Les Etats-Unis gèlent les procédures de visas d’immigrants pour les ressortissants de 75 pays

Donald Trump, à Washington (DC), le 9 janvier 2026. KEVIN LAMARQUE / REUTERS

Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 14 janvier, le gel de toutes les procédures de visas destinés aux personnes qui envisagent d’y résider de manière permanente pour 75 pays, dans le cadre de la lutte contre l’immigration lancée par Donald Trump depuis son retour au pouvoir.

« L’administration Trump met fin aux abus du système d’immigration américain par ceux qui cherchent à s’enrichir aux dépens du peuple américain », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole du département d’Etat. « Le traitement des visas d’immigrants provenant de ces 75 pays sera suspendu pendant que le département d’Etat réévalue les procédures d’immigration afin d’empêcher l’entrée de ressortissants étrangers qui pourraient bénéficier de l’aide sociale et des prestations publiques », a-t-il ajouté dans un courriel.

Auparavant, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait repartagé sur le réseau social X un article publié sur le site internet de la chaîne Fox News. Selon cette dernière, la mesure s’applique aux visas d’immigration et concerne entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d’Afghanistan, du Brésil, d’Iran, d’Irak, d’Egypte, du Nigeria, de Thaïlande et du Yémen. Le département d’Etat n’a pas immédiatement publié la liste complète des pays concernés.

Le gel débutera le 21 janvier sans date de fin précise, a précisé un responsable américain sous le couvert de l’anonymat.

Plus de 100 000 visas révoqués

Le président américain ne fait pas mystère de sa volonté de réduire l’immigration des personnes qui ne sont pas d’origine européenne. Il a qualifié les Somaliens de « déchets » qui devraient « retourner d’où ils viennent » et s’est dit ouvert à l’idée que des Scandinaves s’installent aux Etats-Unis.

Le département d’Etat a déclaré lundi avoir révoqué plus de 100 000 visas depuis le retour de Donald Trump, un record en un an. Le mois dernier, le ministère de la sécurité intérieure a déclaré que l’administration Trump avait expulsé plus de 605 000 personnes et que 2,5 millions d’autres étaient parties de leur propre chef.

Cette dernière mesure n’affecte pas les visas de tourisme ou d’affaires, ni donc les supporteurs désireux de se rendre à la Coupe du monde de football l’été prochain aux Etats-Unis, bien que l’administration Trump se soit engagée à vérifier l’historique des réseaux sociaux de tous les demandeurs.

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Le Monde avec AFP

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Groenland: Emmanuel Macron estime que les « menaces tarifaires » de Donald Trump « sont inacceptables »

Donald Trump a menacé la France et sept pays européens d’appliquer des droits de douane, parce qu’ils ont défendu la souveraineté du Groenland, territoire convoité par les États-Unis.

Le président français Emmanuel Macron a estimé, ce samedi 17 janvier, que les menaces d’application de droits de douane de Donald Trump, après le soutien de la France au Groenland, sont « inacceptables ».

« Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées. Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne », a-t-il ajouté, précisant qu’il allait s’entretenir avec les partenaires européens de la France.

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Bande de Gaza : Steve Witkoff annonce le début de la « phase deux » du plan américain visant à mettre fin à la guerre

L’émissaire américain Steve Witkoff, à Paris, le 6 janvier 2026. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

Steve Witkoff, émissaire de Donald Trump, a déclaré, mercredi 14 janvier, que le plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza passait désormais à la « phase deux », dont l’objectif est de désarmer le Hamas. « Nous annonçons le lancement de la phase deux du plan en 20 points du président visant à mettre fin au conflit à Gaza, passant du cessez-le-feu à la démilitarisation, à la gouvernance technocratique et à la reconstruction » de la bande de Gaza, a écrit M. Witkoff sur le réseau social X.

Le gouvernement égyptien avait annoncé, plus tôt dans la journée, qu’un « consensus » avait été trouvé sur les noms des membres du comité technocratique palestinien de 15 personnes chargé d’administrer la bande de Gaza selon les termes du plan du président américain. Le programme présenté en octobre par M. Trump, après deux ans de guerre, prévoit que ce comité de transition gouverne le territoire palestinien sous la supervision d’un Conseil de la paix, présidé par Donald Trump lui-même.

« La phase deux établit une administration palestinienne technocratique transitoire à Gaza, le Comité national pour l’administration de Gaza (…), et entame la démilitarisation complète et la reconstruction de Gaza, principalement le désarmement de tout le personnel non autorisé », selon M. Witkoff. « Les Etats-Unis attendent du Hamas qu’il respecte pleinement ses obligations, y compris le retour immédiat du dernier otage mort », a-t-il ajouté, faisant référence au retour du corps de Ran Gvili. « Tout manquement à cette obligation entraînera de graves conséquences », a dit l’émissaire.

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Le Hamas et la présidence palestinienne apportent leur soutien

La majorité des mouvements palestiniens, dont la formation islamiste Hamas, et la présidence palestinienne ont apporté leur soutien au comité technocratique. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au Caire, ces mouvements, incluant aussi le Jihad islamique palestinien, déclarent « soutenir les efforts des médiateurs pour la formation du comité national palestinien transitoire ».

Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle WAFa, la présidence palestinienne, basée à Ramallah, apporte également son soutien à cet organe, ce qui, selon une source de la présidence, « reflète la position du Fatah », dont le président palestinien, Mahmoud Abbas, est le chef.

L’Egypte, le Qatar et la Turquie, médiateurs dans le conflit à Gaza, ont annoncé que l’ancien vice-ministre palestinien Ali Shaath dirigerait le comité transitoire palestinien. Dans un communiqué conjoint, les médiateurs ont qualifié la création de ce comité « d’évolution importante (…) pour consolider la stabilité et améliorer les conditions humanitaires » dans le territoire palestinien. Le Hamas a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne cherchait pas à jouer un rôle au sein de la future gouvernance à Gaza.

Les pourparlers du Caire portent également sur le retrait des forces israéliennes de Gaza, la réouverture du point de passage de Rafah avec l’Egypte, dans le sud de la bande de Gaza, et l’entrée de l’aide stockée côté égyptien, a précisé le Hamas. Les opérations du Conseil de la paix sur le terrain doivent être dirigées par le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient de 2015 à fin 2020. M. Trump devrait annoncer dans les prochains jours les noms des membres de ce Conseil de la paix.

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Le Monde avec AFP

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« Une mise en danger du patient »: la situation se tend aux urgences de l’hôpital Édouard-Herriot à Lyon, des soignants demandent un plan blanc

Les urgences de l’hôpital Édouard-Herriot, à Lyon, sont arrivées à saturation. Particulièrement inquiets, des soignants demandent l’activation du plan blanc pour y faire face.

La situation des urgences de l’hôpital Édouard-Herriot, à Lyon, inquiète particulièrement les soignants. Depuis une dizaine de jours, le service est saturé. Ce lundi 12 janvier, 260 patients ont été comptabilisés à 20 heures, alors que la jauge maximale du centre hospitalier est de 230 personnes.

« Il y a eu jusqu’à 2 heures de retard au tri par l’infirmière. Soit 2 heures d’attente pour le patient avant le premier contact avec le soignant. D’habitude, c’est à peine cinq minutes. On est dans une mise en danger du patient. C’est du jamais vu! », déplore une soignante.

Si des renforts sont ensuite arrivés, les effectifs restent insuffisants pour gérer le flux de patients. La période est compliquée d’un point de vue sanitaire, avec l’épidémie de grippe. La grève des médecins généralistes n’arrange pas la situation.

Les soignants demandent l’activation du plan blanc

« L’accès aux soins sur la Métropole est limité et dégradé. On est les seuls à pouvoir accueillir des patients. Actuellement, on ne peut plus », s’inquiètent les soignants de l’hôpital, dont les syndicats se sont mobilisés.

Épidémie de grippe : les hôpitaux sous tension – 26/12

Ces derniers demandent désormais l’activation du plan blanc, qui permet notamment « de déprogrammer » des interventions non-urgentes, de « mobiliser du personnel », d' »ouvrir des lits, des services » et de faire « revenir le personnel médical et paramédical ».

Des « mesures opérationnelles » privilégiées

Contactées par BFM Lyon, les Hospices civils de Lyon (HCL) ont confirmé que l’ensemble des services d’urgences adultes de ses établissements ont connu une augmentation d’activité de 13% entre le 1er et le 12 janvier par rapport à l’an dernier, les services de l’hôpital Edouard Herriot et de la Croix-Rousse étant les plus concernés.

Cependant, les HCL indiquent avoir mis en place des mesures telles que le « renforcement des effectifs des services d’urgence » et la réorganisation des services pour fluidifier la prise en charge aux urgences.

Elles « privilégient ces mesures concrètes et opérationnelles de soutien aux équipes des services d’urgences au déclenchement d’un plan blanc qui impacterait la prise en charge des patients programmés », écrit le groupement hospitalier.

Les HCL assurent par ailleurs que des points « réguliers » sont réalisés avec l’Agence régionale de santé pour « éviter la saturation des services d’urgences ».

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Thomas Gomart, directeur de l’IFRI : « Donald Trump est devenu le parrain du système occidental, au sens sicilien du terme »

Le président américain, Donald Trump, montre un pin’s le représentant lors d’une réunion avec des dirigeants de compagnies pétrolières américaines, à Washington, le 9 janvier 2026. SAUL LOEB/AFP

Pour le directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Thomas Gomart, auteur de Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux (Tallandier, à paraître le 22 janvier), Donald Trump, en dépit de ses accents néo-impérialistes, acte, avec l’intervention militaire au Venezuela, la rétraction des Etats-Unis à l’échelle globale en se concentrant sur leurcontinent. Alors que l’Europe peureuse se fige dans la « prosternation » face au président américain, seul le pape incarne, observe l’historien, une opposition à l’administration Trump en quête de bénédiction chrétienne, dans une sorte de réédition de l’ancienne dialectique du souverain pontife et de l’empereur.

Dans votre livre, vous explorez les rapports de force entre les grands dirigeants du monde. L’opération militaire américaine au Venezuela, les 2 et 3 janvier, fait-elle de Donald Trump l’homme le plus puissant du moment ?

Ce que le président américain montre à la fois aux Occidentaux, à Vladimir Poutine et à Xi Jinping, c’est sa capacité de passage à l’acte, de manière extrêmement spectaculaire. Donald Trump est ici davantage en phase avec son homologue russe qu’avec les Européens : il acte le retour des sphères d’influence comme principe structurant des relations internationales, au détriment d’un principe de régulation par le droit international.

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La France va participer à une mission militaire au Groenland avec d’autres nations européennes

Peu avant l’annonce de l’armée française, l’Allemagne avait également annoncé envoyer des troupes pour participer à une « exploration du Groenland » de jeudi au samedi 17 janvier avec d’autres nations européennes.

La France va participer à une mission militaire européenne au Groenland, ont appris nos confrères de l’AFP auprès de l’armée française ce mercredi 14 janvier. Contacté par BFMTV, l’entourage de la ministre des Armées, Catherine Vautrin, évoque pour sa part un « exercice militaire européen ».

De son côté, Emmanuel Macron a précisé sur ses réseaux sociaux que « de premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin » et que « d’autres suivront ».

Plus tôt dans la journée, la Suède et l’Allemagne avaient également annoncé qu’elles allaient déployer quelques personnels militaires sur cette île arctique qui attire la convoitise du président américain, Donald Trump.

Cette « exploration du Groenland » qui aura lieu de jeudi à samedi avec d’autres nations européenne, a pour objectif d' »examiner les conditions-cadres en vue d’éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région, par exemple dans le domaine des capacités de surveillance maritime », a déclaré le ministère de la défense allemand dans un communiqué.

Le contingent français sera limité à une quinzaine de soldats, a précisé une source militaire à BFMTV. L’Allemagne a fait savoir qu’elle allait envoyer jeudi une « équipe de reconnaissance » composée de 13 membres de la Bundeswehr à Nuuk, la capitale groenlandaise.

Donald Trump « nourrit le souhait de s’emparer du Groenland »

Alors que le président américain ne fait pas mystère de sa volonté de prendre le contrôle du territoire autonome, les ministres danois et groenlandais des Affaires étrangères ont rencontré le secrétaire d’État Marco Rubio et le vice-président JD Vance ce mercredi. Un rendez-vous au terme duquel Copenhague a acté un « désaccord fondamental » avec Washington.

« Nous avons besoin du Groenland »: comment la menace de l’annexion d’un territoire européen par Donald Trump est-elle devenue réelle

« Il est clair que le président (américain Donald Trump) nourrit le souhait de s’emparer du Groenland », a affirmé après cete réunion Lars Løkke Rasmussen, ministre danois des Affaires étrangères. Or, il n’est « absolument pas nécessaire » que les États-Unis prennent le contrôle de ce territoire autonome danois, a-t-il estimé.

Le Danemark veut « travailler en étroite collaboration avec les Etats-Unis, mais cela doit, bien sûr, être une coopération respectueuse », a ajouté Lars Løkke Rasmussen.

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LE CHOIX D’YVES THRÉARD – Iran, Groenland, que peut faire la France ?


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Syrie : à Alep, après la chute de Cheikh-Maqsoud, la peur du lendemain des Kurdes

La boule au ventre, Rojin, qui témoigne sous pseudonyme, est revenue à Cheikh-Maqsoud, avec ses quatre enfants, mardi 13 janvier. Ce quartier, l’enclave kurde d’Alep, dans le nord de la Syrie, avait été repris par les forces de sécurité syriennes aux Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurde), samedi 10 janvier au soir. « J’ai peur que le gouvernement arrête les employés du conseil local d’Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud », rattaché à l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (Aanes), le bras administratif des FDS, confie la quadragénaire kurde, qui y était employée au département de la santé.

Rojin (nom d’emprunt), employée au conseil local de quartier, chez elle, dans le quartier Cheikh-Maqsoud, à Alep (Syrie), le 13 janvier 2026. PHILÉMON BARBIER/HORS FORMAT POUR « LE MONDE »

Les responsables du conseil local et les Asayiches (les forces de sécurité intérieures kurdes) ont été transférés vers le Nord-Est syrien dans des convois sécurisés. Mais des combattants et des employés du conseil sont restés. Rojin s’est réfugiée, vendredi 9 janvier, avant l’ultime bataille, dans un autre quartier d’Alep, laissant son mari seul à la maison. « J’ai eu peur pour mes enfants à cause des bombardements et que mon fils de 20 ans soit arrêté », explique-t-elle. Jusqu’à ce qu’achoppe l’accord de cessez-le-feu, elle avait écouté les directives du conseil local, qui enjoignait à la population de rester.

« Les responsables [kurdes] ont dit, par les haut-parleurs de la mosquée, que tout le monde devait se préparer à combattre jusqu’à la mort. Mais, quand j’ai vu que mon voisin [le directeur financier du conseil local] faisait partir sa famille, j’ai compris que la grande bataille arrivait », raconte Rojin. Jiwan, qui témoigne également sous pseudonyme, le mari de Rojin, désigne un autre voisin, un Arabe de la côte installé à Cheikh-Maqsoud depuis six ans et marié à une Kurde, que les forces gouvernementales sont venues arrêter : « Il était prêt à partir avec le convoi d’évacuation, mais sa voiture a été brûlée », précise-t-il.

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Jour férié, vacances scolaires, jour d’examens… Les députés approuvent en commission une limitation jusqu’à 30 jours par an du droit de grève dans les transports

Le texte adopté par les députés en commission prévoit que les personnels des services de transports puissent être privés de leur droit de grève 30 jours par an, avec des limites de six heures par jour, et 7 jours d’affilée. Le secteur aérien est n’est pas concerné.

Les députés ont approuvé mercredi en commission une limitation des grèves dans les transports pendant certaines périodes de l’année, déjà adoptée au Sénat, et mise sur la table de l’Assemblée par le groupe du parti Les Républicains. Adoptée en avril 2024 au Sénat, la proposition de loi centriste prévoit de conférer au gouvernement un quota de 30 jours annuels.

Sur ces jours, les « personnels des services publics de transports » et des services de transports ferroviaires (l’aérien est exclu) indispensables à leur fonctionnement, seraient privés de leur droit de grève, avec des limites de six heures par jour, et 7 jours d’affilée. Les périodes concernées devraient faire l’objet d’une négociation annuelle entre syndicats, organisations professionnelles, autorités organisatrices et représentants d’usagers. Et en l’absence d’accord, elles seraient fixées par un décret en Conseil d’Etat.

En l’état actuel du texte, elles devraient être cantonnées à certaines périodes: de la veille au surlendemain d’un jour férié, pendant les vacances scolaires, les élections nationales et locales, de la veille au lendemain d’un concours ou examen national, ou pour « des événements de portée régionale, nationale ou internationale ». Le texte prévoit aussi d’allonger le délai de déclaration des grévistes de 48 à 72 heures, et un dispositif contre les « préavis dormants » qui courent parfois pendant plusieurs mois.

« Ce texte ne remet pas en cause le droit de grève »

Au Sénat, l’ancien ministre des Transports Patrice Vergriete s’était opposé au texte, questionnant notamment sa constitutionnalité, mais certains soutiens du gouvernement avaient voté pour, tout comme en commission à l’Assemblée mercredi. Pour le RN, Sébastien Humbert a souligné que le texte devait permettre « que les usagers du service public de transport bénéficient d’un service de qualité », et que « si le droit de grève est un des piliers de notre modèle social (…) la liberté de circulation l’est tout autant ».

« Ce texte ne remet pas en cause le droit de grève » mais permettra à des travailleurs « de se rendre sur leur lieu de travail », a insisté le député LR Nicolas Tryzna, rapporteur du texte. Il est inscrit à l’agenda de l’hémicycle le 22 janvier parmi d’autres textes d’une journée réservée aux LR, si le temps le permet (les débats s’interrompront à minuit pile).

Fermement opposée, la gauche a dénoncé une « restriction inédite, brutale et profondément idéologique, d’un droit constitutionnel » (Bérenger Cernon, LFI), et un texte qui « franchit une ligne rouge » (Marcellin Nadeau, groupe communiste). « Les usagers ont davantage besoin qu’on investisse dans les transports pour améliorer leur maillage, leur confort, leur régularité », a abondé Sophie Taillé-Polian (groupe écologiste).

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Comment les marques de mode utilisent l’IA pour leurs créations

Collection Coperni automne-hiver 2023, dont l’imprimé, inspiré d’une fable de La Fontaine, a été généré par IA, puis peint à la main sur du similicuir par l’artiste Gaspar Willmann. COPERNI

Générés par intelligence artificielle (IA), les modèles ont été vendus à l’été 2025. Quelques mois plus tôt, Jonak, chausseur fondé en 1964 qui fabrique ses paires en Europe, avait fourni à la start-up strasbourgeoise Imki 5 000 images pour familiariser l’IA à son style. « On lui a demandé une capsule de six bottines, sandales et ballerines à lacets. Il a fallu un mois pour lui passer nos consignes et un mois pour laisser nos équipes apporter des corrections : une tige pouvait être trop grande, un talon trop haut », retrace Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak. D’abord révélé en janvier 2025 au Consumer Electronics Show (CES), le salon tech de Las Vegas (Nevada), en version gris métallisé, le résultat a finalement été écoulé en modeste quantité en d’autres coloris.

Jules, The Kooples, Ba & sh… Imki a, depuis deux ans, convaincu des griffes françaises grand public d’expérimenter avec ses outils qui dessinent des produits raccord avec leur esthétique. « Le plus frappant, c’est à quel point cela respecte l’ADN de la marque », loue Lisa Nakam.

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