Au total, 9 personnes ont été mises en examen dans le cadre de l’enquête sur le lynchage mortel du jeune militant identitaire.
Les deux personnes interpellées mercredi 4 mars dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon ont été mises en examen et placées en détention provisoire ce vendredi 6 mars, a appris BFMTV.
Le parquet de Lyon avait requis leur placement en détention provisoire.
Ces deux suspects âgés de 22 et 26 ans avaient été arrêtés avec l’appui de la sous-direction antiterroriste (SDAT) puis placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « association de malfaiteurs ».
Dans un communiqué de ce vendredi 6 mars, leurs avocats, Mes Camille Vannier et Raphaël Kempf, dénoncent « la qualification juridique de meurtre, c’est-à-dire d’homicide volontaire, ajoutée sous la pression par un parquet qui avait lui-même exclu cette qualification initialement. Il est évident qu’il n’existe aucune intention de donner la mort dans ce dossier. »
Une « présentation médiatico-politique unilatérale »
Les deux suspects, d’après leurs avocats, « font les frais » d’une « présentation médiatico-politique unilatérale », selon laquelle « le pays a connu une grave inversion des valeurs », depuis le 12 février dernier, date de la mort de Quentin Deranque.
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Ils dénoncent qu' »un néofasciste » soit « présenté comme un pacifique étudiant en philosophie » et que « des militants violents d’ultra-droite aux idées racistes, xénophobes et antisémites » apparaissent « comme des apôtres de la non-violence ». Et « à l’inverse, ceux qui luttent pour des idées d’inclusion, d’ouverture et de tolérance ont été conspués. »
11 autres personnes avaient été dans un premier temps placées en garde à vue depuis le 12 février dernier et le lynchage mortel du jeune militant identitaire dans les rues de Lyon en marge d’affrontements entre mouvances d’extrême droite et d’extrême gauche.
Toutefois, seuls sept hommes de 20 à 26 ans ont par la suite été mis en examen, dont six pour « homicide volontaire ». Un septième, Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault et associé à l’ex-mouvement antifasciste de la Jeune Garde, a été mis en examen pour « complicité de meurtre par instigation ».
Une information judiciaire est ouverte pour meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées.




