Budget 2026 : à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu recourt au 49.3, premier d’une série de trois

Il n’a fallu que quelques minutes au premier ministre pour couper court à plus de trois cent cinquante heures de débat parlementaire. Ce mardi 20 janvier, devant l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a officiellement renoncé à sa promesse de ne pas recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, en engageant la responsabilité de son gouvernement une première fois sur la partie recettes du budget de l’Etat.

A la tribune du Palais-Bourbon, le chef du gouvernement a remercié les différents groupes ayant permis un vote sur le projet de financement de la Sécurité sociale, mais a constaté le blocage sur le projet de loi de finances. « Le Parlement ne pouvant prendre sa responsabilité jusqu’au bout de donner un budget à la nation à cause d’agissements de différents groupes politiques (…) qui devront en rendre compte devant les Français, le gouvernement engage sa responsabilité », a déclamé Sébastien Lecornu, devant un Hémicycle clairsemé.

Mis à part le Parti socialiste et le groupe LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires), les représentants de l’opposition ont tous dénoncé un « coup de force » d’un premier ministre qui avait failli à sa promesse. Les membres de La France insoumise, du Rassemblement national ainsi que les députés écologistes et communistes ont déjà annoncé leur volonté de déposer une motion de censure en réaction à l’utilisation du 49.3. Celles-ci devraient être examinées vendredi matin à l’Assemblée nationale, mais leur succès semble compromis puisque les socialistes ne les voteront pas.

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Le Danemark se dit ouvert au « dialogue » sur le Groenland mais ne sacrifiera pas « sa souveraineté »

La Premier ministre danoise souhaite continuer « un dialogue constructif avec ses alliés » mais dans le respect de l' »intégrité territoriale » du Danemark. « Nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté », a-t-elle insisté ce jeudi 22 janvier.

Le Danemark souhaite poursuivre « un dialogue constructif avec ses alliés » à propos du Groenland et de la sécurité dans l’Arctique mais dans le respect de son « intégrité territoriale », a déclaré ce jeudi 22 janvier la Première ministre Mette Frederiksen.

« Nous pouvons négocier tous les aspects politiques: sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J’ai été informée que cela n’avait pas été le cas », a déclaré dans un communiqué la Première ministre.

La question de la souveraineté n’a pas été abordée, a-t-elle confirmé, après l’annonce par le président américain Donald Trump d’un projet d’accord avec le secrétaire général de l’Otan.

Le sujet de la souveraineté pas abordé avec Donald Trump

Le chef de l’Otan a également assuré que le sujet de la souveraineté du Groenland n’avait pas été abordé lors des discussions avec Donald Trump. La Première ministre danoise a souligné qu’elle avait « coordonné ses efforts » avec le gouvernement groenlandais tout au long du processus de discussion.

« Nous avons entretenu un dialogue étroit avec l’Otan et j’ai moi-même régulièrement discuté avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, notamment avant et après sa rencontre avec le président Trump à Davos », a-t-elle expliqué.

« Le Royaume du Danemark souhaite poursuivre un dialogue constructif avec ses alliés sur les moyens de renforcer la sécurité dans l’Arctique, y compris le Golden Dôme américain, à condition que cela se fasse dans le respect de notre intégrité territoriale », répète-t-elle.

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« Un grand problème pour mon pays »: une carte à l’Assemblée nationale a failli provoquer un incident diplomatique avec l’Argentine

L’ambassadeur argentin Ian Sielecki a demandé à faire recouvrir une partie de la mappemonde accrochée derrière lui lors de son audition devant les députés, se refusant de parler devant une carte indiquant les îles Malouines comme un territoire britannique.

Ne pas sous-estimer le pouvoir des cartes. Auditionné par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale ce mercredi 21 janvier, l’ambassadeur de la République argentine Ian Sielecki a refusé de reconnaître la mappemonde accrochée derrière lui, frôlant l’incident diplomatique en ouverture de son propos.

L’objet de son agacement: la présentation des îles Malouines comme « britanniques ». L’archipel, appelé las islas Malvines en espagnol ou the Falkland Islands en anglais, est situé au large de la pointe sud de l’Argentine et forme un territoire britannique d’outre-mer. Toutefois, Buenos Aires revendique ces îles depuis plusieurs années. La guerre des Malouines a même éclaté entre les deux pays en 1982.

« Une atteinte à la souveraineté de mon pays »

« Je dois malheureusement vous signaler un petit problème Monsieur le président, qui est en fait un grand problème pour mon pays », souligne en préambule de son intervention Ian Sielecki. « Je viens de constater que je suis assis devant une carte qui montre les îles Malouines comme faisant partie du Royaume-Uni. »

« C’est comme demandé à l’ambassadeur de l’Ukraine de venir parler devant une carte qui montrerait le Lougansk ou la Crimée comme faisant partie légitimement de la Russie », a-t-il comparé.

L’ambassadeur estime que cette carte, affichée au sein de la Chambre basse, pose « un grand problème à différents niveaux, notamment juridiques ». Il s’est ainsi refusé de parler devant cette carte. « Cela revient à légitimer une situation qui constitue une atteinte, un attentat, à la souveraineté de mon pays, à la dignité même de la nation argentine, et surtout une violation flagrante du droit international. »

Un post-it pour recouvrir les îles Malouines

Le président de la commission des affaires étrangères Bruno Fuchs a bien tenté de désamorcer la situation, en expliquant que la carte ne nie pas le caractère contesté de l’archipel puisqu’il y est inscrit Royaume-Uni « entre parenthèses ».

Mais l’ambassadeur argentin insiste et demande de faire en sorte de « recouvrir cette carte », sans quoi il ne parlera pas devant les députés. Après un premier refus polis de Bruno Fuchs, une personne dans la salle propose une solution: un post-it.

Un administrateur de l’Assemblée nationale recouvre les îles Malouines d’un post-it lors de l’audition de Ian Sielecki, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République argentine, le mercredi 21 janvier 2026. © Capture d’écran Assemblée Nationale

Finalement, Ian Sielecki interviendra comme prévu, devant une mappemonde sur laquelle sera apposée un large post-it. Les îles Malouines, située par le fruit du hasard juste derrière l’ambassadeur, ont ainsi été entièrement recouvertes pendant toute la durée de son audition.

L’archipel des Malouines compte aujourd’hui un peu plus de 3.600 habitants. Le territoire est autonome, le Royaume-Uni étant uniquement responsable des affaires étrangères et de la bonne gouvernance des îles. Très majoritairement anglophone, la population des Malouines avait par ailleurs voté à la quasi-unanimité (99,8%) en 2013 le maintien de leur statut britannique. L’Argentine avait dénoncé une « manipulation » et une « initiative irresponsable de mauvaise foi ».

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Capgemini accélère ses suppressions de postes

Devant des bureaux de Capgemini, à Nantes, le 13 février 2024. STEPHANE MAHE/REUTERS

Capgemini confirme les inquiétudes qui grandissaient depuis plusieurs mois au sein de l’entreprise. Le groupe français de services informatiques a informé ses représentants du personnel, mardi 20 janvier, de la mise en œuvre d’un « projet d’adaptation des compétences et des emplois exclusivement fondé sur le volontariat ». Celui-ci « pourrait entraîner jusqu’à 2 400 suppressions de postes » en France, soit un peu moins de 7 % de ses effectifs dans l’Hexagone (environ 35 000 personnes).

Des reconversions internes vers des « métiers d’avenir », selon les termes de la société, seront proposées aux salariés. Ces derniers pourront aussi quitter le groupe dans le cadre d’une future rupture conventionnelle collective. Ces « deux dispositifs sont fondés sur le volontariat », insiste Capgemini.

« Nous allons analyser le rapport entre mobilité interne (nombre d’ouvertures de postes) et la mobilité externe (rupture conventionnelle collective) dans ce projet. En clair, quelle est la réduction d’effectif visée par la direction, ce qui n’est pas clairement indiqué », a réagi la CFTC Capgemini sur son site Internet.

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Tirs de policiers, port du voile, travail le 1er-Mai: la droite défend ses textes à l’Assemblée nationale

Le groupe de députés LR, qui a la main sur l’ordre du jour de la chambre basse de 9 heures à minuit, veut mettre en avant ses fondamentaux idéologiques, notamment dans le domaine régalien.

Les députés LR défendront ce jeudi 22 janvier leur « pilier » régalien, lors d’une journée réservée à leurs textes allant des conditions de tir des forces de l’ordre au port du voile chez les mineures, tout en escomptant décrocher d’autres victoires pour « la France qui travaille ».

De 9h à minuit pile, les parlementaires du groupe Droite républicaine auront la main sur l’ordre du jour. L’occasion, selon leur patron Laurent Wauquiez, de combattre une « inversion des valeurs », notamment sur le régalien.

Son groupe défendra dans la journée un texte devant « reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre » faisant usage de leur arme à feu. Une façon selon le rapporteur Ian Boucard (LR) de leur « éviter une forme d’inhibition ».

« Presque que des textes RN »

La notion de présomption de légitime défense n’a toutefois pas convaincu les macronistes en commission. Et le gouvernement, qui devrait être représenté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, tentera d’unir son camp derrière une nouvelle rédaction.

Elle dispose que les agents de police nationale et les gendarmes ouvrant le feu « sont présumés avoir agi » dans le cadre des cas prévus par la loi.

« Une présomption qui pourrait « être renversée par tout élément de preuve contraire », selon l’amendement gouvernemental. L’exécutif entend aussi assurer que les agents qui ne portent pas l’uniforme ou des insignes apparents puissent recourir à leur arme à feu pour prévenir plusieurs meurtres ou tentatives de meurtres rapprochés.

Si LR est favorable à la réécriture, la gauche devrait voter massivement contre le texte.

En commission, Thomas Portes (LFI) s’était inquiété qu’on « abaisse le seuil d’ouverture du feu (et) qu’on banalise l’usage des armes » quand « les tirs policiers sont déjà trop nombreux et mortels ».

La Ligue des droits de l’Homme, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la Magistrature alertent eux contre « un recul dévastateur ».

À l’inverse, le Rassemblement national soutiendra le texte, comme plusieurs autres défendus par LR jeudi. « C’est presque que des textes RN », ironise un député lepéniste. « Personne n’a le monopole de la défense des forces de l’ordre », rétorque Laurent Wauquiez.

Travail le 1er-Mai

En tout début de journée, le groupe LR a bon espoir de faire passer une résolution, non contraignante, appelant la Commission européenne à lancer une procédure pour inscrire les Frères musulmans « et ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes ».

Si le temps et la longueur des débats le permettent, le groupe entend aussi défendre une entrave controversée au port du voile islamique par des mineures dans l’espace public.

Le texte veut interdire aux parents d' »imposer » ou « autoriser » une fille mineure « à porter dans l’espace public une tenue destinée à dissimuler sa chevelure ».

En commission plusieurs parlementaires, y compris au camp gouvernemental, ont critiqué une rédaction qu’ils jugent inapplicable ou inconstitutionnelle.

Gabriel Attal, patron de Renaissance, est favorable à une interdiction jusqu’à 15 ans, mais ses troupes ne sont pas unanimes. Et la gauche est vent debout contre un texte de « débat de primaire entre la droite extrême et l’extrême droite » (Hervé Saulignac, PS).

En sus du régalien, le groupe LR espère décrocher des victoires pour « la France qui travaille ».

Principalement sur un texte centriste venu du Sénat, pour sécuriser le travail de salariés de certains commerces (fleuristes, boulangers…) ou d’établissements culturels, le 1er-Mai.

Anticipant des critiques à gauche, sur une remise en cause d’un jour férié, le rapporteur Thibault Bazin (LR) défend un texte « circonscrit », censé répondre notamment à des inquiétudes de boulangeries, qui s’étaient vues adresser des amendes pour avoir ouvert le 1er-Mai.

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Pourquoi le roi du Maroc a accepté de rejoindre le « conseil de la paix » de Donald Trump

Un panneau d’affichage installé par la « Coalition pour la sécurité régionale », une initiative politique et sécuritaire israélienne, représentant notamment le président américain Donald Trump, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, et le roi du Maroc Mohammed VI. A Tel-Aviv, le 26 juin 2025.  JACK GUEZ/AFP

Mohammed VI est le premier chef d’Etat africain et arabe à l’avoir annoncé : à l’invitation de Donald Trump, le Maroc rejoindra le « conseil de la paix » voulu par le président américain, a indiqué le ministère marocain des affaires étrangères, lundi 19 janvier. Le royaume chérifien s’apprête à intégrer un organisme aux visées encore floues : initialement destiné à accompagner le plan de paix pour Gaza, il pourrait remplir d’autres missions, voire concurrencer l’Organisation des Nations unies (ONU), honnie par le locataire de la Maison Blanche.

L’annonce de la diplomatie marocaine intervient alors que le Maroc est pressenti pour participer à la force internationale de stabilisation dans l’enclave palestinienne. Selon le journaliste israélien Barak Ravid, du site américain Axios, le premier ministre marocain Aziz Akhannouch affirmait au Forum économique mondial de Davos, mardi, que « le Maroc envisage d’envoyer des soldats à Gaza ». Des propos aussitôt démentis par l’entourage du chef du gouvernement. « Aziz Akhannouch a uniquement confirmé l’accord de Mohammed VI à rejoindre le conseil de paix », écrivait le site marocain Le Desk, en milieu d’après-midi.

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Collision de trains en Espagne: le bilan s’alourdit à au moins 42 morts

Hier à 18h33

Deux jours après la catastrophe ferroviaire, « toutes les hypothèses restent ouvertes »

Ce direct consacré à la catastrophe ferroviaire survenue dimanche en Espagne est terminé.

Au moins 42 personnes sont mortes dans la collision de trains d’Adamuz, après la découverte d’un nouveau corps dans le train Alvia. 

Après avoir rendu visite aux victimes hospitalisées à Cordoue, le roi Felipe VI leur a adressé « toute l’affection de l’Espagne ».  « Cela a été un choc très fort pour tout le monde », a déclaré le monarque.

Le gouvernement assure que « toutes les hypothèses restent ouvertes » mais écarte un sabotage des voies.

Hier à 18h04

Le bilan s’alourdit à au moins 42 morts

Au moins 42 personnes sont mortes dans la catastrophe ferroviaire d’Adamuz, après la découverte d’un nouveau corps dans le train Alvia.

Les services de secours ont découvert un nouveau corps dans le train Alvia, ont indiqué des sources au sein du ministère des Transports à ABC. Le précédent bilan faisait état de 41 morts.

Hier à 17h29

Un syndicat avait alerté en août sur les problèmes d’infrastructures sur certaines lignes, dont celle où l’accident a eu lieu

En août dernier, le syndicat ferroviaire espagnol Semaf, avait envoyé un courrier à l’Adif, qui gère le réseau ferroviaire espagnol, pour alerter sur un problème d’infrastructure sur certaines lignes à grande vitesse, dont celle où l’accident a eu lieu. Il n’a jamais eu de réponse à sa lettre.

Dans cette lettre que BFMTV a pu consulter, le syndicat faisait part de sa « profonde préoccupation sur l’état général des lignes ». Face à la dégradation de l’état des lignes, le syndicat recommandait d’abaisser la vitesse maximale des trains à 250 km/h (contre 300 km/h actuellement).

Hier à 17h24

La liaison ferroviaire entre Madrid et l’Andalousie reste suspendue « jusqu’à nouvel ordre »

La circulation sur la ligne à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie reste suspendue « jusqu’à nouvel ordre », a annoncé l’Adif, qui gère le réseau ferroviaire espagnol.

La circulation à grande vitesse entre Madrid, Cordoue, Séville, Malaga et Grenade reste suspendue, tout comme les liaisons vers Huelva, Cadix et Algésiras.

« Une fois que les autorités policières et judiciaires auront terminé leur travail sur le lieu de l’accident, les trains concernés pourront être retirés », a indiqué Adif dans un communiqué.

Hier à 17h20

L’enquête centrée sur une fissure de 30 centimètres sur la voie

Selon les médias espagnols, l’enquête est centrée sur l’existence d’une fissure de plus de 30 cm de long sur la voie à l’endroit de l’accident.

Citant « des techniciens » ayant eu accès à l’enquête, le quotidien El Mundo estime ainsi que cette fissure serait le résultat d' »une mauvaise soudure ou d’une soudure qui s’est détériorée en raison de la circulation (des trains) ou du climat » et y voit « une cause plus que probable » du déraillement d’un des deux trains à l’origine de la tragédie.

Le gouvernement a d’ores et déjà écarté l’hypothèse d’un sabotage.

Hier à 16h54

Seule rescapée de sa famille, une fillette de six ans est devenue orpheline

Deux jours après la catastrophe ferroviaire d’Adamuz, en Andalousie, qui a fait au moins 41 morts et plusieurs dizaines de blessés, l’Espagne est en deuil. Dans les médias espagnols, les histoires individuelles des victimes se superposent au drame collectif.

C’est le cas de celle de la famille Zamorano Álvarez, dont cinq membres voyageaient dans l’un des premiers wagons du train Alvia, dont certaines voitures ont déraillé. Sur les cinq membres de cette famille, seule la petite dernière, âgée de six ans, a survécu. D’après les médias, dont El País, la fillette a été retrouvée, errant seule sur les voies et parmi les débris, par des secouristes.

>> Notre article complet est à lire ici.

Hier à 16h34

10 corps désormais formellement identifiés, 43 personnes toujours portées disparues

Le nombre de victimes du drame identifiées s’élève désormais à 10, rapportent les médias espagnols.

L’identification des victimes de l’accident ferroviaire progresse grâce aux empreintes digitales, tandis que la liste des personnes disparues compte encore 43 noms.

Hier à 16h04

Trois corps récupérés dans le train qui a déraillé

Les trois corps qui avaient été localisés par les services de secours et qui se trouvaient toujours à l’intérieur du train Alvia dont les deux derniers wagons ont déraillé à Adamuz ont été récupérés, ont indiqué des sources officielles à El Pais.

Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska avait confirmé la présence d’au moins trois corps à l’intérieur du convoi accidenté, qui devaient être extraits à l’aide d’engins lourds.

Hier à 15h41

Le couple royal salue « l’effort collectif » lors du drame

Le roi Felipe VI et la reine Letizia ont remercié et salué « l’effort collectif » le soir du drame. « Nous tenons à saluer le très grand professionnalisme de toutes les personnes qui ont participé à la gestion de l’urgence, d’où qu’elles viennent, ainsi que la volonté de toutes les administrations de mettre la main à la pâte et de tout coordonner », a déclaré le roi après avoir rendu visite aux personnes hospitalisées à Cordoue.

« Un pays a de nombreuses façons de manifester sa force, et l’une d’entre elles est la manière dont il gère les urgences et coordonne les services, afin que les personnes se sentent soutenues et protégées (…) Cela aurait pu être bien pire, et la rapidité de l’intervention a permis de minimiser le nombre de victimes mortelles », a-t-il ajouté.

Hier à 15h39

Le roi Felipe VI adresse « toute l’affection de l’Espagne » aux victimes

Après avoir rendu visite aux victimes hospitalisées à Cordoue, le roi Felipe VI leur a adressé « toute l’affection de l’Espagne ». « Cela a été un choc très fort pour tout le monde », a déclaré le monarque.

Il a également déclaré avoir transmis aux victimes et à leurs familles son souhait « qu’elles se rétablissent le plus rapidement possible ».

Le monarque a ajouté que les familles se sont montrées « très émues et très reconnaissantes ».

Hier à 14h59

Des funérailles nationales vont être organisées en hommage aux victimes

Le gouvernement a entamé la planification de funérailles nationales pour les victimes de l’accident ferroviaire d’Adamuz, en coordination avec la Maison royale et les administrations concernées, rapporte El Mundo.

« Nous devons attendre le moment opportun pour l’annoncer. Ce sera dans les prochaines semaines, mais il ne faut pas précipiter les choses, ce serait douloureux pour les victimes », ont indiqué des sources du palais de Moncloa au média espagnol. Le lieu n’a pas encore été décidé.

Hier à 14h33

Le roi Felipe et la reine Letizia applaudis à leur arrivée au centre civique de Cordoue

Après leur visite sur les lieux du drame, le couple royal espagnol est arrivé au centre civique de Poniente Sur, à Cordoue.

D’après El Pais, le roi Felipe VI et la reine Letizia ont été applaudis par des familles de victimes qui les attendaient devant le centre, qui accueille les proches des victimes.

Hier à 14h29

Des chiens de la Guardia Civil inspectent les wagons accidentés pour chercher des victimes

Dans une vidéo partagée sur X, la Guardia Civil a montré l’inspection des wagons accidentés par des chiens spécialisés afin de rechercher des restes humains et identifier les victimes du drame.

Hier à 14h23

Le couple royal a quitté les lieux de l’accident et va se rendre à Cordoue

Sur X, le président de la communauté de l’Andalousie Juan Manuel Moreno a partagé des images de la visite du roi Felipe VI et de la reine Letizia sur les lieux du drame. « Il est encourageant et réconfortant de savoir que le chef de l’État est toujours aux côtés du peuple lorsque la tragédie nous déchire le cœur », a-t-il écrit.

Le couple royal a désormais quitté Adamuz et est attendu à l’hôpital universitaire de Cordoue pour visiter les blessés et leurs proches avant de se rendre au centre civique Poniente Sur de la même ville pour rencontrer les professionnels de santé prenant en charge les victimes.

Hier à 14h10

Le roi Charles a fait part de sa « tristesse » et a adressé ses « prières » au roi d’Espagne

Le roi Charles III d’Angleterre a adressé aujourd’hui un message au roi Felipe VI d’Espagne pour lui exprimer sa « profonde consternation et sa tristesse » suite à l’accident ferroviaire d’Adamuz.

Dans ce message, publié sur X en son nom et au nom de son épouse Camilla, il assure le peuple espagnol de ses « prières les plus sincères » dans ce moment de « grande tristesse ».

Hier à 13h17

Deux jours après l’accident, le gouvernement assure que « toutes les hypothèses restent ouvertes » mais écarte un sabotage

Que s’est-il passé à Adamuz dimanche? Alors que les experts évoquent un accident « étrange », le gouvernement a assuré que « toutes les hypothèses restent ouvertes ». L’enquête n’a pas encore tranché entre une défaillance de la voie ou du train, comme l’a expliqué le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska à l’issue du Conseil des ministres, pointant que l’hypothèse d’un sabotage a été écartée.

« La possibilité d’un sabotage n’a jamais été envisagée. Depuis le début, on a parlé de questions techniques liées au transport ferroviaire », a-t-il affirmé. Il n’y a « jamais eu le moindre élément permettant de l’envisager », a-t-il dit.

« Suite aux inspections sur place, il a été déterminé qu’une analyse en laboratoire des rails à l’endroit où le déraillement a commencé sera nécessaire, ainsi qu’une inspection des essieux du train Iryo », a-t-il détaillé.

Hier à 12h33

Le roi d’Espagne Felipe VI et la reine Letizia sont arrivés sur place

Le roi Felipe VI et la reine Letizia viennent d’arriver sur les lieux de l’accident à Adamuz. Ils discutent notamment avec les autorités du poste de commandement avancé.

Ils étaient déjà accompagnés de la ministre des Finances, María Jesús Montero, et ont été rejoints par le ministre des Transports, Óscar Puente, et le président du gouvernement régional d’Andalousie, Juan Manuel Moreno.

Hier à 12h16

Près de 3.000 poches de sang collectées en une journée en Andalousie

Grâce à la solidarité des Espagnols, l’Andalousie a collecté 2.990 poches de sang pour aider à la prise en charge des victimes, soit trois fois la quantité habituellement collectée en une journée.

« Les réservations sont garanties pour les prochains jours », salue le conseiller à la Santé de la présidence de la région andalouse Antonio Sanz Cabello. « Merci à tous! »

Hier à 11h34

Le roi d’Espagne Felipe VI et son épouse attendus à Adamuz à 12h20

Le roi d’Espagne Felipe VI et son épouse Letizia sont attendus à partir de 12h20 à Adamuz, a précisé la maison royale. Ils se rendront ensuite à Cordoue, notamment à l’hôpital Reina Sofía qui accueille plusieurs blessés de l’accident et au centre civique qui prend en charge les familles des victimes.

Le couple royal est accompagné de la ministre des Finances María Jesús Montero.

Hier à 11h02

Le parti animaliste espagnol demande une autorisation spéciale pour secourir un chien victime de l’accident

Depuis dimanche, le témoignage d’Ana García Aranda bouleverse l’Espagne. À bord du wagon numéro 7 du train Iryo, la jeune femme de 26 ans a parlé aux médias espagnols alors qu’elle était encore sous le choc, pansements sur le visage.

Après avoir raconté l’accident, et notamment les blessures de sa sœur, Ana a fondu en larmes, évoquant la perte de son chien Boro. « Je le cherche. S’il vous plaît, si vous pouvez aider à chercher les animaux. Eux aussi font partie de la famille. »

Face à sa détresse, certains internautes ont repéré dans les flux en direct montrant les secours sur le site de l’accident un chien noir errant autour du site, correspondant aux photos diffusées de Boro.

L’histoire de Boro a pris tant d’ampleur que le président du parti animaliste espagnol a demandé en « urgence » une autorisation au ministère de l’Intérieur et à la Guardia civil pour faciliter l’accès d’une équipe spécialisée afin de secourir Boro.

Hier à 10h39

Le ministre des Transports nie tout lien entre l’accident et un éventuel manque d’investissements

Interrogé ce matin sur la radio Onde Cero sur un potentiel manque d’investissements pouvant être lié à l’accident ferroviaire, le ministre des Transports espagnol Óscar Puente a tout de suite balayé cette hypothèse d’un revers de la main.

Il estime que « dans ce cas précis, dire cela est inapproprié ». « Parce que la ligne a été entièrement rénovée avec un investissement de 700 millions d’euros et ces travaux se sont finis l’an passé. »

S’il reconnaît des manques d’investissements sous les gouvernements précédents, il souligne que les investissements entrepris ces dernières années dans toute l’Espagne « dépassent les 6 milliards d’euros ».

Hier à 10h19

Deux grues supplémentaires mobilisées pour lever les wagons accidentés

Les opérations pour préparer le retrait des débris et des wagons et sécuriser la zone ont duré toute la nuit jusqu’au petit matin. Deux grues supplémentaires ont rejoint l’opération de dégagement des wagons, où les voitures accidentées et les plus lourds débris devraient commencer à être évacués dans la journée.

Hier à 10h10

Une augmentation « considérable » des dons de sang, l’Espagne salue « l’exemplarité » de ses citoyens

La ministre de la Santé espagnole Mónica García a salué hier « l’exemplarité » du peuple espagnol qui a augmenté « considérablement les dons de sang, permettant ainsi à l’Andalousie de satisfaire ses besoins immédiats ».

Les autorités et services de santé recommandent aux Espagnols de donner son sang par groupes, tout au long de la semaine, pour assurer un approvisionnement suffisant jusqu’à la fin de la prise en charge des victimes.

Hier à 09h24

La première voiture à avoir déraillé n’a pas encore été examinée

Le ministre des Transports espagnol Óscar Puente, invité de la radio espagnole Onda Cero ce matin, a précisé que la voiture numéro 6 du train Iryo, vraisemblablement la première à avoir déraillé, n’a pas encore été examinée par les scientifiques.

« Elle fait actuellement l’objet d’une enquête, c’est pourquoi nous ne pouvons pas la retirer tant que la Guardia civil n’aura pas pris de photos et prélevé des échantillons des débris. »

Hier à 08h48

Le bilan s’élève désormais à 41 morts

L’agence de presse espagnole EFE annonce un nouveau bilan de 41 morts ce matin. Plus tôt dans la matinée, le journal El Mundo avait annoncé qu’un nouveau corps avait été découvert dans les décombres du train Iryo.

La présidence de la région d’Andalousie et l’Agence andalouse des situations d’urgence ont confirmé que la dernière victime a été retrouvée « hier soir dans l’un des wagons du train Iryo ».

Hier à 08h45

Tous les blessés de l’accident ont été identifiés

Toutes les personnes blessées lors de l’accident ont été identifiées, a indiqué une source du gouvernement andalou au journal El Mundo. Au total, 122 victimes avaient été prises en charge dans différents hôpitaux. 41 personnes sont encore hospitalisées ce matin, dont quatre enfants.

Plusieurs victimes mortes à la suite de l’accident sont quant à elles toujours en cours d’identification. Trois corps incarcérés n’ont également pas encore été sortis des décombres des trains.

Hier à 08h18

Un « plan de transport alternatif » entre Madrid et l’Andalousie mis en place au moins jusqu’au 2 février

Dès aujourd’hui, la Renfe a annoncé mettre en place un « plan de transport alternatif » entre Madrid et l’Andalousie. La région du sud de l’Espagne n’est plus reliée à la capitale par la ligne à grande vitesse en raison du lieu de l’accident, qui bloque le trafic à l’entrée de l’Andalousie.

Des liaisons vers Cordoue se feront notamment en bus et certains services spéciaux emprunteront les lignes ferroviaires classiques au lieu de la LGV.

Le ministre des Transports, Óscar Puente, a déclaré que le service ferroviaire à grande vitesse vers l’Andalousie devrait rouvrir le 2 février.

Hier à 07h49

Cinq victimes identifiées sur les 40 corps localisés

L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe a annoncé que cinq personnes mortes ont déjà été identifiées lors d’autopsies. Hier soir, le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska avait confirmé que 23 autopsies avaient déjà été réalisées.

Hier à 07h32

Les wagons endommagés retirés des rails dès aujourd’hui

Les wagons les plus endommagés par l’accident vont être retirés des rails dans la journée à l’aide de grues, a confirmé le ministre des Transports dans plusieurs interviews télévisées hier soir. Une étape importante, mais également redoutée par les autorités qui répètent depuis deux jours espérer ne retrouver aucun corps coincé sous les décombres.

« C’est très complexe, très difficile d’accès », a-t-il insisté sur la RTVE.

Toutefois, le nombre de personnes signalées disparues et le nombre de corps retrouvés ou localisés correspond, selon le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, ce qui peut laisser entendre que seuls les trois corps encore dans le train de la Renfe, actuellement inaccessibles, pourraient être retrouvés.

Hier à 07h16

40 corps localisés, trois corps encore « dans le train Alvia »

Le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a expliqué hier soir sur la RTVE que les autorités ont reçu « 43 signalements de personnes disparues ». Actuellement, « 40 corps ont été retrouvés et localisés » et « 37 d’entre eux ont été transférés à l’Institut médico-légal ». Hier soir, 23 autopsies avaient déjà été réalisées.

« Il reste trois corps dans le train Alvia », a-t-il conclu, assurant que les recherches sont toujours en cours. « On espère les retrouver et les transférer rapidement à l’Institut médico-légal de Cordoue. »

Hier à 07h08

39 blessés toujours hospitalisés

Un dernier bilan communiqué par le président du gouvernement régional d’Andalousie Juan Manuel Moreno, lors d’une interview sur Canal Sur, fait état de 39 personnes toujours hospitalisées. Plus de 80 personnes ont d’ores et déjà quitté l’hôpital.

Au total, l’Agence andalouse des situations d’urgence comptabilise 122 blessés après l’accident de trains, dont cinq enfants.

Hier à 06h41

L’hypothèse de la rupture d’une soudure évoquée dans la presse espagnole

Deux jours après l’accident, l’état de la voie ferrée est pointé du doigt. Rénovée au printemps dernier, elle serait pourtant au cœur de l’enquête selon les médias espagnols. Il est ainsi évoqué la rupture d’une soudure sur un rail, ce qui aurait causé le déraillement du premier train.

Des techniciens, présents lors de l’enquête, ont décrit à El Mundo une « rupture dans le rail longue de plus de 30 centimètres », qui serait dû à « une mauvaise soudure ou à une soudure qui s’est détériorée ».

L’enquête est toujours en cours pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, puisque cette brèche peut également être le résultat de l’accident qui a détruit une bonne partie de la voie ferrée. « Le nœud du problème, c’est de savoir s’il s’agit de la cause ou d’une conséquence de l’accident », a réagi le ministre des Transports Óscar Puente sur la RTVE hier soir, affirmant que toutes les hypothèses restaient possibles.

Le président de la Renfe avait affirmé hier qu’il était « pratiquement exclu » que l’accident soit dû à une vitesse excessive ou une erreur humaine.

Hier à 06h27

Le roi et la reine d’Espagne attendus aujourd’hui sur les lieux de l’accident

Le roi et la reine d’Espagne ont écourté leur voyage à Athènes, pour assister aux obsèques de la princesse Irène de Grèce, et ont annulé leurs rendez-vous afin de se rendre aujourd’hui à Adamuz, sur les lieux de l’accident.

« Je comprends le désespoir des familles », a réagi le roi hier face à la presse depuis Athènes. Toute la famille royale a fait part de sa « consternation » et de son « inquiétude ».

Hier à 06h09

Les circonstances de l’accident sont toujours floues ce matin

Pour le moment, la cause de cet accident est toujours inconnue. Le ministre des Transports a par ailleurs qualifié cette collision d' »extrêmement étrange ». Les experts ferroviaires sont « extrêmement perplexes » face à cet accident, avait ajouté le ministre face à la presse.

La compagnie ferroviaire Iryo a expliqué hier que la dernière révision du train à grande vitesse qui a déraillé avant de percuter l’autre train avait pourtant eu lieu jeudi.

Collision en Espagne : une tragédie et des questions – 19/01

Hier à 06h05

Le Premier ministre espagnol a décrété hier trois jours de deuil national

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et promis hier « une transparence absolue » sur les causes de l’accident ferroviaire.

« Nous ferons toute la lumière sur cette affaire en toute transparence », a-t-il assuré en s’en remettant au travail des experts.

Hier à 06h00

Le bilan s’élève à au moins 40 morts, des dizaines de blessés

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l’accident de trains survenu dimanche en fin de journée en Espagne, aux abords d’Adamuz en Andalousie. Selon le dernier bilan communiqué à la presse par les autorités de la région d’Andalousie, la collision a fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés.

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A Lille, après la mort d’un étudiant en médecine, relaxe requise pour trois étudiants poursuivis pour bizutage

Lors de la comparution du président de l’université Santé de Lille à la suite de la mort de Simon Guermomprez, au tribunal de Lille, le 20 janvier 2026. BAZIZ CHIBANE/« VOIX DU NORD »/MAXPPP

Au premier rang, serrés l’un contre l’autre, les parents et les sœurs de Simon Guermonprez attendent ce moment depuis cette nuit de juillet 2021 où ils ont appris la mort de leur fils et frère. Simon venait de réussir sa première année de médecine, dans quelques jours il allait fêter ses 20 ans. Ce soir-là, il célébrait sa réussite au concours avec d’autres étudiants.

Son corps a été retrouvé dans la nuit sur l’autoroute qui passe près de chez eux, dans la campagne du Mélantois, non loin de Lille. Un Uber l’avait ramené. On sait qu’il a fait un selfie sur le pont enjambant l’autoroute, on pense que son téléphone y est tombé et qu’il est descendu pour le récupérer. Un camion l’a percuté. C’est la thèse, une supposition au fond, faute d’autre explication rationnelle à ce drame.

Quelques heures avant, Simon participait à une soirée d’intégration. Un groupe de deuxième année avait préparé les bassines pour mélanger alcool fort et jus de fruit, les seringues pour faire boire, la musique pour ambiancer la soirée. De ce groupe, il n’en reste que trois devant le tribunal de Lille. Juliette B. est interne en médecine générale, Samuel L. est en sixième année, Aude L. est également interne, à l’hôpital de Lens.

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Budget 2026: les motions de censure de LFI et du RN seront examinées ce vendredi à partir de 9 heures

Le 20/01 à 22h44

Sébastien Lecornu utilise l’article 49.3, deux motions de censure seront étudiées ce vendredi

Ce direct consacré à l’actualité politique est désormais terminé, merci de l’avoir suivi sur BFMTV.com.

Sébastien Lecornu a utilisé l’article 49.3 sur le volet « recettes » du budget de l’État. Déplorant que « le texte ne soit plus votable », le Premier ministre a dénoncé à la tribune de l’Assemblée nationale « les agissements de différents groupes (…) qui devront en rendre compte devant l’Histoire ».

Deux motions de censure ont été déposées: l’une soutenue par l’extrême droite et l’autre par La France insoumise, les écologistes et les communistes. Les deux textes, qui ont peu de chances d’aboutir à la chute du gouvernement, seront étudiés ce vendredi matin à l’Assemblée nationale.

Le 20/01 à 19h27

La porte-parole du gouvernement assure que le budget 2026 ne prévoit pas « de hausse du coût du travail et de hausse d’impôts pour les ménages »

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon assure que « ce budget n’est pas un budget de matraquage fiscal ni vis-à-vis des ménages ni vis-à-vis des entreprises ».

« Le taux de prélèvement obligatoire en 2026 sera inférieur à ce qu’il était en 2019, la dernière année où on a eu un déficit à 3% », détaille-t-elle sur notre antenne.

« Il n’y a pas de hausse du coût du travail et pas de hausse d’impôts pour les ménages », poursuit Maud Bregeon. Cette dernière indique sur BFMTV que le recours du 49.3 par Sébastien Lecornu n’a pas été « une décision pas facile à prendre ».

Le 20/01 à 19h09

Valérie Pécresse déplore un « budget de survie » qui contient « trop de dépenses »

Sur notre antenne, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse estime que le budget est « mauvais ». « C’est un mauvais budget, un budget de survie et pas de redressement national », déplore-t-elle sur notre antenne, estimant que le texte contiendra « trop de dépenses et pas assez de réduction des déficits ».

« Les entreprises vont trinquer », prédit la présidente de la région Île-de-France sur BFMTV.

Le 20/01 à 18h23

Éric Ciotti demande « du courage » aux Républicains pour « renverser ce gouvernement socialiste »

Le président de l’Union des Droites Éric Ciotti annonce, sans surprise, que son groupe déposera avec ses alliés du RN une motion de censure. Le député des Alpes-Maritimes demande « du courage » aux Républicains afin de « renverser ce gouvernement socialiste ».

Le 20/01 à 18h00

Le Rassemblement national accuse le gouvernement de « mentir et de faire beaucoup de temps à la France »

Le Rassemblement national accuse le gouvernement de « mentir et de faire beaucoup de temps à la France ». « Notre pays a besoin de stabilité, pas de responsables politiques prêts à se compromettre comme ceux du PS et de LR », poursuit le parti d’extrême droite sur ses réseaux sociaux.

Le 20/01 à 18h00

La motion de censure portée par La France insoumise a été « déposée en commun » avec les écologistes et les communistes

La motion de censure portée par La France insoumise a été « déposée en commun » avec les groupes écologistes et communistes à l’Assemblée nationale, selon le coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard.

« Nous appelons tous les parlementaires à la voter pour empêcher un budget qui serait catastrophique pour le pays », écrit-il.

Le 20/01 à 17h43

Les motions de censure de LFI et du RN seront examinées ce vendredi à partir de 9 heures

Les motions de censure, portées par La France insoumise et le Rassemblement nationale, seront examinées ce vendredi à partir de 9 heures, indique l’entourage de la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.

Le 20/01 à 17h19

Yaël Braun-Pivet « déplore évidemment » l’utilisation par Sébastien Lecornu du 49.3

La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet « déplore évidemment » l’utilisation par Sébastien Lecornu de l’article 49.3 de la Constitution.

« Cette séquence de discussions parlementaires n’a satisfait personne. Nous n’arrivons réussi qu’à parler de taxes, de taxes… Nous n’avons jamais abordé le fond de ce qui constitue un budget. C’est dommage », regrette Yaël Braun-Pivet pour qui il n’est « pas possible de continuer comme ça ».

Le 20/01 à 17h07

Sébastien Lecornu annonce recourir à l’article 49.3 sur le volet « recettes » du budget de l’État

À la tribune de l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce recourir à l’article 49.3. sur le volet « recettes » du budget de l’État.

Le 20/01 à 15h47

La Banque de France salue la réduction du déficit prévue dans le budget

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a salué la réduction du déficit public projetée par le gouvernement, à 5% du PIB, « une bonne nouvelle » selon lui.

« Là nous avons une bonne nouvelle depuis hier, puisque le Premier ministre a annoncé un déficit de 5%, ce qui est un pas important pour le réduire », a affirmé le gouverneur sur Bloomberg TV à Davos (Suisse).

« Il faudra que ce soit suivi d’autres pas les années suivantes. Et nous aurons probablement un budget, donc c’est la bonne nouvelle d’hier », a-t-il ajouté.

« Maintenant voyons précisément le contenu, et ce qui se passera lors du débat parlementaire. Mais je dirais que dans un ciel qui est couvert de nuages, il y a un peu plus de lumière concernant la politique budgétaire française », a-t-il jugé.

Le 20/01 à 15h13

Amélie de Montchalin affirme que le gouvernement s’est tourné vers « des partis qui ont souhaité que le pays avance »

« Avec le Premier ministre, nous avons fait le choix de nous tourner vers des partis de gouvernement qui ont souhaité que le pays avance », a déclaré dans l’hémicycle la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, interrogée en ouverture des questions au gouvernement par le député RN Philippe Lottiaux.

« Vous avez parié sur l’échec de ce budget et l’instabilité », a-t-elle ajouté en s’adressant au groupe du Rassemblement national.

Le 20/01 à 12h09

Les Écologistes confirment qu’ils voteront la censure après la « diversion grossière » de Sébastien Lecornu

Face au « grotesque » de la situation actuelle, le porte-parole du groupe Écologiste à l’Assemblée nationale Benjamin Lucas confirme que son parti votera la censure.

« On arrive dans cette situation assez grotesque » où Sébastien Lecornu « a trahi sa propre parole, parole qui lui avait permis de rester » Premier ministre, dénonce Benjamin Lucas devant la presse. L’engagement de Sébastien Lecornu de ne pas recourir au 49.3 était finalement « une diversion grossière, méprisable, pour gagner du temps et pour endormir l’Assemblée nationale », fustige encore le député.

Le 20/01 à 10h09

Philippe Juvin, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, se dit « très inquiet »

« Tout le monde dit cocorico, nous allons être à moins de 5%, mais il y a un an, l’objectif était d’être à 4,7% », rappelle Philippe Juvin, député LR, sur radio J. « On présente un recul comme une victoire ».

Egalement rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Philippe Juvin se dit « très inquiet ». « La France est très malade. Les choses ne sont pas graves : elles sont très graves. Et si on ne la soigne pas, elle va mourir », ajoute-t-il.

Le 20/01 à 10h08

Un texte définitif prévu « autour du 2 ou 3 février » 2026

Après le recours au 49.3 confirmé par Sébastien Lecornu, l’adoption d' »un texte définitif » pourrait intervenir « autour du 2 ou 3 février » 2026, suggère le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, sur France 2.

Le 20/01 à 09h25

Pour le président du Medef, Patrick Martin, « l’État se renie »

« À nouveau l’État se renie », estime le président du Medef, Patrick Martin, dans un entretien au quotidien Les Échos publié aujourd’hui, après l’annonce hier de Sébastien Lecornu d’activer le 49.3.

Dans la copie du gouvernement, une concession accordée au Parti socialiste crispe particulièrement les patrons: le retour de la surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, censée rapporter huit milliards d’euros aux caisses de l’État.

« Les entrepreneurs s’exaspèrent d’être systématiquement la variable d’ajustement. À un moment, ça se paiera sur le plan économique », s’agace Patrick Martin dans les colonnes des Échos.

Le 20/01 à 08h51

LFI a « proposé » aux écologistes et aux communistes de déposer conjointement une motion de censure

La France insoumise a « proposé » aux groupes écologiste et communiste de déposer une motion de censure conjointement, en réaction au 49.3, indique la présidente des députés insoumis, Mathilde Panot, sur France Info.

« Cela devrait probablement se faire, ils en discuteront ce matin en groupe », précise-t-elle.

Sans les socialistes ou des députés de droite, cette disposition n’a aucune chance d’être adoptée, même si elle recueille les voix du reste de la gauche et de l’extrême droite.

Le 20/01 à 08h43

Jean-Philippe Tanguy assure que le RN votera la censure

Alors que Sébastien Lecornu a confirmé hier engager la responsabilité du gouvernement en activant le 49.3, Jean-Philippe Tanguy dit être certain que la copie finale du gouvernement inclura une hausse d’impôt pour les classes moyennes, justifiant une censure de la part du Rassemblement national.

« Le problème est que je suis sûr qu’il y aura des hausses d’impôts » pour les Français, déclare le député RN de la Somme sur BFM-RMC. Quoiqu’il en soit, « on votera quand même la censure », assure-t-il.

Le 20/01 à 08h42

Mathilde Panot tance un « gouvernement de menteurs »

Invitée de France Info, Mathilde Panot revient sur l’article 49.3 que Sébastien Lecornu utilisera une première fois ce mardi à l’Assemblée nationale pour adopter la partie recettes du budget de l’État.

« C’est un gouvernement de menteurs, puisqu’ils avaient promis de renoncer au 49.3 et ils se rendent compte qu’ils n’ont pas de majorité », dénonce la cheffe des députés de La France insoumise. Face à l' »impasse politique », elle rappelle que son mouvement prône un « retour aux urnes » et notamment une présidentielle anticipée.

Néanmoins, « nous sommes prêts à n’importe quelle élection », précise Mathilde Panot, alors que l’exécutif a laissé planer la menace d’une dissolution face aux motions de censure de LFI et du RN, examinées la semaine dernière. Celles-ci avaient été déposées pour protester contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.

En réponse au 49.3, LFI a promis de déposer une nouvelle motion de censure. D’autres devraient suivre, Sébastien Lecornu devant recourir à deux autres 49.3 pour faire passer son budget. L’adoption d’une motion de censure entraînerait non seulement le renversement du gouvernement, mais aussi le rejet du budget.

Le 20/01 à 08h29

Jérôme Guedj regrette l’activation du 49.3 par le Premier ministre

Sur Europe 1, le député socialiste, Jérôme Guedj, se dit « insatisfait » de l’issue des débats parlementaires à la suite de l’annonce de Sébastien Lecornu de recourir au 49.3.

« Je ne suis pas satisfait du fait qu’il y ait un recours au 49.3 parce que ce n’est pas un outil qui atteste d’une maturité démocratique. Le Premier ministre s’était engagé à notre demande à se dispenser du recours du 49.3, qui lors de précédents gouvernements (…) n’avait pas permis des discussions sur la totalité des articles du budget », déclare Jérôme Guedj.

Le 20/01 à 07h58

Olivier Faure assure que le PS ne censurera pas le gouvernement Lecornu

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, assure sur France Inter que le Parti socialiste ne censura pas le gouvernement de Sébastien Lecornu. « On n’a pas encore vu la copie finale, mais de ce que je comprends nos conditions de non-censure seront remplis donc nous ne censurons pas le gouvernement », soutient Olivier Faure.

« Quand personne n’a de majorité, il faut un changement culturel, c’est accepter de négocier y compris avec des gens qui vous font face. Je ne suis pas devenu macroniste et le Premier ministre n’est pas devenu socialiste, mais il y avait nécessité de composer » ensemble, ajoute le socialiste.

Le 20/01 à 07h58

Annie Genevard estime que Sébastien Lecornu a pris la « bonne décision »

Pour Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, Sébastien Lecornu a pris « la bonne décision » en choisissant d’activer le 49.3 pour faire passer la partie recette du budget.

« Le Premier ministre a pris la bonne décision, après des semaines de discussions, on risquait l’enlisement parlementaire », estime la ministre dans Bonjour La Matinale de TF1, saluant un « travail de compromis ». « Nous avons fait au mieux dans le contexte politique qui est le nôtre ».

Le 20/01 à 06h15

Emmanuel Macron estime que la copie budgétaire « permet au pays d’avancer »

Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué hier devant les ministres une copie budgétaire qui « permet de contenir le déficit à 5% » du Produit intérieur brut (PIB) et « permet au pays d’avancer ».

Le chef de l’État a souligné que ce travail avait « nécessité des compromis et des concessions de la part de chacun », a expliqué la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, devant la presse.

« La feuille de route est remplie et nous devons toutes et tous la défendre, en défendre le résultat », a-t-il ajouté devant ses ministres, selon les propos rapportés.

Le 20/01 à 06h04

Le député RN Jean-Philippe Tanguy invité du Face à Face sur BFMTV et RMC à 8h30

Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, et membre de la Commission des Finances à l’Assemblée nationale, sera l’invité du Face à Face sur BFMTV et RMC à 8h30.

Le 20/01 à 06h04

Les motions de censure déposées par LFI et le RN peuvent-elles faire tomber Sébastien Lecornu et son gouvernement?

Après l’annonce par Sébastien Lecornu de recourir au 49.3 sur la partie « recettes » du budget de l’État, La France insoumise et le Rassemblement national ont annoncé déposer chacun une motion de censure.

Pour que l’un de ces textes entraîne la chute du gouvernement, il faudrait décrocher le soutien des socialistes pour obtenir les 289 voix nécessaires à l’Assemblée nationale.

Or, le député PS de l’Essonne Jérôme Guedj a indiqué hier que l’utilisation par Sébastien Lecornu du 49.3 « ne donnera pas lieu à une censure des socialistes ».

Le 20/01 à 06h03

Sébastien Lecornu a annoncé recourir au 49.3 avec « regret » et « amertume »

Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré à l’actualité politique en France. Sébastien Lecornu a annoncé hier qu’il allait recourir aujourd’hui au 49.3 pour faire adopter le budget de l’État. Une décision prise avec « une certaine forme de regret et un peu d’amertume », selon le Premier ministre. Ce dernier regrette que les débats sur le budget de l’État se soient « largement gâtés » à partir de Noël, pointant du doigt « les tentatives de sabotage » de La France insoumise et du Rassemblement national.

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Fin de vie: le texte arrive au Sénat, l’Association pour le droit à mourir dans la dignité craint qu’il ne soit « détricoté par la droite »

Le Sénat examine à partir de ce mardi 20 janvier la proposition de loi sur l’aide à mourir adoptée par l’Assemblée nationale et le deuxième texte relatif aux soins palliatifs. Le président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), Jonathan Denis, s’attend à ce que la droite sénatoriale le modifie et cherche à gagner du temps jusqu’à la trêve estivale et l’élection présidentielle. « Ceux qui souffrent ne peuvent plus attendre 2027 », assure-t-il.

La réforme sur la fin de vie se fait encore attendre. Ce chantier avait été effleuré durant le premier mandat d’Emmanuel Macron dès 2018 avant d’être relégué derrière d’autres dossiers jugés plus urgents. Le président de la République l’avait promis en avril 2023. L’Assemblée nationale avait commencé à travailler lorsque la dissolution l’a interrompu. Finalement, les députés ont voté deux textes en mai dernier, un sur la fin de vie et l’autre sur l’accès aux soins palliatifs.

La proposition de loi du député Modem Olivier Falorni permet à une personne atteinte « d’une affection grave et incurable » et que son pronostic vital est engagé, de demander l’administration d’une substance létale. Le texte a ensuite été transmis à la commission des affaires sociales du Sénat, qui a limité l’aide à mourir « aux situations engageant le pronostic vital à court terme. »

Jonathan Denis, le président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) répond aux questions de BFM avant l’ouverture des débats.

Comment analysez-vous le travail de la commission des affaires sociales du Sénat après les nombreuses modifications effectuées sur le texte des députés?

« La commission des affaires sociales s’est réunie en catimini, en trois heures, sans diffusion et a détricoté tout le texte. Le droit à l’aide à mourir est supprimé, on parle maintenant d’une assistance médicalisée qui ne serait accessible qu’aux personnes qui auraient un pronostic vital engagé à court terme. C’est-à-dire plus que quelques heures ou quelques jours à vivre.

Il faut quelques jours pour pouvoir analyser leurs demandes, c’est-à-dire que, in fine, ce n’est pas applicable. Ils ne bénéficieraient jamais d’une demande d’aide à mourir.

Si vous ne pouvez pas vous administrer vous-même la substance, la commission a rajouté la nécessité pour un officier de police judiciaire d’être présent pour s’assurer que la personne n’ait pas de pression et que le soignant n’ait pas fait n’importe quoi ».

Telle que réécrite par cette commission sénatoriale, cette nouvelle loi ne pourrait pas bénéficier par exemple à des personnes atteintes de maladies dégénératives comme la maladie de Charcot?

« Dans l’inconscient collectif, c’est la maladie qui parle à tout le monde et Charles Biétry, qui en est atteint, porte le sujet de l’aide à mourir. Avec la maladie de Charcot, on est prisonnier de son corps, on garde toute sa conscience en sachant que l’on va mourir mais pas quand.

Il y a des personnes qui font face à des souffrances qui leur sont insupportables et ils ne veulent pas connaître cette phase agonique. Ils ne vont peut-être pas mourir dans quelques heures ou quelques jours, mais ils veulent devancer cela parce qu’ils n’en peuvent plus.

Aujourd’hui, la loi telle qu’elle existe, celle de 2016, ne s’adresse pas à eux. Il y avait cette ambition de le permettre avec cette nouvelle loi, mais la droite sénatoriale a balayé cela ».

Aide active à mourir, soins palliatifs… Deux médecins confrontent leurs points de vue sur la fin de vie

Les opposants à l’aide à mourir défendent souvent un développement des soins palliatifs. C’est la raison pour laquelle, deux textes sont examinés par le Parlement plutôt qu’une loi unique. Vous n’êtes pas plus satisfaits par la première que la seconde. Pourquoi?

« En France, nous n’avons pas la culture des soins palliatifs. Un étudiant en médecine consacre 8 heures à la mort sur dix ans d’études. En France, on apprend à guérir, mais pas à soigner. Les soins palliatifs ne peuvent pas guérir. Ils sont là pour accompagner, pour soigner, prendre soin. Notre association a défendu le doublement du budget dédié aux soins palliatifs, ça n’a pas été adopté et le milliard consacré est insuffisant.

La réalité, c’est que les soins palliatifs, vous en avez partout. Par contre, vous avez ce qu’on appelle dans les soins palliatifs, des unités de soins palliatifs, pour accompagner les cas les plus complexes. Et là, oui, vous avez une vingtaine de départements qui ne sont pas dotés.

Maintenant, ce n’est pas parce que demain vous auriez 100% de couverture de soins palliatifs qu’il n’y aurait plus de personnes qui feraient face à des maladies graves et incurables, avec des souffrances insupportables et qui demanderaient à bénéficier d’une aide à mourir ».

Compte tenu des divergences profondes entre l’Assemblée nationale et le Sénat, ce texte devrait faire l’objet d’une commission mixte paritaire et déboucher sur deux lois proches de la rédaction des députés. Pourquoi tirez-vous la sonnette d’alarme?

« Je m’en moque un peu de l’avis du Sénat. Je n’en attendais pas grand-chose. Peu importe ce qu’il votera. Tout en respectant le travail du Sénat, le dernier mot, on le sait, il reviendra à l’Assemblée nationale. Il y aura une commission mixte paritaire qui, très certainement, ne tombera pas d’accord.

On aura un dernier mot à l’Assemblée nationale, et c’est ce dernier mot qui est important. Et moi, je salue vraiment le travail qui a été fait à l’Assemblée, parce que vous avez des gens de tous les partis, donc tous les bords politiques, qui se sont mis d’accord.

S’il y a enlisement du texte, c’est-à-dire, si le Sénat fait absolument n’importe quoi pour empêcher l’étude du texte et que l’on arrive à l’été, il n’y aura pas de vote. Il faudra attendre 2027! On ne sait pas ce qui peut se passer. Les gens qui souffrent ne peuvent plus attendre 2027″.

Face à l’allongement de ce calendrier, de nombreuses voix réclament depuis plusieurs années l’organisation d’un référendum à Emmanuel Macron. Qu’en pensez-vous?

« Emmanuel Macron est responsable de cette situation. Il a fait beaucoup de promesses sur l’aide à mourir. Il ne faut pas oublier qu’au moment de la dissolution, le texte qui était en train d’être étudié, c’est le texte sur l’aide à mourir.

Si Emmanuel Macron n’avait pas dissous l’Assemblée nationale, deux jours plus tard, le texte aurait été voté. Aujourd’hui, on se retrouve dans cette situation parce que M.Macron a dissous l’Assemblée Nationale. On a dû repartir de zéro là-dessus.

Si le texte ne peut pas être voté avant l’été, le président de la République devra prendre sa responsabilité et convoquer un référendum. Maintenant, je préfère la voie législative parce que tout le travail sérieux, il a été fait. Cela fait 50 ans qu’on en discute. La première proposition de loi c’est 1978. Vous avez eu 30 propositions de loi sur ce texte qui existe depuis ces années-là. Donc il y a un moment donné, il faut être un peu sérieux et savoir avancer par la voie législative ».

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