Sébastien Lecornu étudie des mesures balayées par la gauche pour le budget ; LR accentue la pression

Le premier ministre, Sébastien Lecornu quitte le Palais Bourbon, après sa rencontre avec le président de l’Assemblée nationale, le 11 septembre 2025. BERTRAND GUAY/AFP

Alors que les syndicats ont entamé une nouvelle journée de mobilisation pour tenter de peser sur le prochain budget, Sébastien Lecornu étudie plusieurs pistes de baisses de prélèvements en faveur des salariés, selon des informations communiquées par son entourage à l’Agence France-Presse (AFP), jeudi 2 octobre.

« Rien n’est encore arbitré » mais le premier ministre regarde différentes mesures comme « une défiscalisation et un allègement des charges sociales » sur les heures supplémentaires. Il étudie aussi une réduction de l’impôt sur le revenu pour les couples payés chacun « légèrement » au-dessus du SMIC, a ajouté Matignon.

Les services du premier ministre, qui avaient dans un premier temps annoncé viser les foyers touchant exactement le SMIC, ont rectifié dans l’après-midi : un couple dont chacun des membres est payé 1 476 euros par mois − soit le montant mensuel du SMIC − n’est effectivement pas assujetti à l’impôt sur le revenu, le seuil étant fixé à 1 491 euros. L’objectif de cette mesure est donc « d’alléger leur montant d’impôt », voire de « l’annuler pour tous ceux en entrée de barème » afin qu’ils soient « traités » fiscalement comme des célibataires, a expliqué l’entourage de M. Lecornu.

Il examine aussi le rétablissement de la prime Macron de « partage de la valeur », qui peut être exonérée d’impôt et de cotisations sociales, ainsi qu’une mesure « encourageant » les transmissions aux petits-enfants et aux jeunes. « Le fait de vivre de son travail et le reste à vivre demeurent une des premières préoccupations des Français », a fait valoir son entourage à l’AFP.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Sébastien Lecornu annonce aux syndicats une mesure en faveur de la retraite des femmes

Le RN et le PS reçus vendredi matin par Lecornu

Par ailleurs, le Rassemblement national et le Parti socialiste seront reçus vendredi matin par le premier ministre dont ils attendent des ouvertures sur le projet de budget pour 2026, le menaçant d’une éventuelle censure. Marine Le Pen est attendue à 9 heures à Matignon, puis la délégation socialiste à 10 h 30. Se succèderont ensuite dans le bureau de Sébastien Lecornu les communistes à 12 h 30 puis les Ecologistes à 15 h 45.

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a d’ores et déjà estimé jeudi que les propositions présentées par Sébastien Lecornu pour les salariés à bas revenu sont « très en deçà » des attentes des socialistes, tout en assurant vouloir « donner sa chance » au premier ministre avant sa rencontre avec lui vendredi.

« C’est sûr qu’il vaut mieux faire quelque chose en direction des salariés plutôt que rien, mais la réalité, c’est que c’est très en deçà de ce que nous attendons », a déclaré Olivier Faure avant le départ de la manifestation parisienne à l’appel de l’intersyndicale, chahuté par quelques dizaines de manifestants qui ont reproché au patron du PS sa présence dans le cortège.

Un rendez-vous jeudi avec le groupe indépendant Liot a finalement été annulé. Sébastien Lecornu, qui a rencontré plusieurs fois les responsables du « socle commun » (Renaissance, Modem, Horizons, LR), a également déjà reçu les partis d’opposition depuis qu’il a succédé à François Bayrou.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Comment le PS se prépare à une dissolution de l’Assemblée jugée de plus en plus imminente

« Le compte n’y est pas », avertit Bruno Retailleau

Resté volontairement discret depuis sa nomination il y a trois semaines, le premier ministre a présenté vendredi dernier ses premières pistes pour le budget attendu à la mi-octobre, franchissant plusieurs lignes rouge dessinées notamment par les socialistes.

Newsletter

« Politique »

Chaque semaine, « Le Monde » analyse pour vous les enjeux de l’actualité politique

S’inscrire

Sébastien Lecornu est également tenu par des conditions posées par la droite pour rester au gouvernement, dans un « contrat » dévoilé mercredi qui dit non à la « taxe Zucman » ou à un « recyclage de l’ISF », et veut « rétablir le délit de séjour irrégulier ».

« A ce stade », la participation des Républicains au gouvernement « n’est pas acquise du tout » car « le compte n’y est pas », a averti dans Le Figaro le patron de LR Bruno Retailleau, reçu longuement jeudi après-midi à Matignon. Il a convoqué dans la soirée les parlementaires de son parti. Un conseiller ministériel temporise : la droite gardera des ministres parce « la soupe est trop bonne », assure-t-il.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les députés Les Républicains attendent la « lettre d’engagement » de Sébastien Lecornu

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Source

Le top / flop de la semaine : Le fameux 49.3 a pris de court l’opposition


Le top / flop de la semaine : Le fameux 49.3 a pris de court l’opposition – 03/10{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

2:14

Présidentielle 2027: Marine Tondelier déclare y « réfléchir »

2:25

Plan de paix/Gaza: “Regardons aussi en Cisjordanie, où la colonisation avance un peu plus chaque jour”, indique Marine Tondelier (Écologistes)

46:39

BFM Politique – Dimanche 5 octobre 2025

1:28

Marine Tondelier (Écologistes): “La sécurité, c’est aussi sur ce que l’on mange, de ce qu’on respire, ce que l’on boit, mais aussi la sécurité sociale”

2:10

Pour Marine Tondelier, « Bruno Retailleau est un motif de censure à lui tout seul »

12:21

Résumé – Finale : Wang Chuqin était – beaucoup – trop fort pour F. Lebrun corrigé (WTT Smash China)

1:47

Présidentielle 2027: “‘Pour faire cette campagne, on aura besoin de la mobilisation de tout le peuple de gauche”, indique Marine Tondelier (Écologistes)

2:48

Écologie: « Si ils ne comprennent rien, on censurera », déclare Marine Tondelier, par rapport à la feuille de route gouvernementale de Sébastien Lecornu

3:07

Notes de frais: “Les femmes en politique font l’objet de bien plus de critiques que les hommes”, déplore Marine Tondelier (Écologistes)

1:25

« On a un vrai problème de justice fiscale », dénonce Marine Tondelier

1:15

« Je me suis battue pour que Bardella n’arrive pas à Matignon […] Ce n’est pas moi qui devrait avoir un problème de conscience »:

1:23:51

BFM Direct – Dimanche 5 octobre 2025

2:10

Une dissolution serait « une fausse solution », avance Marine Tondelier

2:30

Les Macronistes « ont fait un pacte avec le RN », selon Marine Tondelier

appendScript(« /assets/v12/js/videoPlayer.891ee547d07abbb206ad.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Madagascar : en négligeant la jeunesse, les gouvernements successifs ont fabriqué une « bombe à retardement »

Manifestation contre les fréquentes coupures d’électricité et les pénuries d’eau, dans la capitale Antananarivo, à Madagascar, le 1er octobre 2025. ZO ANDRIANJAFY / REUTERS

Sur les hauteurs d’Antananarivo, au milieu des maisons de briques rouges construites à flanc de colline, le bâtiment blanc de la Jirama – la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité – toise la place de la Démocratie où les manifestants de la Gen Z tentent chaque jour de se rassembler depuis le début de leur mouvement, jeudi 25 septembre.

Repère familier dans le paysage de la capitale malgache, le néon bleu qui dessine son nom ne s’allume plus à la nuit tombée. Ce serait une provocation que les dirigeants de l’entreprise, murés dans le silence, ont bien comprise. L’incapacité de l’entreprise à assurer ses services essentiels a été l’étincelle qui a déclenché l’explosion de colère de la jeunesse malgache, galvanisée par les victoires remportées par les jeunes manifestants du Népal contre un régime tourné vers les intérêts d’une minorité.

La situation n’est pas différente à Madagascar et le président Andry Rajoelina a beau entretenir des rêves d’émergence depuis son retour au pouvoir en 2018, le revenu annuel par habitant est passé de 459 dollars à 448 dollars en 2023, selon les chiffres de la Banque mondiale, et la pauvreté urbaine a fortement augmenté au cours de la dernière décennie (+ 31 %). Laissant une jeunesse, de plus en plus nombreuse, désemparée.

Il vous reste 81.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Gouverner sans le 49.3: pour Aurélien Taché, député (LFI), le Premier ministre « est tacticien […] il fait semblant de parler à la gauche »


Gouverner sans le 49.3: pour Aurélien Taché, député (LFI), le Premier ministre « est tacticien […] il fait semblant de parler à la gauche »{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

2:01

Abandon du 49.3: pourquoi Sébastien Lecornu se prive d’une arme pour faire passer son budget ?

1:38

Fusillade à Nice: sept victimes, dont deux morts, les auteurs toujours en fuite

1:34

Sébastien Lecornu a rendez-vous mardi devant les députés : première grande échéance parlementaire pour le Premier ministre

0:50

À Nice, une fusillade fait deux morts et cinq blessés

33:27

Renoncement au 49-3 : le coup de poker de Sébastien Lecornu – 03/10

1:57

Doit-on taxer le patrimoine financier ? Pour Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris, « il faut une plus grande équité fiscale »

1:24

Gouverner sans le 49.3: pour Olga Givernet, députée (Ensemble pour la République), « on est dans la rupture qu’appelait Sébastien Lecornu dans ses vœux »

en lecture

Gouverner sans le 49.3: pour Aurélien Taché, député (LFI), le Premier ministre « est tacticien […] il fait semblant de parler à la gauche »

2:01

Menace russe: Emmanuel Macron appelle à l’unité européenne lors de son discours en Allemagne

1:11

Gouverner sans le 49.3: pour l’opposition, la décision va dans le bon sens mais la copie reste insuffisante

21:03

Budget 2026, taxer les grandes fortunes: le débat entre Jérôme Guedj et Alain Duhamel

4:09

Doit-on taxer les grandes fortunes ? Pour Jérôme Guedj, député (Socialistes et apparentés), « si on ne fait pas d’efforts sur la fiscalité, le compte n’y sera pas »

3:50

Gouverner sans le 49.3: « Je prends la rupture de méthode du Premier ministre, mais je lui demande encore un effort », explique Jérôme Guedj, député (Socialistes et apparentés)

2:43

Faut-il arrêter de taxer les héritages ? Pour Rémy Goubert, membre du conseil national du PS, « la question de l’héritage doit être prise à la racine »

appendScript(« /assets/v12/js/videoPlayer.891ee547d07abbb206ad.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

A l’Assemblée nationale, le socle commun récupère toutes les commissions, sauf les finances, avec le soutien du RN

Le président du groupe Socialiste, Boris Vallaud, et le député Socialiste, Olivier Faure, attendent en marge de l’hémicycle lors l’élection des vice-présidents de l’Assemblée nationale en ouverture de la session ordinaire à l’Assemblée nationale, à Paris, le 1 octobre 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

L’après-midi a de nouveau tourné au désavantage de la gauche. Le « socle commun » (Renaissance, Horizons, MoDem et Les Républicains) a repris, jeudi 2 octobre, toutes les présidences des commissions permanentes de l’Assemblée, avec les voix du Rassemblement national (RN), exception faite de celle des finances dévolue à l’opposition et qui reste occupée par l’« insoumis » Eric Coquerel.

Le député Les Républicains (LR) Alexandre Portier a été élu à la tête de la commission des affaires culturelles, reprise à la socialiste Fatiha Keloua-Hachi, et le macroniste Stéphane Travert à la tête de la commission des affaires économiques en lieu et place d’Aurélie Trouvé (LFI).

Ces votes font suite au renouvellement du bureau de l’Assemblée, où le RN a fait son retour en obtenant deux vice-présidents et deux secrétaires, avec le soutien du socle commun. Conséquence de cet accord au bureau, le groupe de Marine Le Pen a décidé cette année de ne présenter aucun candidat dans aucune des commissions, et de voter pour ceux du socle commun.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A l’Assemblée nationale, l’élection des vice-présidents acte le retour du RN au bureau et les dissensions du NFP

Le RN considère que l’esprit du règlement veut que les présidences de commissions (hors finances) aillent à des soutiens du gouvernement en place. Il réclamait également des vice-présidences dans les commissions, qu’il a obtenues, avec des voix du socle commun. Les élections ont donc été réglées en un temps record.

Seul membre de l’opposition restant président, Eric Coquerel va entamer un nouveau mandat à la tête de la commission des finances. Outre la gestion des débats de la commission, notamment sur le projet de budget de l’Etat, le président de la « ComFi » dispose de pouvoirs spéciaux d’enquête.

Le poste stratégique de rapporteur général du budget a été obtenu par Philippe Juvin (LR), qui le reprend au député LIOT Charles de Courson. Celui de rapporteur du budget de la Sécurité sociale est resté propriété de Thibault Bazin (LR). Florent Boudié (Renaissance, Lois), Frédéric Valletoux (Horizons, affaires sociales), Bruno Fuchs (MoDem, affaires étrangères), Sandrine Le Feur (Renaissance, développement durable), Jean-Michel Jacques (Renaissance, défense) conservent, quant à eux, leurs présidences de commission.

Les députés de gauche ont immédiatement dénoncé le soutien du RN au socle commun. « La macronie agonisante fait la courte échelle aux fascistes, pendant que le RN sacrifie le peuple pour quelques postes », a réagi le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, sur X. « La déchéance est immense. On ne négocie pas avec l’extrême droite », a abondé le socialiste Arthur Delaporte.

Le RN de retour au Bureau de l’Assemblée

Dans la matinée, la gauche a déjà perdu sa majorité au stratégique Bureau de l’Assemblée, le Rassemblement national (RN) faisant de son côté son retour dans cette instance exécutive grâce au socle commun.

Newsletter

« Politique »

Chaque semaine, « Le Monde » analyse pour vous les enjeux de l’actualité politique

S’inscrire

Après l’élection, mercredi, des six vice-présidents et des trois questeurs (chargées de la bonne santé financière de l’Assemblée), les députés ont voté jeudi matin pour les douze secrétaires du Bureau, achevant ainsi de renouveler ses membres. Celui-ci décide notamment des sanctions les plus sévères contre les députés, ou de la recevabilité de certains textes.

La gauche avait profité l’an dernier d’une démobilisation d’une partie du socle commun pour décrocher une majorité, au cours de votes confus organisés au cœur de la nuit. Mais cette année, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, (Renaissance) souhaitait une répartition proportionnelle correspondant au poids des groupes.

Le règlement prévoit une telle répartition, avec un système de points, si tous les groupes en sont d’accord. A défaut, des votes sont organisés. La gauche s’est opposée au système de points, refusant l’entrée du RN dans les instances de l’Assemblée au nom du front républicain, mais le parti d’extrême droite et le socle commun se sont accordés pour imposer par leurs votes cette répartition.

Au total, le RN et ses alliés ciottistes obtiennent cinq représentants au sein du bureau. Le socle commun totalise neuf représentants, en comptant la présidente. La gauche (La France insoumise, Parti socialiste, Ecologistes, et communistes) en a, elle, sept. Le groupe centriste indépendant LIOT obtient également un secrétaire.

« Je voudrais remercier chacun d’entre vous pour sa participation à ces élections qui se sont déroulées de façon apaisée et en bon ordre », a déclaré Yaël Braun-Pivet après avoir annoncé les résultats. Le nouveau Bureau, qui comprend 12 femmes et 10 hommes, se réunira pour la première fois mercredi.

Décryptage | Assemblée nationale : quels sont les postes-clés et comment sont-ils attribués ?

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Source

Procès de P.Diddy: la star américaine condamnée à plus de quatre ans de prison

Acquitté des charges les plus lourdes retenues contre lui au terme d’un procès hypermédiatisé pour des faits de violences sexuelles, le rappeur américain a écopé d’une peine de quatre années et deux mois de prison, vendredi 3 octobre.

Le verdict est tombé pour P. Diddy. Accusé de violences par des dizaines de femmes, l’ancien rappeur américain a été condamné à quatre ans et deux mois de prison ce vendredi 3 octobre par un tribunal de New York, au terme d’une affaire de violences sexuelles.

Après deux mois de débats, les jurés ont rejeté en juillet les accusations les plus graves de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs portées contre Sean Combs, de son vrai nom, lui épargnant l’emprisonnement à perpétuité.

Il risquait néanmoins une peine totale allant jusqu’à 20 ans car il avait été déclaré coupable de deux chefs d’accusation de transport de personnes à des fins de prostitution.

Âgé de 55 ans, il était accusé d’avoir forcé plusieurs femmes, dont sa petite amie de 2007 à 2018, la chanteuse Cassie, à se livrer à des marathons sexuels avec des hommes prostitués pendant que lui se masturbait ou filmait. Il lui était aussi reproché d’avoir mis en place un réseau criminel pour organiser ces activités nommées « freak-offs » ou « hotel nights ».

120 victimes déclarées: de quoi le rappeur P. Diddy est-il accusé?

« Des infractions graves qui ont causé un tort irréparable »

En 2023, Cassie a porté plainte contre lui au civil pour un viol et l’a accusé d’avoir eu un « comportement violent » et « déviant » durant une décennie. Si l’affaire s’est réglée en 24 heures, « à l’amiable », selon un accord confidentiel, elle a donné lieu à d’autres plaintes, ayant mené à ce procès pénal.

Durant les débats, l’artiste, enceinte, et une compagne de P. Diddy plus récente ayant témoigné sous le pseudonyme de « Jane » ont raconté qu’elles étaient soumises à des menaces liées à leur réputation, leur situation financière et leur intégrité physique.

Les jurés ont visionné des enregistrements des marathons sexuels en question, ainsi que les images de caméras de surveillance d’un hôtel de Los Angeles montrant P. Diddy traînant au sol Cassie et la rouant de coups.

« Ce sont des infractions graves qui ont causé un tort irréparable à deux femmes », et « dont les effets se font encore sentir aujourd’hui », a lancé à P. Diddy le juge Arun Subramanian, qui préside le tribunal de New York qui l’a condamné. « Le tribunal n’a pas la certitude qu’en cas de libération, ces crimes ne seront pas commis à nouveau », lui a-t-il aussi dit, ajoutant une amende de 500.000 dollars à la peine.

Le parquet avait réclamé cette semaine 11 ans de prison ou plus, insistant sur la « gravité » des faits, mais aussi l’absence de « repentir » de P. Diddy, les « traumatismes » subis par les victimes et la « menace » qu’elles disent ressentir de sa part.

Il a demandé pardon pour ses actes avant le verdict

La défense demandait, elle, que la condamnation n’excède pas 14 mois de prison, une durée lui permettant d’être libéré avant 2026 au vu de ses 13 mois déjà passés lors de sa détention provisoire à Brooklyn.

Très offensifs lors de leurs contre-interrogatoires, tentant de discréditer les témoins à charge, les avocats de la défense n’ont pas nié les faits. Ils ont, en revanche, assuré que les « freak-offs » étaient consentis et que leur client avait un style de vie « polyamoureux » qui ne tombe pas sous le coup du droit pénal.

Prenant la parole avant lui, le rappeur, Sean Combs de son vrai nom, a de nouveau présenté ses excuses à ses deux principales victimes, qualifiant son comportement de « répugnant, honteux et maladif ». « J’étais malade. Malade à cause de la drogue, j’étais hors de contrôle ».

Avant le prononcé du jugement, celui qui a eu une triple carrière de producteur, rappeur et homme d’affaires a de nouveau demandé pardon pour ses actes. La veille, dans un courrier au juge, il s’était dit « brisé » par ce qu’il a fait, après s’être « perdu dans la drogue et l’excès ».

La défense n’a pas caché, par ailleurs, chercher à obtenir une grâce présidentielle de la part de Donald Trump. Une demande qui a peu de chances d’aboutir, le président ayant rejeté l’idée lors d’une interview début août, parlant de quelqu’un de « très malveillant ».

Source

Gouverner sans le 49.3: pour Olga Givernet, députée (Ensemble pour la République), « on est dans la rupture qu’appelait Sébastien Lecornu dans ses vœux »


Gouverner sans le 49.3: pour Olga Givernet, députée (Ensemble pour la République), « on est dans la rupture qu’appelait Sébastien Lecornu dans ses vœux »{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

2:31

Notes de frais des élus: « Il faut faire attention à la frontière entre la morale publique et la loi », signale Jérôme Karsenti, avocat de l’association Anticor

44:44

Gouvernement Lecornu : rester ou partir, le dilemme de LR – 04/10

2:56

Fraude fiscale et sociale: Sébastien Lecornu souhaite récupérer 2,3 milliards d’euros dès 2026, « un objectif ambitieux » pour Charles Prats, ancien magistrat de la DNLF

0:52

Futur gouvernement: pour Léa Balage El Mariky, députée (Écologiste et Social), « les Républicains sont la meilleure béquille avec le RN de ce qu’il reste du macronisme »

1:17

Politique de Sébastien Lecornu: Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, estime que le Premier ministre « se dirige tout droit vers la censure »

1:17

Futur gouvernement: Bruno Retailleau, président du parti (Les Républicains), indique « que la participation de la droite au gouvernement n’est pas acquise du tout »

0:52

La réunion prévue ce soir entre Bruno Retailleau et les parlementaires LR a été reportée à demain

1:21

Présidentielle 2027: Raphaël Glucksmann appelle la gauche à retrouver « les travailleurs »

0:55

Budget 2026: « La censure est un acte grave », affirme Raphaël Glucksmann

0:34

« LFI était un espoir de rupture pour les classes populaires » « : Cédric Brun, ex-conseiller régional de LFI, dénonce des « dérives islamistes » dans le parti

1:37

Pour Alexis Corbière, député (Écologiste et Social), Sébastien Lecornu « est là pour maintenir l’héritage d’Emmanuel Macron »

3:45

Budget de Sébastien Lecornu: « Avec les riches, il faut trouver le point de rupture », explique Lionel Roques, entrepreneur

2:18

« J’ai décidé de prendre la parole »: Cédric Brun, ex-conseiller régional LFI, dénonce des « dérives islamistes » dans le parti

2:41

LE CLUB BFM – Stéphane Manigold, président de l’UMIH Grand Paris, s’insurge contre la TVA dans la restauration

appendScript(« /assets/v12/js/videoPlayer.891ee547d07abbb206ad.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Le trafic et la consommation de kétamine en hausse en France

Un dealeur tenant un sachet de kétamine, à Londres, en juin 2025. JULIE EZVAN/AFPTV/AFP

Sa consommation reste relativement confidentielle, comparée à celle du cannabis et de la cocaïne. Mais « l’Europe dans son ensemble est touchée par une consommation à la hausse de kétamine ». Et la France n’échappe pas au phénomène, d’après une note de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) datée de septembre que Le Monde a pu consulter. Le document de trois pages décrit la France comme une zone davantage de transit que de consommation, mais le phénomène connaît une progression, ainsi que le montre un indicateur qui trompe rarement : un prix en baisse, passé de 30 à 40 euros le gramme, en 2022, à 20 à 30 euros en 2024. Le signe d’un marché émergent, sinon en plein développement.

Au 1er août de cette année, plus d’une tonne de ce produit stupéfiant avait été saisie en France. Un chiffre record, à comparer avec les saisies de 2024, qui s’élevaient à 417 kilos sur l’année complète – soit déjà une augmentation de 162 %. De l’avis des services répressifs autant que des praticiens médicaux, la multiplication des filières d’achat, par le biais aussi bien de dealeurs que d’applications mobiles ou de sites d’imports spécialisés, nourrit une diffusion inédite de la « K », qui transite au moyen de dissimulations toujours plus ingénieuses.

Il vous reste 78.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Amine Mojito condamné à de la prison ferme après avoir piqué des passants avec une seringue en juin


Amine Mojito condamné à de la prison ferme après avoir piqué des passants avec une seringue en juin{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

2:16

Vents violents: une personne est décédée dans l’Aisne, portant le bilan de la tempête Amy à deux victimes

0:24

Seine-Maritime: un homme de 48 ans est mort noyé après s’être baigné au large d’Étretat, en pleine tempête Amy

0:50

Fusillade à Nice: pour Éric Ciotti, il manque « 250 policiers dans le département des Alpes-Maritimes »

1:14

« Je ne veux pas que Nice devienne Marseille en matière de criminalité et narcotrafic », déplore Éric Ciotti (UDR), après la mort d’au moins deux personnes dans une fusillade

1:50

Fusillade à Nice: « nous avons besoin, a minima, de 100 à 150 policiers sur le département », annonce le délégué départemental du syndicat Alliance Police nationale de Nice

1:41

« Quatre mecs sont venus et ont tiré à l’arrache »: à Nice, une fusillade fait deux morts et cinq blessés

1:08

Deux semaines après son début, le procès de Cédric Jubillar attire toujours autant de curieux

1:44

Cyberattaque: l’ensemble des services municipaux d’une ville du Lot-et-Garonne paralysés

1:38

Fusillade à Nice: sept victimes, dont deux morts, les auteurs toujours en fuite

0:46

Fusillade à Nice: deux morts et cinq blessés dans le quartier des Moulins

21:32

Acquitté ou coupable ? Procès Jubillar, le grand suspense

en lecture

Amine Mojito condamné à de la prison ferme après avoir piqué des passants avec une seringue en juin

2:19

Pour Mourad Battikh, avocat de l’oncle et de la tante de Delphine Jubillar, « il y a des éléments solides qui impliquent Cédric Jubillar dans la disparition de Delphine »

2:15

Procès Jubillar: « Mes clients sont fatigués, éprouvés », explique Mourad Battikh, avocat de l’oncle et de la tante de Delphine Jubillar

appendScript(« /assets/v12/js/videoPlayer.891ee547d07abbb206ad.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Avec « Watt », Bertrand Belin, crooner et poète définitivement branché

Bertrand Belin, à Paris, le 11 septembre 2025. MATHIEU ZAZZO POUR « LE MONDE »

« Cherchant un banc bien gaulé », chantait Bertrand Belin dans son fameux single, Choses nouvelles, en 2019. C’est précisément là, assis sur un banc public, dans un parc paisible, au cœur du Marais parisien, que nous rencontrons le chanteur, acteur et écrivain, pour parler de son flambant huitième album, Watt. Un prétexte tout désigné pour évoquer ce thème, qui revient aussi sur l’une des plus belles chansons du disque, La Béatitude : « Je descends sur mon banc, gonfler les rangs de la béatitude. »

Lire aussi ce portrait (2019) | Article réservé à nos abonnés Bertrand Belin : « La naissance de la violence vient de la perte du pouvoir des mots »

Même si ce texte allégorique n’évoque pas vraiment sa vie quotidienne, le crooner morbihannais avoue avoir son banc fétiche dans son quartier du 18e arrondissement de Paris, où régulièrement il se pose, fume une cigarette en buvant un café – comme lors de notre rencontre –, lit le journal ou répond à quelques e-mails. « J’habite dans un endroit plutôt réduit, répond humblement le grand blond à la mèche voluptueuse. J’aime bien sortir et m’y installer, au lieu d’aller au bistrot. Ce n’est pas désagréable d’être assis sur un banc, on se laisse remplir par une atmosphère. On voit qu’autour de soi ça brasse, ça court, ça fait sa vie. Il y a quand même en ville une apparence de concorde dans la fluidité des gens. Il peut y avoir des moments où ça coince un peu, mais, globalement, on vit ensemble. »

Il vous reste 85.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source