L’administration Trump veut supprimer l’obligation faite aux industries de déclarer leurs émissions de gaz à effet de serre

L’entrée du siège de l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA), à Washington, le 18 février 2025. KENT NISHIMURA / REUTERS

Un outil clé pour surveiller l’impact climatique des grands pollueurs est sur la sellette. L’administration de Donald Trump a annoncé, vendredi 12 septembre, qu’elle souhaitait revenir sur l’obligation faite aux industries américaines les plus polluantes, dont le secteur pétrolier, de calculer leurs émissions de gaz à effet de serre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’élection de Donald Trump, un « jour noir pour le climat »

« Le programme de déclaration des gaz à effet de serre n’est qu’une formalité administrative qui ne contribue en rien à améliorer la qualité de l’air », a assuré, dans un communiqué, le patron de l’Agence de protection de l’environnement américain (EPA), Lee Zeldin, pointant les économies pour les entreprises que sa suppression entraînerait.

Depuis 2010, ce programme impose aux grands pollueurs américains, dont les industries des énergies fossiles, de calculer et déclarer aux autorités leurs émissions annuelles de gaz à effet de serre, parmi lesquelles le méthane et le CO2, qui sont ensuite rendues publiques.

Ce sont des « informations essentielles aux décideurs politiques, aux scientifiques, aux investisseurs et au public », avait insisté au printemps le sénateur démocrate, Sheldon Whitehouse, l’un des élus américains les plus mobilisés sur les questions climatiques.

Conséquences sur le calcul des émissions des Etats-Unis

Si cette mesure venait à être confirmée, elle entraverait les efforts de lutte contre le changement climatique puisque la majorité des secteurs polluants ne seraient plus tenus de déclarer leurs émissions polluantes. Et les industries restantes, obligées par la grande loi climatique IRA de l’ex-président Biden à déclarer leurs émissions de méthane, bénéficieraient, elles, d’une exemption jusqu’à 2034.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Comment Donald Trump tente de détruire la science du climat pour mieux faire dérailler la transition écologique

« Une fois de plus, cette administration tente de dissimuler les données afin de masquer les dommages », a fustigé Julie McNamara, de l’association Union of Concerned Scientists auprès de l’Agence France-Presse (AFP). « Si nous ne pouvons pas dire ce que fait une entreprise, nous ne pouvons pas la tenir pour responsable », a-t-elle insisté. La mesure devrait également compliquer le calcul des émissions totales de gaz à effet de serre du pays entier, deuxième plus gros émetteur mondial derrière la Chine.

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump, dont la campagne a été en partie financée par le secteur pétrolier, a enclenché une marche arrière en matière de lutte contre le changement climatique, détricotant les régulations environnementales et multipliant les mesures pour faciliter la production de pétrole et de gaz aux Etats-Unis.

Lire aussi | Climat : l’administration Trump annonce revenir sur une décision fondamentale de 2009 contre les émissions de gaz à effet de serre

Le Monde avec AFP

Source

Bloquons tout: des tensions entre les forces de l’ordre et quelques manifestants à la place des Fêtes, dans le 19ᵉ arrondissement de Paris


Bloquons tout: des tensions entre les forces de l’ordre et quelques manifestants à la place des Fêtes, dans le 19ᵉ arrondissement de Paris{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

2:11

Note de la dette française dégradée: sur X, le ministre démissionnaire de l’Économie, Éric Lombard indique « avoir pris acte de la décision de Fitch de changer la note de la France »

2:13

Crise politique: « Il y a beaucoup de décisions du deuxième quinquennat (d’Emmanuel Macron) dont on s’étonne », souligne Alain Minc, essayiste

0:45

Mobilisation du 18 septembre: Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, appelle « à ne pas louper ce rendez-vous »

1:33

« La loi EGalim ? Je veux la faire sauter », affirme Michel-Édouard Leclerc à la Fête de l’Humanité

0:42

Alain Minc, essayiste, affirme que « la dissolution était un acte impardonnable »

1:06

Crise politique: « Ce que proposait monsieur Bayrou était un écrasement de la croissance », estime Boris Vallaud, député PS

18:18

Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu… L’interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)

1:07

Après la CFDT, Sébastien Lecornu, nouveau Premier ministre a reçu le Medef à Matignon

1:50

Crise politique: « Les socialistes ne souhaitent pas la dissolution, mais s’il faut aller aux urnes, nous ne nous déroberons pas », affirme Boris Vallaud, député PS des Landes

1:47

Crise politique: « Ce sont les socialistes qui, il y a neuf mois, ont pris leurs responsabilités », rappelle Boris Vallaud, député PS des Landes

1:22

Crise politique: « Ce n’est pas seulement monsieur Bayrou que nous avons remercié, c’est aussi son budget », souligne Boris Vallaud, député PS des Landes

2:42

Taxer les riches, un débat purement français ?

2:12

Dette / déficit : la France dans l’impasse ?

2:32

Sébastien Lecornu : l’homme de la « rupture » ?

appendScript(« /assets/v12/js/videoPlayer.58fcd86ceb48de54cbce.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Crise économique: « Si à un moment ou un autre, il faut qu’on fasse un effort, on le fera », déclare Geoffroy Roux de Bézieux, ancien président du MEDEF


Crise économique: « Si à un moment ou un autre, il faut qu’on fasse un effort, on le fera », déclare Geoffroy Roux de Bézieux, ancien président du MEDEF{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

2:11

Note de la dette française dégradée: sur X, le ministre démissionnaire de l’Économie, Éric Lombard indique « avoir pris acte de la décision de Fitch de changer la note de la France »

2:13

Crise politique: « Il y a beaucoup de décisions du deuxième quinquennat (d’Emmanuel Macron) dont on s’étonne », souligne Alain Minc, essayiste

0:45

Mobilisation du 18 septembre: Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, appelle « à ne pas louper ce rendez-vous »

1:33

« La loi EGalim ? Je veux la faire sauter », affirme Michel-Édouard Leclerc à la Fête de l’Humanité

0:42

Alain Minc, essayiste, affirme que « la dissolution était un acte impardonnable »

1:06

Crise politique: « Ce que proposait monsieur Bayrou était un écrasement de la croissance », estime Boris Vallaud, député PS

18:18

Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu… L’interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)

1:07

Après la CFDT, Sébastien Lecornu, nouveau Premier ministre a reçu le Medef à Matignon

1:50

Crise politique: « Les socialistes ne souhaitent pas la dissolution, mais s’il faut aller aux urnes, nous ne nous déroberons pas », affirme Boris Vallaud, député PS des Landes

1:47

Crise politique: « Ce sont les socialistes qui, il y a neuf mois, ont pris leurs responsabilités », rappelle Boris Vallaud, député PS des Landes

1:22

Crise politique: « Ce n’est pas seulement monsieur Bayrou que nous avons remercié, c’est aussi son budget », souligne Boris Vallaud, député PS des Landes

2:42

Taxer les riches, un débat purement français ?

2:12

Dette / déficit : la France dans l’impasse ?

2:32

Sébastien Lecornu : l’homme de la « rupture » ?

appendScript(« /assets/v12/js/videoPlayer.58fcd86ceb48de54cbce.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

La dérive meurtrière d’un « citoyen souverain » en Australie rappelle que ce mouvement conspirationniste perdure

Devant la propriété de l’auteur de la fusillade le 26 août, dans les Alpes australiennes.

Dans la région montagneuse des Alpes australiennes, à 300 kilomètres au nord-est de Melbourne, dix policiers arrivent, au matin du mardi 26 août, sur une propriété boisée d’une vingtaine d’hectares. Trois d’entre eux s’avancent vers le domicile de Dezi Freeman, né Desmond Filby, munis de mandats de perquisition pour des infractions sexuelles présumées.

Sans doute, l’homme, vêtu d’un jogging kaki et d’une veste de pluie, les observe-t-il déjà. Il est en tout cas suspecté d’avoir abattu, de sang-froid, deux agents. Un troisième a été gravement blessé. Le père de famille se volatilise ensuite, lourdement armé, dans la forêt environnante qu’il connaît sur le bout des doigts pour y avoir pratiqué différentes techniques de survie.

Commence alors, sans résultat pour l’heure, une gigantesque chasse à l’homme, suivie en direct par tout un pays qui découvre, abasourdi, le portrait de cet autoproclamé « citoyen souverain » et la dangerosité de la mouvance marginale, qui n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis le début de la pandémie de Covid-19.

« J’ai été magistrat de 2001 à 2023. Au cours des dix dernières années, j’ai vu défiler un nombre exponentiel de citoyens souverains, jusqu’à un par semaine. Certains m’ont menacé de mort, d’autres ont émis des mandats d’arrêt à mon encontre devant des tribunaux factices et ont même tenté de m’arrêter », raconte David Heilpern, désormais doyen de la faculté de droit de l’université Southern Cross, dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud.

Il vous reste 70.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

« Bloquons tout »: « Les Insoumis ne représentent pas la colère insoumise qu’ils prétendent incarner », lance Jean-Philippe Tanguy, député RN


« Bloquons tout »: « Les Insoumis ne représentent pas la colère insoumise qu’ils prétendent incarner », lance Jean-Philippe Tanguy, député RN{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

0:42

Alain Minc, essayiste, affirme que « la dissolution était un acte impardonnable »

1:06

Crise politique: « Ce que proposait monsieur Bayrou était un écrasement de la croissance », estime Boris Vallaud, député PS

18:18

Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu… L’interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)

1:07

Après la CFDT, Sébastien Lecornu, nouveau Premier ministre a reçu le Medef à Matignon

1:50

Crise politique: « Les socialistes ne souhaitent pas la dissolution, mais s’il faut aller aux urnes, nous ne nous déroberons pas », affirme Boris Vallaud, député PS des Landes

1:47

Crise politique: « Ce sont les socialistes qui, il y a neuf mois, ont pris leurs responsabilités », rappelle Boris Vallaud, député PS des Landes

1:22

Crise politique: « Ce n’est pas seulement monsieur Bayrou que nous avons remercié, c’est aussi son budget », souligne Boris Vallaud, député PS des Landes

2:42

Taxer les riches, un débat purement français ?

2:12

Dette / déficit : la France dans l’impasse ?

2:32

Sébastien Lecornu : l’homme de la « rupture » ?

2:39

LES CHOIX DU CLUB – Jean-Luc Mélenchon veut-il faire interdire un livre contre LFI ?

1:28

Sébastien Lecornu à Matignon: « J’ai du mal à croire qu’un deal avec la gauche soit possible », estime Flora Ghebali, militante écologiste

1:37

Fabien Roussel: « La dissolution ne nous fait pas peur »

1:19

Réforme des retraites: la CFDT refuse tout nouveau conclave auprès de Sébastien Lecornu

appendScript(« /assets/v12/js/videoPlayer.58fcd86ceb48de54cbce.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Chute du gouvernement Bayrou : ce qu’ont voté les députés, groupe par groupe

Des députés applaudissent lors de la proclamation des résultats du scrutin, alors que le gouvernement de François Bayrou vient d’être renversé, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 8 septembre 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Sans surprise, les députés ont renversé, lundi 8 septembre, le premier ministre, François Bayrou, en lui refusant la confiance à une nette majorité lors d’un vote qu’il avait sollicité sur l’état des finances publiques. Dans la soirée, l’Elysée a annoncé qu’Emmanuel Macron « pren[ait] acte » de ce scrutin et qu’il nommerait un nouveau chef du gouvernement « dans les tout prochains jours ».

Sur les 573 députés amenés à voter, une large majorité – 364 élus – ont voté contre la confiance au gouvernement tandis que 194, issus notamment des rangs de la coalition gouvernementale, ont voté pour. Quinze députés se sont abstenus. Retrouvez la répartition par groupe parlementaire :

  • A gauche, tous les députés ont voté contre : les 71 « insoumis », les 66 socialistes, les 38 écologistes et les 17 élus du groupe Gauche démocrate et républicaine, qui comprend notamment les élus communistes.
  • Du côté de l’extrême droite aussi, pas une voix n’a manqué pour s’opposer à la confiance du premier ministre : les 123 élus du Rassemblement national et les quinze élus de l’Union des droites pour la République d’Eric Ciotti.
  • Dans le bloc central, les groupes MoDem – 36 députés – et Horizons – 34 députés – ont fait le plein de voix en faveur de François Bayrou. Dans le groupe présidentiel Ensemble pour la République, 90 élus ont voté pour la confiance et une députée, Violette Spillebout, s’est abstenue, en raison des prises de position du premier ministre sur l’affaire de Bétharram – elle avait été corapporteuse d’une commission d’enquête à ce sujet.
  • Alors que Laurent Wauquiez, le président du groupe Droite républicaine (qui rassemble les députés du parti Les Républicains, LR) avait donné une « liberté de vote » à ses députés, ceux-ci ont affiché leur division au moment de prendre position : 27 élus Les Républicains ont voté pour la confiance ; 13 contre et 9 se sont abstenus.
  • Le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT), réunissant des élus centristes, divers droite et régionaux, ont majoritairement voté contre : 15 se sont opposés à M. Bayrou, 4 ont voté pour et 4 se sont abstenus.
  • Du côté des non-inscrits, 3 ont voté pour la confiance, 6 contre et un député s’est abstenu.

Retrouvez le détail du vote dans notre tableau

Vous pouvez filtrer les recherches par nom de député, par groupe politique à l’Assemblée nationale ou par vote (pour, contre ou abstention).

Le résultat détaillé du vote

Le Monde

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.

Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.

S’abonner

Contribuer

Réutiliser ce contenu

Source

« Bloquons tout »: la journée de mobilisation à travers la France en photos


« Bloquons tout »: la journée de mobilisation à travers la France en photos{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

1:02

Mobilisation du 18 septembre: « Ça sera plus fort, il y aura plus de blocages », assure Julien Trocaz, secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail

1:31

TikTok bientôt interdit aux moins de 15 ans en France?

5:21

LE CHOIX D’YVES THRÉARD – Colère sociale: Sébastien Lecornu dans l’impasse?

2:28

Budget 2026: « Il n’y aura pas de taxation proposée par le gouvernement, à hauteur de ce qu’il faudrait », assure Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis

1:41

Grève du 18 septembre: « Notre objectif entre le 10 et le 18, c’est de maintenir la pression », affirme Murielle Guilbert, co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires

1:27

À quoi s’attendre pour la journée de mobilisation du 18 septembre?

28:06

La multiplication des menaces envers les maires dans le Rhône

26:19

Bernard Gérard, invité de Nord Politiques

1:58

Économie: « L’incertitude est très mauvaise pour les entreprises et pour les particuliers », estime Éric Chevée, vice-président de la CPME

28:24

Bloquons tout, meurtre de Charlie Kirk, ingérence étrangère… L’interview en intégralité d’Alain Bauer

3:01

« Bloquons tout »: la journée du 10 septembre était « une répétition générale » avant celle du 18, estime Alain Bauer, professeur de criminologie au CNAM

1:11

« Bloquons tout »: « Les casseurs surfent comme d’habitude sur les rassemblements », lance Alain Bauer, professeur de criminologie au CNAM

3:05

« Bloquons tout »: « Nous n’appelons pas à la violence, nous appelons à des actions intelligentes de perturbation de l’activité économique », assure Alma Dufour, députée LFI de la Seine-Maritime

1:40

« Bloquons tout »: en dehors de Paris « 19 policiers ont été blessés sur des opérations de déblocage », affirme Agathe Foucault, porte-parole de la Police nationale

appendScript(« /assets/v12/js/videoPlayer.58fcd86ceb48de54cbce.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Anti-IVG, pro-armes, influenceur… Qui est Charlie Kirk, l’allié de Donald Trump tué par balle?

L’influenceur pro-Trump Charlie Kirk, tué ce mercredi par balle, a milité ces dernières années contre l’IVG et pour le port d’armes à feu, défendant une vision ultra-traditionnelle de la famille.

L’influenceur conservateur Charlie Kirk, mort par balle ce mercredi 10 septembre, est une voix majeure de la jeunesse pro-Trump aux États-Unis: le polémiste pilote un des podcasts les plus écoutés du pays et organise régulièrement des joutes oratoires sur les campus universitaires.

Agé de 31 ans, il s’est imposé comme un rouage important de la campagne de Donald Trump pour reconquérir la Maison Blanche l’an dernier, grâce à son organisation Turning Point, qui a organisé des opérations massives de porte-à-porte dans les États clés.

L’IVG, « l’Holocauste de notre époque »

Son influence, 7,3 millions d’abonnés sur Instagram et 3,8 millions sur YouTube, a largement servi le tribun de 79 ans pour séduire les jeunes hommes américains en promouvant une conception utra-traditionnelle de la famille.

Volontiers provocateur, ce grand brun, qui défend le port d’armes à feu, écume les campus universitaires depuis plusieurs années. C’est lors d’un événement de ce type dans l’Utah mercredi qu’il s’est fait tirer dessus, selon plusieurs médias américains. Une agression largement condamnée par la classe politique américaine, à droite comme à gauche.

Dans ces rassemblements, il invite les étudiants à débattre avec lui, devant ses caméras et des centaines de partisans. L’occasion de dérouler sa rhétorique radicale face à des contradicteurs mal préparés, pour alimenter des boucles virales sur les réseaux.

Lors d’un rassemblement en octobre au Nevada, où il martelait sa volonté d' »éradiquer tous les avortements » car l’IVG « est l’Holocauste de notre époque », et affirmait que l’administration Biden avait créé « l’équivalent d’Expedia pour les (migrants) clandestins ». Ou encore que « la résistance face à la tyrannie peut avoir une dimension biblique ».

« Il apporte des idées différentes auxquelles certains d’entre nous croient, mais qu’ils ont parfois peur d’exprimer ouvertement », applaudissait à l’époque Eric Hansen, 22 ans, venu l’écouter sur le campus de Reno.

De la désinformation sur les gilets jaunes

« Charlie Kirk est un nationaliste chrétien charismatique, qui sert de porte-parole au trumpisme et aux idées extrémistes », résume Kyle Spencer, auteure d’un livre pour lequel elle a suivi pendant plusieurs années son mouvement de jeunesse, Turning Point USA.

Co-fondée en 2012 par l’influenceur, alors âgé de 18 ans, cette association est devenue en une décennie le plus gros groupe de jeunes conservateurs aux États-Unis. Elle couve une armée de militants enthousiastes, dont certains ont été envoyés en bus à Washington pour la manifestation du 6 janvier 2021 qui a débouché sur l’invasion du Capitole.

Originaire de la banlieue de Chicago, Charlie Kirk a abandonné ses études pour se dévouer au militantisme.

Il a rapidement été biberonné par de riches donateurs républicains, jusqu’à entrer dans le giron de la famille Trump. Pendant la campagne victorieuse de 2016, il sert d’assistant personnel au fils du milliardaire, Donald Trump Jr. Son éloquence lui a permis de devenir un commentateur régulier sur la chaîne conservatrice Fox News, puis de tenir un podcast quotidien très populaire.

En ligne, il alimente depuis des années la désinformation, sur l’élection de 2020 soi-disant « volée », ou le Covid-19.

Ses mensonges finissent parfois directement dans la bouche de l’ex-président. En 2018, il a faussement affirmé que certains manifestants scandaient « Nous voulons Trump » lors des rassemblements de « gilets jaunes » en France. Une fantaisie reprise par le milliardaire.

Leveur de fonds

Outre Turning Point USA, le polémiste s’est imposé comme un grand leveur de fonds. Il a fondé une entreprise de démarchage, Turning Point Action, qui a fait partie des principales organisations auxquelles Donald Trump a confié ses opérations de porte-à-porte en 2024.

Le groupe a récolté plus de 100 millions de dollars lors de la dernière présidentielle pour convaincre l’électorat conservateur de voter de manière anticipée dans les États clés. Un travail qui a nécessité quelques contorsions, pour faire oublier les théories complotistes alimentées par de nombreux républicains sur le vote par correspondance.

Source

En Inde, la bonne fortune américaine du mégatemple Hare Krishna

Le temple de l’Association internationale pour la conscience de Krishna, à Mayapur (Inde), le 4 août 2025. ARKO DATTO POUR M LE MAGAZINE DU MONDE

Posé sur les rives, à la confluence du Gange et du fleuve Jalangi, un bâtiment blanc de style occidental, gigantesque avec ses imposants dômes bleu et or, écrase de sa silhouette massive le paysage et la ville de Mayapur, au Bengale-Occidental. A 130 kilomètres de Calcutta, l’ancienne capitale du Raj britannique, au nord-est de l’Inde, est sorti de terre ce qui sera bientôt le plus grand monument religieux au monde. Un complexe, abritant un temple hindou et un planétarium védique, censé représenter la vision de l’Univers et du cosmos centrée sur Krishna telle que des textes anciens sanskrits l’auraient supposément décrite.

L’édifice appartient à l’Association internationale pour la conscience de Krishna (Iskcon), une organisation à la réputation quelque peu sulfureuse, connue dans le monde sous le nom de Hare Krishna et répertoriée comme une secte par la France depuis 1995.

Ses membres considèrent que Krishna n’est pas seulement une incarnation de Vishnou mais qu’il est un dieu unique, suprême, le créateur de tout. Une lecture très différente de l’hindouisme traditionnel, la religion dominante en Inde, sans dieu fondateur mais avec trois divinités principales, Brahma, Vishnou, Shiva et leurs multiples avatars.

Il vous reste 83.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

L’envolée des taux d’intérêt met les finances publiques sous pression

Un alignement symbolique : le rendement des emprunts d’Etat à dix ans français sur le marché secondaire de la dette, celui sur lequel les investisseurs achètent et revendent des titres après leur émission, s’est aligné mardi 9 septembre sur celui des obligations italiennes de même échéance, à 3,47 %. Parallèlement, l’écart de rendement, ou spread, entre les rendements à dix ans français et allemand remontait à plus de 80 points de base, au plus haut depuis janvier.

Les investisseurs réagissent ainsi à la démission annoncée de François Bayrou et aux interrogations sur sa succession et sur la composition du prochain gouvernement.

« Les marchés nous disent à la fois que l’incertitude politique française est intégrée et devrait persister jusqu’en 2027, mais aussi que la probabilité d’un front politique unifié est très faible, donc que la question des déficits n’est pas réglée et que les incertitudes risquent de freiner la croissance », résume Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de la société française de gestion d’actifs Carmignac.

La prochaine échéance est fixée au 12 septembre, avec la décision de l’agence de notation Fitch, qui pourrait abaisser la note de la dette souveraine française. Mais une telle sanction serait en grande partie symbolique, les jugements de Fitch et de ses concurrentes, S&P et Moody’s, étant considérés par les investisseurs comme des évaluations a posteriori.

Lire aussi | En direct, chute du gouvernement Bayrou | Olivier Faure, Yaël Braun-Pivet : les réactions politiques, en attendant un nouveau premier ministre

Derrière les propos alarmistes de François Bayrou, qui, lors de sa conférence de presse du 25 septembre, déclarait que « notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement », le financement de la dette tricolore n’est pas pour autant menacé : le 4 septembre, l’Agence France Trésor, qui gère la dette de l’Etat, a réussi à emprunter 11 milliards d’euros à des échéances allant de dix à trente ans. Elle a néanmoins dû accorder aux investisseurs des taux en nette hausse, de 3,57 % à dix ans, contre 3,17 % pour une opération comparable en juin.

Il vous reste 77.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source