Disparition de Madoua : fin des recherches bénévoles pour l’enfant de quatre ans disparu au bord de la Marne

Un rassemblement en soutien à Madoua, disparu le 25 février, organisé par des proches de la famille, à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), le 1ᵉʳ mars 2026. HÉLÈNE HAUS/« LE PARISIEN »/MAXPPP

Les recherches bénévoles pour retrouver Madoua, enfant autiste de quatre ans, disparu au bord de la Marne la semaine dernière, ont pris fin après que des images de vidéosurveillance auraient montré sa chute dans la rivière, rapporte, vendredi 6 mars, le comité de recherches. Le parquet de Bobigny, qui déclarait mercredi que « de très nombreux moyens humains et matériels ont été mis en œuvre et déployés pour retrouver l’enfant », n’était pas joignable dans l’immédiat.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le comité bénévole de recherches et de soutien aux proches de l’enfant a affirmé que « les images de vidéosurveillance ont permis d’établir que Madoua est tombé dans l’eau », explique Le Parisien.

La page Facebook « Retrouver Madoua » a ajouté dans un second texte, publié vendredi matin, que « les forces de l’ordre poursuivent actuellement leurs opérations, avec pour objectif de retrouver le corps de Madoua afin de permettre à sa famille de pouvoir lui offrir des obsèques dignes ».

« C’est là qu’il est tombé »

Le 25 février, l’enfant se trouvait sur une aire de jeux à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis) située le long de la Marne, lorsqu’il avait échappé à l’attention de sa famille. Selon l’appel à témoins lancé ensuite par la Préfecture de police de Paris, Madoua – atteint d’un trouble autistique et ne s’exprimant pas verbalement – était parti « en courant sur la promenade en direction du Perreux-sur-Marne ».

De nombreux habitants des environs s’étaient joints aux recherches, notamment pour scruter la Marne, particulièrement haute, avec un fort courant, avait constaté l’Agence France-Presse. Un membre du comité de recherches explique, dans une interview au Parisien, qu’« il y a un endroit qui n’est pas sécurisé, près d’un grand arbre, c’est là qu’il est tombé ».

Eric Mathais, le procureur de Bobigny, avait déclaré mercredi que les recherches policières se focalisaient « sur une zone de recherche s’étendant sur environ 34 kilomètres d’est en ouest, sur les départements de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris, avec la mobilisation de centaines de policiers et militaires ». M. Mathais avait notamment évoqué « de nombreuses patrouilles » véhiculées et à pied, des « enquêtes de voisinage » et la mobilisation des polices municipales de quatre communes.

Les sapeurs-pompiers de Paris étaient également impliqués dans les recherches, « en bateau et avec usage de drones, plongées dans la Marne et assistance de chiens », selon le procureur. La brigade fluviale de la préfecture de police (PP), elle, a mené des « inspections en bateau des rives », des recherches avec « un sonar embarqué » et des « inspections sous-marines et plongées ». Des survols en hélicoptère ou en drone de la rivière et ses abords ont par ailleurs été menés par gendarmes ou policiers.

Le Monde avec AFP

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Microsoft dévoile le « Project Helix », sa prochaine Xbox, et lâche une première bombe, la confirmation qu’elle sera capable de faire tourner à la fois des jeux console et PC

Les rumeurs devenaient insistantes, et Microsoft a finalement confirmé l’existence du « Project Helix », sa future console Xbox de nouvelle génération. Cette machine devrait marquer une évolution importante pour l’écosystème du groupe, puisqu’elle sera capable de faire tourner à la fois des jeux console et des jeux PC.

C’est une annonce… en un simple tweet. Microsoft a confirmé que sa prochaine console Xbox permettra de faire tourner à la fois des jeux Xbox et des jeux PC. Connue pour l’instant sous le nom de code « Project Helix », cette machine marquerait une nouvelle étape dans la stratégie du groupe, qui cherche à rapprocher davantage l’univers des consoles de celui de l’ordinateur, et même dans faire une marque gaming agnostique sur la forme, avec le cloud.

L’information a été évoquée par Asha Sharma, récemment nommée à la tête de la division jeux vidéo de Microsoft. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle a évoqué « un superbe début de matinée avec l’équipe Xbox » et confirmé que le Project Helix serait la prochaine génération de console de Xbox. Selon elle, la machine offrira « des performances exceptionnelles » tout en permettant de jouer aussi bien aux jeux Xbox qu’aux jeux PC.

Cette orientation confirme une tendance déjà amorcée par le constructeur ces dernières années. Sarah Bond, ancienne présidente de Xbox, avait en effet expliqué que la future console serait conçue comme une sorte d’hybride entre une console traditionnelle et un PC. Ce que les Xbox actuelles sont d’ores et déjà d’une certaine manière, par leur architecture technique. L’objectif serait de proposer une expérience de jeu « très haut de gamme », tout en élargissant les possibilités pour les joueurs et les développeurs.

Le « retour de la Xbox » au sommet?

Dans sa première note interne depuis sa prise de fonction, Asha Sharma a également affirmé vouloir travailler au « retour de la Xbox », l’un de ses trois engagements prioritaires. Elle a souligné l’importance de renouer avec l’identité historique de la marque, tout en reconnaissant que le jeu vidéo ne se limite plus aujourd’hui à un seul appareil, mais s’étend désormais à plusieurs plateformes.

De nouvelles informations pourraient être révélées lors de la prochaine édition de la Game Developers Conference. À cette occasion, Jason Ronald, vice-président Xbox chargé de la prochaine génération de consoles, animera une conférence consacrée à la vision d’avenir de la marque. Microsoft perpétue ainsi sa tradition des noms de code: la Xbox One X avait été connue sous le nom de « Project Scorpio », tandis que la Xbox Series X avait été développée sous l’appellation « Project Scarlett ».

Changement de cap opportun

Difficile d’évoquer cette actualité sans revenir sur les évènements marquants des dernières semaines. Le départ de Phil Spencer marque la fin d’une époque pour Microsoft et sa division Xbox. Sous sa direction, la marque a mis l’accent sur l’innovation et l’écosystème joueur: lancement de nouvelles consoles (Xbox One, Xbox One X, Xbox Series X), développement de la rétrocompatibilité, technologie Play Anywhere permettant de passer du PC à la console, mais aussi déploiement du Xbox Game Pass et du Xbox Cloud Gaming pour jouer sur presque n’importe quel support.

Malgré des ventes de consoles inférieures à celles de Sony et de ses PlayStation 4 et PlayStation 5, Phil Spencer a repositionné Xbox vers les services et construit un vaste catalogue grâce aux rachats de ZeniMax Media, Bethesda Softworks et aussi Activision Blizzard. Mais cette stratégie a aussi transformé Xbox en éditeur multiplateforme, avec l’arrivée de licences emblématiques comme Halo, Gears of War ou Forza Horizon sur des plateformes concurrentes, y compris chez Nintendo.

À l’heure où Xbox approche de ses 25 ans, Satya Nadella semble vouloir ouvrir un nouveau chapitre: confier l’avenir de la marque à Asha Sharma, avec des défis centrés sur la rentabilité des services, la croissance et l’intégration de l’intelligence artificielle dans le jeu vidéo. Une transformation potentiellement profonde pour un écosystème Xbox qui pourrait devenir autant une plateforme technologique qu’une simple console.

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Jeux paralympiques 2026 : « Faire des Jeux de Milan-Cortina un tremplin pour la réussite des Alpes françaises 2030 »

L’athlète paralympique et patronne du Comité paralympique et sportif français, Marie-Amélie Le Fur, à Paris, le 24 juillet 2024. LUDOVIC MARIN/AFP

Alors que les Jeux paralympiques d’hiver (JP) de Milan-Cortina s’ouvrent, vendredi 6 mars dans les arènes de Vérone, Andrew Parsons, président du Comité international paralympique (IPC), et Marie-Amélie Le Fur, patronne du Comité paralympique et sportif français (CPSF) reviennent, dans un entretien au Monde réalisé en visioconférence avant les JP, sur les grands enjeux de l’événement auquel plus de 600 athlètes vont participer.

Qu’attendez-vous des Jeux paralympiques de Milan-Cortina ?

Andrew Parsons : Tout d’abord, le sport paralympique n’a jamais été aussi fort. Nous l’avons vu à Pékin en 2022, où nos athlètes ont réalisé les meilleures performances sportives jamais enregistrées. A cela s’ajoutent les sites incroyables dont nous bénéficions aux Jeux de Milan-Cortina, avec certains des paysages les plus époustouflants comme les Dolomites. Et la cérémonie d’ouverture, qui se déroulera dans un lieu historique, les arènes de Vérone.

Un sport formidable, des sites formidables, des paysages formidables… J’ai hâte que les Jeux commencent. Les images que nous enverrons au monde entier seront fantastiques.

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Une hausse de 10 centimes le litre de SP95-E10 et de 26 centimes pour celui de diesel: les prix de l’essence à la pompe ont déjà nettement augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient

Le conflit au Moyen-Orient a des répercussions jusque dans le portefeuille des conducteurs et conductrices en France: l’augmentation des prix varie entre 10 et 26 centimes, en fonction du type d’essence.

Les prix à la pompe subissent les conséquences du conflit au Moyen-Orient. Le SP95-E10, l’essence la plus consommée par les Français, se vend vendredi en moyenne 10 centimes plus cher qu’il y a une semaine avant le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les chiffres du gouvernement. Vers 16h30, environ la moitié (4.771) des stations-service sur le territoire avaient communiqué à Bercy leurs prix pratiqués à la pompe. Les données récoltées sont publiées en libre-accès.

Le SP95-E10 se vend vendredi en moyenne à 1,82 euro le litre, contre 1,72 le 27 février, la veille des premières frappes israélo-américaines sur l’Iran, soit presque 6% d’augmentation. Cela correspond à une augmentation d’environ 5 euros pour le plein de 50 litres d’une petite voiture. L’augmentation du gazole est encore plus marquée: il se vend vendredi à 1,98 euro le litre en moyenne, contre autour de 1,72 euro le 27 février, soit 26 centimes d’augmentation (+15%). Le SP98 est vendredi à 1,92 euro le litre, 10 centimes de plus qu’au 27 février.

Le gouvernement juge « inconcevable » de baisser TVA et TICPE

Sous pression de l’opposition politique pour contenir les prix des carburants, le gouvernement avait défendu jeudi son action, réfutant que l’État soit le « grand gagnant » de la situation. La cheffe des députés RN Marine Le Pen avait proposé mercredi de baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses. Le président de la commission des Finances de l’Assemblée Éric Coquerel (LFI) avait, lui, demandé au gouvernement de « réfléchir à un blocage des prix » de l’essence.

Pour le gouvernement, pas question d’agir à ce stade sur des taxes dont l’État a besoin et qui, assure-t-il, ne dépendent pas tant du prix de l’énergie. La ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon avait estimé « inconcevable » de baisser TVA et TICPE, car cela entraînerait un trou de près de 20 milliards d’euros dans le budget de l’État. La question des prix de l’énergie enflamme régulièrement le débat politique depuis la crise énergétique de 2022, liée à la guerre en Ukraine. Le gazole et les essences SP95-E10 avaient alors dépassé le seuil psychologique des 2 euros par litre.

La flambée du jour – Jacques Legros, chroniqueur : « L’essence qu’on achète aujourd’hui a été approvisionnée il y a quelques semaines à l’époque où le prix n’était pas celui d’aujourd’hui… Pourquoi cette anticipation des hausses » – 06/03

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : les frappes russes nocturnes provoquent la mort de 10 personnes à Kharkiv et des coupures d’électricité dans plusieurs régions

Neuf blessés en raison de frappes russes

Une alerte aérienne est en cours dans toute l’Ukraine en raison de bombardements russes, qui ont notamment fait neuf blessés dans la région de Kharkiv, dans l’est du pays, selon les autorités.

Le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, a fait état de sept blessés dans la ville et de « personnes sous les décombres » d’un bloc d’immeubles résidentiels. « L’opération de recherche et de secours est en cours », a-t-il écrit sur Telegram.

Selon Oleh Synehoubov, chef de l’administration militaire régionale de Kharkiv, trois des blessés, dont un enfant de 11 ans, ont été hospitalisés et les autres ont été soignés sur place.

A Tchouhouïv, dans la région de Kharkiv, la maire, Halina Minaeva, a écrit sur Telegram que deux personnes avaient été blessées par une « attaque de drone ennemie » contre une maison dans le centre-ville.

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Le ministre de l’Énergie du Qatar prévient que si le conflit au Moyen-Orient dure, « un choc pétrolier est possible » et pourrait « faire effondrer plusieurs économies du monde »


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Au Royaume-Uni, les données de 10 millions de personnes dérobées après une cyberattaque visant les transports londoniens

La BBC a révélé ce vendredi qu’une cyberattaque ayant ciblé l’opérateur des transports de Londres en septembre 2024 a potentiellement entraîné l’un des plus importants vols de données du pays, avec dix millions de personnes concernées.

C’est potentiellement l’un des plus importants vols de données au Royaume-Uni. D’après la BBC, les données de 10 millions de personnes ont été dérobées lors d’une cyberattaque ayant visé en 2024 l’opérateur des transports de la capitale britannique, Transport for London (TfL).

Contacté par l’AFP, TfL, qui dénombre jusqu’à 5 millions de trajets par jour dans le seul métro londonien, dit avoir envoyé un mail au moment de l’incident en septembre 2024 « à tous les clients pour lesquels nous avions une adresse électronique », soit plus de 7 millions. Il s’agissait de « les informer de la possibilité que certaines données aient été dérobées », poursuit l’opérateur – sans confirmer le chiffre de la chaîne britannique.

Des coordonnées bancaires potentiellement consultées

La BBC explique avoir eu accès aux données volées grâce à une source issue du milieu du piratage informatique, évoquant des noms, adresses email et postales ou encore numéros de téléphones « d’environ 10 millions de personnes ». Au moment de l’attaque, qui n’avait pas eu de conséquences sur les services de transports en eux-mêmes, le groupe avait reconnu que des informations personnelles de clients avaient été consultées, mais parlait d’un impact « très limité ».

A l’époque, « nous avons identifié environ 5.000 clients nécessitant une assistance, car nous savions que certaines de leurs données de remboursement », notamment leurs coordonnées bancaires, « avaient pu être consultées », a précisé vendredi un porte-parole de TfL.

Deux hommes ont été formellement accusés l’an dernier par la justice britannique dans cette affaire. Alors âgés de 18 et 19 ans, ils sont soupçonnés de faire partie d’un collectif criminel en ligne connu sous le nom de « Scattered Spider » (araignée dispersée). Leur procès débutera en juin.

Parmi les cyberattaques ayant touché le plus de personnes au Royaume-Uni ces dernières années figure celle contre la Commission électorale entre 2021 et 2022. Elle avait permis à un « acteur malveillant » d’accéder aux registres électoraux, contenant les données de 40 millions d’électeurs, selon le régulateur britannique de la protection des données (ICO).

Le Royaume-Uni a connu plusieurs cyberattaques majeures l’an dernier, visant notamment des chaînes de magasins comme Marks & Spencer (M&S), Harrods et Co-op, mais aussi le constructeur automobile Jaguar Land Rover, mis à l’arrêt pendant plus d’un mois.

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A Beyrouth, les bombes israéliennes sèment le chaos

Les nuits sans sommeil, rythmées par le bruit des bombardements israéliens de la banlieue sud de Beyrouth, se lisent dans les yeux d’Ali (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), cernés de noir. Quatre jours après la reprise des hostilités entre Israël et le parti chiite libanais Hezbollah, le quadragénaire a dû fuir à son tour. Vers 15 heures, jeudi 5 mars, l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de son quartier, Chiyah, ainsi que de trois autres quartiers à majorité chiite de la banlieue sud et de celui à majorité chrétienne d’Hadeth, avant le début de frappes en pleine nuit.

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L’ordre d’évacuation ne se limite plus à quelques immeubles désignés par Israël comme centres de commandement ou dépôts d’armes du Hezbollah. Il concerne toute la Dahiyé, la banlieue sud où le Parti de Dieu règne en maître, et ses 700 000 habitants (sur une population totale demoins de 6 millions). Des hôpitaux situés dans ce périmètre ont dû organiser, à la hâte, le transfert des patients, dont certains dans un état critique, avant de fermer leurs portes.

Ali a réuni sa mère, son épouse, leurs quatre enfants, les deux chats et quelques affaires dans des sacs en plastique. A pied, tous ont rejoint le rond-point de Tayouneh, à quelques centaines de mètres de chez eux. Ils se sont posés là, à l’entrée de Beyrouth, ne sachant où aller. Leurs proches habitent, eux aussi, les quartiers visés par l’ordre d’évacuation. « Ne me demandez pas comment je me sens ! Regardez autour de vous : la situation parle d’elle-même », dit Ali, à bout de nerfs.

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Coupe du monde 2026: le Mexique déploiera près de 100.000 membres des forces de sécurité

Confronté à une récente flambée de violences après la mort d’un baron de la drogue, le Mexique a détaillé ce vendredi son dispositif visant à garantir la sécurité des matchs de la Coupe du monde 2026. Près de 20.000 militaires seront notamment mobilisés.

Un chiffre impressionnant. Les autorités mexicaines ont annoncé vendredi que près de 100.000 membres des forces de sécurité (militaires, policiers et agents privés) seraient déployés pour garantir la sécurité des matchs de la Coupe du monde 2026 prévus au Mexique, où une récente flambée de violences a suivi la mort d’un des barons de la drogue. Comme expliqué par RMC Sport, la Fifa a pu échanger en longueur cette semaine avec les autorités mexicaines.

Le Mexique accueillera 13 matchs de ce Mondial coorganisé avec les Etats-Unis et le Canada, dont quatre à Guadalajara, capitale de l’Etat de Jalisco et berceau du cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG) dont le chef, Nemesio « El Mencho » Oseguera, a été tué lors d’une opération des forces fédérales menée le 22 février.

Aéronefs et chiens renifleurs

L’essentiel de ce dispositif sera composé de 20.000 militaires, dont des membres de la Garde nationale, et de 55.000 policiers, en plus de membres de sociétés privées de sécurité, a précisé le général Román Villalvazo Barrios, chef du centre de coordination pour la Coupe du monde. « Cela nous donne un total de légèrement plus de 99.000 effectifs », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. Ce dispositif sera complété par le déploiement de près de 2.500 véhicules militaires et civils, 24 aéronefs, des systèmes antidrones et des chiens renifleurs.

La stratégie en matière de sécurité, coordonnée avec les États-Unis et le Canada, vise à prévenir et traiter les menaces pendant la compétition et garantir la sécurité des spectateurs attendus dans les villes-hôtes. L’annonce a été faite dans l’État de Jalisco, l’un des plus touchés par les actions lancées par le CJNG dans 20 des 32 États du pays après la confirmation de la mort de son chef. Mexico et Monterrey (nord) sont les deux autres villes mexicaines qui accueilleront des rencontres de la Coupe du monde. Le match d’ouverture notamment est programmé le 11 juin au stade Azteca de Mexico.

Les matchs de barrages maintenus au Mexique

Fin février, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a assuré qu’il n’y avait « aucun risque » pour les supporters et que « toutes les garanties » de sécurité seraient réunies autour des matchs programmés à Guadalajara. Gianni Infantino, le président de la FIFA, s’est dit « très tranquille » sur la tenue des matchs.

Une rencontre a eu lieu jeudi entre des représentants des autorités mexicaines conduit par le secrétaire à la Sécurité, Omar Garcia Harfuch, et une équipe de la Fifa. « Nous avons passé en revue les protocoles de renseignement, de prévention et de déploiement opérationnel qui seront mis en oeuvre pendant cet événement international », a détaillé le responsable mexicain sur X. Guadalajara et Monterrey doivent par ailleurs accueillir à la fin du mois les barrages qui détermineront les deux dernières des 48 sélections qualifiées pour la Coupe du monde.

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Montargis au quotidien, ville de la « France du milieu », ni riche ni pauvre, ni rurale ni urbaine

« Bonjour, je m’appelle Quentin, je suis de Montargis. » Cette réplique culte du film Tais-toi ! (2003), de Francis Veber − loin d’être son meilleur−, est la seule mention que nous connaissions de Montargis (Loiret) dans la culture populaire. Gérard Depardieu, qui joue le Quentin du film, un simple d’esprit exaspérant de gentillesse et de bêtise, la répète à satiété sur un ton benêt. On s’est bien gardé de la mentionner au cours de nos reportages. Ce sont plutôt des Montargois, dotés d’un sacré sens de l’autodérision, qui nous l’ont rappelée. « A Montargis, il se passe toujours quelque chose. Quand c’est pas Quentin, c’est les “gilets jaunes” ou les émeutes de 2023. Et quand il ne se passe rien, il y a les crues du Loing. C’est pour ça que Le Monde a choisi d’enquêter ici ? », supputait ainsi un habitant perplexe face à notre intérêt pour sa ville.

Après un court instant d’incompréhension lié à l’actualité récente − la mort de Quentin Deranque, à Lyon, le 14 février −, on a tenu à le rassurer. La série d’articles que Le Monde s’apprête à publier sur Montargis (ne pas prononcer le « s ») ne doit rien au Quentin de Tais-toi ! ni aux crues du Loing. Ce serait mentir, en revanche, que de dire que les « gilets jaunes » et les émeutes de 2023 n’y sont pour rien.

Pour rappel, plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont occupé le stratégique rond-point « cacahuète » (à cause de sa forme allongée) du sud de l’agglomération en 2018-2019 et même en 2020. Au plus fort de la mobilisation, les chasubles fluo de Montargis − du moins certaines d’entre elles − ont muré la perception locale. Ce qui a valu quelques condamnations en justice, notamment de celui qui se présentait comme leur porte-parole local et qui désormais est candidat à la mairie de Montargis sous l’étiquette RN, Côme Dunis (mais nous y reviendrons dans un prochain épisode). Le Covid-19 et la dure répression policière des rassemblements parisiens ont mis fin à ce mouvement qui a laissé derrière lui beaucoup d’amertume et d’espoirs ravalés.

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