« Vérité et respect »: le prince Harry critique les propos de Donald Trump sur le rôle des alliés de l’Otan en Afghanistan

Le prince Harry, qui a servi en Afghanistan, a réagi aux propos de Donald Trump sur les alliés de l’Otan, déjà jugés « insultants » par le Premier ministre britannique Keir Starmer.

« J’y ai servi. J’y ai noué des amitiés pour la vie. Et j’y ai perdu des amis. » Dans un communiqué de presse, le prince Harry a à son tour réagi aux propos de Donald Trump sur les alliés de l’Otan, qui ont suscité une vague d’indignation au Royaume-Uni.

Dans une interview à la chaîne américaine Fox News jeudi 22 janvier, le président américain a critiqué le rôle des autres pays membres de l’Otan durant les 20 ans de conflit, assurant que les États-Unis n’ont « jamais eu besoin d’eux » et affirmant que les alliés de l’Otan étaient « restés un peu loin des lignes de front » en Afghanistan.

« J’y ai servi. J’y ai noué des amitiés pour la vie. Et j’y ai perdu des amis. Rien qu’au Royaume-Uni, 457 militaires ont été tués, commence le fils cadet du roi Charles III dans son communiqué relayé par la BBC. Des milliers de vies ont basculé à jamais. Des mères et des pères ont enterré leurs fils et leurs filles. Des enfants se sont retrouvés orphelins. Des familles doivent désormais en supporter le coût. »

Et d’ajouter: « Ces sacrifices méritent d’être évoqués avec vérité et respect, car nous restons tous unis et fidèles à la défense de la diplomatie et de la paix. »

Propos « consternants »

Les propos de Donald Trump n’ont pas agacé que le prince Harry. Le Premier ministre britannique Keir Starmer, à l’unisson de toute la classe politique du Royaume-Uni, a estimé vendredi « insultants » et « franchement consternants » ces déclarations.

« Je ne suis pas surpris qu’ils aient causé une telle souffrance aux proches des personnes tuées ou blessées » en Afghanistan, a-t-il ajouté aux chaînes de télévision britanniques. Et de conclure: « Si j’avais prononcé ces mots, je m’excuserais certainement. »

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Logement : le gouvernement change de doctrine et lance un plan pour sortir de la crise

Le premier ministre, Sébastien Lecornu, avec le ministre du logement, Vincent Jeanbrun, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, et la ministre de la décentralisation, Françoise Gatel, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 23 janvier 2026. THOMAS SAMSON/AFP

C’est un changement de doctrine auquel le secteur du logement et du bâtiment n’osait plus croire. Après plus de trois années d’inaction pour endiguer la chute de la construction, l’allongement inédit de la file d’attente du logement social et la pénurie généralisée dans le parc locatif privé, le gouvernement a annoncé, vendredi 23 janvier, un plan de relance du logement, conscient qu’il s’agit, aujourd’hui, de « l’une des premières préoccupations des Français ».

C’est depuis Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) que Sébastien Lecornu a détaillé ses ambitions, juste après avoir surmonté, plus tôt dans la journée, deux motions de censure, en réponse à sa décision d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026. Le logement fait partie des « grandes urgences dans le pays » qui « ne pourront pas attendre le grand débat de [la présidentielle] de 2027 », a déclaré le premier ministre.

Pour signifier l’ampleur de la mobilisation annoncée et l’importance du logement pour l’ensemble de l’économie, il a fait le déplacement avec cinq de ses ministres : Vincent Jeanbrun, chargé du logement, mais aussi Roland Lescure (économie et finances), Françoise Gatel (aménagement du territoire et décentralisation), Serge Papin (petites et moyennes entreprises) et Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.

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Washington donne un mois supplémentaire à la Serbie et à la Hongrie pour s’accorder autour de la compagnie pétrolière NIS, détenue par la Russie

Les autorités américaines ont prolongé vendredi de quatre semaines la licence temporaire accordée à la compagnie pétrolière serbe NIS, sous sanctions car majoritairement détenue par des actionnaires russes, a annoncé la télévision nationale serbe, citant le ministère des Finances.

Washington a accordé un délai supplémentaire à la Serbie afin de sortir de l’impasse. Les autorités américaines ont en effet prolongé de quatre semaines, vendredi, la licence temporaire accordée à la compagnie pétrolière serbe NIS, sous sanctions car majoritairement détenue par des actionnaires russes, a annoncé la télévision nationale serbe, citant le ministère des Finances.

NIS, qui approvisionne 80% du marché national, est visée depuis plus d’un an par des sanctions américaines prises dans le cadre des sanctions plus vastes contre le secteur énergétique russe, face au refus de la Moscou de mettre fin à la guerre en Ukraine.

Washington exige que Gazprom et sa compagnie soeur Intelligence, qui possèdent à elles deux 56% de NIS, cèdent toutes leur part pour lever les sanctions.

NIS représente 12% du budget national serbe

Après des semaines d’immobilisme et la mise à l’arrêt de la raffinerie de NIS, la seule du pays, des négociations ont finalement été entamées entre les actionnaires russes et le géant hongrois MOL, poussant le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC) à accorder une nouvelle licence temporaire, valable jusqu’au 23 janvier. La raffinerie a ainsi pu reprendre la production.

C’est cette licence temporaire que l’OFAC a prolongé vendredi, jusqu’au 20 février cette fois, selon la chaîne de télévision publique serbe (RTS), qui cite le ministère des Finances.

Gazpom Neft et MOL avaient convenu le 19 janvier des « dispositions fondamentales d’un futur accord de vente », soumis à l’administration américaine pour réclamer la prolongation de la licence.

Le président serbe Aleksandar Vucic a déclaré jeudi s’attendre à ce que l’accord final soit signé « d’ici la mi-mars ».

L’entreprise est cruciale pour l’économie serbe : avec ses quelque 13.500 employés, NIS a contribué en 2024 à hauteur de plus de 2 milliards d’euros aux revenus de l’Etat serbe, soit près de 12% du budget national, selon son rapport annuel.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : la deuxième session de pourparlers entre Ukrainiens, Russes et Américains a eu lieu à Abou Dhabi, après une nouvelle nuit de bombardements sur Kiev et Kharkiv

L’OTAN veut créer une « zone automatisée » à la frontière russe, selon un général allemand

L’OTAN prévoit de renforcer ses défenses aux frontières européennes avec la Russie dans les deux prochaines années, en créant notamment une « zone automatisée » de défense dotée d’équipements presque sans soldats, a déclaré, samedi, le général de brigade Thomas Lowin, chef adjoint de l’état-major des opérations au commandement terrestre de l’OTAN à Izmir (Turquie) dans une interview au journal dominical allemand, Welt am Sonntag.

Ce plan de défense comprendra une zone de défense que l’ennemi devra franchir avant d’avancer, une « sorte de zone chaude », a-t-il ajouté. Dans le détail, des capteurs repéreront les forces ennemies et activeront les systèmes de défense, comme des drones armés, des véhicules de combat partiellement autonomes, des robots terrestres sans équipage, ainsi que des dispositifs automatisés de défense aérienne et antimissile, précise le général. Toutefois, la décision finale d’utiliser ces armes restera « toujours sous responsabilité humaine », a souligné M. Lowin.

Les capteurs devant couvrir une zone de plusieurs milliers de kilomètres seront situés « au sol, dans l’espace, dans le cyberespace ou dans les airs », selon M. Lowin. Ils pourront collecter des données sur « les mouvements ou l’emploi d’armes par l’adversaire » afin de renseigner « tous les pays de l’OTAN en temps réel », a-t-il expliqué.

Il s’agira encore de renforcer les stocks d’armes existants, de maintenir des troupes stationnées « au même niveau » qu’aujourd’hui, enfin de recourir à l’informatique dématérialisée (cloud) et à l’IA pour piloter le système, a-t-il conclu.

Des premiers éléments sont déjà testés dans le cadre de projets pilotes en Pologne et en Roumanie, et l’ensemble du dispositif de l’OTAN devrait être mis en œuvre si possible d’ici à la fin 2027, selon les informations du Welt am Sonntag.

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« J’aimerais que ça n’existe pas »: l’émotion d’Adèle Haenel au procès en appel du réalisateur Christophe Ruggia pour agression sexuelle

Condamné en première instance à quatre ans de réclusion dont deux avec sursis, le cinéaste avait fait appel du jugement. Ce vendredi 23 janvier, Adèle Haenel a à nouveau livré un témoignage fort, empreint de colère à l’encontre du réalisateur qu’elle accuse d’agressions sexuelles entre ses 12 et ses 15 ans.

Elle a parlé dans l’espoir de « remettre le monde à l’endroit ». De réaffirmer son statut de victime face à Christophe Ruggia, qui nie toujours l’avoir agressée sexuellement et avoir exercé une emprise sur elle, de ses 12 à ses 15 ans. Au procès en appel du réalisateur qui lui a donné son premier rôle au cinéma en 2001 alors qu’elle était enfant, Adèle Haenel a décliné la liste des traumatismes qui l’assaillent depuis le tournage et la période de promotion du film Les Diables.

En première instance, le cinéaste avait été condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis, fin 2024. La cour l’avait reconnu coupable d’avoir, notamment lors des années qui ont suivi le tournage du long-métrage, agressé sexuellement la jeune actrice, qui se rendait à son domicile presque tous les samedis après-midi. Un jugement duquel il avait fait appel.

Prévu à l’origine sur la seule après-midi du 19 décembre dernier, ce procès en appel avait pris du retard et sa seconde moitié, à savoir l’audition de la comédienne, les réquisitions et plaidoiries, avait été renvoyée.

Affaire Adèle Haenel: le réalisateur Christophe Ruggia condamné pour agressions sexuelles sur mineure

« J’aimerais que ça n’existe pas »

C’est l’air concentré qu’Adèle Haenel s’avance donc à la barre ce vendredi, tailleur sombre sur chemise verte. Elle revient d’abord sur l’attitude de Christophe Ruggia le 19 décembre, estimant que ce dernier s’était maintenu dans le « déni » et les « mensonges ». « Il m’a semblé pendant toute cette audience que Monsieur Ruggia avait avoué une partie des faits tout en niant sa responsabilité dans ces faits », indique-t-elle en préambule.

Après un début hésitant, sa voix et son récit dévoilent une forme d’urgence. Elle déroule les conséquences de cette affaire sur sa vie, des impacts qu’elle dit avoir « tendance à minimiser » pour mieux se protéger.

« Ça me fout la honte d’être marquée à ce point. J’aimerais que ça n’existe pas. J’ai tendance à minimiser, parce que pour moi, c’est une manière de repousser l’importance que ça a dans ma vie », dépose-t-elle.

« La honte doit change de camp »

Face à la cour, Adèle Haenel se dit « atterrée de constater à quel point [le prévenu] se place en victime », exprimant son dégoût face aux « déclarations poisseuses, sexualisantes, nébuleuses » du cinéaste à l’encontre de la petite fille qu’elle était.

« C’est extrêmement dur à entendre, les commentaires sur mon physique, sur mon orientation sexuelle, des commentaires dégradants sur l’enfant, des commentaires qui rendent l’enfant encore aujourd’hui responsable. Une enfant qui lui sautait dessus, qui l’aguichait. C’est pas une honte de raconter ça, franchement? La vérité, c’est que la honte doit changer de camp », s’emporte la comédienne à la barre.

De ce traumatisme encore bien vivant lui reste notamment un spasme que tout le monde aura pu constater, sorte de grattement compulsif au niveau de la tête. Un jour, lors d’une de ces crises, répond-elle au président qui l’interroge à ce sujet, elle en est venue à avoir du « sang sur les doigts ». « Cet endroit sur ma tête que je gratte tout le temps, c’est [lié à] Monsieur Ruggia », indique-t-elle encore.

Cinq ans de prison dont deux avec sursis requis

Pour tout apaisement, Adèle Haenel évoque les réquisitions de la procureure générale lors du procès en premier instance. Entendre les faits dont elle dit avoir été victime dans la bouche du ministère public, relate-t-elle aujourd’hui, a eu un grand « effet » sur elle. « Ça m’a fait un effet très fort, de reconnaître l’impact massif de ces agressions sur ma vie (…). Que la procureure remette le monde à l’endroit. »

Jouant sur la même image, son avocate Anouck Michelin appelle la cour à rendre justice à Adèle Haenel, tant à l’ »adulte » qu’elle est aujourd’hui qu’à « l’enfant » qu’elle a été. En l’absence d’aveux, « vous êtes le bourreau et vous le resterez », lance-t-elle au prévenu. « Ça ne va nulle part, vos explications, Monsieur Ruggia », tance à son tour Me Yann Le Bras, qui représente aussi la comédienne, rappelant sobrement qu’ »un homme, ça s’empêche ».

Au terme de ses réquisitions, l’avocat général a de son côté demandé cinq ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, une peine plus sévère que celle qui avait été prononcée en première instance à l’encontre d’un prévenu qu’il estime avoir été « dans un rapport d’intimité excessif à tous points de vue avec une enfant de cet âge ».

La défense dénonce une enquête à charge

Pour Christophe Ruggia, ce vendredi est le « jour du jugement dernier », assène son avocate, Me Fanny Colin: « Il y a d’un côté de la barre la puissante Adèle Haenel, et de l’autre Christophe Ruggia, qui n’est plus rien depuis le 3 novembre 2019 (le jour où Adèle Haenel a dénoncé publiquement des abus de sa part, NDLR), et dont le sort indiffère. »

La défense dénonce une enquête à charge contre son client et un dossier vide de toute preuve permettant de l’incriminer des faits qui lui sont reprochés, appelant la cour à « s’abstraire de ce tumulte » et à « s’en tenir objectivement aux faits ».

Si elle dit ne pas voir en Adèle Haenel une menteuse, Me Fanny Colin parle plutôt d’une « reconstruction » de ses souvenirs, des années après le tournage, ce qui pourrait expliquer, dit-elle, que la comédienne n’ait pas dénoncé d’abus avant 2019.

Dans la même lignée, les derniers mots de son client seront, sans grande surprise, les mêmes qu’en première instance. Non, affirme Christophe Ruggia, il n’a jamais agressé sexuellement Adèle Haenel: « Si je l’avais fait, ça ferait longtemps que j’aurais reconnu les faits. » Le cinéaste, qui comparaissait libre, sera fixé sur son sort le vendredi 17 avril.

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ICE, la très contestée police de l’immigration, arrête et place en détention un enfant de 5 ans, à Minneapolis

Le climat est loin de s’apaiser dans l’Etat du Minnesota où la police de l’immigration (ICE) mène, depuis plusieurs semaines, une opération d’envergure durant laquelle la mort de Renee Good, une Américaine de 37 ans tuée dans sa voiture par un agent, le 7 janvier, a cristallisé les tensions.

Lire notre reportage | Article réservé à nos abonnés Minneapolis, nouvel épicentre de la révolte contre Donald Trump : « L’ICE ne s’attendait pas à ça »

Accusé par l’opposition démocrate d’avoir mis de l’huile sur le feu en prenant la défense du policier de l’immigration auteur du tir mortel sur Renee Good, le vice-président américain, J. D. Vance, s’est rendu à Minneapolis pour rencontrer les agents et « faire baisser la température », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. « Oui, vous pouvez manifester, a-t-il lancé à l’adresse des habitants de la ville qui protestent quotidiennement. Mais faites-le pacifiquement. »

Il a confirmé, jeudi, que les autorités fédérales détenaient un garçon de 5 ans après une opération de cette agence très contestée, dans la grande ville de cet Etat du nord du pays.

Des médias américains ont publié, mercredi et jeudi, la photo d’un petit garçon, emmené, selon eux, dans un centre de rétention au Texas par l’ICE. Liam Ramos apparaît, la mine déconfite, coiffé d’un bonnet bleu orné de deux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir. Le cliché a été partagé en masse sur les réseaux sociaux.

Deux versions s’opposent concernant les circonstances de sa prise en charge par la police de l’immigration. Le vice-président américain, J. D. Vance, a affirmé qu’il avait été récupéré devant son domicile après que son père, originaire d’Equateur et présenté comme clandestin, eut pris la fuite pour ne pas être appréhendé.

Kamala Harris « ulcérée »

Zena Stenvik, responsable du réseau scolaire local, a, elle, accusé, mercredi, les autorités d’avoir utilisé le garçon comme « appât », en le faisant frapper à la porte de son domicile pour inciter les personnes qui s’y trouvaient à sortir. M. Charles dit que ses hommes ont « fait tout leur possible pour le réunir avec sa famille » mais que celle-ci a refusé de lui ouvrir. Mme Stenvik assure qu’« un autre adulte vivant dans la maison (…) a supplié les agents de le laisser s’occuper du jeune enfant, mais sa demande a été refusée ».

Les agents d’ICE l’ont « emmené manger dans un restaurant et ont passé des heures à s’assurer qu’il ne manquait de rien », a expliqué M. Charles, précisant que le garçonnet et son père avaient été réunis dans un « centre familial en attendant l’issue de leur procédure d’immigration ». Selon une base de données fédérale ne répertoriant pas les moins de 18 ans, le père se trouve dans un centre de rétention au Texas.

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Marc Prokosch, l’avocat représentant l’enfant et son père, a assuré que la famille, qui compte aussi la mère et un frère aîné, est ici légalement, ayant déposé une demande d’asile à leur arrivée, et qu’elle a « fait ce qu’on lui avait demandé de faire (…) à chaque étape du processus d’immigration ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Aux Etats-Unis, les agents de l’ICE, visages masqués de la politique migratoire de Donald Trump

« Liam Ramos est juste un petit enfant. Il devrait être chez lui, avec sa famille, pas servir d’appât à l’ICE et se retrouver détenu au Texas », a dénoncé, sur X, l’ancienne vice-présidente démocrate Kamala Harris, se disant « ulcérée ».

« Faire appliquer la loi est une chose. Terroriser une population, utiliser les enfants comme des pions en est une autre », a renchéri Hillary Clinton, l’ex-adversaire de Donald Trump à la présidentielle de 2016. « Quand le gouvernement fédéral traite les enfants comme des criminels, quelque chose ne va vraiment pas », a jugé le maire de Minneapolis, Jacob Frey.

Manifestations pour chasser « l’ICE »

Lors de l’interpellation de Liam Conejo Ramos par des agents de l’ICE, à Minneapolis (Minnesota), le 20 janvier 2026. RACHEL JAMES VIA REUTERS

Des appels à une journée d’action, vendredi, pour chasser « l’ICE hors du Minnesota » ont été lancés sur les réseaux. En dépit de températures sous les −20 °C, des milliers de personnes se sont retrouvées en début d’après-midi dans le centre de Minneapolis, brandissant des panneaux appelant à « abolir ICE » et à « laisser nos voisins tranquilles ». Un rassemblement s’est ensuite tenu sur le terrain de l’équipe locale de la ligue nord-américaine de basket (NBA).

Lors d’une manifestation contre l’ICE, la police de l’immigration, à Minneapolis (Minnesota), le 23 janvier 2026. TIM EVANS/REUTERS

D’autres manifestations ont eu lieu autour d’un bâtiment utilisé par ICE et à l’aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul, d’où partent les migrants envoyés vers les centres de rétention. Selon les médias locaux, une centaine de membres du clergé, qui participaient à ce rassemblement, ont été arrêtés.

Répondant au mot d’ordre « Pas de travail. Pas d’école. Pas de shopping », des commerces, restaurants et institutions culturelles étaient également fermés.

Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « sidéré par les mauvais traitements désormais quotidiens » envers les migrants, pressant Washington de « cesser les pratiques qui déchirent les familles ».

Trois manifestants arrêtés

J. D. Vance a renvoyé la responsabilité des violences à l’absence de coopération de la police locale au Minnesota. « Nous pouvons très bien faire appliquer les lois sur l’immigration sans provoquer le chaos, mais cela nécessite réellement la coopération des autorités étatiques et locales », a-t-il soutenu, déplorant notamment que les agents fédéraux ne soient pas « protégés ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Aux Etats-Unis, la mort de Renee Good ravive le débat sur les opérations de la police de l’immigration

En s’appuyant sur des vidéos, les manifestants et les élus démocrates contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui a tué Renee Good était en état de légitime défense.

« Bien sûr, nous enquêtons sur les tirs ayant visé Renee Good », mais « d’une manière qui respecte les droits des gens », a déclaré M. Vance, ajoutant que, « si quelqu’un a fait quelque chose de répréhensible, oui, il fera face à des sanctions disciplinaires ». Le 8 janvier, il avait assuré que le policier de l’immigration qui a abattu Renee Good « bénéficiait d’une immunité absolue ». L’Etat du Minnesota a demandé à la justice fédérale la suspension de l’opération de l’ICE. Une audience est prévue lundi.

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Libération de Jacques Moretti: « Le risque de collusion est toujours présent », déclare Romain Jordan, avocat de plusieurs familles de victimes


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Dépression Ingrid : Finistère, Morbihan et Ille-et-Vilaine maintenus samedi en vigilance orange pour les crues

Une route inondée à Quimperlé, dans le Finistère, le 22 janvier 2026. FRED TANNEAU / AFP

La dépression Ingrid, à l’origine de pluies, de vents et de fortes vagues dans plusieurs départements bretons, perd en puissance, samedi 24 janvier, mais le risque de crue perdure face à des sols déjà saturés et des cours d’eau sortis de leur lit. Les vigilances orange crues sont ainsi maintenues pour les départements du Finistère, du Morbihan et d’Ille-et-Vilaine.

Selon le site Vigicrues, des tronçons de l’Odet (dans le Finistère), de la Laïta (Finistère), du Blavet (Morbihan) et de l’Oust (Morbihan, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine) sont concernés par cette alerte. Des « débordements dommageables sont observés ou attendus » concernant ces quatre rivières, explique Vigicrues.

A l’exception du Finistère, où Météo-France a annoncé une prolongation de la vigilance orange pluie inondations jusqu’à 16 heures samedi, les intempéries devraient baisser en intensité.

Lire aussi | Quel temps fait-il pour la saison ? Retrouvez « La Météo du Climat » du jour dans votre ville

Après des rafales atteignant 109 kilomètres à l’heure à Quimper et un peu plus de 130 kilomètres à l’heure sur les caps exposés, la vigilance orange vent violent est levée dans le Finistère, selon Météo-France.

Dans les Alpes, où un épisode neigeux « court mais assez intense » s’est déclenché vendredi après-midi, la vigilance orange neige verglas a été levée pendant la nuit.

Plusieurs mesures de prévention

A Quimperlé (Finistère), où la Laïta est sortie de son lit, la décrue sera néanmoins « vraiment très lente », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) le maire de la ville, Michaël Quernez, alors qu’un nouveau pic de crue est attendu vers 9 heures samedi.

En Ille-et-Vilaine, département fortement touché par des inondations il y a un an, plusieurs villes maintiennent samedi leurs dispositions pour éviter de nouveaux dégâts.

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Rennes a activé son plan communal de sauvegarde dès mercredi, et, en aval sur la Vilaine, la ville de Saint-Nicolas-de-Redon a installé vendredi des protections anti-inondations dans un quartier où plusieurs dizaines de logements et d’entreprises avaient été inondés en janvier 2025. « C’est préventif, pour rassurer les habitants et éviter de raviver le traumatisme, y compris psychologique, des crues de janvier 2025 », rapporte Jean-François Mary, président d’Eaux & Vilaine et président de Redon Agglomération.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Climat : l’année 2025 parmi les quatre années les plus chaudes jamais enregistrées en France

Le Monde avec AFP

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Dépression Ingrid: trois départements bretons encore en vigilance orange, des rafales de vent à plus de 140km/h enregistrées

Le Finistère, le Morbihan et l’Ille-en-Viaine sont placés en vigilance orange pour ce samedi jusqu’à 15 heures par Météo France.

La dépression Ingrid circule ce vendredi 23 janvier au large du Finistère, apportant pluies, vents et fortes vagues sur plusieurs départements bretons, avant de perdre en puissance samedi. Météo-France annonce une atténuation progressive des précipitations et du vent dans l’après-midi. Les vigilances orange seront levées samedi à l’exception des vigilances crues.

Par ailleurs, la tempête Ingrid a également apporté ce vendredi après-midi un épisode de neige « court mais assez intense » sur trois départements alpins, en Isère, en Savoie et Haute-Savoie. La levée de la vigilance orange « neige-verglas » est intervenue ce vendredi soir. Dans son bulletin de 16 heures, l’institut de météorologie a d’ores et déjà levé la vigilance orange « pluie-inondations » pour le Morbihan.

Une personne blessée dans la collision entre un train et un arbre

La vigilance orange « pluie-inondation » et « vagues-submersion » est toutefois maintenue pour le Finistère, où plusieurs communes ont encore les pieds dans l’eau. Dans ce département, des rafales ont atteint 109 km/h à Quimper et un peu plus de 130 km/h sur les caps exposés, selon Météo-France.Une rafale à 141km/h a été enregistrée sur la pointe du Raz.

D’après les autorités locales, les secours ont effectué 95 interventions dans le département, où « moins de 500 foyers sont encore privés d’électricité ».

Toujours dans le Finistère, « un automobiliste a été légèrement blessé à Plozevet par la chute d’un arbre », d’après la préfecture du département. Une autre personne a été blessée par un bris de verre lors de la collision entre un train et un arbre sur la ligne Brest-Quimper entre Dirinon et Châteaulin.

Une décrue de la Laïta « très lente »

L’aéroport de Brest fait état de plusieurs annulations de vols à cause des « vents violents ». Parmi les vols concernés figurent notamment les liaisons avec Paris-Charles de Gaulle, Marseille, Toulon et Toulouse. Dans le Morbihan, les liaisons maritimes entre Quiberon et les îles de Houat, Hoëdic et Belle-Île-en-Mer sont annulées pour vendredi. Dans le Finistère, les traversées vers Sein, Molène et Ouessant ont aussi été annulées. Quant aux compétitions de football amateur, certaines sont suspendues ce weekend dans les deux départements.

Selon le site Vigicrues, des tronçons de la rivière de l’Odet (dans le Finistère) rejoignent les trois cours d’eau déjà en vigilance orange: la Laïta (dans le Finistère), le Blavet (dans le Morbihan) et l’Oust (Morbihan, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine). Des « débordements dommageables sont observés ou attendus » sur ces quatre rivières.

À Quimperlé (Finistère), où la Laïta est sortie de son lit, « la décrue va être vraiment très lente », a commenté le maire de la ville, Michaël Quernez, alors qu’un nouveau pic de crue est attendu samedi matin. En Ille-et-Vilaine, département fortement touché par des inondations il y a un an, plusieurs villes prennent leurs dispositions pour éviter de nouveaux dégâts.

Rennes a activé son plan communal de sauvegarde dès mercredi, et en aval sur la Vilaine, la ville de Saint-Nicolas-de-Redon a installé des protections anti-inondations dans un quartier où plusieurs dizaines de logements et d’entreprises avaient été inondés en janvier 2025.

« C’est préventif, pour rassurer les habitants et éviter de raviver le traumatisme, y compris psychologique, des crues de janvier 2025 », explique Jean-François Mary, président d’Eaux et Vilaine et président de Redon Agglomération. Reste « l’incertitude de la quantité d’eau qui va s’abattre aujourd’hui, dimanche et la semaine prochaine », souligne Albert Guihard, le maire de Saint-Nicolas-de-Redon, dont une partie de la commune repose sur des marais.

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