Jugé « inapte à assumer de lourdes responsabilités », le vice-Premier ministre nord-coréen a été limogé par le dirigeant Kim Jong Un.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a limogé son vice-Premier ministre au cours d’une visite d’un complexe industriel, fustigeant l' »incompétence » des responsables économiques de Pyongyang, a rapporté ce mardi 20 janvier l’agence de presse étatique KCNA.
« Kim Jong Un a démis de ses fonctions Yang Sung Ho, vice-Premier ministre, sur-le-champ », le considérant « inapte à assumer de lourdes responsabilités », a indiqué KCNA.
« Pour le dire simplement, c’était comme atteler une chèvre à un chariot, une erreur accidentelle dans notre processus de nomination des cadres », a-t-il expliqué, ajoutant: « Après tout, ce sont les boeufs qui tirent les chariots, pas les chèvres ».
« Irresponsables, grossiers et incompétents »
Kim Jong Un inaugurait un projet de modernisation de ce complexe industriel de Ryongsong, dans la province de Hamgyong du Sud (est). « À cause de fonctionnaires de l’orientation économique irresponsables, grossiers et incompétents, la première étape de la modernisation » du site « a rencontré des difficultés », s’est agacé le dirigeant.
Il s’en est pris aux cadres du gouvernement qui « ont été habitués au défaitisme, à l’irresponsabilité et à la passivité pendant trop longtemps ». Le N.1 nord-coréen a estimé « que les actuelles forces de l’orientation économique sont à peine capables de piloter les travaux de réajustement de l’industrie du pays dans son ensemble et de sa mise à niveau technologique ».
Vladimir Poutine et Kim Jong-un: une “amitié” inquiétante?
En décembre, il avait promis lors d’une réunion de hauts placés d’expurger le « mal » au sein de l’appareil gouvernemental, et réprimandé des responsables jugés fainéants. Les médias officiels n’ont pas donné plus de détails, même s’ils ont fait état de nombreux cas d' »écarts » à la discipline, qui pourraient renvoyer à de la corruption.
Par ailleurs, Pyongyang se prépare toujours à tenir le premier congrès du Parti des travailleurs au pouvoir en cinq ans. Les experts l’attendent dans les prochaines semaines. Cette grand-messe est habituellement l’occasion de dévoiler les principales orientations du pays et les défis à relever.
L’attaquant colombien Luis Suarez célèbre son deuxième but face au Paris Saint-Germain (1-2), lors de la victoire du Sporting Lisbonne, en phase de ligue de la Ligue des champions, à Lisbonne, le 20 janvier 2026. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP
Il y a des soirs où rien ne sourit, et le Paris Saint-Germain a vécu l’un de ceux-là, mardi 20 janvier à Lisbonne, frustré et renversé par le Sporting Portugal (1-2), pour son avant-dernière rencontre dans la poule unique de la Ligue des champions. En domination totale, les tenants du titre ont longtemps fait planer la menace de l’ouverture de la marque, sans réussir à véritablement la transformer.
Warren Zaïre-Emery, d’abord, pensait avoir concrétisé la pluie de frappes parisienne sur la cage lisboète (30e), mais une faute initiale de Senny Mayulu, et une vérification des images, avaient conduit à l’annulation du but. Ousmane Dembélé, ensuite, se faisait prendre en situation de hors-jeu face à Rui Silva (42e), alors que Nuno Mendes avait à son tour percé la muraille des Portugais. Et le Ballon d’or 2025, encore lancé trop tôt, se voyait à nouveau refuser une réalisation inscrite cette fois-ci de la tête (57e).
La délivrance, tant attendue, est finalement venue pour les locaux. Et le coup du sort a voulu que Luis Suarez, l’ex-attaquant colombien de l’Olympique de Marseille, en soit l’auteur, profitant d’un ballon errant sur corner pour surprendre la défense francilienne (74e). Entré après l’heure de jeu, l’ailier géorgien Khvicha Kvaratskhelia débloquait enfin le compteur des Parisiens, d’une frappe magistralement enroulée (79e). Un réveil bienvenu, mais sans doute trop tardif.
« Un film qu’on a déjà vu beaucoup de fois »
Mais les Lions du Sporting, l’appétit désormais ouvert, dans un dernier coup de boutoir, scellaient la rencontre d’un doublé de Luis Suarez (90e), s’appliquant de la tête sur un renvoi de Lucas Chevalier. « C’est un film qu’on a déjà vu beaucoup de fois, maugréait Vitinha au micro de Canal+. On fait ce qu’on peut, mais si on ne marque pas, ça devient difficile. Ce n’est pas un bon soir pour nous en termes de résultat. »
Passablement agacé par cette défaite qu’il qualifiait de « décevante, injuste », Luis Enrique, l’entraîneur du PSG, a préféré témoigné de son estime pour son équipe : « Je suis très fier de mes joueurs, et je suis sûr qu’avec cette mentalité, on va aller très loin. J’ai vu une seule équipe pendant tout le match, on a été très supérieur à l’adversaire, qui a été très bon. »
Désormais tombé à la cinquième place de la poule unique – comptant 36 clubs –, le Paris Saint-Germain (13 points) est toujours assuré de voir les barrages de la compétition. Mais son ticket directement qualificatif pour les huitièmes de finale est quant à lui menacé. Si le club de la capitale a toujours son destin entre ses mains, il devra toutefois obtenir un résultat positif lors de son dernier match de la phase de ligue, lors de la réception de Newcastle, le 28 janvier.
Monaco, naufragé du Bernabeu
Un déplacement délicat, sur la pelouse d’un Real Madrid pourtant en reconstruction, n’était sûrement pas la manière la plus simple de se relancer pour l’AS Monaco, en proie aux doutes et à une crise de résultats. Et l’addition a bel et bien été lourde pour le club du Rocher, soufflé par la « Casa Blanca » (6-1), pour son avant-dernière rencontre dans la poule unique de la Ligue des champions.
Au terme d’une première période placée sous le signe de la résilience, les Monégasques ont été rapidement dépassés par la vivacité de Kylian Mbappé, bourreau par deux fois de son club formateur (5e, 26e). Mais la machine madrilène, encore en rodage, s’est véritablement mise en marche dans le second acte. Profitant d’erreurs et d’errances de la défense de l’ASM, le mastodonte espagnol a déroulé son talent, bien aidé par Thilo Kehrer, l’arrière allemand ayant été plusieurs fois fautif.
A l’initiative de relances manquées, ou de marquages trop lâches, l’ancien défenseur du PSG s’est rendu coupable sur les réalisations de Vinicius Jr. (63e) et de Jude Bellingham (80e), marquant également contre son camp (55e). Dans cette soirée cauchemardesque, la réduction anecdotique de l’écart par Jordan Teze (72e), sur une relance manquée du géant belge Thibaut Courtois, n’a toutefois pas permis de tirer du positif. « On a vu l’écart avec une grande équipe comme le Real Madrid », soulignait l’international tricolore Maghnes Akliouche.
Retombé à la vingtième place de la poule unique, l’AS Monaco, qui reste sur sept défaites en huit rencontres de Ligue 1, a cependant encore ses chances pour prolonger son aventure européenne. Et Maghnes Akliouche avait déjà la suite dans un coin de sa tête : « On sait qu’on est encore en course, le dernier va être crucial, il va falloir prendre des points contre la Juventus à domicile. »
4,81 tonnes de cocaïne ont été saisies à bord dun navire de pêche au large de la Polynésie française. Néanmoins, les marins du navire ne seront pas poursuivis par la justice française.
La marine nationale a saisi 4,87 tonnes de cocaïne sur un navire de pêche dans la zone maritime polynésienne, a indiqué ce lundi 19 janvier (mardi 20 janvier à Paris) le Haut-commissariat de la République en Polynésie française, confirmant une information révélée dimanche par la chaîne locale TNTV.
Le navire venait d’Amérique centrale et a été intercepté par la frégate Prairial le 16 janvier, précise le Haut-commissariat dans son communiqué.
Pas de poursuites judiciaires
Les marins ne seront cependant pas poursuivis par la Justice française. « L’article 17 de la Convention de Vienne prévoit que la Marine peut intercepter un navire en haute mer, après des vérifications sur l’état de pavillon, et demander au procureur (et le haut-commissaire est impliqué dans la décision) s’il accepte que la procédure ne soit pas judiciarisée, et qu’elle ne soit donc traitée qu’au plan administratif », a déclaré à l’AFP la procureure Solène Belaouar.
L’objectif est de concentrer les moyens judiciaires français sur les faits qui concernent directement le territoire national. Or, la drogue n’était pas destinée au marché polynésien, qui ne peut en absorber une telle quantité.
Il n’y aura donc pas d’enquête, mais les États des trafiquants ont la possibilité d’engager des poursuites à leur encontre.
Cette opération coordonnée par le Haut-commissaire « a mobilisé d’importants moyens humains et matériels des forces armées en Polynésie française, en lien étroit avec la gendarmerie nationale et l’antenne locale de l’office anti-stupéfiants (Ofast) », selon le communiqué.
La présidente de la cour d’appel de Paris est sortie de son déjeuner de fort bonne humeur. Autant Michèle Agi avait, la veille, lundi 19 janvier, vivement rudoyé l’eurodéputé Nicolas Bay, étrillé l’assistant parlementaire de ce dernier, Timothée Houssin, haché menu, le matin même, l’ancien assistant et actuel député de l’Yonne Julien Odoul, autant la présidente a écouté aimablement Marine Le Pen, mardi après-midi, dérouler un argumentaire bien rodé, au quatrième jour du procès des assistants du Front national (FN) au Parlement européen.
Il est vrai que la position de Julien Odoul, condamné en première instance à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, est inconfortable. Passé sans faiblir du Parti socialiste au Nouveau Centre d’Hervé Morin, puis à l’Union des démocrates et indépendants et au cabinet de Bruno Le Maire, il a rejoint le FN en septembre 2014. Il y rencontre Marine Le Pen (qui ne s’en souvient pas), et rêve de travailler au cabinet de cette dernière. Mais on ne lui propose, en octobre, que d’être l’assistant parlementaire d’une nouvelle élue, Mylène Troszczynski, même s’il a un bureau au siège du parti, à Nanterre, où il se rend utile. Elle ne lui donne rien à faire, d’ailleurs. « Elle n’était pas très productive, dit le député, elle n’était pas très chevronnée. » Il en profite pour trouver sa place au cabinet et devient, en février 2015, « conseiller spécial de Marine Le Pen ».
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Cette capture d’écran publiée le 20 janvier 2026 sur le compte X du commandement militaire américain pour le sud du continent américain (US Southern Command) montre le navire à moteur « Sagitta » en mer des Caraïbes. US SOUTHERN COMMAND/AFP
Les Etats-Unis ont annoncé, mardi 20 janvier, avoir saisi un pétrolier en mer des Caraïbes, la septième opération de ce type depuis que Donald Trump a décidé en décembre un blocus de navires sous sanctions en lien avec le Venezuela.
Ce navire, le Sagitta, « agissait au mépris de la quarantaine imposée aux navires sous sanctions par le président Trump », a expliqué sur X le commandement militaire américain pour le sud du continent américain (US Southern Command), précisant que l’opération s’était déroulée « sans incident ».
« Le seul pétrole qui quittera le Venezuela, c’est le pétrole autorisé », a ajouté l’armée dans un message contenant une vidéo montrant un navire en pleine mer.
Parmi les sept pétroliers interceptés par les Etats-Unis figure un navire lié à la Russie et appréhendé dans l’Atlantique Nord après une poursuite de plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant l’exportation du pétrole vénézuélien.
Une première vente de pétrole à 500 millions de dollars
La manne pétrolière du Venezuela – qui détient les plus importantes réserves prouvées de brut du monde – est au centre de l’intervention des Etats-Unis dans ce pays, dont ils ont enlevé, dans la nuit du 2 au 3 janvier, arrêté et emprisonné le président, Nicolas Maduro.
Moins de deux semaines après cette capture, les Etats-Unis ont procédé à une première vente de brut vénézuélien, une opération à 500 millions de dollars (426 millions d’euros).
Mardi, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé investir 300 millions de dollars, obtenus par cette vente de pétrole par les Etats-Unis, pour défendre sa monnaie, le bolivar, en perte de valeur constante.
Des « fonds provenant de la vente de pétrole sont entrés. Sur les premiers 500 millions, 300 millions ont été encaissés (…) Ces premiers flux seront utilisés sur le marché des changes au Venezuela (…) pour stabiliser le marché, et pour protéger le revenu et le pouvoir d’achat de nos travailleurs », a-t-elle dit à la télévision.
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Les devises sont vitales pour l’économie vénézuélienne depuis 2018, lorsque le dollar est devenu la monnaie de facto dans un contexte de grave crise économique. Mais le Venezuela peine à obtenir des devises en raison de l’embargo pétrolier imposé en 2019 par Washington sur son principal produit d’exportation.
L’appareil et ses 240 passagers roulait vers son point de stationnement après avoir atterri dans un épais brouillard quand le moteur droit a avalé ce conteneur oublié sur la piste.
Les images des dégâts sont très impressionnantes mais il n’y a heureusement aucune victime à déplorer. Le 15 janvier dernier, alors qu’il roulait sur la piste de l’aéroport Indira Gandhi de Delhi en Inde, un Airbus A350‑900 flambant neuf de la compagnie Air India a « avalé » un conteneur à bagages perdu sur le tarmac, relate la BBC.
L’appareil et ses 240 passagers roulait vers son point de stationnement après avoir atterri dans un épais brouillard quand le moteur Rolls-Royce droit a aspiré ce conteneur qui l’a complètement détruit, éjectant de multiples débris sur la piste. L’avion a lors dû être remorqué pour débarquer les passagers.
Selon Air India, « le conteneur est tombé après qu’une roue s’est détachée d’un chariot de bagages remorqué par un véhicule de piste ». Si l’opérateur est parvenu à dégager certains objets tombés de son chariot, « un conteneur qui était tombé est resté sur le taxiway (voie de circulation, NDLR) et a été par la suite ingéré par le moteur ». La visibilité était très réduite en raison d’un épais brouillard, a indiqué l’autorité de régulation de l’aviation civile.
L’avion neuf est désormais « immobilisé pour inspection approfondie et réparations nécessaires » complète la la compagnie. Une enquête sur les procédures de manutention au sol a été ouverte par l’aviation civile indienne.
Cet incident renforce les inquiétudes concernant la sécurité au sol dans les aéroports indiens très fréquentés. En juin dernier, l’aviation civile du pays avait déjà pointé du doigt d’importantes défaillances en matière de sécurité dans les principaux aéroports et compagnies aériennes indiennes, notamment des marquages de piste effacés, des formations sur simulateur défaillantes, la fatigue des équipages, un entretien insuffisant et des accès non autorisés au cockpit.
A Washington, on ne s’attend pas à une réponse musclée des Européens aux nouvelles menaces de Donald Trump. « Je ne pense pas qu’ils vont beaucoup résister », a déclaré le président américain, mardi 20 janvier, réitérant sa volonté d’annexer le Groenland, territoire autonome danois, et d’augmenter, dès le 1er février, les droits de douane des six pays (France, Allemagne, Danemark, Suède, Pays-Bas et Finlande), qui ont manifesté leur opposition à son projet, en y envoyant des soldats. « J’imagine que [les Vingt-Sept] vont mettre sur pied un redoutable groupe de travail européen, qui semble être leur arme la plus puissante », a, pour sa part, raillé Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, devant quelques journalistes, dont le Financial Times, lors du Forum économique mondial à Davos, lundi.
Des aurores boréales spectaculaires ont pu être observées sur une large partie nord de la France dans la nuit de ce lundi au mardi 20 janvier. Elles sont la conséquence d’une tempête solaire majeure, la plus puissante depuis 23 ans.
Du Finistère à l’Alsace en passant par la Savoie, le ciel nocturne s’est teinté de vert, d’orange et de rouge. Dans une large partie nord de la France et dans d’autres régions du monde situées sous de hautes latitudes, des aurores boréales d’une intensité remarquable ont fait leur apparition dans la nuit de ce lundi au mardi 20 janvier.
Ceux qui ont levé le nez et ont eu la chance de ne pas voir leur vision obstruée par des nuages ont ainsi pu profiter du spectacle à Lille (Nord), dans les Vosges, aux Clouzeaux (Vendée), à Flaine (Haute-Savoie), à Val Thorens (Savoie), à Brignogan (Finistère) ou encore à la station de ski duSchnepfenried, dans le département du Haut-Rhin.
Ces aurores boréales sont la conséquence d’une tempête solaire majeure qui a commencé à s’abattre sur la Terre ce lundi. Elle a provoqué une tempête géomagnétique de niveau 4 sur une échelle de 5, a expliqué dans une vidéo le prévisionniste Shawn Dahl, du Centre américain de prévision de la météo spatiale (SWPC). Elle devrait se poursuivre mardi mais perdre en intensité dans la journée.
Bien que le monde ait connu en 2024 une tempête géomagnétique de niveau 5, soit le niveau maximum, pour la première fois depuis 20 ans, la tempête solaire actuelle est la plus puissante observée « depuis l’année 2003 », a indiqué Shawn Dahl. En octobre 2003, une tempête solaire « d’Halloween » avait plongé des pans entiers de la Suède dans le noir et endommagé des infrastructures énergétiques en Afrique du Sud.
La tempête en cours a été provoquée par « une forte éruption solaire qui s’est produite hier (lundi, ndlr) », a résumé Shawn Dahl et les particules solaires en direction de la Terre ont pu atteindre la vitesse de 1.400 km/seconde, d’après les observations de l’Université de Reading (HUXt).
Les particules solaires éjectées perturbent le champ magnétique de la Terre, avec parfois pour conséquence des aurores boréales mais aussi une dégradation des communications à haute fréquence, des perturbations pour les satellites et des surcharges sur le réseau électrique.