Donald Trump assure que l’opération militaire en Iran est « très en avance sur le calendrier » et qu’elle finira « bientôt »

Le président des États-Unis a assuré que la guerre menée au Moyen-Orient, lancée le 28 février par des attaques américano-israéliennes en Iran, « finirait bientôt ».

Donald Trump a assuré, ce jeudi 26 mars, que l’opération militaire en Iran était « extrêmement » en avance sur le calendrier initial et a déclaré qu’elle finira « bientôt ».

« Nous estimons que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a dit le président américain pendant un Conseil des ministres à la Maison Blanche, en décrivant ensuite l’offensive, débutée le 28 février, comme un « petit détour » qui « finirait bientôt ».

« Après 26 jours », a-t-il déclaré, « nous sommes extrêmement, vraiment, très en avance sur le calendrier ».

« Le régime iranien admet sa défaite »

Lors de ce conseil des ministres, le président des États-Unis a fait le point sur l’opération « Epic Fury ».

« Nous les avons vraiment anéantis, depuis trois semaines, nous frappons les capacités militaires de l’Iran à un niveau que peu de personnes avaient vu auparavant […] Nous écrasons leurs missiles, leurs drones, leurs assises industrielles et de défense, nous avons dégommé leur marine, leur aviation… Nous avons également éradiqué 90% de leurs lanceurs de missiles et plus de 90% de leurs missiles », a notamment déclaré Donald Trump.

Le président américain assuré que son pays était en avance sur ce qu’il prévoyait. « Le régime iranien admet maintenant sa défaite décisive. C’est une catastrophe, ils le savent et c’est pour ça qu’ils nous parlent. Ils sont battus, ils ne peuvent pas revenir », a-t-il ajouté.

« Ils ne sont pas idiots »

Par ailleurs, il assure que contrairement à ce que disent les Iraniens, ces derniers « supplient » les États-Unis « de faire un accord« .

« Tout le monde comprend pourquoi ils veulent absolument faire un accord, mais ils disent qu’ils ne nous parlent pas. Tout le monde peut comprendre à quel jeu ils jouent, ils ne sont pas idiots, ce sont des grands négociateurs, ils savent s’y prendre », a-t-il précisé.

L’émissaire Steve Witkoff a lui indiqué, quant à l’éventualité d’un règlement diplomatique du conflit, que les États-Unis verront « où ça mènera ». « Si nous pouvons convaincre l’Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n’y a plus d’alternative pour eux autre que plus de morts et de destructions », a ajouté Steve Witkoff.

Ultimatum, négociations secrètes, menaces de bombardements: Donald Trump peut-il vraiment rouvrir le détroit d’Ormuz?

Abbas Araghchi assure que l’Iran « continue de résister »

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, maintenait encore mercredi que l’Iran comptait « continuer à résister ». La République islamique veut « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », soulignait-il, relevant que la seule transmission de messages ne pouvait « en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation ».

Le vice-président américain, JD Vance, a pour sa part dit que les États-Unis avaient désormais « la capacité d’utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », en évoquant à la fois des options « diplomatiques » et « militaires. »

Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, après avoir critiqué le traitement de la guerre au Moyen-Orient par les médias américains, a lui assuré que pour l’instant les États-Unis continuaient à « négocier avec des bombes ».

Donald Trump « déçu » par l’Otan

Le chef de la diplomatie, Marco Rubio, a de son côté jugé que les alliés des États-Unis devraient être « reconnaissants » envers Donald Trump d’avoir engagé cette opération militaire, menée en coordination avec Israël.

Le président américain critique avec une virulence croissante l’attitude de ses alliés au sein de l’Otan, qui ont rejeté ses demandes d’aide pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

« Je suis tellement déçu par l’Otan, parce que ceci était un test pour l’Otan », a dit Donald Trump pendant le conseil des ministres. Les États-Unis « s’en souviendront », a-t-il ajouté.

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« J’ai du mal à atterrir »: Violette Petrucciani, mère de Loana, témoigne après la mort de sa fille

Violette Petrucciani a confié sa douleur, au lendemain de la mort de sa fille Loana, retrouvée morte chez elle à l’âge de 48 ans.

Bouleversée par la mort de Loana, sa mère, Violette Petrucciani, s’est confiée à Paris Match ce jeudi 26 mars. La disparition de sa fille, elle l’a apprise par Laurent Amar, ami de Loana.

« Apprendre le décès de sa fille comme ça puis en regardant la télé pour le confirmer, c’est très difficile », assure-t-elle à l’hebdomadaire.

« Depuis hier soir que Laurent m’a prévenue, j’ai du mal à atterrir. Mais il ne faut pas que je craque. Il faut que je tienne pour elle ». 

Laurent Amar a expliqué mercredi à BFMTV avoir « immédiatement pris (sa) voiture pour venir en bas de chez Loana, voir ce qui s’était passé ».

« Loana n’avait pas ouvert la porte »

« Je dois revenir avec la maman de Loana, Violette, pour savoir ce qui s’est passé, indiquait-il encore. Il raconte être venu chez Loana « il y a une quinzaine de jours, ou il y a trois semaines. Loana n’avait pas ouvert la porte. Titi, son chien, aboyait. Je n’ai pas voulu appeler les pompiers. Je ne voulais pas prendre le risque de faire défoncer la porte de sa maison pour rien ».

« Je l’avais au téléphone tous les jours jusqu’en décembre dernier », indique la mère de Loana. « La dernière fois qu’on s’est parlé, c’était il y a un mois environ ». Selon elle, les choses ont changé en décembre. « C’est à ce moment-là que les problèmes avec la personne qu’elle fréquentait, ont commencé ».

L’ex-star de téléréalité s’était installée à Nice depuis 2023, dans un appartement financé par la société de production d’Alexia Laroche-Joubert.

Selon les informations communiquées par le procureur de Nice, la mort de Loana Petrucciani, survenue il y a plusieurs jours, a pu être provoquée par une chute. Son chien a également été retrouvé mort.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l’institut médico-légal en vue d’une autopsie et d’analyses toxicologiques et de recherches d’éventuelles pathologies.

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L’ex-évêque Jean-Michel di Falco condamné au civil à dédommager un homme l’accusant de viols dans les années 1970

L’ex-évêque Jean-Michel di Falco a été condamné au civil ce jeudi à dédommager un homme l’accusant de viol dans les années 1970. Il a réaffirmé sa « parfaite innocence » dans cette affaire.

Ancienne figure médiatique de l’Eglise de France, ami des stars et d’hommes politiques, Monseigneur Jean-Michel di Falco brandit sa « totale rectitude » face à des accusations de viol et d’agressions sexuelles sur un mineur qui lui valent aujourd’hui d’être condamné au civil.

En dépit des accusations, qui ont émergé il y a 25 ans, l’évêque émérite de 84 ans, à la retraite depuis 2017, est resté sous le feu des projecteurs: en 2024, il célébrait les obsèques d’Alain Delon, l’une des dernières volontés de l’acteur, après en avoir de même avec celles de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing en 2020.

Condamné ce jeudi 26 mars au civil à verser 200.000 euros à un comédien aujourd’hui sexagénaire, l’ancien évêque de Gap a réaffirmé sa « parfaite innocence, sa totale rectitude » comme il le fait depuis le début de ce feuilleton judiciaire démarré en 2001. Il a annoncé son pourvoi en cassation.

La Conférence des évêques de France (CEF) a « pris acte » ce jeudi de cette condamnation, a affirmé jeudi son président Jean-Marc Aveline. « Il faut laisser faire la justice », a ajouté le cardinal Aveline, en soulignant le caractère « quasiment inédit » de la condamnation de cette figure médiatique du clergé français, qui fut aussi porte-parole de la CEF de 1987 à 1996.

« Ma pensée va aux personnes dont cette histoire évoque la souffrance. Si on en est là, c’est parce qu’il y a une souffrance », a ajouté le président de l’épiscopat français lors d’un point presse organisé à l’occasion de l’assemblée plénière de la CEF à Lourdes.

Des violences commises entre 1972 et 1975

Pierre-Jean Pagès, un ancien élève du collège Saint Thomas d’Aquin à Paris que le prêtre dirigeait, l’accuse de viol et d’agressions sexuelles commis entre 1972 à 1975. Pour contourner le problème de la prescription, Pierre-Jean Pagès avait fini par l’attaquer au civil.

La justice reconnaît un « comportement fautif de nature sexuelle » ayant causé « un dommage corporel qui l’oblige à réparation ». Jean-Michel di Falco, lui, parle d’une « aide morale et psychologique apportée à un garçon orphelin ».

Une condamnation qui vient écorner l’image d’une figure ultra-médiatique du clergé français, qui aussi concélébré les obsèques de l’homme d’affaire Jean-Luc Lagardère, du chanteur Charles Trenet, du réalisateur Maurice Pialat, des acteurs Jean-Claude Brialy et Mireille Darc… ainsi le mariage du chanteur Pascal Obispo en 2015.

« J’étais étiqueté mondain, ce qui est faux », affirmait en 2004 l’évêque dans l’ouvrage « Je crois moi non plus », long entretien-croisé avec Frédéric Beigbeder. Il y récusait le sobriquet d' »évêque des petits fours » qui a pu lui être accolé à propos de cette « chaîne d’amitié qui s’est tissée au fil des années dans le monde des médias, le cinéma et le spectacle, le monde politique aussi ».

Ordonné prêtre en 1968

Jean-Michel Di Falco-Léandri naît le 25 novembre 1941 à Marseille dans une famille non pratiquante. « Un jour une voisine m’a emmené à la messe lorsque j’avais trois ans et quand je suis rentré à la maison je disais que je voulais être prêtre », assurait-il en 2014 sur Franceinfo.

Ordonné prêtre en juin 1968, enseignant dans l’enseignement catholique de 1969 à 1984, il devient porte-parole de la Conférence des évêques de France pour un long mandat entre 1987 à 1996.

Il est ensuite nommé évêque auxiliaire de Paris en 1997, aux côtés du cardinal Jean-Marie Lustiger, puis devient en 2003 évêque de Gap et d’Embrun. Loin de Paris il ne répugne pas à faire parler de son modeste diocèse, reprenant en 2007 l’image publicitaire d’une bière pour faire connaître un lieu de pèlerinage, et exposant dans la cathédrale, en 2009, une « Pieta » représentant le Christ mort sur une chaise électrique.

Abbé Pierre: 70 ans de silence au Vatican

Auteur de plusieurs ouvrages et directeur de la revue « Les Fiches du cinéma », chroniqueur religieux à RTL dans les années 1980 et cofondateur de la chaîne de télévision catholique KTO en 1999, il a multiplié les interventions sur divers fronts. En 2009 ainsi, lorsque le pape Benoît XVI affirme que l’utilisation du préservatif « aggrave le problème du sida », il prend ses distances en parlant de « phrase de trop ».

Dans un autre registre, il avait lancé en 2010 le groupe « Les Prêtres » dont les trois albums, mêlant chants d’église, musique classique et succès pop, ont rencontré un grand succès. Il a plus récemment apporté en 2014 un appui diversement apprécié dans l’Eglise à l’ex-trader de la Société générale Jérôme Kerviel, dont il a présidé le comité de soutien.

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Alerte traders : les seuils techniques incontournables sur les marchés et les valeurs


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L’UE redoute la « marginalisation » de l’OMC: les États-Unis vantent leurs droits de douane comme « une réponse corrective au système commercial incarné par l’organisation »

L’Union européenne a demandé à ce que l’OMC soit profondément réformée pour garder son influence mondiale. De l’autre côté, Washington a assumé ses désaccords avec l’organisation, qui impose un traitement équitable pour tous les partenaires commerciaux.

La politique commerciale américaine est une « réponse corrective » aux règles « déséquilibrées » de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a affirmé le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, à l’ouverture jeudi d’une conférence ministérielle de l’OMC au Cameroun. « Les mesures de politique commerciale des États-Unis constituent une réponse corrective à un système commercial, incarné par l’OMC, qui a cautionné et contribué à des déséquilibres graves et persistants », a-t-il soutenu dans un message vidéo diffusé à l’ouverture de la conférence à Yaoundé.

« Elles constituent une réponse à l’échec des institutions multilatérales et des négociations à instaurer l’équité en matière d’accès au marché et des règles du jeu équitables », a-t-il ajouté.

Jamieson Greer est à Yaoundé pour participer à cette réunion ministérielle, la première depuis le début du deuxième mandat du président américain Donald Trump, qui malmène le multilatéralisme et les règles de l’OMC à coups de droits de douane et d’accords commerciaux bilatéraux. Pendant quatre jours, les membres de l’organisation se réunissent au Cameroun pour tenter de relancer une institution fragilisée par les tensions géopolitiques, les blocages des négociations et la montée du protectionnisme, alors que la guerre au Moyen-Orient fait peser une lourde menace sur les échanges mondiaux.

Révision du principe de « la nation la plus favorisée »

L’OMC, qui peine à conclure des accords en raison de la règle du consensus, doit se réformer sur plusieurs volets pour sortir d’une crise profonde qui remet en cause son rôle central dans la régulation du commerce international. Côté américain, l’une des principales demandes est la révision du principe fondamental de l’OMC dit de « la nation la plus favorisée » (MFN), qui garantit qu’un pays offre un traitement égal à tous ses partenaires commerciaux. Ce système entre en contradiction avec la politique commerciale américaine de Donald Trump.

Jamieson Greer a défendu l’idée d’un « nouvel ordre », qui impliquerait des accords entre des groupes de pays plus restreints plutôt que de « perdre des années, voire des décennies, à s’entendre sur un plus petit dénominateur commun ».

« En tant que ministres, nous devons nous concentrer sur des réformes qui rendraient l’OMC plus à l’écoute de ses membres et amélioreraient notre capacité à obtenir des résultats optimisant nos relations commerciales », a plaidé Jamieson Greer dans son message.

Il a souhaité avoir des « échanges francs » lors de cette conférence « sur la réforme de l’OMC, son rôle futur et ce que cette organisation peut, et ne peut pas, accomplir de façon réaliste ».

Un risque d' »érosion du système »

Les ministres du Commerce de l’Union européenne ont quant a eux apporté leur soutien à une réforme « profonde et globale » de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), faute de quoi elle risque de « perdre de son influence » face aux bouleversements de l’économie mondiale. « L’Union européenne est attachée à un système commercial multilatéral ouvert, équitable et fondé sur des règles, avec une OMC modernisée en son coeur », ont-ils souligné, dans une déclaration adoptée en marge de la 14e conférence ministérielle de l’organisation, qui s’est ouverte jeudi à Yaoundé, au Cameroun. L’OMC « se trouve à un tournant critique et, sans une réforme profonde et globale, risque de perdre de son influence, érodant davantage le système commercial mondial », plaident-ils.

C’est pourquoi ils espèrent que la réunion de Yaoundé pourra « constituer un tremplin vers un processus de réforme fondamentale », d’ici la prochaine conférence ministérielle qui sera organisée en 2028. L’UE défend elle une organisation plus souple, qui permettrait à des coalitions de pays volontaires d’avancer dans certains domaines.

« Soyons honnêtes : si le monde a considérablement changé, l’OMC n’a pas su s’adapter à ces nouvelles réalités », a lancé le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic, qui dirige la délégation de l’UE à Yaoundé, dans un message vidéo.

« Maintenir le statu quo n’est pas envisageable : nous ne pouvons pas continuer ainsi. Si nous persistons, nous risquons l’érosion du système fondé sur des règles et la marginalisation de l’OMC », a-t-il prévenu.

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