L’ancien oligarque russe en exil et figure de l’opposition, Mikhaïl Khodorkovski, à Varsovie, le 2 octobre 2024. WOJTEK RADWANSKI/AFP
Pas un mot. Le Kremlin n’a pas réagi à la décision du Conseil de l’Europe d’intégrer dans son Assemblée parlementaire (APCE) une délégation de l’opposition russe en exil. Lundi 26 janvier, il a approuvé la composition de « la Plateforme de dialogue avec les forces démocratiques russes » qui, créée en octobre 2025, vise à « provoquer un changement démocratique à long terme en Russie et à instaurer une paix durable et juste en Ukraine ».
Formellement, cette délégation ne remplace pas la représentation officielle de Moscou, exclue le 16 mars 2022 du Conseil de l’Europe, moins de trois semaines après l’invasion de l’Ukraine. Mais, près de quatre ans plus tard, pour la première fois, l’« autre Russie », celle qui s’oppose au président Vladimir Poutine et à son offensive militaire, obtient un statut officiel au sein de cette organisation internationale, indépendante de l’Union européenne et chargée de la promotion de la démocratie et des droits de l’homme. D’où le silence du Kremlin.
« L’enjeu principal est de défendre les intérêts des Russes pacifistes qui, sous le régime de Poutine, sont privés du soutien de leur pays, de la possibilité de protester contre l’agression en Ukraine au niveau institutionnel et d’exprimer leur désir d’une vision différente de celle du Kremlin », a confié au MondeMikhaïl Khodorkovski, 62 ans, l’une des figures de la dissidence russe à l’étranger et l’un des quinze membres de la délégation à l’APCE.
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Des soldats libanais sur le site d’un bombardement israélien, à Kfar Dounine (Liban), le 25 janvier 2026. MAHMOUD ZAYYAT/AFP
Un nouveau raid israélien a causé la mort de trois personnes, lundi 26 janvier, a annoncé le ministère de la santé libanais. Selon la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah, le cheikh Ali Noureddine, qui avait auparavant présenté pour elle des « émissions religieuses », est mort dans une frappe menée dans la ville méridionale de Tyr.
Le bureau de presse du mouvement chiite a dénoncé un « assassinat perfide », soulignant que le défunt était imam dans une banlieue de Tyr. Le ministre de l’information libanais, Paul Morcos, a condamné le raid, disant que les attaques de l’Etat hébreu « n’épargnent ni la presse ni les médias ».
De son côté, l’armée israélienne a accusé Ali Noureddine d’avoir servi en tant que « chef d’une unité d’artillerie » pour le Hezbollah dans la région et a déclaré que les deux autres personnes tuées étaient également des membres du groupe islamiste.
L’armée libanaise a annoncé, début janvier, avoir désarmé le Hezbollah entre la frontière israélienne et le Litani, un fleuve coulant à une trentaine de kilomètres plus au nord. Elle doit à présent étendre l’application de son plan au reste du territoire du pays du Cèdre, alors que le Hezbollah refuse de remettre ses armes au nord du cours d’eau. Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre les bastions du mouvement libanais et ses militants, l’accusant de tenter de se réarmer.
« Déterminé à se défendre »
Alors que les Etats-Unis ont renforcé leur présence dans la région avec l’arrivée dans le golfe Persique du porte-avions Abraham Lincoln et de son escorte, le chef du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a prévenu, lundi, que le mouvement s’estimera « visé » par toute attaque américaine contre l’Iran, qui serait de nature à « embraser » la région.
S’exprimant au cours d’un rassemblement en soutien à l’Iran « face aux menaces américaines et israéliennes », il a ajouté être « déterminé à se défendre », et qu’il « choisira en temps voulu comment agir, s’il interviendra ou pas (…) mais nous ne sommes pas neutres ». Il a affirmé que sa formation avait été approchée ces deux derniers mois par des émissaires qui avaient tenté d’obtenir « un engagement du Hezbollah à ne pas intervenir » en cas de guerre avec l’Iran.
Retransmis en direct devant des centaines de ses partisans, regroupés dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans l’est et le sud du Liban, qui brandissaient des portraits du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, et scandaient « Mort à l’Amérique ! », Naïm Qassem a prévenu qu’une « guerre contre l’Iran embraserait cette fois-ci la région ». Face à un éventuel assassinat de l’ayatollah, au pouvoir depuis 1989 en Iran, « nous aurons toute la latitude pour agir comme nous le jugerons approprié », a-t-il encore averti.
Sorti affaibli d’un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024, le mouvement chiite n’était pas intervenu pendant la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël, en juin 2025.
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Le site de la Fédération nationale des chasseurs a été victime d’une cyberattaque le 20 janvier dernier, visant les données des détenteurs du permis dont leur adresse, faisant craindre des cambriolages et donc le vol d’armes à feu.
Samuel est le trésorier de la Fédération des chasseurs du Bas-Rhin. Le 20 janvier dernier dans la matinée, ce dernier a rapidement compris que quelque chose d’anormal se passait sur le site internet.
« Au niveau du guichet unique, qui est le service de validation des permis. En fait on s’est rendu compte que notre guichet était bloqué », raconte Samuel Baltzer au micro de BFMTV.
La Fédération nationale des chasseurs vient d’être victime d’une cyberattaque. Le ou les hackers ont pu avoir accès à certaines informations: numéros de téléphone, adresses mail et postale d’adhérents.
« Il ne faut pas le prendre à la légère, mais l’incident a été très vite stoppé. Et tant que les données essentielles ne sont pas diffusées, aujourd’hui on n’est pas trop inquiet », assure le trésorier de la Fédération des chasseurs du Bas-Rhin.
« Le gros risque, c’est qu’il y ait des personnes qui se fassent cambrioler »
Pourtant, même si aucune donnée bancaire ni aucun mot de passe ne sont concernés, l’accès aux données personnelles n’est pas sans risque.
« Un million de personnes dont l’adresse et l’identité auraient fuité… Le gros risque, c’est qu’il y ait des personnes qui se fassent cambrioler, qu’on leur vole leur arme de chasse », souligne Romain Marcoux, expert en cybersécurité et membre de l’association CEFCYS.
Fin octobre, la Fédération française de tir sportif avait déjà été la cible d’un piratage similaire. Il avait engendré une série de vols d’armes à feu chez plusieurs adhérents.
Les données personnelles de 250.000 adhérents et 750.000 anciens adhérents avaient été piratées « par la compromission d’un compte interne à la FFT », avait indiqué le parquet. Un suspect a été finalement interpellé en janvier.
Vue d’un abribus où est affichée la dette nationale américaine, par habitant et pour l’ensemble du pays, à Washington, le 28 octobre 2025. JEMAL COUNTESS/GETTY IMAGES VIA AFP
La menace a visiblement touché un point sensible. Interrogé jeudi 22 janvier sur la chaîne de télévision Fox Business pour savoir ce qu’il ferait si les Européens se mettaient à vendre la dette des Etats-Unis, Donald Trump s’est agacé : « Si cela arrivait, nous lancerions de grosses représailles et nous avons toutes les cartes en main. »
Depuis que le président américain s’est mis en tête d’acheter le Groenland, le sujet de l’utilisation de cette véritable « arme nucléaire » financière est revenu sur la table. Les Européens – en comprenant l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse – possèdent un peu plus de 3 000 milliards de dollars (2 560 milliards d’euros environ) de dette de l’Etat américain, environ 10 % du total. Pourraient-ils utiliser ce pactole pour répliquer à Donald Trump, par exemple en le vendant soudainement ?
Voilà des années que l’hypothèse est évoquée. Dimanche 18 janvier, alors que Donald Trump faisait monter la pression, une note d’un analyste de Deutsche Bank, George Saravelos, a remis le feu aux poudres. « L’Europe possède le Groenland, elle possède aussi beaucoup de bons du Trésor américains, écrit-il. On a passé l’année dernière à dire que, malgré ses forces militaires et économiques, les Etats-Unis ont une faiblesse : ils dépendent des autres pour payer leurs factures. »
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Le président américain, Donald Trump, à bord d’Air Force One, le 22 janvier 2026. MANDEL NGAN / AFP
Des propos de Donald Trump affirmant que les alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) étaient « restés un peu loin des lignes de front » en Afghanistan ont suscité, vendredi 23 janvier, des réactions indignées au Royaume-Uni, le gouvernement accusant le président américain de « faire erreur ».
Dans une interview accordée jeudi à la chaîne américaine Fox News, le chef de l’Etat américain a critiqué le rôle des autres pays membres de l’OTAN, assurant que les Etats-Unis n’ont « jamais eu besoin d’eux ». « Ils diront qu’ils ont envoyé des troupes en Afghanistan… et c’est vrai, mais ils sont restés un peu en retrait », a-t-il déclaré, en référence à l’intervention d’une coalition internationale menée par les Etats-Unis pour chasser Al-Qaida de ses sanctuaires après les attentats du 11 septembre 2001.
Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a jugé « insultants et franchement consternants » les commentaires du président américain. « Si j’avais prononcé ces mots, je m’excuserais certainement », a ajouté le dirigeant travailliste, rendant hommage aux 457 soldats britanniques qui ont perdu la vie lors de l’intervention en Afghanistan entre 2001 et 2021 dans le cadre d’une coalition internationale menée par les Etats-Unis.
Loin de s’excuser et sans répondre directement à ces propos, la Maison Blanche, a répliqué dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse que « les Etats-Unis avaient plus fait pour l’OTAN que tous les autres ».
« Comment ose-t-il remettre en question leur sacrifice ? »
Plus tôt, sur la chaîne Sky News, le secrétaire d’Etat britannique à la santé, Stephen Kinnock, qui s’exprimait au nom du gouvernement, avait jugé les commentaires de Donald Trump « profondément décevants ». Le ministre de la défense, John Healey, et la ministre des affaires étrangères, Yvette Cooper, ont eux aussi rappelé les pertes britanniques.
La cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a dénoncé des propos « absurdes ». « Les troupes britanniques, canadiennes et de l’OTAN ont combattu et sont mortes aux côtés des Etats-Unis pendant vingt ans. C’est un fait, pas une opinion. Leur sacrifice mérite le respect, pas le dénigrement », a-t-elle écrit sur X.
La présidente de la commission parlementaire des affaires étrangères, la députée travailliste Emily Thornberry, a estimé, elle, que ces propos étaient « une insulte » pour les familles des personnes décédées. « Comment ose-t-il remettre en question leur sacrifice ? », a aussi réagi le chef du Parti des démocrates libéraux – souvent abrégé LibDem –, Ed Davey, sur X.
Les propos du président américain ont aussi fait réagir en Pologne. « J’exige et j’attends partout du respect à l’égard des vétérans de l’armée polonaise, des vétérans des missions à l’étranger, des vétérans qui ont prouvé combien ils savent servir admirablement la patrie et nos engagements alliés », a déclaré aux journalistes le ministre de la défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, rappelant que 43 soldats polonais étaient morts en mission en Afghanistan.
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La France, qui a été présente militairement en Afghanistan de 2001 à 2014 et a compté jusqu’à près de 4 000 soldats dans ce pays au plus fort de l’engagement de l’OTAN, a, elle, perdu 89 soldats. « Nous nous souvenons de leur sacrifice qui impose le respect », a écrit sur X la ministre française des armées, Catherine Vautrin. « Que les fantômes des 1 000 soldats européens et canadiens tombés en Afghanistan viennent te hanter », a écrit sur X Michel Goya, ancien colonel de l’armée de terre reconverti en analyste militaire, en réponse à Donald Trump.
Parmi les autres alliés de l’OTAN, le Canada a perdu 158 soldats en Afghanistan, selon un site gouvernemental. Le Danemark recense, de son côté, 44 soldats morts, dont 37 au combat.
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« Michiko Jinuma, 20 ans, étudiante en mode, se rend en ville », Tokyo (Japon), 1951, Werner Bischof.
Le jour se lève et j’ai déjà une heure de train derrière moi. Aujourd’hui, je serai, une fois de plus, la première arrivée à l’école, toujours à l’heure. Un des avantages de vivre en dehors de la ville. De manière générale, d’ailleurs, je n’ai aucun mal à trouver les avantages dans les situations de vie. C’est dans ma nature, je suis positive. Au-delà du fait que c’est ce qu’on attend des jeunes filles, c’est quelque chose que mon esprit sait faire sans effort.
Dans le train, à l’aube, il y a le pouvoir des paysages qui défilent derrière la fenêtre. Rien que ça. Et déjà. La nature qui se débat et ne se laisse pas capturer, les couleurs compressées, simplifiées par le mouvement, tout me plaît et me pousse à penser sans brides. Le train trace entre les montagnes et j’ai des idées nouvelles. Pas forcément bonnes, mais nouvelles.
Il suffit que je promène mon regard entre le dehors et les visages qui m’entourent, chaque jour, toujours les mêmes, têtes baissées, prêts à être avalés par la grande ville. Rien qu’à les regarder, je les entends. A force de la guerre, à force d’avoir vu des gens attendre et souffrir en silence, j’ai appris à écouter les visages chuchoter leurs histoires.
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