« La guerre sans fin en Ukraine devient un problème majeur pour la Russie, et les Européens doivent saisir le moment historique »

Notre objectif en Europe est de gagner la paix, c’est-à-dire assurer la sécurité de 500 millions d’Européens, dont 45 millions d’Ukrainiens. Cet objectif, que nous avons laissé échapper ces dernières années, s’impose aujourd’hui comme absolument central dans la redéfinition de nos politiques et des moyens engagés pour participer activement à la défense de l’Ukraine et du continent tout entier.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Avec déjà environ 500 000 morts, la guerre entre la Russie et l’Ukraine est le pire bain de sang en Europe depuis 1945

La posture défensive des Européens, déjà inadaptée à la férocité de l’agression russe en 2022, a été laminée par Donald Trump, qui veut que « le plus fort gagne », lui d’abord, Poutine ensuite. L’Ukraine et l’Europe, estampillées « faibles » pour les besoins de la cause, doivent céder. Ce qui se passera ensuite en Ukraine, et en Russie, est indifférent au président américain et à ses serviteurs. De même, ce qui se passera en Iran et au Moyen-Orient après la nouvelle guerre américano-israélienne ne relève pas de la responsabilité de la Maison Blanche, qui invite les Iraniens à « renverser le régime » et à prendre leur sort en main. La sécurité des personnes n’intéresse ni Donald Trump ni Benyamin Nétanyahou.

Or, pour tous les habitants du continent européen, la qualité de la sécurité est vitale. De la situation qui émergera après la bataille dépendra notre avenir. Défendre la liberté de choisir nos institutions, notre mode d’existence, nos relations avec les voisins est la garantie de notre sécurité.

Certes, il serait plus aisé de gagner la paix après avoir gagné la guerre, mais nous n’avons pas saisi ce moment historique. Au printemps 2022, il était possible de repousser l’armée russe, mise en déroute aux abords de Kiev. Les puissances occidentales, sourdes aux alertes des Etats baltes et de la Pologne notamment, n’ont pas voulu s’engager à hauteur de l’enjeu. Elles prétendaient circonscrire le conflit et « éviter l’escalade ». Elles ont décliné la demande du président Zelensky d’un skyshield, un « bouclier aérien » qui aurait empêché les militaires russes de bombarder villes, gares et infrastructures. En juillet 2022, le président Joe Biden s’est opposé à l’entrée rapide de l’Ukraine dans l’OTAN, seule dissuasion efficace, et a ainsi conduit Moscou à user de toutes les menaces, dont les frappes nucléaires.

Il vous reste 67.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Sanctionnée par l’administration Trump et désignée comme « à risque », Anthropic va contester en justice cette décision qui pourrait en définitive profiter à la concurrence chinoise

Anthropic a été informée par le ministère de la Défense de son ajout à la liste des entreprises « à risque ». Réservée jusqu’ici aux adversaires des États-Unis, cette désignation interdit théoriquement à tout fournisseur de l’Etat fédéral américain de faire affaire avec la société.

C’est officiel, Anthropic est considérée comme une entreprise « à risque » aux États-Unis. La start-up d’intelligence artificielle a été informée par le ministère de la Défense de son ajout à la liste jusqu’ici réservée aux adversaires des Etats-Unis, dont l’équipementier chinois Huawei ou le spécialiste russe des logiciels antivirus Kaspersky.

Les entreprises considérées comme représentant « un risque pour les approvisionnements » par le gouvernement américain sont théoriquement privées de tout contrat public. Outre un engagement du ministère de la Défense, signé en juillet, et qui portait sur 200 millions de dollars, Anthropic était aussi liée à plusieurs ministères et agences gouvernementales, notamment le Trésor, qui a annoncé lundi la résiliation de son partenariat.

Donald Trump avait déjà ordonné le 27 février à son gouvernement de « cesser immédiatement toute utilisation » des logiciels d’Anthropic, sanction liée au refus de l’entreprise de lever des restrictions d’usage à son IA. La start-up se refuse ainsi à voir ses modèles servir à de la surveillance de masse de la population américaine ou à l’automatisation d’attaques mortelles.

Les excuses après les critiques

La classification « à risque » intervient alors que le patron d’Anthropic, Dario Amodei, a tenté d’apaiser les tensions ces derniers jours. Lors d’une intervention dans le cadre d’une conférence organisée mardi par la banque Morgan Stanley, il a déclaré être toujours en contact avec le ministère de la Défense et tenter de « désamorcer » le contentieux et de « trouver un accord ».

Le patron d’Anthropic espérait en effet pouvoir reprendre les négociations avec le Département de la défense américain. Même si la situation semble pour l’instant mal engagée, Emil Michael, ministre de la Défense délégué à la Recherche et à l’Ingénierie , indiquait hier sur X: « Je veux mettre un terme à toute spéculation: il n’y a pas de négociation active entre le (ministère de la Défense) et Anthropic ».

Dario Amodei a également présenté ces excuses dans un article de blog publié jeudi, après qu’un mémo interne dans lequel il critique Donald Trump a fuité dans la presse. Il y affirme que l’administration Trump n’aime pas son entreprise parce qu’elle ne lui a pas fait de dons financiers ni prodigué d’éloges « dignes d’un dictateur », comme le mentionne le Telegraph.

Dario Amodei s’est alors justifié en indiquant que ce mémo avait été rédigé quelques heures après que Donald Trump a annoncé le retrait d’Anthropic de tous les systèmes fédéraux sur Truth Social et le message du secrétaire à la Défense, Pete Hesgeth, sur X menaçant de désigner la start-up comme « risque pour les approvisionnements ». L’annonce de l’accord entre OpenAI et le gouvernement a également mis du sel sur la plaie.

« Ce fut une journée difficile pour l’entreprise, et je m’excuse pour le ton de cette publication. Elle ne reflète pas mon point de vue réfléchi. De plus, elle a été rédigée il y a six jours et constitue une évaluation obsolète de la situation actuelle », a affirmé Dario Amodei.

La start-up a également indiqué qu’elle va contester cette décision devant la justice américaine. « Nous n’estimons pas que cette action soit fondée juridiquement », a écrit Dario Amodei dans ce même article de blog, « et nous ne voyons pas d’autre choix que de la contester devant les tribunaux. »

Un cadeau pour la Chine

Outre le gouvernement américain, la désignation d’Anthropic comme « risque pour les approvisionnements » interdit aussi théoriquement à tout autre fournisseur de l’Etat fédéral américain de faire affaire avec la société. Or, tous les géants de l’informatique à distance (cloud) travaillent avec le gouvernement américain. Une rupture éventuelle de leur relation avec Anthropic priverait la start-up de la puissance de calcul sans laquelle elle ne peut développer et faire fonctionner son IA.

L’administration Trump n’y a probablement pas pensé, mais en considérant la jeune pousse derrière Claude comme une entreprise « à risque », elle pourrait donner un avantage considérable à la Chine en matière de compétition. Car contrairement à Anthropic, les start-up chinoises comme Deepseek, malgré les inquiétudes qu’elles suscitent, notamment par leurs avancées, n’ont pas été placées sur la liste du ministère de la Défense.

Les entreprises utilisant les modèles de la société californienne, qui sont considérés par beaucoup, dont le Pentagone, comme supérieurs aux autres, pourraient se tourner vers des alternatives chinoises, comme le pointe Axios. En plus d’être open source, les modèles de Pékin coûtent moins cher et ne sont également pas régulés. Le patron d’Airbnb a déjà confirmé qu’ils utilisaient ces derniers en raison de leur prix. Et si les entreprises et le gouvernement américains utilisent des modèles chinois, cela donnerait un avantage compétitif au pays.

Une désignation pas claire

Il n’est pourtant pas sûr que la Chine sorte victorieuse de cette affaire. Anthropic ne l’interprète en effet pas de la même manière que l’administration Trump. « Le langage utilisé par le département de la Guerre (autre nom du ministère de la Défense, NDLR) dans sa lettre (…) correspond à notre déclaration de vendredi selon laquelle la grande majorité de nos clients ne sont pas concernés par une désignation de risque pour les approvisionnements », a déclaré Dario Amodei.

« La lettre du département a une portée limitée, car la loi applicable (…) l’est également. Elle vise à protéger le gouvernement plutôt qu’à punir un fournisseur; en fait, la loi exige que le secrétaire à la Guerre utilise les moyens les moins restrictifs nécessaires pour atteindre l’objectif de protection de la chaîne d’approvisionnement », a-t-il expliqué.

Autrement dit, seule l’utilisation de son chatbot, Claude, par les clients dans le cadre de contrats directs avec le département de la Guerre est concernée, a avancé le PDG, et non toute utilisation par les clients ayant conclu de tels contrats. Un avis que semble partager Microsoft. Travaillant avec le gouvernement américain, l’entreprise basée à Redmond, propose des modèles d’IA d’Anthropic à travers ses plateformes, Microsoft 365 et Github. Et elle prévoit de continuer à le faire malgré l’ajout de la start-up à la liste des entreprises « à risque ».

« Nos avocats ont étudié la désignation et ont conclu que les produits Anthropic, y compris Claude, peuvent rester disponibles pour nos clients – autres que le département de la Guerre (…) et que nous pouvons continuer à travailler avec Anthropic sur des projets non liés à la défense », a assuré un porte-parole de Microsoft à CNBC.

C’est la première grande société à oser une telle déclaration, qui ne va probablement pas plaire à Donald Trump et son administration.

Source

Laits infantiles: la mort d’un nourrisson près de Bordeaux « n’apparaît pas en lien » avec le produit consommé

D’après le parquet, la mort du nourrisson en janvier dernier ne serait « pas en lien » avec le lait artificiel qu’il a consommé. Une enquête est toujours en cours pour déterminer la cause de son décès.

Le décès d’un bébé près de Bordeaux début janvier, concomitant avec le rappel de laits infantiles pour cause d’éventuelle contamination par une toxine, « n’apparaît pas en lien » avec le produit consommé, a annoncé ce vendredi le parquet, qui avait diligenté plusieurs analyses.

« En l’état des investigations, le décès du nourrisson n’apparaît (…) pas en lien avec le lait artificiel qui a servi à son alimentation. L’enquête se poursuit, notamment sur le plan médicolégal, afin de déterminer l’origine de son décès », a écrit Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux, dans un communiqué.

Une affaire internationale

Une dose « anormale » de la toxine céréulide a en revanche été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé en décembre à Angers, ont indiqué vendredi les avocats de la famille, sans que le lien à ce stade avec le décès ne soit établi.

La victime avait consommé le lait infantile Guigoz « dans les heures précédant son décès brutal ». Les avocats de la famille avait déclaré: « Si un taux radicalement anormal de toxine céréulide dans le lot expertisé a ainsi été relevé, reste à établir que cette situation explique médicalement le mécanisme de mort ». L’enquête est toujours en cours.

Les faits surviennent après le rappel par Nestlé en décembre dernier de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une toxine. Lactalis et Danone avaient également procédé à des rappels.

Au total, trois décès de nourrissons ayant consommé des laits visés par les rappels ont été enregistrés en France. Un bébé de 27 jours est également mort près d’Angers le 23 décembre, et un troisième avait été annoncé le 11 février dernier.

Source

Le chômage des jeunes, un fléau français

Dans une agence France Travail, à Briançon (Hautes-Alpes), le 22 mai 2024. THIBAUT DURAND/HANS LUCAS VIA AFP

Ce 10 février, le ministre de l’économie, Roland Lescure, se voulait grave : « On a remporté le combat contre le chômage de long terme, mais il y a un vrai défi sur le chômage des jeunes. Il faut qu’on se batte. » Le matin même, l’Insee avait publié les chiffres : 21,5 % des actifs de 15 à 24 ans sont à la recherche d’un emploi, une proportion qui a augmenté de 2,4 points au dernier trimestre 2025, bien plus que le taux de chômage d’ensemble, qui n’a progressé que de 0,2 point sur la même période, pour atteindre 7,9 % de la population active. Soit, en fin d’année, 742 000 jeunes exclus du marché du travail, 126 000 de plus en une année.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Chômage des jeunes : les chiffres en trompe-l’œil de la Suède

A cela, il convient d’ajouter les jeunes ni en emploi ni en formation (« Not in education, employment or training », NEET), de l’ordre de 1,5 million, un chiffre également en augmentation au dernier trimestre 2025. Les statistiques européennes publiées mercredi 4 mars confirment que la France cultive une spécialité peu enviable en la matière. C’est l’un des pays où la proportion de moins de 25 ans sans emploi est la plus élevée : 20,9 %, selon la méthodologie d’Eurostat, un peu différente de celle de l’Insee, quand l’Allemagne est à 7,1 % et les Pays-Bas, à 9,3 %. Surtout, alors que la tendance est à la baisse depuis octobre 2025 chez nombre de nos voisins, comme l’Espagne, l’Italie, la Pologne ou encore la Grèce, la France connaît la plus forte hausse de toute l’Union européenne.

Il vous reste 80.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Guerre au Moyen-Orient: « Notre rôle, c’est d’éviter l’escalade, de protéger nos ressortissants et nos intérêts », assure Yaël Braun-Pivet


Guerre au Moyen-Orient: « Notre rôle, c’est d’éviter l’escalade, de protéger nos ressortissants et nos intérêts », assure Yaël Braun-Pivet{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

0:39

« Tu détruis, tu répares »: Dominique de Villepin propose de mettre en place un système qui obligerait les pays à l’origine de guerres « illégales » à verser des réparations financières

1:43

Guerre au Moyen-Orient: « Nous sommes en train de nous rouler dans la fange de l’histoire », affirme Dominique de Villepin

1:01:34

Guerre au Moyen-Orient: l’interview en intégralité de Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

1:34

Guerre au Moyen-Orient: « La légitimité américaine est bien moindre encore que celle qu’avait l’administration Bush en 2003 », estime Dominique de Villepin

2:00

Guerre au Moyen-Orient: « Les États-Unis sont aujourd’hui dans la main de gens totalement irresponsables », estime Dominique de Villepin

2:42

Guerre au Moyen-Orient: Dominique de Villepin appelle les Européens à condamner « une guerre illégale » menée par les États-Unis

0:37

« Nous ne sommes pas au cinéma »: Dominique de Villepin appelle Emmanuel Macron à « être à sa tâche » pour « servir les Français »

1:07

Guerre au Moyen-Orient: « Nous sommes en train de rentrer dans un monde de la jungle », déplore Dominique de Villepin

1:27

Guerre au Moyen-Orient: « Il faut amortir la hausse du prix des carburants », indique Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

1:39

Guerre au Moyen-Orient: « La France est en train de rater le coche, de rater l’histoire », affirme Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

1:12

« La guerre n’est pas un jeu »: Dominique de Villepin fustige la communication de la Maison Blanche sur la guerre au Moyen-Orient

3:01

Frappes au Liban: Dominique de Villepin appelle à la « responsabilité et à la sanction » contre Israël

1:26

Moyen-Orient: Dominique de Villepin affirme que « ce que font Donald Trump et Benjamin Netanyahu doit avoir des conséquences sonnantes et trébuchantes »

1:59

Guerre au Moyen-Orient: « On tombe dans un engrenage absurde, du côté américain et des états de la région », affirme Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

appendScript(« /assets/v19/js/videoPlayer.595e23436f9956579562.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty : pourquoi les juges ont abandonné l’infraction terroriste pour les deux amis du tueur

A la cour d’assises spéciale de Paris pour le recours en appel de quatre des huit accusés condamnés, à Paris, le 26 janvier 2026. SABRINA DOLIDZE/DIVERGENCE

Le verdict du procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, qui a prononcé des peines allant de six ans de prison à quinze ans de réclusion criminelle contre les quatre accusés, lundi 2 mars, a été accueilli entre colère et soulagement par les parties civiles. Si leurs avocats se sont félicités du fait que les deux auteurs de la campagne de haine qui a coûté la vie au professeur en octobre 2020 aient été condamnés pour des faits de terrorisme, ils ont fait part de leur « incompréhension » face au sort réservé aux deux autres accusés, deux amis du tueur, Abdoullakh Anzorov.

Car la principale surprise de cette décision ne s’est pas nichée où on la guettait. Alors que chacun attendait de savoir si la cour d’assises spéciale de Paris allait confirmer l’association de malfaiteurs terroriste pour laquelle le parent d’élève Brahim Chnina et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui avaient été condamnés en première instance, c’est finalement l’infraction terroriste reprochée aux deux accusés les plus proches de l’assassin, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, qui est tombée en appel.

Il vous reste 85.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Guerre au Moyen-Orient: « C’est au peuple iranien de choisir, le moment venu, par des élections libres, les dirigeants qui vont pouvoir conduire la destinée du pays », déclare Yaël Braun-Pivet


Guerre au Moyen-Orient: « C’est au peuple iranien de choisir, le moment venu, par des élections libres, les dirigeants qui vont pouvoir conduire la destinée du pays », déclare Yaël Braun-Pivet{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

0:35

Municipales à Nice: le serrage de main entre Christian Estrosi (Horizons) et Éric Ciotti (UDR) sur fond de tensions lors de la campagne

1:15

« Je te parle avec mon cœur »: Christian Estrosi tutoie Éric Ciotti pendant le débat des municipales

0:15

Municipales à Paris: suivez notre émission spéciale ce 11 mars à partir de 18h50 sur BFMTV

1:30:07

Logement, coût de la vie, campagne violente… Revivez l’intégralité du débat pour les municipales à Nice

0:43

Municipales à Nice: le tacle de Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de l’Union de la gauche, à Christian Estrosi et Éric Ciotti

1:17

« Nous serons très attentifs à redonner la parole aux Niçois et aux Niçoises « , affirme Mireille Damiano (LFI – VIVA !), candidate à la mairie de Nice

1:29

Municipales à Nice: « L’ère de Christian Estrosi est terminée », affirme Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de l’Union de la gauche

1:27

« Je veux dire aux Niçois et aux Niçoises que le temps du changement est venu », annonce Éric Ciotti (UDR), candidat à la mairie de Nice

1:45

Municipales à Nice: « J’ai le sentiment qu’on a réussi beaucoup de choses », estime Christian Estrosi, maire sortant et candidat Horizons

2:30

Possible Premier ministre de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen en 2027?:  » Non, je ne quitterai jamais Nice », déclare Éric Ciotti (UDR), candidat à la mairie de Nice

0:44

« Éric Ciotti et Christian Estrosi, c’est la même droite »: Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de l’Union de la gauche, assure qu’elle se maintiendra au second tour « sans aucune hésitation »

1:25

Municipales à Nice: « On peut se tutoyer, s’appeler par notre prénom parce qu’on a passé du temps familial ensemble », lance Christian Estrosi, maire sortant, à Éric Ciotti, candidat UDR

3:30

Logement: « Je crois au droit de propriété », explique Éric Ciotti (UDR), candidat à la mairie de Nice

2:08

« Il faut aider les Niçoises et les Niçois à pouvoir se loger », assure Juliette Chesnel-Le Roux (Union de la gauche), candidate à la mairie de Nice

appendScript(« /assets/v19/js/videoPlayer.595e23436f9956579562.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Walid Regragui quitte son poste de sélectionneur de l’équipe du Maroc

Walid Regragui lors du quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) entre le Cameroun et le Maroc, au stade Prince-Moulay-Abdallah de Rabat, le 9 janvier 2026. PAUL ELLIS / AFP

Walid Regragui n’est plus l’entraîneur des Lions de l’Atlas. Le sélectionneur a officialisé son départ jeudi 5 mars, vers 23 heures (heure française), après la rupture du jeûne du ramadan, lors d’une conférence de presse au complexe de football Mohammed-VI, dans la banlieue de Rabat. « L’équipe a besoin d’un nouveau souffle et d’une nouvelle vision », a-t-il justifié, en costume cravate, parlant d’« un choix réfléchi ».

Auparavant, le portier Yassine Bounou, le milieu Sofyan Amrabat et le latéral Achraf Hakimi lui avaient rendu hommage sur les réseaux sociaux. « Merci pour le travail exceptionnel que tu as accompli », a écrit le défenseur du Paris Saint-Germain (PSG) sur ses comptes X et Instagram.

Retransmise en direct à la télévision, en présence du patron du football marocain, Fouzi Lekjaa, l’annonce du départ de Walid Regragui met fin à un suspense qui durait depuis la défaite des Lions en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), le 18 janvier. Avant la compétition, l’entraîneur de 50 ans avait laissé entendre qu’il quitterait son poste dans l’éventualité où le Maroc, pays hôte, ne remporterait pas le tournoi.

« J’ai un contrat jusqu’à la Coupe du monde 2026, mais si on ne gagne pas la CAN, ce contrat prendra fin et je partirai », avait-il déclaré. Confronté à ses propos par un journaliste marocain, après le match perdu contre le Sénégal, Walid Regragui avait préféré botter en touche, visiblement agacé.

Les rumeurs sur la fin de sa collaboration avec la Fédération royale marocaine de football (FRMF) s’étaient multipliées depuis ces dernières semaines, alors que l’entraîneur avait présenté sa démission dès la fin de la CAN, révélait L’Equipe jeudi. La FRMF, qui a démenti par deux fois leur séparation au cours du seul mois de février, attendait en réalité « de trouver son successeur pour valider sa décision », ajoute le quotidien sportif.

Aucun titre remporté

Un temps envisagée, selon la presse espagnole, la piste de l’ancien entraîneur du FC Barcelone Xavi Hernandez a été abandonnée. C’est finalement Mohamed Ouahbi, 49 ans, sélectionneur de l’équipe marocaine des moins de 20 ans, avec laquelle il a remporté la Coupe du monde en 2025, qui entraînera désormais les Lions de l’Atlas.

Resté trois ans et demi à son poste, Walid Regragui part sans avoir gagné le moindre titre, mais en étant entré dans la légende du football. En 2022, moins de trois mois après sa nomination en tant qu’entraîneur, l’équipe atteignait au Qatar les demi-finales de la Coupe du monde – une première pour une sélection africaine.

Restez informés

Suivez-nous sur WhatsApp

Recevez l’essentiel de l’actualité africaine sur WhatsApp avec la chaîne du « Monde Afrique »

Rejoindre

Newsletter

« Le Monde Afrique »

Chaque samedi, retrouvez une semaine d’actualité et de débats, par la rédaction du « Monde Afrique »

S’inscrire

Même en l’absence de trophée, le Maroc est parvenu, sous l’ère Regragui, à se hisser dans le top 10 des meilleures équipes mondiales, trônant aujourd’hui à la huitième place du classement FIFA, devant la Belgique et l’Allemagne.

Lire aussi | Au Maroc, l’heure du désamour pour Walid Regragui, sélectionneur des Lions de l’Atlas

L’aura du natif de Corbeil-Essonnes a cependant pâli après la contre-performance du Maroc lors de la CAN organisée en Côte d’Ivoire, en 2024. Considérés comme les favoris, les Lions de l’Atlas avaient été sèchement éliminés en huitièmes de finale, face à l’Afrique du Sud – Walid Regragui s’était engagé à atteindre les demies. Le raté avait soulevé les doutes des supporteurs, prélude à des tensions de plus en plus vives entre le sélectionneur et une partie des journalistes marocains critiquant son « arrogance ».

Malgré cet échec, Fouzi Lekjaa lui avait renouvelé sa confiance, l’équipe se qualifiant aisément, l’année suivante, pour le Mondial 2026. Las, la dernière CAN, jouée à domicile, s’est avérée décisive. Proche du sacre, Walid Regragui, qui espérait inscrire son nom dans l’histoire de la compétition africaine – que le Maroc n’a remportée qu’une fois, en 1976 – a fini par buter sur la dernière marche.

Alexandre Aublanc

Source

« On sera bientôt les seuls à bord avec les Russes »: MSC Croisières organise des vols pour rapatrier plus de 1.500 passagers bloqués à Dubaï mais les Français passent en dernier

Des touristes français à bord du MSC Euribia s’étonnent de voir les autres croisiéristes pouvoir prendre des avions pour retourner dans leurs pays, aidés par leur gouvernement.

Même si le trafic aérien commence à très doucement reprendre au Moyen-Orient, les départs depuis les Etats du Golfe sont toujours aussi compliqués. Exemple avec les passagers d’un navire de croisière, le MSC Euribia, bloqués depuis le 28 février (premier jour des frappes contre l’Iran) dans le port de Dubaï.

Dans un communiqué, le croisiériste assure avoir organisé à ses frais « des vols pour plus de 1.500 passagers qui se trouvaient à bord du MSC Euribia à Dubaï afin de leur permettre de quitter la région. À ce jour, sept vols transportant des passagers de MSC Croisières ont quitté la région. Les passagers ont été rapatriés vers diverses destinations, notamment le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis et le Brésil ». Mais pas la France.

D’ailleurs, selon un témoignage recueilli par BFMTV, les passagers français n’auraient pas eu la possibilité d’embarquer dans ces avions. « Nous sommes actuellement dans le bateau de croisière bloqué au port de Dubaï depuis samedi 28. Depuis deux jours, certaines nationalités quittent le navire par des vols charters affrétés par leurs gouvernements: anglais, irlandais, américains, canadiens, allemands, hollandais, brésiliens, kazakhstanais, j’en oublie. Pour nous français, rien! Ambassade injoignable, aucune perspective. Le bateau se vide petit à petit, le sentiment d’abandon s’ajoute aux stress des alertes missiles de plus en plus fréquentes », se désole ainsi Pierre-Olivier.

Un vol partira samedi midi de Dubaï

Contacté ce vendredi, le touriste nous explique que les Français seront « bientôt les seuls à bords avec les Russes » même si une solution de rapatriement leur a enfin été proposée, solution qui évolue d’heure en heure. « A l’instant notre vol prévu mercredi 11 a de nouveau été décalé au 13 », se désole le vacancier qui s’étonne du total manque d’informations sur la situation, notamment de la part de l’ambassade de France ou du consulat. « On attend », dit-il, précisant « que la compagnie MSC fait le maximum », notamment en terme de prise en charge pour la nourriture par exemple.

De son côté, MSC Croisières indique à BFM Business que « les passagers vont bientôt être informés que tous les ressortissants français seront rapatriés vers l’Europe à bord d’un vol qui partira demain midi de Dubaï. »

La compagnie précise notamment que « le rapatriement est organisé progressivement en fonction des disponibilités des vols et des contraintes opérationnelles dans la région ». Il semble également qu’elle se soit d’abord occupé des passagers ayant réservé des forfaits vol+croisière puis des passagers ayant pris leur vol à part. Reste que l’absence de prise en charge par le gouvernement français dans cette situation, contrairement à d’autres nationalités, étonne le touriste que nous avons contacté.

« Effectivement,la compagnie MSC a l’obligation de s’occuper des clients ayant pris le vol avec eux, quelle que soient leur nationalité. Donc il est probable que quelques Français soient dans le lot. Mais pour les autres, nous sommes tous encore là alors que les autres touristes indépendants sont presque tous partis, sauf les Russes! », nous explique-t-il.

Source

Carburants: hausses des prix, pénurie… à quoi vraiment s’attendre dans les prochains jours?

Si le conflit en Iran et au Moyen-Orient a bien provoqué une hausse du prix du baril de pétrole, certaines stations-service pourraient augmenter excessivement les prix à la pompe. Le risque d’une pénurie est en revanche écarté.

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que l’explosion du prix du pétrole sur les marchés ne se répercute à la pompe. Manuella ne peut que le constater amèrement en faisant le plein de sa Volkswagen à une station-service Esso parisienne.

La dernière fois qu’elle était venue il y a une dizaine de jours, le sans-plomb 95 était encore à 1,65 euro le litre. Là, il est à 1,97 euro. « Presque du jour au lendemain c’est devenu beaucoup plus cher », observe cette Parisienne utilisant sa voiture quotidiennement.

Et encore, elle peut s’estimer heureuse d’avoir un moteur essence, car dans cette même station le litre de gazole atteint lui 2,19 euro. Certes, nous sommes à Paris et les prix des carburants sont globalement plus chers qu’ailleurs en France. Mais de telles hausses, on commence à en constater dans tout le pays.

Elles peuvent paraître légitimes. Le 27 février dernier, soit juste avant les premières frappes israélo-américaines en Iran, le baril de pétrole brent s’échangeait encore 72 dollars sur les marchés. Dès le lendemain le cours a bondi pour dépasser les 80 dollars, et à l’heure actuelle il atteint même les 90 dollars.

• Est-il normal que la hausse de prix soit arrivée si vite?

La hausse des prix à la pompe était donc inévitable. Néanmoins le fait qu’elle soit venue aussi vite peut interroger. En théorie, les distributeurs de carburants doivent disposer de réserves qu’ils ont achetées au moment où le baril était encore moins cher. Édouard Lotz, responsable recherche et analyse marchés chez Omnegy, un cabinet de conseil en énergie, affirmait en début de semaine à RMC Conso que la hausse aurait dû se répercuter avec « un délai d’environ deux semaines ».

Dans certaines stations c’est effectivement le cas. C’est pour cette raison que l’on a vu de nombreux automobilistes se précipiter pour faire le plein, anticipant la hausse à venir. Et parfois même remplir quelques jerricans pour faire des réserves.

Mais beaucoup d’autres stations n’ont pas attendu si longtemps pour répercuter la hausse. Et cela s’explique économiquement. Lorsque les cours mondiaux s’envolent, une station-service peut choisir d’ajuster son prix non pas en fonction de ce qu’elle a payé pour le stock déjà présent dans sa cuve. Mais plutôt en fonction du prix qu’elle devra payer pour le prochain camion de livraison.

En effet un gérant pourrait manquer de trésorerie pour acheter du nouveau stock (plus cher donc) s’il attend d’avoir vidé sa cuve pour monter ses prix. Si les grandes stations-service avec plus de réserves, celles d’enseignes de supermarché par exemple, ont ainsi pu attendre avant de répercuter la hausse, les plus petites (celles indépendantes par exemple) n’ont pas pu se le permettre.

• Y a-t-il eu des hausses de prix abusives?

Certaines stations-service pourraient toutefois prendre ce prétexte légitime d’une hausse de prix du baril pour augmenter le prix à la pompe de manière abusive. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a affirmé qu’il ne tolérerait pas de telles pratiques. Ce mercredi 4 mars sur Franceinfo, il a annoncé qu’il avait demandé à la Répression des fraudes (la DGCCRF) « d’être sur le terrain et de faire des mesures des prix ».

Édouard Lotz d’Omnegy rappelle effectivement que la hausse du prix à la pompe ne peut pas être proportionnelle à celle du pétrole sur les marchés. En effet le prix du pétrole brut représente en général 30% du coût d’un litre d’essence ou diesel. Le raffinage, la distribution, mais aussi et surtout la fiscalité représentent le reste. Cette dernière atteint même en général 60% du prix.

Ainsi, « une hausse de 10% sur les marchés ne devrait se traduire que par une hausse d’environ 3,5% à la pompe », affirme cet expert du secteur. De fait, beaucoup de stations-service semblent aller au-delà…

Pour faire votre plein sans payer trop cher, référez-vous donc aux prix moyens à l’échelle nationale. Actuellement, le sans-plomb 95 s’établit autour de 1,83 euro le litre, et le gazole à 1,86 euro. Autant dire que la station-service évoquée en début d’article était bien trop chère…

RMC Conso a récemment mis en ligne des outils permettant de retrouver, via une carte ou un moteur de recherche, les stations-service les moins chères près de chez vous. Retrouvez-les ici.

• La fiscalité pourrait-elle baisser?

La hausse du prix du pétrole est inéluctable, et pourrait se poursuivre tant que le conflit au Moyen-Orient continue. Résultat, les carburants vont continuer d’augmenter également. Pourtant, il existerait un moyen de stabiliser les prix: jouer sur la fiscalité.

L’État pourrait tout à fait réduire la TVA, qui représente actuellement 20% du prix de l’essence ou du diesel. Ou alors l’accise sur les produits pétroliers, autre taxe pesant fortement sur le prix des carburants. Les groupes politiques d’opposition au gouvernement ont d’ailleurs fait des requêtes en ce sens. Le député LFI Éric Coquerel lui a demandé de procéder à des « ajustements » sur l’accise si la situation venait à perdurer. Tandis que le RN réclame une réduction de la TVA de 20 à 5,5%.

Néanmoins à ce stade, le gouvernement a exclu toute mesure en ce sens. La ministre en charge de l’Énergie Maud Bregeon a estimé que cela était « inconcevable », car cela entraînerait un trou de près de 20 milliards d’euros dans le budget de l’État.

Peu d’espoir donc de voir les prix baisser ou stagner grâce à un ajustement de la fiscalité. En revanche dans certaines stations, les carburants ne dépasseront pas 1,99 euro le litre: celles de TotalEnergies. Le groupe pétrolier a confirmé ce vendredi au Figaro que son dispositif de plafonnement des prix, déjà mis en place en 2023, est de nouveau en vigueur.

• Un risque de pénurie, vraiment?

C’est une idée que l’on lit et entend de plus en plus car quelques stations-service à travers le pays ont pu connaître des ruptures de stock. Peut-il vraiment y avoir une pénurie de carburant en France? Là-dessus, Roland Lescure s’est montré très rassurant « Il faut garder son sang-froid, il n’y aura pas de pénurie nationale », a-t-il martelé sur Franceinfo.

Selon lui le seul risque, « c’est la panique ». C’est effectivement le fait que des consommateurs se ruent dans une station-service par peur d’une hypothétique pénurie qui peut créer une rupture de stock localisée. Le ministre de l’Économie appelle donc au calme.

« Nous n’avons pas de risque d’approvisionnement, ni en gaz ni en essence à court terme. Je n’ai pas d’inquiétude pour le mois qui vient, et cela ne tient même pas compte des trois mois de stocks stratégiques que l’on a par ailleurs », a-t-il rassuré.

Pour rappel, la France dispose effectivement de réserves stratégiques de pétrole. Elles ont été mises en place après le premier choc pétrolier en 1974, sont censées nous permettre de faire face à une situation exceptionnelle. Il est néanmoins encore bien trop tôt pour dire si l’on pourrait être amenés à piocher dedans.

D’autant que les pays du Golfe représentent une faible part des importations de pétrole de l’Europe. L’Arabie Saoudite et l’Irak pèsent moins de 15% des nôtres. Nous dépendons beaucoup plus des États-Unis, de la Norvège, ou encore de l’Algérie.

Source