Lucas Chevalier, première grande recrue du PSG champion d’Europe, un nouveau gardien dans l’ombre de Gianluigi Donnarumma

Le gardien du LOSC, Lucas Chevalier, lors d’un match face à l’OGC Nice, le 17 janvier 2025 à Villeneuve-d’Ascq (Nord). SAMEER AL-DOUMY / AFP

Faut-il changer une équipe qui gagne ? Le premier mouvement du Paris Saint-Germain (PSG) sur le marché des transferts depuis son sacre en Ligue des champions y répond. Samedi 9 août, le club de la capitale a annoncé sa première grande recrue de l’intersaison et la signature de Lucas Chevalier pour cinq saisons. Le gardien français de 23 ans, formé au LOSC (Lille Olympique Sporting Club) où il a éclaté au grand jour – notamment en Ligue des champions la saison passée –, désormais numéro 2 en équipe de France, a été recruté pour succéder à Gianluigi Donnarumma.

Disposant encore d’un an de contrat mais ne s’étant pas mis d’accord avec le PSG pour prolonger, le portier international italien, grand artisan de la campagne victorieuse des rouge et bleu dans la compétition reine en Europe, est poussé dehors par ce transfert, estimé à plus de 55 millions d’euros (primes comprises). Et ce, alors qu’il est en passe d’être désigné meilleur gardien du monde.

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Incendie dans l’Aude: le feu a parcouru 14.000 hectares, 15 communes ont été touchées


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Au Tchad, l’ancien premier ministre et opposant Succès Masra condamné à vingt ans de prison ferme

Succes Masra salue ses partisans à son arrivée sur scène lors de son dernier meeting électoral à l’hippodrome de N’Djamena, au Tchad, le 4 mai 2024. JORIS BOLOMEY / AFP

Succès Masra, un ancien premier ministre à la tête du principal parti d’opposition au Tchad, a été condamné à vingt ans de prison ferme, samedi 9 août, par le tribunal de grande instance de N’Djamena, selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) présent à l’audience.

Il a été reconnu coupable de « diffusion de message à caractère haineux et xénophobe » et de « complicité de meurtre » dans le cadre du drame de Mandakao où 42 personnes ont été tuées en mai dans un conflit intercommunautaire.

« Notre client vient de faire l’objet d’une humiliation, d’une ignominie, a dénoncé auprès de l’AFP Francis Kadjilembaye, le coordonnateur des avocats de la défense. Il vient d’être condamné sur la base d’un dossier vide, sur la base de supputations et en l’absence de preuves. »

Succès Masra a également été condamné à verser une amende d’un milliard de francs CFA (environ 1,5 million d’euros).

Lire aussi | Au Tchad, Succès Masra incarcéré, ses partisans dans l’expectative

Rassemblement à N’Djamena samedi soir

Les militants du parti baptisé « Les Transformateurs » se sont rassemblés samedi soir à N’Djamena pour protester contre la condamnation de leur président. Bedoumra Kordjé, un ancien ministre des finances tchadien et ancien vice-président de la Banque africaine de développement, a été à titre provisoire nommé à la tête de cette formation.

Le parquet avait requis vendredi la peine de vingt-cinq ans de prison ferme à l’encontre de M. Masra et des autres accusés. Ce procès regroupe deux volets : l’un concerne près de 70 hommes accusés d’avoir participé au massacre du 14 mai et l’autre Succès Masra, accusé d’y avoir incité.

Le 14 mai, 42 personnes, « majoritairement des femmes et des enfants », avaient été tuées à Mandakao, dans la région du Logone-Occidental (Sud-Ouest), selon la justice tchadienne. Arrêté le 16 mai, le chef du parti Les Transformateurs était jugé depuis jeudi pour « incitation à la haine, à la révolte, constitution et complicité de bandes armées, complicité d’assassinat, incendie volontaire et profanation de sépultures ».

Un message audio, présenté comme datant de 2023, a été mis en avant par la justice pour incriminer M. Masra. Selon une traduction en français du message en langue ngambaye, le président de ce parti d’opposition y aurait notamment dit : « Apprenons-nous les uns et les autres à utiliser une arme à feu (…), soyons tous des boucliers protecteurs. »

« Je ne reconnais aucun des faits »

Entendu à la barre pour la première fois jeudi, Succès Masra, en tenue blanche traditionnelle, avait déclaré : « Vous avez devant vous un homme qui croit en la justice. Je ne reconnais aucun des faits qui me sont reprochés. » Détenu depuis son arrestation mi-mai, l’opposant avait observé une grève de la faim d’une semaine. Le 19 juin, ses avocats avaient déposé une demande de libération provisoire, qui avait été rejetée.

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Economiste formé en France et au Cameroun, M. Masra, 41 ans, avait été nommé premier ministre cinq mois avant l’élection présidentielle de mai 2024 à laquelle il s’était porté candidat face au président Mahamat Idriss Déby Itno, proclamé vainqueur avec plus de 60 % des suffrages.

Depuis 2018 – sous la présidence à l’époque d’Idriss Déby Itno, le père de l’actuel chef de l’Etat –, M. Masra était la seule figure de l’opposition capable de mobiliser des milliers de personnes dans la capitale pour des manifestations systématiquement réprimées, parfois dans le sang.

Lire la tribune | Article réservé à nos abonnés « L’arrestation de Succès Masra est une manœuvre politique qui risque de replonger le Tchad dans l’instabilité »

Comme d’autres dirigeants d’opposition, il avait été contraint à l’exil quelques jours après une manifestation meurtrière, le 20 octobre 2022, contre la prolongation de deux ans par les militaires au pouvoir d’une transition politique consécutive à la mort en 2021 du président Idriss Déby Itno. Il était retourné au Tchad fin 2023, après avoir signé un « accord de réconciliation » avec la junte.

Originaire de la partie méridionale de son pays, Succès Masra appartient à l’ethnie ngambaye et bénéficie d’une large popularité auprès des populations du sud en majorité chrétiennes et animistes, qui s’estiment souvent marginalisées par le régime de N’Djamena, majoritairement musulman.

Le Monde avec AFP

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Mutilations de chevaux en Normandie: un homme interpellé après une série d’attaques

Selon le parquet du Havre, un individu se trouve actuellement en garde à vue dans cette affaire où au moins trois animaux sont morts.

La fin des mutilations de chevaux en Seine-Maritime? Un suspect a été interpellé et mis en garde à vue, a annoncé le parquet du Havre ce mercredi 6 août. Une conférence de presse se tiendra d’ailleurs jeudi au palais de justice de la ville en présence de la gendarmerie nationale. L’occasion de faire le point sur l’évolution de l’enquête ouverte sur cette sordide affaire où au moins trois chevaux sont morts.

En fin de semaine dernière, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, cinq cheveux avaient notamment été découverts à Saint-Martin-du-Manoir avec de graves blessures. L’un d’entre eux est mort, tandis qu’un autre a perdu un œil. Les « sévices graves » avaient été infligés dans « des procédés similaires » à ceux subis par d’autres équidés dans le département depuis le début de période estivale.

Des cas recensés depuis juin

Le 15 juin dernier déjà, les propriétaires d’une écurie à Angerville-l’Orcher, commune située à une vingtaine de kilomètres du Havre, avaient découvert plusieurs de leurs chevaux mutilés en pleine journée. Les animaux présentaient des mutilations semblables: crevaison des yeux, blessures profondes et lacérations des membres inférieurs.

D’après la clinique vétérinaire de Gonneville-la-Mallet, d’autres cas similaires avaient été recensés dans les villes environnantes de Rolleville ou Notre-Dame-du-Bac. En tout, trois chevaux sont morts ces dernières semaines, poussant la gendarmarie à ouvrir une enquête, avant que la procureure du parquet du Havre ne décide de réunir tous les dossiers ouverts et de mobiliser les effectifs des gendarmeries aux alentours.

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Aude: six Canadair et quatre Dash sont mobilisés pour tenter de maîtriser l’incendie


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En direct, guerre en Ukraine : les Européens demandent d’exercer « une pression » sur Moscou, avant le sommet Trump-Poutine. Retrouvez les informations du 3 au 9 août

« Steve Witkoff ne sait pas de quoi il parle », rapporte le quotidien allemand « Bild », citant un responsable ukrainien

L’émissaire américain Steve Witkoff s’est entretenu mercredi pendant trois heures avec Vladimir Poutine à Moscou, et les deux camps ont jugé ces discussions constructives. Pourtant, une nouvelle fois, la manière dont M. Witkoff mène les pourparlers avec la Russie préoccupe, rapporte le quotidien allemand Bild, samedi.

Selon le quotidien, Vladimir Poutine souhaite toujours contrôler entièrement les régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson et n’a proposé qu’un cessez-le-feu partiel – l’arrêt des attaques contre les infrastructures énergétiques et les grandes villes à l’arrière – mais pas un cessez-le-feu global.

Le « super envoyé spécial » de Donald Trump aurait aussi mal interprété les déclarations de Vladimir Poutine et les a prises pour une concession. Ainsi, le « retrait pacifique » exigé par la Russie des Ukrainiens des oblasts de Kherson et de Zaporijia a été compris par lui comme une proposition de « retrait pacifique » des Russes de ces mêmes régions. « Witkoff ne sait pas de quoi il parle », a résumé un responsable ukrainien auprès de Bild.

Le quotidien ajoute que lors du compte rendu de l’entretien l’émissaire spécial du président américain, auquel participait le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, et le vice-président, J. D. Vance, les alliés européens de Kiev ont eu l’impression que les Américains n’étaient pas encore parvenus à une position commune sur la situation.

Selon des sources du New York Post, il aurait même fait appel à des traducteurs du Kremlin lors de ses discussions avec Vladimir Poutine, en violation des pratiques diplomatiques américaines. « Je pense que M. Witkoff a adopté la stratégie du camp russe, avait commenté Volodymyr Zelensky, le 17 avril. Consciemment ou non, il propage des idées russes. Quoi qu’il en soit, cela ne sert à rien. »

Le président russe Vladimir Poutine et l’envoyé du président américain, Steve Witkoff, lors d’une réunion à Moscou (Russie), le 6 août 2025. GAVRIIL GRIGOROV/VIA REUTERS

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« On avait les flammes à 300 mètres de la maison »: cet habitant a dû évacuer son habitation à cause de l’incendie dans l’Aude


« On avait les flammes à 300 mètres de la maison »: cet habitant a dû évacuer son habitation à cause de l’incendie dans l’Aude{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>elem.split(« = »)[0]== »firstid »)[0]&&document.cookie.split( » « ).filter(elem=>elem.split(« = »)[0]== »firstid »)[0].split(« = »)[1]){console.log(« first id existe »);user_fid=document.cookie.split( » « ).filter(elem=>elem.split(« = »)[0]== »firstid »)[0].split(« = »)[1].replace(« ; », » »)}}catch(e){console.error(« Error loading utiq: »,e)}var tc_vars={env_work: »prod »,site_name: »bfmtv_portail_responsive »,version_responsive:window.deviceName,verticale: »bfmtv »,marque: »bfmtv »,cookie_consent: »0″,amp: »0″,user_category: »Non connecté »,user_email: » »,user_email_hash: » »,user_id: » »,user_utiq_id_mobile:user_utiq_id_mobile,user_utiq_id_wifi:user_utiq_id_wifi,user_fid:user_fid,chapitre1: »societe »,nbr_paragraphes:0,nbr_posts:0,nombre_mots:0,embeded_element:0,level2: »BFM Actu »,pagename: »video-on-avait-les-flammes-a-300-metres-de-la-maison-cet-habitant-a-du-evacuer-son-habitation-a-cause-de-l-incendie-dans-l-aude_VN-202508060286″,titre_contenu: »video-on-avait-les-flammes-a-300-metres-de-la-maison-cet-habitant-a-du-evacuer-son-habitation-a-cause-de-l-incendie-dans-l-aude_VN-202508060286″,type_page: »video »,id_contenu: »202508060286″,date_publication: »2025-08-06T13:23:50Z »,rub_secondaires: »www.bfmtv.com/environnement/climat »,source: »Brightcove »,URL_complet: »https://www.bfmtv.com/societe/video-on-avait-les-flammes-a-300-metres-de-la-maison-cet-habitant-a-du-evacuer-son-habitation-a-cause-de-l-incendie-dans-l-aude_VN-202508060286.html »,type_embed: » ».split(« , »),flags: » »,flags: » ».split(« , »),date_modification: » »,application: »bfm_actu »,marque_web: »bfm_actu »};console.log(« tc vars pour le test tag imagino »,tc_vars);]]> appendScript(« /assets/v11/js/videoPlayer.8b3190fde7b03145a837.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

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En direct, incendie dans l’Aude : le feu ne pourra pas être sous contrôle avant dimanche soir, 1 300 sapeurs-pompiers sur le terrain

Un feu fixé a-t-il des risques de repartir ?

Tfc

Et merci pour votre question. Un feu « fixé » signifie qu’il n’avance plus, il s’agit de la première étape pour les pompiers. On parle ensuite de « maîtrise » quand le feu est circonscrit et que les flammes les plus importantes sont éteintes. Le feu entre alors dans une phase de décroissance, il est sous contrôle, sans être éteint pour autant (voir le lexique des Décodeurs pour comprendre la lutte contre les incendies).

Ensuite, même quand les flammes sont éteintes, il reste un risque de reprise pendant plusieurs jours. C’est ce qu’explique ce matin Anthony Collin, spécialiste des incendies à l’université de Lorraine, dans une interview à l’Agence France-Presse : « Quand vous avez un feu de végétation, vous allez avoir principalement les petits éléments constituant la végétation qui vont brûler. C’est ça qui libère la chaleur et qui contribue à l’incendie. Et parmi ces éléments, vous avez des troncs, des grosses branches, qui n’ont pas trop contribué à l’incendie mais se sont chauffés à son contact et ont accumulé beaucoup de chaleur », explique-t-il.

« Le risque d’éteindre les flammes et de s’en aller, c’est que ces branches puissent à nouveau libérer leur chaleur aux brindilles et redémarrer l’incendie », détaille ce chercheur, qui étudie la propagation des feux en surface et dans les sols. « Ce sont des feux braisants, à l’image du charbon », comme celui qu’on utilise dans les barbecues. « C’est une combustion qui se passe sans flammes, ça peut durer des jours et des jours,explique-t-il. Si on ne vient pas vraiment l’éteindre, soit par l’étouffement en le privant d’oxygène, soit en le refroidissant avec de l’eau, on a un risque de reprise. »

Pour identifier ces risques, les pompiers peuvent surveiller les fumerolles émanant du sol, qui trahissent un « point chaud » où le feu risque de reprendre. Ils peuvent également utiliser des caméras thermiques, dont certaines pilotées par drones. Cela va permettre d’« identifier par exemple un tronc carbonisé, mais qui va être chaud, à par exemple 80- 100 degrés, et qui pourrait être l’élément déclencheur d’un nouvel incendie ».

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Au moins 14.000 hectares parcourus: l’incendie de l’Aude est-il le plus dévastateur du 21e siècle?

Avec déjà 14.000 hectares parcourus et un feu encore en cours de progression ce mercredi 6 août, l’incendie de Ribaute dans l’Aude est déjà parmi les plus importants que la France n’a jamais vécu.

14.000 hectares parcourus par le feu ce mercredi 6 août midi et des flammes qui continuent de progresser. Le feu de Ribaute (Aude), aussi dévastateur que spectaculaire, mobilise d’importants moyens pour tenter de le maîtriser et de l’éteindre.

Près de 2.000 pompiers, assistés de quatre Canadair, deux Dash et des hélicoptères bombardiers d’eau, luttent contre le sinistre, tandis que plus d’une dizaine de communes ont été partiellement évacuées car sur le passage des incendies.

En moins de 24 heures, cet incendie peut déjà être qualifié d’exceptionnel. Il a progressé si rapidement qu’il est devenu, selon les données du ministère de l’Agriculture, le feu le plus important du siècle.

Avec au moins 14.000 hectares parcourus, il devance l’incendie de Landiras (Gironde), de juillet 2022, qui avait lui-même parcouru 12.552 hectares. Un feu qui était déjà exceptionnel, puisque la deuxième place du classement était jusqu’à présent occupée par l’incendie de Gonfaron (Var) en 2021 et ses 6.832 hectares parcourus, un chiffre important mais bien inférieur.

Un feu encore en cours de progression

À l’été 2022, la Gironde avait vu 25.000 de ses hectares détruits par des incendies, un nombre impressionnant jamais égalé. Toutefois, il s’agissait là de plusieurs feux distincts, qui se sont parfois déclarés presque en simultanée.

Le ministère de l’Agriculture les recense donc comme trois sinistres différents: celui de Landiras en juillet (12.552 hectares), de La Teste-de-Büch à la même période (5.709 hectares) et un second feu de Landiras en août (6.742 hectares). Cette distinction permet de confirmer que le feu de Ribaute est bel et bien le plus important du 21e siècle.

Depuis 2000, la plupart des incendies ravageurs en France ont touché la Gironde, le Var ou la Corse du Sud. Avant cette date, ces départements français étaient déjà les plus durement touchés par les sinistres.

Ainsi, la commune de Vidauban dans le Var a été la scène d’un incendie ayant parcouru 11.580 hectares en 1990, mais aussi de deux feux en juillet 2003 qui a parcouru 6.733 hectares et 5.646 hectares, parmi les plus importants jamais recensés en France.

L’incendie dans l’Aude est encore en cours à la mi-journée ce mercredi, et continue de progresser en raison notamment de l’intensité du vent.

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Des taux « incommensurables » de microplastiques retrouvés dans les eaux Contrex et Hépar, révèle Mediapart

Le logo de la société Nestlé dans une de ses usines, à Konolfingen, en Suisse, le 28 septembre 2020. ARND WIEGMANN / REUTERS

Des taux de pollution de microplastiques « incommensurables » ont été retrouvés dans les eaux Contrex et Hépar, selon le magistrat chargé de l’enquête préliminaire dans le cadre des poursuites contre Nestlé Waters concernant des décharges sauvages de déchets polluants dans les Vosges, révèle Mediapart dans un article paru samedi 9 août.

« Toutes les analyses réalisées par des laboratoires accrédités pour la recherche de microplastiques contredisent l’hypothèse de la présence d’une pollution microplastique dans nos forages », a réagi Nestlé Waters dans la soirée auprès de l’Agence France-Presse (AFP). « Toutes nos eaux peuvent être bues en toute sécurité. »

Nestlé Waters est poursuivi pour avoir stocké des déchets et maintenu quatre décharges sauvages à Contrexéville, They-sous-Montfort, Saint-Ouen-Les-Parey et Crainvilliers, représentant un volume cumulé de 473 700 mètres cubes, l’équivalent de 126 piscines olympiques.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Fraude aux eaux minérales : un juge d’instruction désigné après la plainte visant Nestlé pour tromperie

Le procès, décidé après une enquête du pôle régional environnement du parquet de Nancy, se tiendra du 24 au 28 novembre. Nestlé est notamment poursuivi pour avoir, autour de ces décharges, « laissé s’écouler dans les eaux superficielles et souterraines » des « particules de microplastiques » à des concentrations « rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune ».

Les informations de Mediapart, qui a contribué avec Le Monde et Radio France aux révélations sur les traitements illégaux utilisés par le passé par Nestlé Waters sur ses eaux, indiquent que les décharges de plastique « sont [à] l’origine » de taux élevés de microplastiques retrouvés à la sortie des forages des eaux ensuite embouteillées sous les marques Contrex et Hépar.

Lire l’enquête de janvier 2024 Article réservé à nos abonnés Eaux en bouteille : des pratiques trompeuses à grande échelle

« Aucune dépollution n’est envisageable »

Le média s’appuie notamment sur une enquête de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). « Une analyse chiffrée illustre que les proportions sont incommensurables s’agissant de l’introduction de microplastiques dans les sols vosgiens par Nestlé aux lieux des décharges, sur les terres et les eaux situées en aval », indique le magistrat chargé de l’enquête, selon Mediapart, alertant sur « leurs effets nuisibles sur la santé humaine ».

Les taux de microplastiques sont de 515 particules de microplastique par litre (mp/L) pour Contrex, et 2 096 pour Hépar, soit des concentrations 51 000 à 1,3 million de fois supérieures à celles retrouvées dans des lacs, fleuves et rivières par deux études sur lesquelles s’appuient les enquêteurs. Et de 5 à 2 952 fois supérieurs aux taux moyens dans les nappes phréatiques du monde, selon d’autres études.

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Ces taux sont également supérieurs à ceux retrouvés dans d’autres eaux en bouteille par des chercheurs. « La dégradation est substantielle en ce qu’ils sont fragmentés en micro voire nanoplastiques, imprégnés et diffusés dans les sols et les réseaux d’eaux souterraines, de sorte qu’aucune dépollution n’est envisageable », ajoutent les enquêteurs.

Contacté par Mediapart, Nestlé Waters affirme « qu’aucune pollution n’est avérée aux termes des analyses environnementales partagées avec les autorités ». Selon l’entreprise, les décharges incriminées datent des années 1960, avant qu’elle ne soit propriétaire des terrains pollués.

Lire notre enquête | Article réservé à nos abonnés Fraude aux eaux minérales : comment l’Elysée et Matignon ont cédé au lobbying de Nestlé malgré les alertes des autorités de santé

« Mesures de remédiation »

Le groupe a précisé à l’AFP ne pas commenter les procédures en cours mais que « la majorité des sites » avait déjà été nettoyée. « Nous attendons les préconisations des autorités quant aux mesures de remédiation à mettre en œuvre pour les sites restants au profil plus complexe », ajoute-t-il. Mediapart indique de son côté avoir consulté une note confidentielle dans laquelle Nestlé Waters affirmait en 2022 que les décharges pourraient avoir « un impact sur la qualité des eaux ».

Les taux de microplastiques dans les eaux minérales naturelles ne sont pas réglementés. Ces substances inférieures à cinq millimètres – et 1 000 fois moins pour les nanoplastiques – sont au cœur des négociations en cours à Genève jusqu’au 14 août pour tenter d’élaborer le premier contre la pollution plastique.

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Omniprésentes dans l’environnement et, donc, inhalées ou ingérées quotidiennement, leur effet sur la santé humaine est loin d’être tranché, mais de nombreuses études montrent qu’elles s’accumulent dans le sang, les organes et le système nerveux.

Le Monde avec AFP

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