L’écrivain britannique Frederick Forsyth, l’un des maîtres du roman d’espionnage, auteur notamment de « Chacal », est décédé à 86 ans, a annoncé son agent littéraire.
Il a été romancier, agent secret et journaliste. L’écrivain britannique Frederick Forsyth, l’un des maîtres du roman d’espionnage, auteur notamment de Chacal, est décédé lundi 9 juin à 86 ans, a annoncé son agent littéraire. « Nous pleurons la disparition de l’un des plus grands auteurs de thrillers au monde », a écrit dans un communiqué son agent Jonathan Lloyd, de la société Curtis Brown.
Frederick Forsyth est l’auteur d’une vingtaine de romans qui se sont vendus à quelque 75 millions d’exemplaires à travers le monde. Selon Curtis Brown, Frederick Forsyth est décédé à son domicile lundi matin, entouré de sa famille, à la suite d’une brève maladie.
« Après avoir été l’un des plus jeunes pilotes de la Royal Air Force, il s’est tourné vers le journalisme, utilisant son don pour les langues (allemand, français et russe) », a rappelé son agent.
« L’ombre de De Gaulle »
Il a couvert pour la BBC la guerre civile au Biafra, dans le sud-est du Nigeria, à la fin des années 1960. Il a également été agent secret. Avec son premier roman, Chacal (1971), « il est devenu instantanément un auteur de best-sellers dans le monde entier », a expliqué Jonathan Lloyd.
Dans ce livre, il s’inspire de l’attentat du Petit-Clamart, près de Paris, qui a visé le président français Charles De Gaulle le 22 août 1962. Entre 1961 et 1963, « je suis devenu l’ombre de De Gaulle », a-t-il raconté dans son autobiographie L’Outsider (2016).
C’était la fin de la guerre d’Algérie et l’époque de l’OAS, organisation armée clandestine proche de l’extrême droite française et opposée à l’indépendance algérienne. « Le jour de l’attentat du petit Clamart, j’étais à Paris… J’ai trouvé là la toile de fond de mon premier livre », selon Frederick Forsyth.
Il a été le correspondant de l’agence Reuters à Paris. Dans un autre livre, Le dossier Odessa (1972), il narrait la traque d’anciens nazis. « En août 2025, nous publierons Revenge Of Odessa, la suite de son classique Le dossier Odessa« , a indiqué lundi sa maison d’édition, Transworld. Plusieurs des livres de Frederick Forsyth ont été adaptés au cinéma, dont Chacal et Le dossier Odessa.
Le premier ministre hongrois Viktor Orban à Mormant-sur-Vernisson, le 9 juin 2025. CYRIL BITTON/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Le premier ministre hongrois Viktor Orban a comparé la politique migratoire européenne à « un échange organisé de populations pour remplacer le socle culturel » du continent, lundi 9 juin, dans un discours devant des militants de l’extrême droite européenne réunis dans le Loiret, à l’invitation du Rassemblement national.
Se targuant d’avoir su « repousser les migrants » dans son pays, quitte à encourir des sanctions de Bruxelles, M. Orban a clamé devant plusieurs milliers de personnes : « Nous ne les laisserons pas détruire nos villes, violer nos filles et nos femmes, tuer des citoyens pacifiques. »
Dans ce discours prononcé en hongrois et traduit en direct en français pour les militants présents à Mormant-sur-Vernisson, le premier ministre hongrois a clairement ciblé l’UE, assumant son rôle de « brebis galeuse de l’Union européenne », de « cauchemar de Bruxelles ».
Il a exhorté le Rassemblement national à s’imposer dans les prochaines échéances électorales. « Sans vous, nous ne pourrons pas occuper Bruxelles (…) Nous ne pourrons pas sauver la Hongrie de la guillotine bruxelloise », a lancéM. Orban.
De nombreux dirigeants d’extrême droite
Il s’est exprimé au milieu de nombreux dirigeants européens d’extrême droite, parmi lesquels le vice-président du conseil des ministres italien Matteo Salvini, le leader du parti espagnol Vox, Santiago Abascal, ainsi que les dirigeants des partis alliés tchèque, Andrej Babis, grec, Afroditi Latinopoulou, polonais, Krzysztof Bosak, estonien, Martin Helme, et belge, Tom Van Grieken. Le dirigeant d’extrême droite néerlandais Geert Wilders a, lui, adressé un message vidéo enregistré.
Dans la même veine que M. Orban sur l’immigration, M. Salvini a insisté sur la « menace » pesant sur l’Europe : « La menace pour nos enfants est une invasion de clandestins, principalement islamistes, financés et organisés dans le silence de Bruxelles », a-t-il affirmé à la tribune, appelant les « patriotes » européens à « travailler ensemble » pour « reprendre en main le destin et l’avenir de l’Europe ». M. Abascal a de son côté plaidé pour « redevenir souverains de décider qui entre sur notre territoire, souverains pour accompagner les familles européennes, pas pour les remplacer ».
Marine Le Pen, à Mormant-sur-Vernisson, le 9 juin 2025. CYRIL BITTON/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
De son côté, Marine Le Pen a, elle aussi, déclamé un discours offensif contre l’Union européenne, « empire marchand, wokiste, ultralibéral » où elle entend « remettre de l’ordre ». « Nous ne voulons pas quitter la table. Nous voulons finir la partie et la gagner, prendre le pouvoir en France et en Europe pour le rendre aux peuples », a-t-elle insisté, s’attaquant comme ses prédécesseurs à la tribune à la politique migratoire européenne.
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Un projet qui revient, selon elle, « à dessaisir les Etats de leur droit le plus sacré, celui de décider qui entre et qui reste sur leur sol ». « Un pacte avec le diable, un pacte de submersion migratoire de l’Europe, un pacte de dilution démographique, un pacte de disparition culturelle de l’Europe », a-t-elle encore lancé.
« Le pire de l’extrême droite européenne »
Plus tôt, lundi, responsables de gauche, associations et syndicats ont manifesté à Montargis, à quelques kilomètres de Mormant-sur-Vernisson, pour s’opposer à cette grand-messe organisée par le Rassemblement national et ses alliés européens.
4 000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé dans le calme, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse. Parmi elles, les parlementaires Chloé Ridel (Parti socialiste), Ian Brossat (Parti communiste), Manon Aubry et Louis Boyard (La France insoumise), ainsi que plusieurs leaders syndicaux dont Sophie Binet (CGT) et Marylise Léon (CFDT).
« Je crois important qu’il y ait aujourd’hui un contre-rassemblement des forces politiques, des forces syndicales, des forces de gauche pour montrer qu’on n’est pas condamné à subir l’extrême droite (…) On peut construire la résistance, la contre-offensive antifasciste », a lancé l’eurodéputée Insoumise Manon Aubry, affirmant que les leaders européens invités par le RN n’étaient « pas les bienvenus ». « Vous avez le pire de l’extrême droite européenne raciste et xénophobe que l’on connaît bien », a tancé Mme Aubry.
Présentes côte à côte, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et celle de la CFDT, Marylise Léon, ont également appelé à « ne pas laisser faire l’extrême droite ». « Il n’y a aucun territoire que nous laissons à l’extrême droite », a souligné la première. « On ne peut pas se taire et ne rien dire » alors que les démocraties européennes sont « menacées », a renchéri la seconde.
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Le vainqueur espagnol Carlos Alcaraz, à droite, et l’Italien Jannik Sinner après la finale du tournoi de tennis de Roland-Garros, à Paris, dimanche 8 juin 2025. THIBAULT CAMUS / AP
« Non. Ce n’était pas un match de tennis. » Pour le quotidien italien Il Corriere della Sera, dimanche 8 juin, « à la tombée de la nuit, alors que Paris s’illumine de mille feux, [s’est] achev[ée] une histoire qui a parfois échappé aux lois du réel ». Dans un ultime passing long de ligne, Carlos Alcaraz vient de s’offrir le sacre à Roland-Garros aux dépens de Jannik Sinner (4-6, 6-7, 6-4, 7-6, 7-6).L’horloge indique 5 h 29. Jamais, depuis le début de l’ère Open, la finale messieurs des Internationaux de France n’a duré aussi longtemps. « Plus de cinq heures de légende », résume le journal espagnol El Pais, avec un scénario « digne d’un film ».
Le duel entre le numéro 1 mondial, Jannik Sinner, et son dauphin au classement ATP et tenant du titre, Carlos Alcaraz, a tenu toutes ses promesses, laissant les médias étrangers admiratifs. Au terme d’une rencontre qui l’aura vu être mené de deux sets, puis sauver trois balles de match dans la quatrième manche, l’Espagnol a conservé sa couronne au super tie-break, pour s’adjuger, à seulement 22 ans, le cinquième sacre en Grand Chelem de sa carrière.
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Cette annonce marque un nouveau durcissement de la réponse fédérale aux heurts qui touchent la ville de Californie depuis plusieurs nuits. En réaction, le gouverneur californien Gavin Newsom a affirmé que l’envoi des Marines « assouvissait le fantasme fou d’un président dictatorial ».
Un nouveau message de fermeté envoyé à ses opposants. Donald Trump a musclé de manière inouïe, ce lundi 9 juin, sa réponse aux heurts à Los Angeles entre policiers et manifestants opposés à sa politique répressive de l’immigration clandestine. Après plusieurs jours d’affrontement parfois violents, le républicain a décidé de déployer sur le territoire américain 700 militaires d’active du célèbre corps des Marines, basés dans le sud de la Californie.
Tous ont été « formés en matière de désescalade, gestion des foules et règles du recours à la force », selon le commandement militaire régional qui a indiqué que l’opération en cours porte le nom de « Task Force 51 ».
Selon le Pentagone, il a ensuite ordonné l’envoi de 2.000 membres supplémentaires de la Garde nationale, un corps de réserve, qui viennent s’ajouter aux quelque 2.100 déjà mobilisés dans la deuxième plus grande ville américaine.
La mesure a provoqué la colère et l’incompréhension de manifestants mais aussi de nombreux responsables démocrates qui accusent le président d’attiser les tensions. Kelly Diemer, une manifestante de 47 ans, a dénoncé une décision « très bizarre » d’envoyer des militaires contre eux.
« Ils sont censés nous protéger, mais à la place, ils sont envoyés pour nous attaquer », a-t-elle déclaré à l’AFP, avant d’ajouter que selon elle les États-Unis n’étaient « plus une démocratie ».
Déjà opposé à l’envoi de la Garde nationale, le gouverneur démocrate de l’État, Gavin Newsom, a estimé que le déploiement de militaires d’active assouvissait « le fantasme fou d’un président dictatorial ».
« C’est nécessaire pour arrêter le vandalisme »
Le gouverneur a aussi critiqué la mobilisation annoncée de 2.000 réservistes supplémentaires, alors que les premiers envoyés n’auraient reçu ni eau ni nourriture selon lui. « 300 sont déployés, le reste attend, inutilisé, dans des bâtiments fédéraux, sans ordres », a déclaré Gavin Newsom sur X.
« Ça n’a rien à voir avec la sécurité publique, cela vise juste à caresser dans le sens du poil l’ego d’un président dangereux », a-t-il asséné.
Clairement décidé à durcir le ton, Donald Trump avait auparavant averti sur sa plateforme Truth Social ceux qu’il appelle des « insurgés »: « S’ils crachent, nous frappons, et je vous promets que nous frapperons comme jamais auparavant. »
« Cette administration ne se laissera pas intimider par l’anarchie. Nous soutiendrons les agents du FBI qui traquent les criminels violents, les gardes, la police locale et les Marines qui rétablissent l’ordre, et les agents de l’ICE qui font respecter nos lois sur l’immigration. Le président Trump ne reculera pas », a lui déclare le vice-président J.D Vance.
Des gardes nationaux, en uniforme militaire et dotés de bâtons et de boucliers anti-émeutes, ont été déployés lundi devant un centre de détention fédéral de la ville. Face à eux, des manifestants criaient: « Cochons, rentrez chez vous! »
Une foule de plus en plus nombreuse a convergé aussi vers le centre de Los Angeles, où des policiers séparaient les manifestants des agents fédéraux. Des carcasses de voitures incendiées jonchaient encore la rue, traces des heurts qui ont débouché en deux jours sur 56 arrestations.
Une propriétaire d’un petit commerce, qui a préféré garder l’anonymat, s’est dite auprès de l’AFP en faveur de la répression musclée des autorités fédérales. « C’est nécessaire pour arrêter le vandalisme », a-t-elle déclaré alors que la devanture de son commerce a été taguée de graffitis.
« Très traumatisant »
Vendredi, des manifestants avaient tenté de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE). « J’ai vu mon père menotté, entravé à la taille et aux chevilles. C’était très traumatisant », a témoigné lundi lors d’une conférence de presse Julian, se présentant comme la fille de Mario Romero, arrêté par l’ICE.
Le procureur général de Californie Rob Bonta a annoncé lundi poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser la Garde nationale sans l’aval du gouverneur « violait » la Constitution.
La maire démocrate de Los Angeles, Karen Bass, a assuré que le périmètre des affrontements ne concernait que « quelques rues » du centre-ville. « J’espère que le gouvernement fédéral entendra notre appel: arrêtez les raids », a-t-elle déclaré. « Cela crée la peur et le chaos dans notre ville, et c’est inutile. Et j’espère que nous serons entendus, car notre ville essaie d’aller de l’avant et je crois que le gouvernement fédéral devrait nous soutenir dans cette démarche.
À en croire Donald Trump, la métropole californienne aurait été « rayée de la carte » s’il n’avait décidé d’envoyer la Garde nationale. Une version contredite par le procureur du comté de Los Angeles, Nathan Hochman. « Nous n’avons pas constaté de troubles civils de grande ampleur qui nécessiteraient 2.000 gardes nationaux et 500 ou 700 soldats supplémentaires », a-t-il affirmé à la chaîne NewsNation.
Gavin Newsom, considéré comme un potentiel candidat à la Maison Blanche pour 2028, fait partie des cibles favorites du républicain, qui a lancé lundi qu’il serait « super » de l’arrêter. Son responsable du programme d’expulsions massives, Tom Homan, a assuré lundi soir que l’administration Trump n’avait « aucune intention » d’arrêter le gouverneur, avançant que la citation avait été prise « hors contexte ».
Selon le chef des services secrets allemands, les Russes soutiennent la guerre
Bruno Kahl, le président du service fédéral de renseignement allemand (BND), en est convaincu : la population russe soutient largement Vladimir Poutine et sa guerre contre l’Ukraine. On a longtemps pensé, en Occident, que l’invasion de l’Ukraine par la Russie était la « guerre de Poutine » et que le peuple russe ne la soutenait pas vraiment. « Nous avons l’impression que tout le peuple russe est prêt à suivre Poutine, que cette guerre est nécessaire, et que le méchant OTAN est l’agresseur », a-t-il expliqué dans le podcast « Table Today ».
Selon Bruno Kahl, le soutien indéfectible à Poutine s’explique par le fait que le chef du Kremlin dispose de tout l’appareil de propagande. Cela lui permet de « manipuler l’ensemble du pays, d’ouest en est, dans cette direction ». Bien qu’il existe « de légères divergences d’opinion au sein des cercles du pouvoir et de la politique quant à la pertinence de telle ou telle action militaire », a souligné le chef du BND, « aucune opposition ne pourrait, de quelque manière que ce soit, faire obstacle à Poutine ».
Pour le responsable, « [Vladimir] Poutine exige une reddition et rien d’autre, (…), les négociations sont des diktats. Le dernier document remis à Istanbul est la meilleure preuve que ce qui est en réalité exigé est une capitulation, et rien d’autre ».
Bruno Kahl croit également que la Russie a l’intention de tester la détermination de l’OTAN, en particulier en étendant sa confrontation avec l’Occident au-delà de l’Ukraine. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré, lundi, que la Russie renforce son potentiel militaire et sera prête à utiliser la force militaire contre les Etats membres de l’OTAN dans les cinq ans.
La journaliste Pepa Bueno à Madrid, le 24 octobre 2022. MARISCAL/EFE/MAXPPP
La directrice du quotidien espagnol El Pais est la dernière victime de la bataille actionnariale qui se déroule au sein du conseil d’administration du groupe de médias Prisa (également actionnaire minoritaire de la holding propriétaire du Groupe Le Monde).
Le 4 juin, Pepa Bueno, 61 ans, qui occupait ce poste depuis 2021, a été limogée sans explication, si ce n’est l’ouverture d’une nouvelle étape au sein du quotidien de référence en espagnol. « Pepa quitte El Pais avec plus de 400 000 abonnés et six éditions en Amérique. Son mandat a été clé pour consolider le changement stratégique du journal », a annoncé le conseil d’administration, présidé par le financier français Joseph Oughourlian, premier actionnaire par le biais de son fonds d’investissement, Amber Capital, avec 29,9 %.
Seule femme à diriger un grand journal en Espagne, elle a été remplacée par le directeur des éditions américaines d’El Pais, Jan Martinez Ahrens, 59 ans. « Son expérience en Amérique est essentielle pour récupérer l’importance de notre journal dans ces temps où le contexte géostratégique mondial marque l’actualité », a commenté M. Oughourlian.
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Selon le chef l’OMS, il ne reste désormais qu’un seul complexe médical « disposant d’une unité de soins intensifs à Khan Younès ». L’organisation a également fait état d’une « grave pénurie » de médicaments et de matériel médical.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé lundi 9 juin que l’hôpital Al-Amal à Gaza était « pratiquement hors service » en raison de l' »intensification des hostilités à proximité ».
« L’accès à l’hôpital est obstrué, ce qui empêche les nouveaux patients de recevoir des soins et entraîne davantage de décès qui auraient pu être évités », indique le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur le réseau social X.
« L’hôpital a encore des patients qui ont besoin de soins, mais n’en accepte pas de nouveaux », ajoute-t-il.
Un seul hôpital « disposant d’une unité de soins intensifs »
Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, deux équipes médicales d’urgence – l’une nationale, l’autre internationale – « font encore de leur mieux pour servir les patients encore présents avec le peu de matériel médical laissé sur place ».
« Avec la fermeture d’Al-Amal, le complexe médical Nasser est désormais le seul hôpital disposant d’une unité de soins intensifs à Khan Younès », ville du sud du territoire palestinien, relève le chef de l’OMS.
Le 5 juin, l’OMS avait expliqué que les hôpitaux al-Nasser et Al-Amal fonctionnaient au-delà de leurs capacités, alors que les blessés continuaient d’affluer. L’organisation avait également fait état d’une « grave pénurie » de médicaments et de matériel médical après deux mois d’un blocus total.
Après vingt mois d’une guerre dévastatrice, déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, le petit territoire palestinien connaît l’une des plus graves crises humanitaires au monde, avec une population affamée et épuisée par les bombardements et les déplacements forcés