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« Donald Trump ne veut pas s’engager dans un conflit qui pourrait être compris par les Américains comme une nouvelle guerre », explique Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis
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« Donald Trump ne veut pas s’engager dans un conflit qui pourrait être compris par les Américains comme une nouvelle guerre », explique Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis
Une manifestante brandit une affiche devant une vitrine montrant deux impacts de balles, à Minneapolis (Minnesota), le 26 janvier 2026. ROBERTO SCHMIDT/AFP
Donald Trump et la Maison Blanche ont tenté de jouer l’apaisement, lundi 26 janvier, après la mort d’un infirmier, tué à Minneapolis par les balles d’agents fédéraux, tout en continuant d’accabler l’opposition démocrate pour sa « résistance » aux actions de la police de l’immigration.
Signe d’une possible baisse de tension, le maire démocrate de Minneapolis a annoncé que certains des agents fédéraux déployés dans la ville par le président américain s’en iraient à partir de mardi. « Je continuerai à lutter pour que le reste [des agents] impliqués dans cette opération s’en aillent », a écrit, sur X, Jacob Frey qui a échangé par téléphone avec Donald Trump.
Ce dernier juge que la mort d’Alex Pretti, 37 ans, est une « tragédie », mais estime qu’elle est le résultat de la « résistance délibérée et hostile » des démocrates à sa politique d’expulsions massives, a dit, plus tôt lundi, la porte-parole de la Maison Blanche. Le dirigeant républicain « ne veut pas voir de gens blessés ou tués dans les rues », mais exige « la fin de la résistance et du chaos », a aussi déclaré Karoline Leavitt, pendant une conférence de presse.
Dans un message sur son réseau, Truth Social, le président américain a expliqué avoir eu « une très bonne conversation » téléphonique avec Tim Walz, l’une de ses bêtes noires, le gouverneur (démocrate) du Minnesota, l’Etat où se trouve Minneapolis, théâtre de nombreuses manifestations contre la police anti-immigration (ICE). Sur X, cet ancien colistier de Kamala Harris à la dernière présidentielle a parlé d’un « échange constructif ».
« Nous semblons en réalité être sur la même longueur d’onde », a dit Donald Trump à propos de Tim Walz, qu’il n’a pourtant eu de cesse d’insulter ces dernières semaines, allant jusqu’à le traiter d’« attardé ». Peu après, Karoline Leavitt a toutefois réitéré une demande qui fait figure de ligne rouge pour les dirigeants démocrates du Minnesota : coopérer avec les agences fédérales chargées de l’immigration. Une grande partie de l’Etat est, en effet, un « sanctuaire », limitant la collaboration des forces de l’ordre locales avec l’ICE.
Le milliardaire de 79 ans dit vouloir coopérer avec le gouverneur et a précisé qu’il le mettrait en relation avec son conseiller spécial chargé de l’immigration, dépêché à Minneapolis. « J’envoie Tom Homan dans le Minnesota ce [lundi] soir. Il n’a pas été impliqué dans cette zone, mais il connaît et apprécie beaucoup de gens là-bas. Tom est sévère mais juste et il me rendra compte directement », a écrit le président américain sur Truth Social.
M. Homan dirigera les opérations de l’ICE et fera le lien avec les enquêteurs chargés d’une affaire de fraude aux aides publiques éclaboussant la communauté somalienne, a précisé Karoline Leavitt sur X.
« Nous examinons la situation »
M. Homan, le « Tsar des frontières », ainsi qu’il est connu dans les médias américains, est l’un des principaux architectes de la politique anti-immigration menée par le gouvernement américain. Mais il apparaît moins exposé médiatiquement que d’autres figures de l’administration Trump face à l’émoi suscité par les morts à Minneapolis d’Alex Pretti samedi et de Renee Good le 7 janvier, deux citoyens américains abattus par des agents fédéraux lors de mobilisations contre des opérations de l’ICE.
Des agents fédéraux, lors d’une manifestation près du lieu où l’infirmier Alex Pretti a été abattu, à Minneapolis (Minnesota, Etats-Unis), le 24 janvier 2026. TIM EVANS / REUTERS Des manifestants dans les rues de Minneapolis, (Minnesota, Etats-Unis), le 25 janvier 2026. OCTAVIO JONES / AFP
A l’inverse, la ministre à la sécurité intérieure, Kristi Noem, a été prompte, comme d’autres responsables, à venir au secours des policiers fédéraux impliqués, tout en attaquant les victimes, et sans attendre que des enquêtes soient menées. Donald Trump a fait preuve, dimanche soir, d’une relative retenue, inhabituelle, en disant au Wall Street Journal à propos de la mort d’Alex Pretti : « Nous examinons la situation, nous passons tout en revue et nous rendrons une décision. »
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Le ton est différent de celui adopté, par exemple, par le très influent et très radical conseiller Stephen Miller, qui a qualifié Alex Pretti d’« assassin », dans un message relayé sur X par le vice-président, J. D. Vance. Après la mort de Renee Good, J. D. Vance avait même donné une conférence de presse à la Maison Blanche pour défendre avec virulence le policier auteur des tirs mortels et peindre la victime de manière très péjorative comme une femme « radicalisée » et ayant subi « un lavage de cerveau ».
La justice était également sollicitée sur deux fronts, lundi. Selon les médias américains, une juge fédérale a promis de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota de suspendre l’opération anti-immigration dans l’Etat. Une plainte pour empêcher les autorités américaines de détruire des preuves dans l’affaire Alex Pretti était également examinée.
Les élus démocrates au Congrès menacent, pour leur part, de bloquer le financement du gouvernement si les agences fédérales chargées de l’immigration ne sont pas réformées.
La lutte contre l’immigration clandestine était une promesse de campagne centrale de Donald Trump, mais les sondages montrent un rejet croissant par la population de la manière dont cette politique est mise en œuvre.
Un information a récemment affirmé qu’Aldi songeait à quitter la France. La direction allemande a beau avoir démenti cette rumeur, l’enseigne discount a tout de même beaucoup de mal à s’imposer dans l’hexagone où elle fait face à son compatriote Lidl.
Y a-t-il suffisamment de place pour deux grandes enseignes de hard-discount sur le marché français de la grande distribution? La question se pose ces jours-ci alors que des rumeurs ont évoqué un potentiel départ d’Aldi et ses quelque 1.300 magasins de l’hexagone.
Tout est parti d’un article publié par le média d’investigation La Lettre, affirmant que la direction allemande a récemment lancé un audit de sa filiale française. Et l’hypothèse d’une sortie de ce pays, où Aldi est pourtant implanté depuis 1988, aurait été évoquée. La Deutsche Bank, qui conseille l’entreprise, aurait ainsi étudié le scénario d’une « cession de sa filiale française ».
Il faut dire qu’Aldi France n’est pas particulièrement rentable pour sa maison-mère. Cette dernière a beaucoup investi dedans ces dernières années, que ce soit pour augmenter la taille du parc de magasins (le rachat de Leader Price en 2020 pour 700 millions d’euros a permis d’en acquérir près de 550). Ou alors pour améliorer la notoriété de l’enseigne à travers des campagnes de publicité (jusqu’en 2020, Aldi n’avait jamais diffusé de spot à la télévision française).
Moins de 3% de part de marché, contre 8% pour Lidl
Mais tous ces efforts financiers n’ont pas porté leurs fruits. Les parts de marché d’Aldi peinent aujourd’hui à dépasser les 3%. En 2019, soit avant toute cette débauche de moyens, l’enseigne était à 2,4%. Une bien petite augmentation alors qu’en parallèle, son concurrent Lidl est passé d’environ 6% à près de 8%.
Malgré ce contexte délicat et ces rumeurs, la direction a tenu à rassurer en démentant les « spéculations » sur l’avenir de sa filiale française. « Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français », a déclaré Aldi Nord, la maison-mère d’Aldi France, à l’AFP.
Aux yeux de Frank Rosenthal, expert et consultant en marketing du commerce et de la distribution, ce démenti ne peut pas apaiser tous les soupçons quant à un départ d’Aldi de France. « Il ne peut pas y avoir de fumée sans feu. Si la question se pose, c’est qu’il y a un vrai sujet », affirme-t-il.
Une question sous-jacente à ce sujet de l’éventuel départ d’Aldi se pose: pourquoi les Français ne plébiscitent-ils pas cette enseigne qui est pourtant, comme le rappelle Frank Rosenthal, un mastodonte sur le plan international? À l’échelle mondiale, Aldi est en effet la quatrième plus grosse entreprise de grande distribution, devant notamment Carrefour. Il faut dire qu’elle possède des magasins dans 18 pays.
Un manque d’attractivité du discount en général
Pour la petite histoire, ses supermarchés sont dispatchés entre deux branches qui disposent chacune d’un logo différent. Aldi Nord, qui exploite ceux de France, d’Espagne ou encore des Pays-Bas. Et Aldi Süd qui possède ceux d’Italie, du Royaume-Uni, ou encore des États-Unis. Cette organisation originale est héritée du fait que les deux frères fondateurs de l’entreprise avaient décidé, en 1961, de la scinder en deux suite à un désaccord.
Mais revenons-en à la France. Pour Frank Rosenthal, les difficultés d’Aldi ne sont pas liées seulement à un manque d’attractivité de cette enseigne, mais bien à un manque d’attractivité du discount de manière générale. La France est effectivement un pays où le consommateur aime tout particulièrement acheter des marques nationales.
Or, Lidl comme Aldi se caractérisent par un assortiment plus limité (en général autour de 2.000 références par magasin), et composé essentiellement de marques propres. Chez Aldi, ces marques propres représentent 90% de ce qui est proposé en rayon.
Mais le consommateur français se satisfait difficilement d’un tel assortiment. Il aime avoir le choix, pouvoir prendre une marque nationale pour un produit spécifique, et une marque de distributeur voire hard-discount pour un autre. « Un magasin classique le permet, mais un Aldi ou un Lidl pas vraiment », observe Frank Rosenthal.
Les Français se serrent la ceinture, mais pas chez Aldi
C’est d’ailleurs ce manque de références dans les magasins Aldi qui a fait que l’absorption de Leader Price ne s’est pas traduite par l’augmentation des parts de marché espérée. Les anciens clients Leader Price, qui trouvaient plus de 4.500 références dans leur magasin avant le rachat, ont pu être déçus par leur nouvel Aldi.
Ainsi, alors que selon un sondage réalisé pour BFMTV et publié ce jeudi, 77% des Français déclarent « se serrer la ceinture », Aldi et Lidl n’en profitent pas tant. Pour Frank Rosenthal, c’est tout à fait logique.
« Le moral des Français n’est pas très bon. Quand ils font leurs courses, ils ont davantage envie d’un magasin vivant, bien agencé, qui va leur proposer des produits locaux. Ainsi, ce n’est pas parce que vous faites partie de ces 77% que votre ceinture, vous voulez vous la serrer dans un magasin où tout vous rappelle ces difficultés de pouvoir d’achat », analyse cet expert.
Ces difficultés du discount sont également accentuées par la concurrence des enseignes de déstockage. Tous les Action, Normal ou encore B&M, que l’on ne peut pas tout à fait mettre sur le même plan que Lidl et Action car ils ne font pas tant d’alimentaire (mis à part des friandises). Mais qui grignottent tout de même des parts de marché, notamment grâce à leurs ventes de produits d’hygiène et de beauté.
Aldi plus cher que Leclerc et Intermarché
Il y a donc un manque d’attractivité du discount de manière générale. Mais Aldi en pâtit encore plus que Lidl. Notons tout d’abord que les prix n’y sont pas si avantageux. En 2025 l’UFC-Que Choisir a classé l’ensemble des enseignes de grande distribution. Lidl était bien la moins chère, mais Aldi n’était que la quatrième, légèrement devancée par Leclerc et Intermarché. Mais dépassant assez largement U, Carrefour et Auchan.
Au-delà de cette question du prix, Frank Rosenthal juge que qu’Aldi n’a jamais tant cherché à travailler son image. À l’inverse de son concurrent et compatriote Lidl.
« Ces dernières années Lidl a plutôt essayé de se positionner comme un véritable supermarché, en tentant de se comparer davantage à Leclerc. Aldi, lui, a toujours assumé son statut de discounter ».
« Ils venaient de largement étendre leur parc de magasin après le rachat de Leader Price et se sont dit que c’était le moment de vraiment se faire connaître », retrace Frank Rosenthal. Avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui.
Des choix stratégiques discutables ont donc été effectués par Aldi. Malgré tout, l’enseigne souhaite « se donner une deuxième chance en France », affirmait récememnt à BFM TV un dirigeant du secteur. Certaines sources évoquent ainsi l’hypothèse d’une réinjection d’un milliard d’euros dans la filiale française du discounter allemand.
La députée (Renaissance) de la Marne Laure Miller, lors du débat parlementaire sur la procédure législative visant à interdire l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 26 janvier 2026. LUDOVIC MARIN/AFP
Les députés ont approuvé, lundi 26 janvier, par 130 voix contre 21, la proposition de loi (PPL) visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Le texte, soutenu par le gouvernement, proscrit également l’utilisation des téléphones mobiles par les adolescents dans l’enceinte des lycées. Emmanuel Macron a salué le vote, le qualifiant d’« étape majeure ».
Outre le camp gouvernemental, la majorité des socialistes et l’alliance d’extrême droite Rassemblement national-Union des droites pour la République a voté pour le texte. Seuls les « insoumis » et deux députés du groupe écologiste s’y sont opposés.
« Avec cette loi, nous poserons une limite claire dans la société. Nous disons une chose simple : les réseaux sociaux n’ont rien d’anodin, avait déclaré, avant le vote, Laure Miller, députée (Renaissance) de la Marne, à l’origine de la PPL. Ces réseaux sociaux avaient promis de relier, ils ont fragmenté. Ils avaient promis d’informer, ils ont saturé. Ils avaient promis de divertir, ils ont enfermé. »
L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans était la recommandation phare du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, dont Laure Miller était la rapporteuse.
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Menaces sur l’Union européenne: « Si nous avons la volonté d’affirmer notre puissance, nous pourrons faire reculer les prédateurs », assure Raphaël Glucksmann
Bruno Gollnisch, ancien eurodéputé et ex-numéro deux du FN, devant la cour d’appel de Paris, lundi 26 janvier 2026. SERGIO AQUINDO POUR « LE MONDE »
Bruno Gollnisch, naguère intarissable, a mis de l’eau dans son vin. L’ancien compagnon de Jean-Marie Le Pen et ex-numéro deux du parti, a renoncé, lundi 26 janvier, devant la cour d’appel de Paris, à ses interminables cours de droit sur la séparation des pouvoirs où il avait tenté de noyer le tribunal en octobre 2024. Il a 76 ans dans deux jours, et pousse toujours le mimétisme avec feu son mentor à user d’un vocabulaire choisi, et à abuser comme lui de l’imparfait du subjonctif.
Sur le fond, il a reconnu pour la première fois aussi nettement, au procès des assistants parlementaires du Front national (FN), que ses assistants avaient travaillé parfois pour le parti « de façon résiduelle », et pas seulement pour leur eurodéputé. C’est faire la moitié du chemin et éviter d’être de nouveau condamné à trois ans de prison dont un ferme, 50 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Mais c’est sans doute trop pour ne pas sembler se dédire, et trop peu pour reconnaître les 996 000 euros de détournements de fonds publics dont il est accusé.
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SOS Racisme a mené un testing auprès de 198 agences immobilières en 2025 et a mis en avant que près de la moitié d’entre elles pratiquent ou acceptent de pratiquer à la demande d’un propriétaire une sélection des locataires sur un critère racial.
Près d’une agence immobilière sur deux accepte ou facilite une discrimination raciale dans l’accès au logement. C’est ce que révèle un testing mené en 2025 par l’association SOS Racisme.
Au téléphone avec 198 agences immobilières de dix grandes enseignes, les militants se sont faits passés pour des propriétaires en quête de locataires demandant expressément des « profils européens » pour éviter « des problèmes de voisinage rencontrés par le passé ».
« Il y a toujours une solution » pour refuser
Résultat: 96 agences ont accepté de discriminer en sélectionnant elles-mêmes les locataires sur la base d’un critère racial ou ont permis que le propriétaire fasse cette sélection. Dans les conversations téléphoniques enregistrées par SOS Racisme, certains agents immobiliers savent que la requête est entièrement illégale mais ne se cachent pas d’utiliser de faux prétextes.
« En tant qu’agence immobilière, je ne peux pas refuser l’accès à un logement par rapport à une couleur de peau, une ethnie ou une culture », commence par exemple une salariée d’une agence. « Par contre, je peux trouver un autre moyen pour dire que le dossier n’a pas été validé, au profit d’un autre dossier. Il y a toujours une solution. »
« Je comprends. (…) On fera bien évidemment en sorte de filtrer ça », répond une autre agence, qui a écrit dans ses baux refuser toute « nuisance sonore ou olfactive ».
Une courte majorité des agences contactées dans le cadre de l’enquête (102 agences soit 51,52%) ont refusé de discriminer et clairement affirmé leur opposition à toute sélection fondée sur l’origine. Un résultat loin d’être suffisant.
« Nous sommes face à des professionnels de l’immobilier qui, par leur comportement, vont faire en sorte que des personnes d’origine maghrébine ou subsaharienne ont de plus grandes difficultés à trouver un logement que tout un chacun dans notre société », conclut le président de SOS Racisme Dominique Sopo.
« Dès que j’envoie le dossier, c’est silence radio »
En 2018, SOS Racisme avait déjà mené une première enquête qui avait démontré que des candidats à un logement d’origine maghrébine ou subsaharienne avaient 50 à 55% de chances de voir leur dossier valider par rapport à une personne blanche. Une autre enquête arrivait à une conclusion similaire en 2022. « Ce nouveau testing prouve que les choses n’ont pas évolué », se désole le patron de SOS Racisme dans les colonnes du Parisien.
Cette discrimination, certains locataires en recherche d’un logement la vivent au quotidien, dans un marché déjà parfois très saturé. Sophie, d’origine algérienne, peine par exemple à se loger depuis six mois malgré un CDI et son salaire.
« Ils voient bien que je rentre dans les critères, mais dès que j’envoie la totalité du dossier, c’est silence radio », confie-t-elle à BFMTV.
Face aux résultats de l’enquête, la Fédération nationale de l’immobilier a dénoncé « quelque chose d’inadmissible ». « Une profession doit à la fois avoir une formation inclue et un dispositif de sanction à l’encontre des professionnels », a appuyé le président de la Fnaim Loïc Cantin.
La ministre chargée de la lutte contre les discriminations Aurore Bergé a justement annoncé une formation obligatoire pour tous les agents immobiliers. « Le décret sera publié dans les prochaines semaines », a-t-elle assuré ce lundi 26 janvier sur TF1. « La Fnaim a signé, avec SOS Racisme, une convention pour garantir d’avancer sur ce sujet. Cela doit appartenir au passé », a insisté la ministre.
Le Tchèque devrait investir autour de 230 millions d’euros pour réussir son opération.
Daniel Kretinsky veut asseoir sa domination sur le groupe Fnac-Darty. Le milliardaire tchèque souhaite monter au capital du groupe pour en devenir l’actionnaire majoritaire.
L’homme d’affaires en détient à l’heure actuelle 28,5%, via la filiale Vesa Equity Investment, de son entité EP Group. Il a informé vendredi le conseil d’administration de la Fnac de son intention de mener une opération « amicale », via une offre publique d’achat devant lui permettre d’atteindre 50% du capital.
« Le conseil d’administration de Fnac Darty a unanimement accueilli favorablement l’offre », fait savoir Fnac Darty dans un communiqué.
Le Tchèque devrait offrir 36 euros par action, soit une prime de 19% par rapport au cours actuel – et 26% par rapport au cours moyen ces trois derniers mois. Il pourrait remettre 230 millions d’euros au pot pour mener à bien l’opération.
Quelle marge de manœuvre européenne face à la flotte fantôme russe ?
Le Grinch, arraisonné jeudi en Méditerranée au cours d’une spectaculaire opération des commandos marine français en eaux internationales, avant d’être détourné vers le port de Marseille-Fos, est le deuxième navire sous sanctions internationales intercepté par les autorités françaises après le Boraçay à la fin de septembre.
Le pétrolier « Grinch », soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, sous la surveillance de la marine nationale française, près du port de Marseille-Fos, au large de Martigues (Bouches-du-Rhône), le 25 janvier 2026. THIBAUD MORITZ/AFP
Ces navires sous pavillon de complaisance permettent aux Russes d’exporter leur pétrole en contournant les sanctions occidentales. La marge de manœuvre des Européens reste toutefois limitée, dans le cadre d’un droit maritime international contraignant.
Cette deuxième intervention française est « un signal fort » envoyé à Moscou, d’autant que cette fois « la France a bénéficié du soutien du Royaume-Uni, donc les alliés se montrent prêts à coopérer », estime Elisabeth Braw, une experte de l’Atlantic Council, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP).
Quant à l’Allemagne, elle a pris une mesure inédite en interdisant, le 10 janvier, à un pétrolier de pénétrer dans ses eaux territoriales en mer Baltique, l’obligeant à faire un large détour par le nord et la mer de Barents.
« Tout le défi est de rester dans le respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), une sorte de bible des affaires maritimes », ce qui relève souvent de l’interprétation qu’en font les Etats, insiste Elisabeth Braw. « Les pays riverains de la mer Baltique hésitent à arraisonner des navires hors de leurs eaux territoriales car ils estiment que c’est hors de leur juridiction ».
« Le seul mode d’action possible en haute mer est le “droit de visite” prévu par l’article 110 de la convention, qui permet de monter à bord d’un navire suspecté d’être sans nationalité ou d’arborer un pavillon ne correspondant pas à la nationalité du navire et de contrôler les titres autorisant le port du pavillon », explique à l’AFP le contre-amiral français Laurent Bechler, le directeur du Centre d’études stratégiques de la marine (CESM).
C’est justement ce que la marine française dit avoir fait dans le cas du Grinch. En cas d’incohérences entre les titres, les autorités peuvent considérer qu’il y a absence de nationalité, le navire perd alors la compétence exclusive de l’Etat du pavillon et celles-ci peuvent dérouter le navire vers leurs eaux territoriales. Une fois arraisonné, l’enquête ouverte sur le Grinch par le parquet de Marseille – le droit français s’applique désormais – devra encore déterminer si les soupçons de défaut de pavillon étaient fondés.
Peut-on pour autant alors saisir le navire, voire confisquer sa cargaison ? « Cela dépendra de l’infraction et des circonstances mais la marge de manœuvre est étroite. C’est pour cela que la plupart des navires arraisonnés récemment ont été libérés dans la foulée », selon Mme Braw.
Plus généralement, le mode opératoire très opaque de ces bateaux (propriétaires installés dans des paradis fiscaux, transpondeurs souvent éteints ou transfert de pétrole de bateau à bateau en mer pour « blanchir » la cargaison, etc.) les rend difficiles à repérer.
« C’est un jeu du chat et de la souris compliqué pour les Européens », résume Igor Delanoë, le directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe et chercheur à l’IRIS. D’autant que « ce transport pétrolier répond à un double besoin systémique : pour la Russie de vendre et pour des pays comme la Chine et l’Inde [les principaux acheteurs du pétrole russe sous sanctions] d’acheter ; donc il faut taper fort au portefeuille des Russes sans pour autant se mettre à dos les Chinois et les Indiens. »
« En outre, les arraisonnements impliquent des capacités logistiques, militaires et des coûts importants », souligne-t-il. C’est pourquoi, comparativement aux effectifs de la flotte fantôme, qui comprend 600 à 1 400 bateaux selon les estimations, « les arraisonnements restent jusque-là sporadiques ».