Trajectoire : DW vous accompagne pour l’industrie de demain


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Procès en appel du RN: Nicolas Bay assure ne pas s’être « rendu compte » qu’il s’agissait d’un détournement

L’eurodéputé Nicolas Bay a été entendu ce lundi 19 janvier dans le cadre du procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national.

L’eurodéputé Nicolas Bay a admis, ce lundi 19 janvier, au procès en appel des assistants parlementaires du Front national que le sien l’avait « aidé » dans « ses activités politiques nationales », jurant ne pas s’être « rendu compte » qu’il s’agissait d’un détournement: « une réponse de Normand », a ironisé la présidente de la cour d’appel.

Depuis le 31 mars dernier, Nicolas Bay n’est plus conseiller régional de Normandie, sa terre électorale depuis plus de 15 ans. Condamné ce jour-là à trois ans d’inéligibilité avec effet immédiat, il n’était pas parvenu à convaincre le tribunal correctionnel de Paris de la réalité du travail de son assistant Timothée Houssin, embauché au lendemain de son élection au Parlement européen en juin 2014, et dont la rémunération était prise en charge par l’institution communautaire.

« Une réponse de Normand »

C’est avec une ligne de défense singulièrement infléchie que celui qui siège toujours dans l’hémicycle de Strasbourg – élu sur la liste Reconquête! en 2024, il s’est depuis éloigné d’Eric Zemmour – s’est présenté lundi après-midi à Paris devant ses juges d’appel.

« Je reconnais qu’avec mes activités politiques nationales qui m’accaparaient, Timothée Houssin m’a aidé dans ces tâches-là. » Un aveu? « Je pense en 2025 que ça apparaît comme un détournement aux yeux de tout le monde », mais « en 2015, ç’aurait été beaucoup moins clair pour beaucoup de monde », tempère-t-il.

La présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, le relance: reconnaît-il ces détournements de fonds publics, pour lesquels il est poursuivi aux côtés de Marine Le Pen, le parti d’extrême droite en tant que personne morale, et dix autres anciens eurodéputés et assistants?

« A l’époque, je ne me suis pas du tout rendu compte. C’est un tort. L’activité partisane (de mon assistant), je pense que ça répond à la définition de détournement, mais à aucun moment, je n’ai eu l’intention de… ». Un mi-oui, mi-non qui a donc suscité le trait d’esprit de la magistrate: « C’est une réponse de Normand! » Et un éclat de rire dans la salle d’audience.

« Zones grises »

La nouvelle défense de l’élu est dans la droite ligne de celle qu’a esquissée Marine Le Pen dès l’ouverture des débats, mardi – le procès doit durer jusqu’au 11 février -, contestant « l’élément intentionnel » de l’infraction, à défaut de nier la matérialité des faits reprochés tel que plaidé lors du premier procès.

Mais, s’il est désormais admis que Timothée Houssin a pu travailler pour le Front national, devenu RN, la réalité de la moindre activité pour son eurodéputé demeure sujette à caution. « Timothée Houssin explique qu’il répondait au courrier mais jamais par écrit! C’est sûr, à l’oral, y’a pas de trace », constate la magistrate. De même que ces « notes de synthèse », qui se sont révélées n’être que de simples revues de presse fournies lors de l’instruction. Michèle Agi hausse le ton: « Franchement, ça n’est pas probant comme émanant d’un travail de Timothée Houssin… »

A la barre, l’ancien secrétaire général du Front national, aujourd’hui 48 ans, évoque des « zones grises », reconnaît son « tort » de ne pas avoir suffisamment archivé les documents, son manque de « vigilance ». Mais l’élu apparaît en difficulté lorsque la magistrate lui soumet un « annuaire interne » du FN de l’automne 2014, dans lequel Timothée Houssin apparaît comme l' »assistant » du… secrétaire général du parti. « Alors que le parti ne devrait même pas connaître Timothée Houssin », lui fait-elle observer. Une erreur matérielle, suppose Nicolas Bay.

Inéligibilité: que change la condamnation de Marine Le Pen pour la future présidentielle?

C’est l’hypothèse d’un « système », tel que les juges de première instance l’avaient reconnu, qui est à nouveau interrogée, notamment lorsque la présidente de la cour d’appel rappelle l’évocation par plusieurs témoins d’une réunion au cours de laquelle la présidente du FN, Marine Le Pen, aurait expressément demandé aux eurodéputés de laisser le parti répartir leurs assistants.

« Elle ne connaissait aucun de mes assistants: je suis la démonstration qu’il n’y avait pas de consignes », conteste Nicolas Bay. « Si elle m’avait demandé de le faire, je me serais donc affranchi de cette recommandation et quatre mois plus tard, elle ne m’en aurait tenu aucune rigueur et nommé secrétaire général? », feint-il d’interroger. « Marine Le Pen n’est pas connue pour manquer d’autorité… »

L’intéressée, qui n’était pas présente lundi à l’audience, pourra s’en expliquer mardi: elle est attendue à la barre à 13H30 pour son interrogatoire qui doit s’étaler sur deux jours.

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Du château de Versailles au palais de l’Elysée, l’indétrônable Catherine Pégard

Dans les cercles culturels, le pronostic circule depuis quelques semaines : Catherine Pégard, conseillère culture d’Emmanuel Macron à l’Elysée depuis le mois de septembre, pourrait succéder à Rachida Dati au ministère de la culture, au cas où cette dernière choisirait de se consacrer pleinement à sa campagne parisienne en vue des élections municipales des 15 et 22 mars. Pour l’heure, la prétendante à la Mairie de Paris, dont le domicile et les bureaux ont été perquisitionnés en décembre 2025 dans le cadre d’une information judiciaire pour corruption et trafic d’influence en lien avec l’exercice de son mandat de parlementaire européenne, ne semble pas pressée de faire ses cartons. A Sud Radio qui lui demandait, le 5 novembre, si le cumul ministre et candidate était tenable, Rachida Dati avait répondu sans ciller : « Tout est compatible. »

Interrogée fin décembre sur les rumeurs qui la propulsent Rue de Valois, Catherine Pégard se raidit. « Ce n’est pas le sujet », répond-elle, visage fermé et lèvres pincées, dans son petit bureau spartiate logé au premier étage de l’aile ouest de l’Elysée. A 71 ans, l’ex-journaliste politique passée par le cabinet de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2011, avant de régner douze ans et demi durant sur le château de Versailles, connaît la volatilité des bruits de couloir. Alors qu’elle était déjà pressentie pour le ministère de la culture en 2022, Emmanuel Macron lui avait finalement préféré sa conseillère culture à l’Elysée de l’époque, Rima Abdul Malak.

Elle n’ignore pas davantage que d’autres profils, plus politiques ou plus capés, sont dans les radars. A commencer par l’affable Philippe Bélaval, quarante ans passés au service de la culture à l’Opéra de Paris, à la Bibliothèque nationale de France, aux Archives de France ou au Centre des monuments nationaux. Seul revers à son palmarès : en 2016, il échoue à prendre la tête du château de Versailles, où Catherine rempile pour un deuxième mandat. Conseiller culture d’Emmanuel Macron de 2023 à juin 2025, l’énarque a quitté l’Elysée pour raisons personnelles au printemps, tout en restant chargé de l’épineux dossier du prêt de la tapisserie de Bayeux à la Grande-Bretagne.

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Insultes, menaces et procès: les médias américains bousculés et brutalisés par un an de présidence Trump

Si le président américain prend plaisir à échanger avec les journalistes, les médias américains ont rarement été aussi maltraités que sous sa présidence.

Il les déteste autant qu’il a besoin d’eux. Ancienne vedette de téléréalité, Donald Trump entretient un rapport ambigu aux médias. Autoproclamé président « le plus transparent de l’histoire » depuis son retour au pouvoir, le républicain a ouvert les portes de la Maison Blanche aux journalistes comme aucun de ses prédécesseurs.

Du Bureau ovale jusqu’à bord d’Air Force One, les rendez-vous quasi quotidiens avec la presse sont pour lui un moyen de mettre en scène une présidence qu’il conçoit comme un show permanent.

Mais s’il aime entraîner reporters et caméras de télévision dans les coulisses du pouvoir, Donald Trump n’en reste pas moins un adversaire revendiqué des médias traditionnels.

Depuis sa réélection, le président a redoublé de violence dans les attaques contre leur indépendance. Creuses et théâtrales pendant son premier mandat, les menaces contre les journalistes se sont faites plus concrètes. En seulement un an, « le président Trump est en passe de rejoindre les pires prédateurs de la liberté de la presse du monde », met en garde Reporters sans Frontières.

· Insultes, menaces… Les journalistes sur le grill

Donald Trump n’hésite pas à s’en prendre directement aux reporters qui posent des questions trop incisives. Lors de son premier mandat, sa violente passe d’armes avec Jim Acosta, un journaliste de CNN trop insistant à son goût, avait marqué les esprits.

Depuis son retour à la Maison Blanche, les insultes ont à nouveau fusé, particulièrement envers des journalistes femmes. Questionné en novembre sur son refus de publier les documents Epstein, Donald Trump a traité de « truie » Catherine Lucey, de l’agence Bloomberg, la sommant de se taire.

Quelques jours plus tard, le président américain s’en est pris à Mary Bruce, d’ABC News, qui le relançait à nouveau sur l’affaire Epstein. « Vous êtes une personne horrible », a asséné Donald Trump, estimant que sa chaîne devrait être privée de sa licence de diffusion.

Adepte des posts incendiaires sur les réseaux sociaux, Donald Trump cible régulièrement des journalistes. Katie Rogers, du New York Times, en a fait les frais après la publication d’un article sur l’âge avancé du locataire de la Maison Blanche. « Katie Rogers (…) est une journaliste de seconde zone qui est laide extérieurement comme intérieurement », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Donald Trump est un habitué des propos misogynes envers les journalistes. Mis en difficulté par la journaliste de Fox News Megyn Kelly lors d’un débat en 2015, Donald Trump avait fait un sous-entendu grossier: « on pouvait voir du sang sortir de ses yeux, du sang sortir de son… où que ce soit ».

Les journalistes étrangers ne sont pas en reste. A plusieurs reprises, Donald Trump a ignoré leurs questions, prétendant ne pas les comprendre en raison d’un accent trop appuyé. « On ne comprend rien à ce que vous dites », avait-il lancé à la journaliste Sonia Dridi, alors correspondante à la Maison-Blanche pour plusieurs médias dont BFMTV.

« D’où êtes-vous? », a-t-il aussi demandé en septembre dernier à un journaliste qui l’interrogeait sur son implication dans les affaires financières de sa famille. Apprenant que le reporter est australien, Donald Trump l’a vivement rabroué… et menacé: « Vous faites beaucoup de mal à l’Australie (…). Votre dirigeant va venir me voir très bientôt. Je lui parlerai de vous. Je n’aime pas du tout votre ton. »

· Choix des journalistes, informations sensibles: un contrôle accru sur la presse

Si les journalistes bénéficient d’un accès privilégié à Donald Trump, son administration a introduit de nouvelles règles dénoncées comme des atteintes à la liberté de la presse. C’est le cas pour la constitution du « pool », ce petit groupe de journalistes autorisé à suivre le président dans le Bureau ovale et à bord d’Air Force One. Depuis des décennies, le pool était géré par les médias eux-mêmes à travers l’Association des correspondants à la Maison Blanche (WHCA). Mais la Maison Blanche a rompu l’an dernier avec cette pratique en choisissant elle-même les médias.

Auparavant, Associated Press (AP), Bloomberg News, et Reuters disposaient chacune d’une place permanente dans le pool en tant qu’agences de presse. Reuters et Bloomberg News doivent désormais se partager une seule place. Quant à AP, elle a été exclue au motif qu’elle refuse de se conformer à la nouvelle appellation du Golfe du Mexique, rebaptisé en « Golfe d’Amérique » par Donald Trump.

Au Pentagone, la situation est plus inquiétante encore. Ce ne sont pas les journalistes qui y sont triés, mais l’information elle-même. Le ministère de la Défense – renommé ministère de la Guerre – impose en effet aux journalistes américains accrédités de faire valider toute publication le concernant, qu’elle soit classifiée ou non.

Le 14 octobre, un grand nombre de médias américains et internationaux dont l’Agence France-Presse ont refusé de signer le document du Pentagone. Des centaines de journalistes ont dû rendre leur accréditation.

· Les influenceurs MAGA choyés, les médias traditionnels au pilori

Donald Trump continue de durcir sa rhétorique contre les médias traditionnels. Accusés d’être des « ennemis du peuple », ils ne sont d’ailleurs plus désignés que sous le terme « fake news » (fausses informations) par le président américain et son équipe de communication.

Ces derniers mois, Donald Trump s’en est pris de façon plus violente encore aux chaînes d’informations, allant jusqu’à menacer ABC et NBC de les priver de leur autorisation d’émettre. Il a aussi pris en grippe CNN, refusant plusieurs fois de répondre aux questions de leurs journalistes. Parmi les chaînes grand public, seule la très conservatrice Fox News a ses faveurs. Ce qui s’est traduit par une envolée de ses audiences, au détriment de ses rivales.

La charge anti-médias de Donald Trump se retrouve jusque sur le site internet de la Maison Blanche. Depuis décembre, un portail dédié prétend recenser « l’avalanche de mensonges, de distorsions délibérées et de canulars fabriqués de toutes pièces par des ‘journalistes’ activistes et leurs organes de presse défaillants ».

De l’autre côté du spectre médiatique, les chaînes ultra-conservatrices, influenceurs « MAGA » et autres podcasteurs d’extrême droite sont choyés par l’administration Trump et bénéficient d’un traitement privilégié. Ceux que la Maison Blanche appelle les « nouveaux médias » ont désormais leur siège réservé au premier rang de la salle de presse où s’exprime la porte-parole du président, Karoline Leavitt.

Ces « journalistes » ne cachent pas leur proximité avec le pouvoir en place. En février dernier, Brian Glenn, correspondant pour Real America’s Voice, s’est coiffé d’une casquette siglée « Trump avait raison sur tout » que le président américain avait tendu à la presse. « Je dis que vous avez raison depuis le premier jour », s’est-il amusé. C’est ce même Brian Glenn qui avait reproché à Volodymyr Zelensky de ne pas porter de costume en marge d’un échange houleux avec Donald Trump.

· Le service public démantelé, les médias locaux touchés

Les médias de service public ont fait les frais des gigantesques coupes budgétaires ordonnées par le président républicain. Sous son impulsion, le Congrès a approuvé la suppression de 1,1 milliard de dollars en financements déjà alloués pour les deux prochaines années à la Corporation for Public Broadcasting (CPB).

Créée en 1967, cette organisation finance une part minoritaire des budgets des radios et télévision nationales NPR et PBS. Mais aussi, et de manière plus importante, quelque 1.500 radios et télés locales partenaires qui diffusent une partie de leurs contenus. Résultat, de New York à l’Alaska, « de nombreuses stations de radio et de télévision publiques locales seront contraintes de fermer », a averti la présidente de la CPB Patricia Harrison.

Dans un décret signé en mai dernier, le président accusait la National Public Radio (NPR) et le Public Broadcasting Service (PBS) de « diffuser une propagande radicale et woke déguisée en informations ».

L’administration Trump a aussi réduit à peau de chagrin le portefeuille de la United States Agency for Global Media (USAGM), qui chapeaute les médias américains diffusés à l’étranger. En mars, le président avait classé par décret l’agence parmi les « éléments inutiles de la bureaucratie fédérale ».

Les conséquences ont été immédiates. Radio Free Asia, fondée il y a près de 30 ans pour couvrir la Chine et d’autres pays asiatiques dépourvus de presse indépendante, a cessé ses activités. Quant à Voice of America (VOA), la très respectée « voix de l’Amérique » à travers le monde, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Diffusant autrefois dans 49 langues, VOA ne produit désormais du contenu que dans quatre langues, seulement une heure par jour.

· Des procès à la pelle… et des médias qui sortent le chéquier

Sans attendre son investiture, Donald Trump a déclaré une guerre judiciaire contre les médias qui, selon lui, se sont mis en travers de sa réélection en 2024. Le Des Moines Register, un journal de l’Iowa, a ainsi été accusé d' »ingérence électorale » pour avoir publié un sondage défavorable au républicain trois jours avant le scrutin.

Par deux fois, le président américain a obtenu gain de cause face à des médias qui ont préféré trouver un arrangement financier plutôt que de croiser le fer avec lui. Disney, propriétaire d’ABC, a ainsi accepté en décembre 2024 de verser 15 millions de dollars pour éviter un procès pour diffamation. Donald Trump avait porté plainte contre le présentateur George Stephanopoulos car il avait affirmé que le républicain avait été jugé responsable de « viol » dans l’affaire de l’éditorialiste E. Jean Carroll, alors que le jury l’avait reconnu coupable d' »agression sexuelle ».

Donald Trump, de l’Amérique d’abord à l’Amérique partout

La chaîne d’information CBS News a passé un deal similaire avec le président américain sur fond de projet de fusion entre sa maison mère, Paramount, et la société de production Skydance. Dans une plainte déposée en octobre 2024, Donald Trump reprochait à CBS un montage trop favorable à Kamala Harris lors d’une interview donnée à la célèbre émission « 60 minutes ».

En juillet dernier, Paramount a accepté de verser 16 millions de dollars au président. Quelques jours plus tard, la Commission fédérale des communications (FCC), une agence dirigée par un proche de Donald Trump, approuvait la fusion Paramount-Skydance. Stephen Colbert, animateur du « Late Show » sur CBS, a dénoncé un « gros pot-de-vin », avant de voir son émission supprimée.

Les plaintes ont continué à pleuvoir une fois Donald Trump installé à la Maison Blanche. Pour leurs révélations sur l’affaire Epstein, il a réclamé des milliards de dollars au New York Times et au Wall Street Journal. Il leur reproche notamment de lui avoir attribué l’écriture d’une lettre salace adressée en 2003 au financier et délinquant sexuel, ce qu’il nie.

Tout récemment, c’est aussi une journaliste du Washington Post qui a fait l’objet d’une perquisition à son domicile, au motif qu’elle « recevait et faisait état d’informations classifiées et divulguées illégalement par un sous-traitant du Pentagone ».

Le républicain ne s’arrête pas aux frontières de l’Amérique puisqu’il a aussi réclamé 10 milliards de dollars à la BBC pour un montage vidéo contesté de son discours du 6 janvier 2021, prononcé quelques heures avant l’assaut du Capitole. Le groupe audiovisuel public britannique a admis une « erreur ».

· Un paysage médiatique plus conciliant

Donald Trump profite pour son second mandat d’un écosystème médiatique plus favorable. Par peur des représailles ou pour des raisons économiques, de riches propriétaires de médias ont en effet adouci leur ton face à la nouvelle administration.

Dans la presse écrite, plusieurs plumes du Washington Post ont démissionné début 2025 pour protester contre une nouvelle ligne éditoriale écartant toute tribune qui ne ferait pas la promotion de la « défense des libertés individuelles » et du « libre marché ». Une décision prise par le propriétaire du journal, Jeff Bezos, dont l’entreprise aérospatiale Blue Origin dépend de contrats étatiques.

Sur CNN, le journaliste vedette et bête noire de Donald Trump Jim Acosta a rendu son micro alors que la chaîne voulait rétrograder son émission sur un créneau horaire moins regardé. « Il n’est jamais bon de se prosterner devant un tyran », a lancé le reporter lors de ses adieux, tandis que Donald Trump saluait le départ « d’un des pires journalistes de l’histoire ».

L’avenir de la grande chaîne d’informations est aujourd’hui plus qu’incertain, alors que Netflix et Paramount Skydance se mènent une bataille acharnée pour le rachat de sa maison-mère, Warner. Donald Trump soutient l’offre de Paramount Skydance dont le PDG, David Ellison, est l’un de ses proches.

Depuis qu’il a pris en main le conglomérat, ce producteur de cinéma a fait changer de cap la chaîne d’informations CBS News. Fin juillet, la FCC avait en effet donné son accord au rachat de Paramount par sa société Skydance moyennant un changement de ligne éditoriale au sein de CBS – une demande peu commune de la part de cette agence traditionnellement indépendante du pouvoir en place. Le régulateur des communications américain avait ainsi obtenu de David Ellison la promesse d’adopter « des mesures de nature à corriger les biais qui ont sapé la confiance dans les médias nationaux ».

Exit donc Stephen Colbert, dont le late-show égratignait régulièrement le président américain. Exit aussi la rédactrice en chef Wendy MacMahon qui dénonçait une atteinte à l’indépendance des journalistes après la plainte contre l’émission « 60 minutes ». Elle a été remplacée par Bari Weiss, qui avait claqué la porte du New York Times avec fracas en 2020 en dénonçant le conformisme intellectuel du journal.

La nouvelle rédactrice en chef a rapidement fait parler d’elle en bloquant la diffusion d’un reportage sur des Vénézuéliens expulsés par les autorités américaines vers une gigantesque prison de haute sécurité du Salvador. Son autrice a dénoncé une décision « politique ».

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Au Maroc, le « malaise » des ultras : « On manifeste toutes les semaines dans les tribunes, mais personne ne nous écoute »

Sur une plage de Rabat, le 29 décembre 2025. SEBASTIEN BOZON / AFP

Là-bas, derrière l’océan Atlantique, pointent-ils du doigt, c’est l’Amérique. Ici, sur ce bout de plage qui longe la corniche, dans le quartier populaire de Yacoub El Mansour, à Rabat, c’est leur terre de liberté. Dans le noir presque absolu, seulement éclairé par la lampe de leur téléphone, Imad, Hamza, Ali ou Aimène (ils souhaitent garder l’anonymat), âgés de 24 à 33 ans, se retrouvent chaque soir après le travail – pour ceux qui en ont un –, assis sur ces rochers.

On y sirote le même café serré pendant des heures et on se laisse bercer par les effluves parfumés du zatla, un joint de cannabis. Cette nuit-là, on parle de foot, de foot et encore de foot. « Nous, on aime trop ça. On en a besoin, c’est pour respirer », lance Hamza, 29 ans, ouvrier sur des chantiers, le visage camouflé dans une capuche pour se protéger d’une brise glaciale. Lui et ses « frères » sont des ultras du club des Forces armées royales – les FAR de Rabat –, membres de la Black Army (« l’armée noire », en anglais) ou de l’Askary (« militaire », en arabe), les deux groupes de supporteurs.

« Leur passion est extrême, et déborde parfois en bagarres », décrit le Français Hubert Velud, éphémère entraîneur des FAR, entre octobre 2024 et février 2025. « Ce n’est qu’une réputation. On se défoule quand on va au stade,confie Hamza, également père de trois enfants. C’est comme si j’avais fait un long et beau voyage. J’attends toutes les semaines pour y aller. C’est le plaisir de sortir de la routine. »

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Aide à mourir: ce que contient le texte examiné à partir de ce mardi par les sénateurs

Les sénateurs se penchent à partir de ce mardi 20 janvier sur deux textes sur la fin de vie. Celui sur la création d’une aide à mourir, adopté à l’Assemblée nationale l’année dernière, devrait être au coeur des débats.

Le Sénat examine à partir de ce mardi 20 janvier deux textes sur la fin de vie, l’un plutôt consensuel sur les soins palliatifs, l’autre très sensible sur la création d’une aide à mourir. Adoptés à l’Assemblée, ils ont été profondément modifiés en commission à la chambre haute. Voici les principaux points chauds du débat.

• « Droit » ou « assistance médicale »?

La proposition de loi du député Olivier Falorni crée un « droit à l’aide à mourir », selon la version adoptée à l’Assemblée nationale au printemps 2025.

A l’initiative des rapporteurs issus de la droite, la commission des Affaires sociales du Sénat a néanmoins transformé ce dispositif en une « assistance médicale à mourir » bien plus encadrée.

Dans les deux cas, il s’agit d’une légalisation du suicide assisté voire de l’euthanasie par exception, même si ces mots ne figurent pas explicitement dans le texte.

• Des critères d’éligibilité

Pour être éligible à l’aide à mourir votée à l’Assemblée, le demandeur doit remplir cinq conditions cumulatives: être majeur, être de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France, être atteint « d’une affection grave et incurable » qui engage le pronostic vital « en phase avancée » ou « terminale », présenter « une souffrance physique ou psychologique constante » qui est « soit réfractaire aux traitements, soit insupportable » et être « apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée ».

Dans le dispositif « d’assistance médicale » prôné par le Sénat, ces conditions d’accès sont bien plus strictes: l’acte serait ainsi réservé aux patients « dont le pronostic vital est engagé à court terme ». Cela viserait donc beaucoup moins de personnes que dans la version des députés.

L’idée des sénateurs est surtout de prolonger la loi Claeys-Léonetti de 2016 sur la « sédation profonde et continue jusqu’au décès », le dispositif actuellement en vigueur sur la fin de vie.

• Une procédure collégiale

La personne souhaitant une aide à mourir le demande à un médecin, qui est chargé de vérifier l’éligibilité du patient.

Pour évaluer les critères, le médecin met en place une procédure collégiale. Il organise une réunion à laquelle participe a minima un spécialiste de la pathologie, un soignant intervenant dans le traitement du malade et lui-même.

Le médecin peut également convier d’autres professionnels de santé (auxiliaires de vie, psychologue).

Le Sénat a durci les conditions de collégialité, en imposant que le premier médecin sollicité par le demandeur ait déjà suivi le patient dans le passé (sauf s’il exerce sa clause de conscience). Le médecin traitant pourrait par ailleurs être convié à la réunion. Le médecin prend in fine la décision seul.

• Un délai de réflexion

Dans la version des députés, le médecin doit notifier sa décision au patient « dans un délai de quinze jours à compter de la demande »… Mais ce laps de temps a été supprimé au Sénat, car le dispositif sénatorial se concentre sur des cas de décès imminent.

Une fois la décision prise, le patient aura aussi « un délai de réflexion d’au moins deux jours » avant de confirmer sa demande. Il peut y renoncer à tout moment.

• La règle d’une auto-administration de la substance létale

Pour l’administration de la substance létale, le demandeur est accompagné par un médecin ou un infirmier. Le patient choisit le lieu et la date de l’acte, ainsi que les personnes qui l’entoureront le moment venu.

L’auto-administration est la règle, et l’administration par le médecin ou l’infirmier accompagnant l’exception, lorsque le patient « n’est pas en mesure physiquement d’y procéder ».

Le Sénat entend imposer en plus la présence d’un officier de police judiciaire jusqu’à la constatation du décès.

• Clause de conscience ou délit d’entrave

Tout médecin ou infirmier peut faire valoir une « clause de conscience » spécifique lui permettant de refuser de pratiquer l’aide à mourir. Le Sénat l’a étendue aux pharmaciens et aux psychologues.

Les députés ont aussi prévu un délit d’entrave à l’accès à l’aide à mourir, mais les sénateurs l’ont supprimé, créant à l’inverse une sanction pénale pour les personnes faisant la publicité de l’aide à mourir.

• Des maisons d’accompagnement et de soins palliatifs créées

L’autre texte en débat prévoyait lui la création d’un droit opposable aux soins palliatifs, mais le Sénat s’est opposé à cette mesure phare, car elle risquerait selon lui de créer de « la déception », faute d’augmenter l’offre de soins.

Sur ce volet, des « maisons d’accompagnement et de soins palliatifs » offrant une alternative à l’hôpital seront créées. Ces lieux d’hébergement proposeront des soins spécialisés pour « des personnes en fin de vie dont l’état médical est stabilisé » et qui ne peuvent ou ne souhaitent pas rester chez elles.

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Syrie : l’armée étend son contrôle aux zones du Nord, après le retrait des Kurdes

Des soldats de l’armée syrienne sur la route reliant Alep à Deir Hafer (Syrie), le 17 janvier 2026. PHILÉMON BARBIER / HORS FORMAT POUR « LE MONDE »

L’armée syrienne a pris, samedi 17 janvier, le contrôle de zones du nord de la Syrie, évacuées par les forces kurdes sous pression, qui jouissaient d’une autonomie de facto depuis plus de dix ans dans la région. Le président syrien par intérim, Ahmed Al-Charaa, reprend de nouveaux pans du pays, au lendemain d’un décret accordant des droits nationaux à la minorité kurde, que les autorités kurdes ont néanmoins jugé insuffisant.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Syrie : Al-Charaa scelle un compromis avec les Kurdes pour reprendre Deir Hafer

Face à l’impasse de ses négociations avec les Kurdes, qui contrôlent une partie du nord et du nord-est de la Syrie, Ahmed Al-Charaa a délogé les combattants kurdes de quartiers d’Alep la semaine du 5 au 11 janvier, puis les a sommés de se retirer de zones à l’est de cette ville.

Ses troupes se rapprochent désormais de Rakka, ancien bastion du groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie, avant qu’il soit défait par les Forces démocratiques syriennes (FDS) – bras armé des Kurdes – soutenues par une coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis, et qui en ont pris le contrôle.

Après avoir massé des renforts dans la région et bombardé, vendredi, des positions kurdes, l’armée a progressé tout au long de la journée de samedi. Elle s’est notamment déployée dans Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alep, selon les correspondants de l’Agence France-Presse (AFP), alors que les combattants kurdes se retiraient. Un peu plus loin, dans la localité de Maskana, l’armée a été acclamée par les habitants, à majorité arabe.

Ponts détruits et couvre-feu

Tôt dimanche matin, le ministre de l’information syrien, Hamza Moustafa, cité par l’agence de presse officielle SANA, a déclaré que l’armée syrienne avait pris le contrôle, encore un peu plus à l’est, de « la ville stratégique d’Al-Tabqa dans la région de Rakka, y compris le barrage sur l’Euphrate, qui est le plus grand de Syrie ».

SANA a diffusé une vidéo montrant, selon elle, des véhicules des forces syriennes entrant dans cette localité où l’armée avait affirmé auparavant avoir encerclé les combattants kurdes retranchés dans un aéroport militaire. Les FDS ont assuré avoir « pris les mesures nécessaires pour restaurer la sécurité et la stabilité » dans la ville située à une quarantaine de kilomètres de Rakka.

L’agence de presse officielle a fait état, dimanche, de la destruction durant la nuit par les combattants kurdes des ponts sur l’Euphrate dans le but d’isoler Rakka.Les autorités kurdes avaient imposé un couvre-feu, alors que les forces gouvernementales ont annoncé leur intention de bombarder des objectifs dans cette zone. L’armée avait accordé un délai aux civils pour évacuer la zone sous contrôle des FDS ; plus de 4 000 civils avaient fui, selon les autorités syriennes.

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Les FDS ont fait état d’« intenses affrontements » dans cinq localités à l’est de l’Euphrate entre Deir ez-Zor et la frontière irakienne. Les autorités de Deir ez-Zor, également sur le fleuve, ont accusé les forces kurdes de bombarder le centre-ville, sous contrôle gouvernemental.

Inquiétude des pays occidentaux

Le ministère de la défense syrien a également annoncé, samedi, que l’armée avait « repris le contrôle » de deux champs pétroliers, celui de Safyan et celui d’Al-Tharwa, près d’Al-Tabqa. La compagnie pétrolière publique syrienne a, pour sa part, affirmé avoir pris possession des sites en vue d’y reprendre la production.

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L’offensive des autorités syriennes a provoqué l’inquiétude des pays occidentaux, dont les Etats-Unis, qui ont récemment levé les sanctions imposées à Damas sous Bachar Al-Assad. Le commandement militaire central américain pour le Moyen-Orient (CentCom) a exhorté les forces syriennes à cesser toute attaque dans la zone située entre Alep et Al-Tabqa, appelant à « une coopération étroite entre les partenaires syriens ».

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Samedi, le chef des FDS, Mazloum Abdi, a rencontré à Erbil, dans le nord de l’Irak, l’émissaire américain Tom Barrack. Les Kurdes sont une minorité notamment répartie entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Ils ont souffert de décennies de marginalisation et d’oppression des régimes précédents en Syrie.

Lors d’un entretien téléphonique, Emmanuel Macron et le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Netchirvan Barzani, ont appelé à « la désescalade immédiate et à un cessez-le-feu permanent » en Syrie, a rapporté l’Elysée. Ils ont ajouté qu’il était « de la pleine responsabilité des autorités syriennes d’assurer la protection » des populations civiles.

Le pouvoir syrien a conclu en mars 2025 un accord avec les Kurdes pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat, mais son application bute sur les exigences contradictoires des deux parties, toutes deux soutenues par Washington.

« Une Syrie unie et stable passe par l’intégration des Forces démocratiques syriennes en son sein et non par la guerre contre celles et ceux qui ont combattu Daech [l’acronyme arabe de l’EI] à nos côtés », a ajouté, sur X, M. Macron. « L’offensive des autorités syriennes doit cesser immédiatement », a lancé le président français.

Champs pétroliers et gaziers

Au moment où il est engagé dans un conflit avec les forces kurdes qui contrôlent le nord du pays, Ahmed Al-Charaa a annoncé, vendredi soir, reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes. Leur langue devient officielle, une décision historique dans le pays où cette minorité est estimée à presque deux millions sur une population de 20 millions d’habitants.

Il a affirmé que les Kurdes constituaient « une partie intégrante » du pays, mais l’administration autonome kurde du nord de la Syrie a estimé que ce décret constituait « un premier pas mais ne satisfai[sait] pas les aspirations et les espoirs du peuple kurde ».

M. Al-Charaa a renversé, en décembre 2024, Bachar Al-Assad à la tête d’une coalition islamiste et veut étendre son autorité sur l’ensemble du territoire syrien. La minorité kurde avait profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s’emparer, après avoir défait l’EI, de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, où se trouvent des champs pétroliers et gaziers.

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Le Monde avec AFP

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Répression en Iran : « L’inaction équivaut à une complicité passive »

Alors que le peuple iranien fait face à un massacre désormais documenté, l’Europe ne doit plus demeurer spectatrice. Dans un moment où les stratégies du chaos menacent l’équilibre mondial, une parole européenne collective – claire, ferme – s’impose. Défendre les Iraniennes et les Iraniens aujourd’hui, c’est défendre nos propres valeurs démocratiques, la dignité humaine et l’universalité des droits fondamentaux.

Face à l’escalade de la violence, une mobilisation des consciences démocratiques – citoyens et organisations – est urgemment nécessaire pour défendre le droit des Iraniennes et des Iraniens à vivre libres dans un Etat démocratique.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Iran, le durcissement brutal du régime face à la rue

Depuis plusieurs semaines, le peuple iranien est confronté à une violence d’Etat d’une ampleur désormais incontestable. Les informations qui parviennent, recoupées par de nombreuses sources, confirment l’usage systématique d’armes à feu contre des civils, des foules désarmées, des étudiants, des femmes, des adolescents. Les fusillades ne sont plus une menace : elles sont une réalité. Les morts se comptent par milliers. Ce qui se déroule aujourd’hui en Iran n’est plus une répression ponctuelle, mais un massacre.

Une grandeur et un courage remarquables

Face à cette situation, il n’est plus possible de se contenter de condamnations symboliques ou de déclarations de principe. Le peuple iranien fait preuve, depuis des années, d’une grandeur et d’un courage remarquables. Il continue de lutter, au prix de sa vie, contre un régime islamiste qui gouverne par la terreur, tout en cherchant à se parer des atours de la respectabilité internationale. Cette lutte est universelle. Elle engage l’avenir des libertés publiques, l’idée même d’émancipation, et la capacité des démocraties à se défendre elles-mêmes lorsqu’elles sont mises à l’épreuve.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « En Iran, un changement de régime ne peut et ne doit pas être imposé de l’extérieur », affirme un collectif de personnalités politiques de gauche

L’Iran occupe une place décisive dans l’équilibre mondial. Carrefour historique entre Orient et Occident, espace de circulation des savoirs, des arts et des pensées, il est aujourd’hui un point de bascule. En laissant se perpétrer ce bain de sang, la communauté internationale envoie un signal dangereux : celui d’une tolérance tacite envers l’écrasement d’un peuple par son propre gouvernement. Le régime iranien instrumentalise le soft power culturel, académique et diplomatique pour masquer la violence extrême qu’il exerce. Cette stratégie ne peut plus être acceptée.

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