudiées.
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