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La ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, au lendemain de sa nomination, à Matignon, le 13 octobre 2025. CYRIL BITTON/DIVERGENCE POUR «LE MONDE»
L’Etat et ses partenaires calédoniens ont entamé, mercredi 15 octobre, des discussions sur le « pacte de refondation économique et sociale » prévu par l’accord de Bougival, toujours rejeté par les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui ont présenté leurs propres propositions.
L’économie calédonienne est en chute libre : le produit intérieur brut a reculé de 13,5 % en 2024, les finances publiques sont exsangues et les recettes fiscales ont diminué de 21 % après les violences de mai 2024, qui ont fait 14 morts et causé plusieurs milliards d’euros de dégâts.
Face à cette crise, la nouvelle ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, qui a participé en visioconférence à l’examen du pacte, a affirmé que « la détermination du gouvernement rest[ait] entière » malgré le décalage du calendrier initial en raison de la situation politique à Paris.
« Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a fait de la Nouvelle-Calédonie une priorité du gouvernement. Et le président de la République partage complètement cette volonté d’avancer. Avancer sans précipitation, mais sans pause », a-t-elle déclaré, cité par le média local Les Nouvelles Calédoniennes. Et la nouvelle ministre d’annoncer sa venue prochaine dans la collectivité française du Pacifique pour « poursuivre le dialogue avec l’ensemble des partenaires ».
Incertitude sur la mise en œuvre de l’accord de Bougival
La crise politique fait peser une incertitude sur la mise en œuvre de l’accord de Bougival, dont la première étape – le report au printemps 2026 des élections provinciales prévues en novembre prochain – a été approuvée en urgence, mercredi, au Sénat. Cette proposition de loi transpartisane, soutenue par le gouvernement, a été adoptée par 299 voix contre 42. L’Assemblée nationale l’examinera dès le mercredi 22 octobre. La réforme constitutionnelle doit, elle, être approuvée d’ici à la fin de l’année.
Pendant ce temps, une mission interministérielle conduite par Claire Durrieu pour accompagner la Nouvelle-Calédonie dans la refondation de son modèle poursuit ses travaux à Nouméa. Le futur pacte doit permettre « de définir les mesures d’urgence indispensables pour créer un choc de confiance et relancer l’activité économique », ainsi que d’adopter « des réformes structurelles de long terme », a estimé cette haute fonctionnaire.
Parmi les demandes locales figure la transformation en subvention du prêt garanti par l’Etat (PGE) de 1 milliard d’euros destiné à soutenir l’équilibre des comptes publics calédoniens à la suite des événements de mai 2024.
Mardi, le président du gouvernement calédonien, Alcide Ponga, a signé la deuxième tranche de ce PGE, soit 240 millions d’euros, après 560 millions en mars. Mais ce prêt est conditionné à des réformes fiscales dont l’adoption en août par le Congrès, l’assemblée délibérante du territoire, s’est déroulée dans un climat tendu.
Mesures « inégalitaires »
Le plan de 160 millions d’euros d’économies sur trois ans prévoit 27 millions d’euros d’économies sur les allocations familiales, mais aussi une exonération d’impôt pour les nouvelles entreprises et une baisse de 10 points de l’impôt sur les sociétés.
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Depuis, plusieurs mouvements, dont le FLNKS, vitupèrent contre ces mesures qu’ils jugent « inégalitaires ». Le président du groupe UC-FLNKS au Congrès, Pierre-Chanel Tutugoro, a d’ailleurs décliné l’invitation aux réunions sur le pacte de refondation, estimant que celui-ci découle de l’accord de Bougival, que son mouvement dénonce.
Mais il a présenté, mercredi, ses propres propositions. « La seule voie responsable et équitable est d’accroître les recettes publiques », a déclaré M. Tutugoro, qui a déposé une proposition de « loi du pays » créant un impôt de solidarité sur le patrimoine pour les contribuables dont les biens dépassent 840 000 euros.
« Les principales inégalités viennent aujourd’hui des patrimoines et des successions, largement délaissés par l’impôt », soutient le mouvement. En 2019, selon l’Institut de la statistique (ISEE), les 20 % les plus riches concentrent 44 % des revenus, contre 5 % pour les 20 % les plus modestes. C’était avant les émeutes, qui ont encore creusé les inégalités.
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Dans une annexe de la mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 30 juin 2023. LOU BENOIST / AFP
A l’heure où le nouveau ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a fait de la lutte contre le narcotrafic l’une des deux priorités de son action, avec la « sécurité du quotidien », le débat peut paraître technique mais n’en demeure pas moins essentiel : faut-il recréer un corps spécialisé d’enquêteurs de police judiciaire au sein de la police nationale ?
C’est l’une des 40 recommandations du rapport parlementaire tirant le bilan de la réforme de la police nationale, porté par les députés Ugo Bernalicis (La France insoumise) et Thomas Cazenave (Renaissance). Rendu public mercredi 15 octobre, le document radiographie la réforme de la police entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2024, « la plus importante » depuis 1966, pour dresser un constat mitigé.
Certes, en plaçant sous l’autorité d’un chef départemental unique tous les services de police qui ne rendaient compte, jusqu’alors, qu’à leurs directions centrales respectives, cette réorganisation a permis la suppression d’un fonctionnement cloisonné en « tuyaux d’orgues ». Mais elle a aussi accru un risque de « bureaucratisation », créé des strates intermédiaires aux leviers d’action flous et fait de l’échelon départemental le bassin de référence d’une délinquance qui se joue pourtant des frontières administratives.
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Un bureau de tabac à Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine), le 2 janvier 2024. DAMIEN MEYER/AFP
C’est un marqueur de santé publique important, et il clignote au vert : la prévalence du tabagisme s’est établie, en 2024, à 25 % parmi les 18-75 ans, contre 32 % en 2021, et celle du tabagisme quotidien à 18 %, contre 25 % trois ans plus tôt, selon les premiers résultats issus du baromètre de Santé publique France (SPF), rendus publics mercredi 15 octobre.
Des résultats encore partiels : l’intégralité des données, comprenant celles sur le vapotage – dont la hausse présumée est scrutée de près –, sera diffusée début décembre. Mais à la veille du coup d’envoi du défi du Mois sans tabac porté par les autorités de santé (dont la dixième édition débute le 10 novembre), SPF a tenu à communiquer sur cette tendance positive.
« Le nombre de fumeurs quotidiens a diminué de 4 millions en dix ans, c’est bien la démonstration que les actions de prévention et les politiques de lutte contre le tabagisme fonctionnent », a salué devant la presse Caroline Semaille, médecin de santé publique et directrice générale de l’agence. Dix années marquées par « plusieurs étapes », a précisé, à ses côtés, Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addictions à SPF : après une diminution d’une ampleur qualifiée d’« inédite » entre 2016 et 2019, dans la foulée du premier programme national de réduction du tabagisme, les années 2020-2021, correspondant à celles de la crise liée au Covid-19, ont vu la courbe se stabiliser et même « rebondir » dans certaines catégories de population. Depuis, la tendance à la baisse s’est réinstallée.
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Le président du Rassemblement national s’en est pris au Parti socialiste et aux Républicains, qu’il accuse après le discours de Sébastien Lecornu, d’être « l’amicale des sauveurs d’Emmanuel Macron », ce mardi 14 octobre.
« À l’Assemblée nationale, des Républicains au PS, c’est l’amicale des sauveurs d’Emmanuel Macron qui se succède à la tribune », accuse Jordan Bardella.
« Prêt à tous les marchandages »
« Le seul dénominateur commun de cette majorité sans queue ni tête, prête à tous les marchandages, c’est la peur des urnes et la peur du peuple », regrette le député européen.
De son côté, Marine Le Pen considère que le PS s’est « vendu à la Macronie » tandis que LR « s’est donné ».
La veille, déjà, Jordan Bardella avait attaqué le Parti socialiste qui, selon lui, magouille dans les couloirs de Matignon pour essayer de se faire acheter » sur la réforme des retraites et ne pas voter la censure d’un gouvernement de « fonds de tiroirs ».
« Le PS doit sortir de l’ambiguïté. Sont-ils avec Emmanuel Macron ou sont-ils dans l’opposition? C’est le moment de vérité », avait déclaré Jordan Bardella en début d’après-midi devant le siège de son parti, à Paris.
Une réunion au PS pour trancher
Le parti d’extrême droite a déposé une motion de censure lundi matin pour faire chuter le gouvernement. Une autre motion a été déposée par la France Insoumise. Elles seront examinées jeudi matin par l’Assemblée. Tout dépendra donc du Parti socialiste, dont les députés se sont réunis après la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu.
Du côté des Républicains, comme Laurent Wauquiez l’avait déjà indiqué ce matin lors de la réunion de groupe de ses députés, ils « ne censureront pas le gouvernement a priori ». Ajoutant: « nous ne ferons pas tomber les Premiers ministres. »
Veerle Baetens (Alexandra Weiss), Arash Marandi (Payam Panjabi) et Alexander Behrang Keshtar (Ali Katibi). « The Deal » (2025), épisode 2, une série de Jean-Stéphane Bron et Alice Winocour. LES FILMS PELLÉAS/BANDE À PART FILMS/GAUMONT TÉLÉVISION
ARTE – À LA DEMANDE – SÉRIE
Il existe des lieux interdits auxquels seule la fiction peut mener. Certains suscitent la curiosité, voire le désir : la pièce où se planifie un hold-up, le laboratoire où s’élabore une arme secrète… Et puis, il y a ces endroits, ces moments qui semblent de l’extérieur si ennuyeux que ce serait folie d’essayer d’y faire naître une histoire. Les salons des palaces ou des palais des congrès où se négocient les accords internationaux, par exemple.
Contre toute logique, Jean-Stéphane Bron, cinéaste suisse, plutôt porté vers le cinéma du réel (on lui doit le stupéfiant Cleveland contre Wall Street(2010), dissection en temps réel de la crise des subprimes), s’est emparé de ce matériau diplomatique pour en faire une série, une vraie, de celles qui font savamment monter la tension, qui créent un lien que l’on dirait indestructible (le temps de six épisodes) entre personnages et spectateurs.
Les caprices du dieu des séries veulent que The Deal,la série de Jean-Stéphane Bron, soit mise en ligne le même jour que la troisième saison de La Diplomate,le mélodrame international que propose Netflix. Le contraste est saisissant : la série américaine s’empare d’éléments empruntés au réel pour organiser un spectacle calculé pour maximiser le plaisir immédiat de qui la regarde ; The Deal utilise avec sagesse les ressorts de la fiction pour mettre à jour la mécanique des relations internationales.
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« L’affrontement entre l’extrême droite et nous est inéluctable », l’interview de Manuel Bompard, coordinateur de « La France insoumise », en intégralité
Manuel Bompard (LFI): « Si Édouard Philippe est cohérent, peut-être que les députés Horizons pourraient s’associer à ce motion de destitution ou la voter »
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