Le groupe de rock irlandais U2, en 2025. ANTON CORBIJN/U2
Après Bruce Springsteen (Streets of Minneapolis), Jesse Welles (Join ICE), Neil Young (Big Crime) ou Kim Gordon, du groupe Sonic Youth (Bye Bye 25 !), une autre voix combative du rock, celle des Irlandais de U2, s’élève contre les dérives de la nouvelle ère Trump et les exactions de l’ICE – la police fédérale américaine de l’immigration – avec American Obituary (« nécrologie américaine »). Une protest song (« chanson contestataire ») électrique de 4 minutes 23 figurant sur le nouvel EP six titres de la bande à Bono, Days of Ash (« jours de cendres »), mis en ligne par surprise sur les plateformes, mercredi 18 février, dans lequel le quatuor consacre d’autres chansons à de brûlants sujets d’actualité, qu’il s’agisse de l’Iran, de l’Afrique, du conflit israélo-palestinien ou de l’Ukraine.
Après des albums plus introspectifs revenant sur leur adolescence (Songs of Innocence, en 2014) et leur parcours (Songs of Experience, en 2017, et Songs of Surrender, en 2023, réinterprétation acoustique d’une sélection de leur répertoire), U2 replonge ici dans un engagement qui a souvent nourri sa flamme musicale et la vie publique de son chanteur.
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La médaillée d’argent, Emily Harrop, et le médaillé de bronze, Thibault Anselmet, après leurs épreuves de ski alpinisme, jeudi 19 février, à Bormio (Italie). DENIS BALIBOUSE / REUTERS
La journée du jeudi 19 février marquait l’entrée au programme olympique du ski-alpinisme, la seule discipline ajoutée au calendrier de Milan-Cortina. Et sur le sprint individuel, les Bleus ont pris part à la fête, chez les femmes comme chez les hommes, portant à 19 le total de médailles de la délégation française, alors qu’il reste encore trois jours de compétition.
Les sourires semblaient scotchés aux visages d’Emily Harrop et de Thibault Anselmet, à l’issue de l’épreuve. Il faut dire qu’ils ne pouvaient pas rêver mieux – si ce n’était de finir une ou deux marches plus haut sur le podium – pour leurs premiers JO, sur les pistes du Stelvio (Trentin-Haut-Adige). La première a décroché l’argent, le second le bronze.
« Remporter une médaille olympique, ça représente beaucoup, exprimait avec fierté Thibault Anselmet au micro d’Eurosport, dès la fin de sa course. Je suis très fier. C’est super pour notre sport d’être olympique. » S’il considère avoir été « en difficulté dès les quarts de finale », il s’est tout de même adjugé la troisième place avec 3 secondes d’avance sur le Suisse Arno Lietha. Emily Harrop, elle, peut nourrir quelques regrets. En tête des deux manches qualificatives, elle a craqué en finale. La faute à une troisième transition mal négociée, au cours de laquelle elle a concédé 9 secondes à la Suissesse Marianne Fatton, sacrée.
La Norvège patronne du combiné nordique
A l’inverse, la finale du combiné nordique avait, elle, des airs de déjà-vu. Sur les trois dernières éditions des Jeux, la Norvège a empoché l’or à deux reprises sur le sprint par équipes : en 2014, à Sotchi (Russie), puis en 2022, à Pékin – il avait dû se contenter de la médaille d’argent en 2018, à Pyoeongchang (Corée du Sud). Cette édition 2026, n’a pas dérogé à la règle.
Emmenée par le duo Andreas Skoglund – Jens Luraas Oftebro – celui-ci compte déjà deux titres olympiques à Milan-Cortina, sur le petit et le grand tremplin –, la Norvège a longtemps joué des coudes avec la Finlande. A 1,5 kilomètre de l’arrivée, leurs rivaux étaient même devant. Mais Jens Luraas Oftebro a accéléré pour reléguer son homologue Eero Hirvonen à une demi-seconde et décrocher l’or, donc. Le duo français, composé de Marco Heinis et Maël Tyrode, a, lui, terminé 9e.
Le patineur Zhogyan Ning signe un record olympique
C’est un sacre qui vaut de l’or, aux deux sens du terme. Le Chinois Zhongyan Ning s’est adjugé la finale du 1 500 m en patinage de vitesse, avec le record olympique à la clé. Fait encore plus rare, le précédent record – détenu par le Néerlandais Kjeld Nuis en 1 min 43 s 21 – a été battu… quatre fois lors de cette finale. D’abord par son compatriote Joep Wennemars, qui a terminé 4e, puis par Kjeld Nuis lui-même, finalement en bronze. L’Américain Jordan Stolz, sacré sur 500 m et 1 000 m à Milan, prend la médaille d’argent. Le Français Valentin Thiebault termine, lui, à la 17e place.
En fin de journée, l’équipe féminine de hockey sur glace des Etats-Unis s’est offert le sacre aux dépens du Canada, tenant du titre (2-1). Menées jusqu’à la fin du dernier tiers-temps, les Américaines ont arraché la prolongation, avant de s’imposer. Médaillée sur toutes les éditions olympiques depuis l’entrée de la discipline au programme en 1998, la Team USA n’avait plus décroché l’or depuis Pyeongchang 2018.
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En patinage artistique, Alysa Liu a offert aux Etats-Unis leur premier sacre olympique dans l’épreuve individuelle femmes depuis Salt Lake City 2002. Elle devance les Japonaises Kaori Sakamoto et Ami Nakai. Adeliia Petrosian, très attendue après quatre années de mise au ban de la Russie des compétitions internationales et qui concourrait à Milan sous bannière neutre, a terminé 6e.
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, lors d’une conférence de presse, le 19 février 2026. OLIVIER CHASSIGNOLE/AFP
Tous suspectés d’avoir directement participé à la scène fatale au militant de l’extrême droite radicale Quentin Deranque, sept jeunes gens ont été mis en examen dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte pour homicide volontaire et complicité, violences aggravées et association de malfaiteurs, dans la soirée du jeudi 19 février, au tribunal judiciaire de Lyon. Six d’entre eux ont été mis en examen pour « homicide volontaire », tandis que Jacques-Elie Favrot, assistant du député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault, a lui été mis en examen pour « complicité d’homicide volontaire par instigation ». Agés de 20 à 26 ans, ils ont été présentés au juge d’instruction. Six d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt, après leur comparution à l’audience du juge des libertés et de la détention, jusqu’à une heure avancée de la nuit. Un septième a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Ses avocats ont démontré qu’il n’était pas présent sur les lieux des violences.
Les sept mis en examen sont soupçonnés d’avoir directement exercé ou favorisé les violences lors de l’agression qui a provoqué le décès du jeune militant de l’extrême droite radicale, tué à coups de poing et de pied alors qu’il était au sol, jeudi 12 février, dans le 7e arrondissement de Lyon. Les rôles de chacun ne sont pas encore formellement établis, et plusieurs protagonistes directs manquent à l’appel. « A ce jour (…) il reste plusieurs personnes à identifier », a précisé Thierry Dran, procureur de la République de Lyon, au cours de la conférence de presse qu’il a tenue jeudi après-midi.
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Le premier ministre, Sébastien Lecornu, entouré du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez (à gauche), de la ministre déléguée chargée de l’égalité, Aurore Bergé, et du président du CRIF, Yonathan Arfi, avant le dîner annuel du CRIF, à Paris, le 19 février 2026. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP
Responsables politiques, figures du monde économique ou de la culture et, bien sûr, personnalités de la communauté juive se sont pressés, jeudi 19 février, au Carrousel du Louvre, à Paris. Ils étaient plus d’un millier à assister au dîner organisé pour la quarantième fois par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), un record. Parmi eux, 24 ministres ont d’ailleurs fait le déplacement, ainsi que de nombreux députés – dont l’ancien président de la République François Hollande – venus témoigner à la communauté juive leur amitié.
Dans un contexte marqué par la flambée de l’antisémitisme en France après l’attaque terroriste du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, beaucoup disaient jeudi soir vouloir être « présents » pour une catégorie de Français soumis « à une énorme tension ».
Comme l’a rappelé Yonathan Arfi, le président du CRIF, lors de son discours jeudi soir, les juifs de France comptent pour 1 % de la population, mais subissent la moitié des actes antireligieux. Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, publiés le 12 février, 1 320 attaques ont été recensées en 2025, avec une part particulièrement élevée (67,4 %) d’atteintes à la personne, catégorie qui regroupe agressions verbales, physiques ou encore insultes en ligne.
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Des proches et des amis prient lors des funérailles de Nasrallah Mohammad Siam, 19 ans, tué le lendemain d’une attaque de colons israéliens, dans le village de Mikhams, au nord-est de Jérusalem, en Cisjordanie, le 19 février 2026. JOHN WESSELS/AFP
Un mouvement de colons israéliens radicaux, « Jeunes des collines », a revendiqué sur sa chaîne Telegram, mercredi 18 février, plus de 60 attaques en un mois dans 33 villages palestiniens en Cisjordanie. Sous forme d’une liste, ils présentent leurs actions comme le « bilan de la lutte contre l’ennemi arabe ». Ce bilan évoque 12 maisons brûlées, 29 voitures incendiées, 40 Palestiniens blessés, ainsi que « des centaines de vitres de voitures brisées » et « des centaines d’oliviers arrachés ».
Cinq attaques sont mentionnées dans le village de Mikhams, près de Ramallah, dont la communauté bédouine voisine a quitté les lieux en février en se disant harcelée. Le ministère de la santé palestinien, basé à Ramallah, a déclaré qu’un jeune homme de 19 ans était mort de ses blessures après y avoir été blessé par balle par des colons, mercredi.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait dénoncé en novembre les violences d’une « poignée d’extrémistes » non représentative selon lui des colons qui vivent en Cisjordanie. Des jeunes de cette mouvance sont soupçonnés d’attaques contre des soldats, des policiers et des dirigeants colons, qu’ils jugent trop modérés.
Dans une lettre ouverte, des rabbins influents vivant dans des colonies du nord de la Cisjordanie ont appelé mardi à soutenir les colons qui vivent dans des avant-postes, tout en dénonçant les violences contre les Palestiniens. « Il est interdit de recourir à toute forme de violence », affirment les rabbins, qui appellent les colons à suivre les directives des autorités.
Des colons s’installent sur des terres agricoles utilisées par les Palestiniens et leur en refusent progressivement l’accès, selon un rapport de 2025 de l’ONG israélienne anti-colonisation La Paix maintenant. Pour contraindre les Palestiniens à partir, ils recourent à l’intimidation et à la violence, « avec le soutien du gouvernement et de l’armée israélienne », estime cette ONG.
Depuis le début du mois de février, Israël a pris une série de mesures visant à accroître son contrôle sur la Cisjordanie, qu’elle occupe depuis 1967, y compris sur des secteurs administrés par l’Autorité palestinienne en vertu des accords israélo-palestiniens d’Oslo, conclus dans les années 1990 et aujourd’hui moribonds. Des mesures condamnées mardi par 85 Etats membres des Nations unies.
Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Hormis Jérusalem-Est, plus de 500 000 Israéliens vivent en Cisjordanie dans des colonies que l’ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens. Le gouvernement israélien actuel, considéré comme l’un des plus à droite de l’histoire du pays, a accéléré l’expansion des colonies, approuvant un nombre record de cinquante-quatre colonies en 2025, selon l’organisation israélienne La Paix maintenant.
La couverture du hors-série « Combat ! ». COMBAT.FR
Cinq médias ancrés à gauche, dont L’Humanité, Radio Nova et StreetPress, ont lancé, jeudi 19 février, à Paris un hors-série commun, Combat !, consacré à la lutte contre l’extrême droite, dans la perspective des élections municipales.
Cette édition spéciale de 80 pages, à laquelle ont participé Les Inrockuptibles et le média en ligne Blast, a été présentée à la Maison des métallos devant plusieurs centaines de personnes, dont l’homme d’affaires et de médias Mathieu Pigasse, qui veut peser en faveur de la gauche pour la présidentielle de 2027, notamment à la tête de son groupe Combat, propriétaire de Radio Nova et des Inrocks.
« Ce journal sort dans un contexte qui est difficile, qui est douloureux », a rappelé, sur scène, le corédacteur en chef du média en ligne StreetPress, Mathieu Molard. Il s’est dit « triste » de la mort à Lyon du militant nationaliste Quentin Deranque, pour laquelle une partie des suspects sont liés à l’ultragauche. Parmi eux figure Jacques-Elie Favrot, un assistant du député (La France insoumise, LFI) Raphaël Arnault. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire jeudi soir, une situation pesante pour le parti de Jean-Luc Mélenchon.
Dans ce contexte, M. Molard a appelé à ne pas « abandonner ce mot » d’antifasciste. « Ce journal, finalement, c’est aussi un manifeste antifasciste. C’est notre façon, nous médias, nous journalistes, d’aborder ce sujet en faisant du reportage, en donnant la parole à ceux, soit qui luttent sur le terrain, soit qui sont victimes directement de l’extrême droite », a-t-il lancé.
« Quand on est journaliste, on croit plus au pouvoir des mots qu’aux coups de poing », a revendiqué, de son côté, la codirectrice de L’Humanité, Maud Vergnol.
Vendu 8,90 euros et tiré à 50 000 exemplaires, en kiosque le 23 février, ce hors-série se présente sous la forme d’une série d’enquêtes et de décryptages, sur les municipalités tenues par le Rassemblement national, le projet économique du parti de Marine Le Pen, les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré et les situations politiques dans la Hongrie de Viktor Orban ou l’Argentine de Javier Milei. Y figure également un entretien avec Raphaël Arnault, dans lequel le député LFI prône « une société la plus émancipée possible de toute violence ».
Mathieu Molard a regretté auprès de l’Agence France-Presse que « la temporalité nous a empêchés de traiter » dans ce journal, réalisé avant les violences qui ont causé la mort de Quentin Deranque, à Lyon.
Des proches de détenus devant le siège du Service bolivarien de renseignement national, à Caracas, le 19 février 2026. PEDRO MATTEY/AFP
Une loi historique d’amnistie permettant la libération des détenus politiques au Venezuela a été approuvée à l’unanimité, jeudi 19 février, par l’Assemblée nationale, moins de deux mois après la capture du président Nicolas Maduro le 3 janvier lors d’une opération militaire des Etats-Unis.
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, l’a promulguée dans la soirée. « Il faut savoir demander pardon et il faut aussi savoir recevoir le pardon », a-t-elle dit depuis le palais présidentiel de Caracas, ajoutant : « Nous ouvrons de nouvelles voies pour la politique au Venezuela. »
Son frère, le président de l’Assemblée, Jorge Rodriguez, l’avait promise à la fin de janvier sous la pression des Etats-Unis. Les députés ont approuvé à l’unanimité les trois articles qui avaient fait l’objet d’intenses discussions lors du report du débat le 12 février, pendant ces derniers jours et même jusqu’à jeudi avant la séance parlementaire qui a commencé avec plus de deux heures de retard.
L’amnistie couvre des faits s’étant produits pendant treize périodes précises (manifestations et répression) alors que certains espéraient qu’elle couvre la période 1999-2026 et les présidences de Hugo Chavez (1999-2013) et Nicolas Maduro (2013-2026).
Alors que le pouvoir mentionnait à plusieurs reprises la participation à des « faits violents », l’opposition a fait changer le texte pour évoquer la participation à des « manifestations et faits violents ». La loi prévoit également que les exilés pourront mandater des personnes devant la justice et « qu’après le dépôt de la demande d’amnistie, la personne ne pourra pas être privée de liberté pour les faits prévus par la présente loi », dit le texte.
Le cas Maria Corina Machado, cheffe de l’opposition
La loi d’amnistie ne bénéficiera pas comme prévu aux personnes ayant commis des « violations graves des droits de l’homme, crimes contre l’humanité et crimes de guerre (…) homicides (…) trafic de drogue (…) infractions prévues dans la loi contre la corruption ». Mais, elle exclut aussi les personnes ayant « promu, instigué, sollicité, invoqué, favorisé, facilité, financé ou participé » à des « actions armées » contre le Venezuela, ce qui pourrait exclure de nombreux membres de l’opposition dont sa cheffe et Nobel de la paix, Maria Corina Machado, qui ont soutenu l’intervention américaine du 3 janvier.
« Il n’est pas inutile de rappeler que l’histoire est en train de s’écrire en ce moment même », avait déclaré avant son adoption sur X Gonzalo Himiob, directeur de Foro Penal, qui défend les prisonniers politiques. Selon l’ONG, si le pouvoir a fait libérer près de 450 prisonniers politiques, plus de 600 restent encore emprisonnés. Des dizaines de familles campent devant les établissements pénitentiaires depuis le 8 janvier et les promesses de libération. L’amnistie éteint notamment les actions judiciaires contre les personnes sorties de prison ces derniers jours et celles qui étaient en liberté conditionnelle.
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« Le projet de loi d’amnistie pourrait être crucial pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour la société vénézuélienne dans son ensemble », avaient estimé avant la séance des experts des Nations unies. Selon eux, « la loi doit se limiter aux victimes de violations des droits de l’homme et exclure expressément les personnes accusées de violations graves des droits de l’homme et de crimes contre l’humanité, y compris les acteurs étatiques, paramilitaires et non étatiques ».
Les proches de détenus politiques incarcérés à la prison de Zona 7 de Caracas, qui avaient entamé une grève de la faim, ont tous cessé leur mouvement après l’annonce. Exaspérées par les libérations au compte-gouttes, dix femmes avaient commencé une grève de la faim samedi, une seule la poursuivait jeudi. Elle a cessé son action après 136 heures de jeûne selon un tableau accroché près des grévistes.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’opposant vénézuélien Juan Pablo Guanipa a annoncé sa libération définitive à la faveur de la loi d’amnistie. « Je confirme que je suis pleinement en liberté », a écrit sur le réseau social X M. Guanipa, allié de Maria Corina Machado. Libéré le 8 février après avoir passé neuf mois derrière les barreaux pour « conspiration », M. Guanipa avait été à nouveau arrêté au bout de deux heures sous l’accusation d’avoir violé les termes de sa libération conditionnelle, et se trouvait depuis aux arrêts domiciliaires.
Mme Rodriguez a déjà cédé à Washington le contrôle du pétrole et progresse dans la reprise des relations bilatérales, rompues en 2019. Elle a également promis une réforme judiciaire après avoir fait approuver une nouvelle loi sur les hydrocarbures ouvrant le secteur au privé.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, lors de la réunion inaugurale du Conseil de la paix, à Washington, le 19 février 2026. CHIP SOMODEVILLA/GETTY IMAGES NORTH AMERICA VIA AFP
Donald Trump a annoncé le lancement d’un fonds de 74 millions de dollars (environ 63 millions d’euros) afin de reconstruire des infrastructures footballistiques dans la bande de Gaza, jeudi 19 février, lors de la réunion inaugurale du Conseil de la paix, à Washington. Ce fonds sera en partie financé par la Fédération internationale de football (FIFA).
« Vous allez construire des terrains et faire venir les plus grandes stars mondiales, des gens qui sont de plus grandes stars que vous et moi, Gianni », a affirmé le président américain à l’adresse de Gianni Infantino, le président de la FIFA, présent pour cet événement. « C’est vraiment quelque chose d’important (…) et si je peux j’irai là-bas avec vous », a ajouté M. Trump, alors qu’un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis octobre.
Les deux hommes affichent leur complicité depuis janvier 2025 et le retour au pouvoir du président américain, qui a reçu en décembre un « prix de la paix » de la FIFA nouvellement créé. Jeudi, le patron de la FIFA a arboré une casquette rouge floquée « USA 45-47 » pour les deux mandats du milliardaire républicain, offerte à chaque participant du Conseil.
« Remettre sur pied les installations »
Dans un communiqué, Gianni Infantino s’est félicité de la « signature d’un accord de partenariat historique [avec le Conseil de paix] qui favorisera l’investissement dans le football afin de soutenir le processus de reconstruction dans les zones post-conflit ».
Ce plan doit débuter dès que les conditions de sécurité le permettront et durer trois ans. Il comprend notamment « la construction de 50 mini-terrains FIFA Arena à proximité d’écoles et de zones résidentielles, de cinq terrains de dimensions standards dans plusieurs gouvernorats, d’une Académie de la FIFA haut de gamme et d’un nouveau stade national d’une capacité de 20 000 places ». Sans évoquer de chiffres, la FIFA précise que l’accord mobilisera « des financements auprès de dirigeants et d’institutions internationales ».
Des Palestiniens jouent au football sur un terrain nouvellement construit à l’aide de matériaux de récupération par la Fédération palestinienne de football près du camp de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, le 9 février 2026. MAHMOUD ISSA/REUTERS
Le 13 octobre 2025, lors d’un sommet sur Gaza en Egypte, le président de la FIFA avait annoncé que la fédération allait lancer « un fonds pour aider à remettre sur pied les installations » liées au football à Gaza et en Cisjordanie, appelant « les individus et entités du monde entier à contribuer à cet effort commun ».
Terrain Improvisé
La guerre à Gaza a détruit la quasi-totalité des infrastructures sportives dans le petit territoire de 365 km2 et mit un terme au championnat de football ou aux matchs à domicile de la sélection nationale, tandis que des centaines de sportifs ont été blessés ou tués dans le conflit.
Le principal stade de football de Gaza a été rasé pendant la guerre et sert désormais de camp de tentes pour les familles déplacées. Dans le camp de Jabaliya, la Fédération palestinienne de football a cependant aménagé un nouvel espace pour le jeu. Elle a déblayé les décombres, posé du gazon synthétique usé et érigé une clôture autour des ruines des bâtiments détruits.
Sur ce terrain improvisé, des Palestiniens amputés se sont entraînés mercredi et, samedi, deux équipes locales se sont affrontées.
Donald Trump visite un centre de production Ford, à Dearborn, dans le Michigan, le 13 janvier 2026. EVELYN HOCKSTEIN/REUTERS
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aux Etats-Unis, la voiture électrique est entrée dans un très, très long hiver… Après plusieurs années de progression des ventes, tirées par Tesla, l’arrivée de nouvelles marques comme Rivian, les objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 de la Californie ou les aides à l’investissement de l’administration Biden, la parenthèse se referme.
Pour une durée indéterminée. En arrêtant, le 30 septembre 2025, les 7 500 dollars (environ 6 300 euros) de bonus à l’achat d’une voiture électrique et en ramenant à zéro les amendes que devaient acquitter les constructeurs automobiles ne diminuant pas suffisamment leurs émissions de CO2, le président américain, Donald Trump, a provoqué un séisme.
Selon une étude publiée en mars 2025 par le Repeat Project, un laboratoire spécialisé dans l’évaluation environnementale des politiques publiques, abrité par l’université de Princeton, les constructeurs avaient lancé des projets pour produire 7 millions de voitures électriques par an à l’horizon 2030. Leur capacité atteint déjà 3,6 millions. Or, la levée de toutes les contraintes et incitations par l’administration MAGA (« Make America Great Again ») va fairefondre le marché, qui se situera, selon Repeat Project, entre 1,8 million et 4,5 millions de voitures électriques à la fin de la prochaine décennie.
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Une éponge sur le flanc d’une montagne à Grand Cayman, dans les îles Caïmans, le 17 mai 2015. JENNIFER IDOL/STOCKTREK IMAGES VIA AFP
Les rétractations d’articles scientifiques sont devenues monnaie courante. Mais, quand la revue en question s’appelle Science, que la scientifique incriminée est une sommité de sa discipline, que c’est elle-même qui a demandé ce retrait, moins de trois mois après la publication, le tout portant sur l’un des grands mystères de l’évolution, l’information devient un événement.
Le 5 février, le directeur de la rédaction de la revue américaine, Holden Thorp, a ainsi annoncé que l’article, publié le 13 novembre 2025 par Nicole King et Jacob Steenwyk, de l’université de Berkeley, en Californie, plaçant les éponges à la base de l’arbre phylogénétique des animaux, était rétracté. « Les auteurs nous ont signalé que des erreurs dans le processus d’analyse avaient affecté les résultats à tel point qu’ils ne sont plus fiables », disait-il sobrement.
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