Ce qui change à partir du 1ᵉʳ novembre pour votre budget : nouvelle grille des heures creuses, frais bancaires de succession, prix du gaz, chèque énergie…

Comme chaque premier jour du mois, le budget des ménages est marqué par plusieurs changements.

La nouvelle grille des heures creuses déployée

La mise en place du nouveau système d’heures creuses et d’heures pleines commence dès le 1er novembre. De nouvelles plages horaires ont été mises en place, afin d’être « en adéquation (…) avec les contraintes du réseau [électrique], et son adaptation [de] production d’électricité », comme l’explique la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Instaurée dans les années 1960, cette grille d’horaires consiste à diviser la journée en 16 heures pleines et 8 heures creuses, au cours desquelles les foyers ayant choisi ce type de consommation énergétique bénéficient d’un prix au kilowattheure réduit.

Avec le précédent modèle, les 8 heures creuses étaient principalement placées au cœur de la nuit, entre 20 heures et 8 heures du matin. Comme assuré par le gouvernement, il sera toujours possible de bénéficier de 8 heures creuses quotidiennes : la nuit, pendant « au moins cinq heures consécutives », entre 23 heures et 7 heures, et jusqu’à trois heures en journée, entre 11 heures et 17 heures.

Ces plages sont également vouées à évoluer dans un second temps entre les saisons : du 1er avril au 31 octobre, les foyers bénéficieront de « davantage d’heures en journée, pour profiter du pic de production [d’électricité] solaire », indique le gouvernement. Du 1er novembre au 31 mars, les heures creuses seront majoritairement placées la nuit.

La CRE précise que la « répartition des heures pleines et creuses n’est (…) pas homogène à l’échelle du territoire, et qu’elle [sera] différente entre chaque client ». Les foyers concernés (11 millions selon le gouvernement) seront prévenus des changements d’horaires par leur fournisseur, au moins un mois avant. Ils pourront être attribués jusqu’à fin 2027.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pourquoi le système des heures pleines et heures creuses va être bouleversé à partir du 1ᵉʳ novembre ?

Plafonnement des frais bancaires après un décès

A la suite de la mort d’un de leurs clients, et donc lors de l’ouverture de sa succession, les banques doivent effectuer diverses démarches, parmi lesquelles un inventaire des fonds, l’établissement d’échanges avec le notaire et le transfert de l’argent aux héritiers.

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Impôt sur la fortune improductive: « Ce n’est pas une bonne idée », estime Michel Picon, président de l’U2P


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Cyberattaque dans des lycées des Hauts-de-France: la remise en état des systèmes continue, une enquête en cours

Le 10 octobre dernier, 80% des lycées publics de la région avaient été touchés par une attaque au rançongiciel. À quelques jours de la rentrée des vacances de la Toussaint, l’académie veut remettre sur pied les systèmes.

Trois semaines après la cyberattaque qui a touché 80% des lycées publics des Hauts-de-France, la remise en état des systèmes continue et va se poursuivre jusqu’à la rentrée des vacances de la Toussaint, ce lundi 3 novembre.

Dans un communiqué publié ce 31 octobre, l’académie des Hauts-de-France annonce « la finalisation des opérations de remise en état des outils informatiques administratifs dans la quasi-totalité des 269 lycées publics » touchés par l’attaque au rançongiciel. Les équipes techniques « poursuivent actuellement leurs travaux afin que les outils informatiques soient opérationnels dans les meilleurs délais ».

Un premier lot d’ordinateurs « opérationnel »

Une « remise en service progressive des postes pédagogiques » a été initiée et « un premier lot d’ordinateurs est déjà à nouveau opérationnel ».

Le 10 octobre, pour tenter d’endiguer la cyberattaque, l’accès aux réseaux et à internet avait été « temporairement suspendu » dans les établissements concernés. Une cellule de crise avait été ouverte et une plainte déposée.

Dans son communiqué, l’académie précise qu’une enquête est en cours, mais qu’à cette heure, elle « ne permet pas d’établir avec certitude l’ampleur des données potentiellement perdues et/ou captées ». Ces dernières « peuvent inclure des informations individuelles des usagers ou personnels ».

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« Sur le fil de la violence », de Mark O’Connell : face au tueur, trouver la bonne distance

Malcolm Macarthur à la sortie de la Cour pénale centrale, à Dublin, en 1983. INDEPENDENT NEWS AND MEDIA/GETTY IMAGES

« Sur le fil de la violence. Une histoire de vérité, d’invention et de meurtre » (A Thread of Violence : A Story of Truth, Invention, and Murder), de Mark O’Connell, traduit de l’anglais (Irlande) par Charles Bonnot, Stock, « La cosmopolite », 320 p., 22,50 €, numérique 16 €.

En 2013, Mark O’Connell croise régulièrement un vieil homme arborant une vigoureuse crinière blanche dans les librairies dublinoises et sous les travées du Trinity College. Il croit d’abord reconnaître un ancien professeur de lettres, avant de comprendre avec effroi qu’il s’agit, en vérité, de Malcolm Macarthur, sorti de prison depuis peu. En 1982, ce dandy d’ascendance aristocratique avait défrayé la chronique irlandaise pour un double meurtre qui plongea le pays dans un scandale politique incongru – au moment de son arrestation, le coupable s’était réfugié chez le procureur général, qui était l’un de ses amis. Une affaire restée dans les mémoires sous l’acronyme « GUBU », pour « grotesque, unbelievable, bizarre and unprecedented » (« grotesque, incroyable, bizarre et sans précédent »).

Lettré, étrangement froid, Macarthur a inspiré le personnage principal du Livre des aveux (Flammarion, 1990), un roman de John Banville racontant son histoire, sur lequel Mark O’Connell a planché durant des années pour son doctorat en littérature. « Croiser cet homme dans la rue était comme voir une fiction surgir soudain dans le monde réel : un frisson étrange et fascinant à la fois, explique-t-il au “Monde des livres”, de passage à Paris. Il y avait quelque chose d’intéressant à creuser sur cette dissonance cognitive très particulière. »

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Impôt sur la fortune improductive: « Il n’y a jamais eu d’échange avec le Rassemblement national […] Il faut arrêter les délires complotistes », assure Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados


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EN DIRECT, budget 2026 : les députés rejettent la fiscalisation des indemnités journalières en cas d’affection de longue durée

Le point sur la situation, lundi 3 novembre à 21 heures

Le Parti socialiste (PS) attend de voir « la copie complète » du projet de loi de finances pour décider ou non de censurer le gouvernement, a déclaré son premier secrétaire, Olivier Faure, sur le plateau de BFM-TV. « Cela se joue en fait dans le mois » de novembre, a-t-il ajouté.

Le président de la commission des finances, Eric Coquerel, a dénoncé l’attitude des socialistes, qui avaient promis de censurer le gouvernement faute d’avancées sur la taxe sur le patrimoine. « Le bilan, c’est qu’il n’y a rien eu, même pire », a-t-il fait valoir, dénonçant l’adoption d’une version édulcorée de la taxe sur les holdings ainsi qu’un « compromis avec le RN » sur l’impôt sur la fortune improductive.

« C’était assez cordial mais, manifestement, on va tout droit vers les ordonnances ou la loi spéciale », a déclaré le député Rassemblement national (RN) Matthias Renault, à l’issue de la réunion des groupes parlementaires organisée par le gouvernement, à laquelle la gauche a refusé de participer.

Les députés achèvent dans la soirée huit jours de débats sur la partie « recettes » du budget de l’Etat, sans espoir de voter ce premier volet mardi comme c’était prévu initialement. Ils entameront demain l’examen du budget de la Sécurité sociale, rejeté en commission vendredi. Celui-ci doit faire l’objet d’un vote solennel le 12 novembre.

Le nouvel impôt sur la « fortune improductive », approuvé vendredi 31, ne devrait apporter qu’une retouche assez modeste à la taxation actuelle du patrimoine, selon l’évaluation fournie par la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin. Ce prélèvement ne devrait rapporter qu’« environ 500 millions d’euros » de plus que l’actuel impôt, qui a fait entrer 2,2 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat en 2024, a-t-elle dit en séance aux députés qui l’interrogeaient.

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Deux ans après le début de la guerre, Modiin, ville symbole du patriotisme israélien : « Les enfants apprennent qu’Israël et son peuple passent avant tout »

Le patriotisme et le nationalisme se nourrissent des larmes. Ce lundi 20 octobre, elles coulent à flots sur les visages des jeunes militaires portant béret vert et uniforme de combat, réunis dans la ville de Modiin, qui enterre Itay Yavetz. Le soldat de 21 ans a été tué la veille dans Gaza, probablement un des derniers morts israéliens de la guerre commencée le 7 octobre 2023, après l’attaque du Hamas, si le cessez-le-feu conclu le 10 octobre devait se poursuivre.

Devant la tombe, son jeune frère, Raz, en sanglots, lit un message écrit par le militaire juste avant d’entrer la première fois à Gaza, en juillet 2024. « Tu as écrit : “J’ai grandi, j’ai appris sur moi-même, je me suis renforcé, j’ai mûri, je suis devenu un combattant, cela n’a pas été facile mais je suis content de là où je suis aujourd’hui. Dans peu de temps, nous allons entrer sur le terrain et nous allons réaliser tout ce que nous avons appris dernièrement. Il n’y a pas plus heureux que moi d’entrer dans Gaza avec mes camarades.” »

L’armée affirme qu’Itay Yavetz est mort après avoir été touché par une arme antichar utilisée par des combattants du Hamas dans la zone de Gaza toujours occupée par Israël – ce que l’organisation islamiste palestinienne a démenti. Un deuxième officier, Yaniv Kula, 26 ans, son supérieur, a été tué à ses côtés par l’explosion. Il a été enterré, le même jour, avec les honneurs, au mont Herzl, à Jérusalem. Lui aussi avait grandi à Modiin, dans le centre du pays.

Le choix de combattre

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Une femme tue l’ex-conjointe de son compagnon à Calais, avant de se suicider

La victime, âgée de 39 ans, est morte après avoir été visée par « deux coups de feu ». La suspecte, retrouvée morte dans sa voiture, a reconnu le meurtre dans une lettre.

Une femme a avoué par écrit en avoir tué une autre vendredi 31 octobre à Calais avant de se suicider, a déclaré à l’AFP le procureur de la République adjoint de Boulogne-sur-Mer, Patrick Leleu, confirmant des informations de médias locaux.

Agée de 39 ans, la victime, mère de deux enfants, est décédée « vers 14h30 » de « l’un des deux coups de feu tirés par une arme de gros calibre », selon le procureur adjoint.

L’autrice présumée des tirs a été retrouvée dans la soirée, morte dans sa voiture garée sur un parking de Calais, où elle « a mis fin à ces jours avec une arme du même type » en laissant « un courrier » dans lequel elle a « reconnu » avoir tiré sur la victime, a encore ajouté Patrick Leleu.

Une enquête pour homicide volontaire ouverte

Cette dernière a été tuée dans les parties communes de son immeuble, près du pas de la porte de son appartement, selon Philippe Mignonet, adjoint aux sécurités de la ville de Calais.

Le procureur adjoint a évoqué un « contexte familial » pour expliquer ce drame: l’assaillante aurait été « la compagne actuelle de l’ex-compagnon de la victime ».

Une enquête ouverte pour homicide volontaire doit aider à déterminer plus précisément les motivations de l’assaillante, a-t-il précisé.

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« Je ne veux pas que les Américains aient faim »: Trump prêt à financer l’aide alimentaire de 42 millions d’habitants (après qu’un juge le lui a ordonné)

L’aide alimentaire de 42 millions d’Américains doit être suspendue dans quelques heures. Un juge a ordonné à Donald Trump de mobiliser des fonds d’urgence.

Donald Trump s’est dit prêt vendredi 31 octobre à financer le principal programme public d’aide alimentaire aux Etats-Unis, à quelques heures de sa suspension provoquée par une paralysie budgétaire qui dure depuis un mois, sans issue en vue.

Après plus de quatre semaines de « shutdown » et la mise au chômage technique de centaines de milliers de fonctionnaires, des perturbations dans le trafic aérien ou encore la fermeture de parcs nationaux, les effets du blocage doivent s’étendre aux 42 millions d’Américains qui dépendent du programme Snap, que l’Etat fédéral doit arrêter de financer dans la nuit de vendredi à samedi.

« MON HONNEUR »

Après qu’un juge fédéral, saisi par des associations, a ordonné vendredi au gouvernement d’utiliser des fonds d’urgence pour financer Snap, Donald Trump s’est dit ouvert à une telle solution.

« Je ne veux pas que les Américains aient faim (…) Si le tribunal nous donne les directives juridiques appropriées, ce sera MON HONNEUR de fournir le financement » du programme Snap, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

« Vous allez avoir de vrais gens, de vraies familles – vous allez avoir des enfants – qui souffriront de la faim dès ce week-end », avait auparavant lancé de son côté le ténor républicain Mike Johnson, en accusant l’opposition démocrate de « continuer leurs jeux politiciens à Washington ». La ministre de l’Agriculture de Donald Trump, Brooke Rollins, avait affirmé que le programme SNAP serait à court de fonds après un mois de « shutdown ».

Des dépenses de santé qui vont exploser

Face au potentiel tarissement de l’aide alimentaire, certains Américains organisent déjà une chaîne de solidarité. « Je suis tout simplement consternée par la manière dont notre pays traite les familles et les enfants », a déclaré à l’AFP Kerry Chausmer, une habitante de la proche banlieue de Washington qui va aider deux familles à payer leurs courses en l’absence d’aide.

Samedi les nouveaux coûts d’assurance santé seront connus pour les plus de 24 millions d’Américains dont la couverture passe par le programme fédéral « Obamacare ». Et avec l’expiration attendue à la fin de l’année de subventions publiques pour ce programme, les coûts risquent d’exploser, selon le cercle de réflexion KFF.

La question des subventions pour « Obamacare » est au coeur de la confrontation au Congrès entre républicains et démocrates, qui ne parviennent pas à s’entendre sur un nouveau budget. Le parti de Donald Trump propose de prolonger le budget actuel, avec les mêmes niveaux de dépenses, tandis que l’opposition réclame une prolongation de ces subventions.

Même si les républicains sont majoritaires au Sénat, plusieurs voix démocrates sont nécessaires pour mettre fin au « shutdown » et adopter un budget.

« Tout est de leur faute »

La plupart des sondages indiquent jusque-là que les Américains pointent principalement du doigt le parti présidentiel. Selon une enquête d’opinion pour ABC et le Washington Post publiée jeudi, 45% des interrogés attribuent la responsabilité du « shutdown » en premier lieu à Donald Trump et aux républicains au Congrès, contre 33% aux élus démocrates.

Alors que la solde des militaires avait pu être versée en octobre après une décision de Donald Trump, il n’est pas certain qu’une telle mesure soit possible pour novembre. Et les plus d’1,3 million d’Américains sous les drapeaux pourraient se joindre aux 1,4 million de fonctionnaires dont la paie est déjà gelée depuis un mois.

Parallèlement, les perturbations continuent dans le trafic aérien en raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissant de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire. L’aéroport JFK à New York, l’un des plus importants du pays, a ainsi dû cesser tout départ et toute arrivée pendant une heure et demie vendredi.

Côté démocrate comme républicain, certains espèrent qu’une issue à la crise pourrait venir d’une intervention de Donald Trump, intervenu en faveur des militaires et désormais des bénéficiaires de Snap, mais resté à la marge des débats sur la paralysie budgétaire.

Vendredi, il a réitéré sa promesse de négocier avec les démocrates sur leurs revendications, mais seulement après la levée du « shutdown ». « On va se voir très rapidement, mais ils doivent rouvrir le pays », a assuré le républicain à son arrivée en Floride où il passera le week-end dans sa luxueuse résidence Mar-a-Lago. « C’est de leur faute, tout est de leur faute », a ajouté Donald Trump.

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