Dans son allocution télévisée du 3 mars 2026, Emmanuel Macron a annoncé avoir demandé au gouvernement de renforcer le dispositif de protection militaire « Sentinelle ».
Ce mardi 3 mars, dans une allocution télévisée sur la situation au Moyen-Orient, Emmanuel Macron a annoncé avoir demandé au gouvernement de « renforcer » le dispositif de protection militaire « Sentinelle ».
« À ma demande, le gouvernement a renforcé le dispositif militaire ‘Sentinelle' », a indiqué le chef de l’État en référence aux patrouilles de soldats sur le territoire français.
Par ailleurs, « la vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposées » a également été renforcée, a ajouté le président de la République.
Selon le chef de l’État, il est nécessaire de veiller à la sécurité sur le sol national et donc de renforcer le dispositif militaire déployé dans l’Hexagone au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo en janvier 2015.
Risque « d’embrasement à nos frontières »
Ce plan, doté de 10.000 soldats, déployés sur le territoire national, est censé renforcer la sécurité sur le territoire national en complément du plan Vigipirate, dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Déjà, lors de son discours sur la dissuasion nucléaire du lundi 2 mars, Emmanuel Macron, en visite à la base navale de l’Ile-Longue face à Brest, n’avait pas hésité à évoquer un risque « d’embrasement à nos frontières ».
Matthieu Poitevin, architecte, lors d’un débat sur le centre-ville marseillais, organisé au siège de « La Provence », à Marseille, le 3 juin 2025. GILLES BADER/« LA PROVENCE »/MAXPPP
A Marseille, l’homme est connu comme le loup blanc : l’architecte Matthieu Poitevin, 60 ans, fondateur de l’agence Caractère spécial et de l’association Va jouer dehors !, a été suspendu à titre conservatoire, le 11 février, de ses fonctions de professeur à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Marseille (ENSA-M). Cette décision fait suite à plusieurs signalements lancés depuis sept ans dans diverses écoles d’architecture, alertant sur des violences sexistes ou sexuelles ainsi que sur des propos homophobes et racistes. Contacté, le ministère de la culture indique avoir diligenté une enquête interne à l’ENSA-M, confiée à un cabinet extérieur, qui se déroulera du 3 au 12 mars.
« Le 9 février, l’ENSA-M a été destinataire d’une plainte, adressée au procureur de la République, par une ancienne étudiante de l’école, à l’encontre d’un professeur titulaire, pour des faits datant de 2017, précise au Monde la direction de l’architecture au ministère. Elle [cette jeune femme] dénonce des comportements inappropriés qui auraient eu lieu à l’école mais aussi au sein de l’agence d’architecture. Ce même 9 février, l’école a reçu un signalement de la part d’une étudiante qui ne souhaite plus assister aux enseignements de ce professeur en raison d’humiliations répétées. La direction de l’école a informé le ministère, tutelle de l’ENSA-M et employeur du professeur. Le ministère a immédiatement réagi en prononçant, par arrêté du 11 février, la suspension de fonctions à titre conservatoire du professeur. »
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Patrick Drahi, PDG fondateur d’Altice, lors de son audition par la commission d’enquête sénatoriale sur la concentration des médias, au Sénat, à Paris, le 2 février 2022. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP
L’animateur-producteur français Arthur s’est allié au milliardaire franco-israélien Patrick Drahi pour racheter la chaîne de télévision israélienne Reshet 13 avec un autre investisseur, l’Américain John Paulson, ont-ils annoncé, mardi 3 mars, dans un communiqué.
M. Drahi était déjà entré récemment au capital de cette chaîne, selon une annonce faite par cette dernière le 11 février. Il possède déjà la chaîne de télévision internationale i24News, basée à Tel-Aviv.
Après cette première étape, « Arthur Essebag [le nom de famille de l’animateur-producteur] et John Paulson rejoignent la transaction comme investisseurs aux côtés de Patrick Drahi », ce qui constitue « un tournant dans l’acquisition » de Reshet 13, ont déclaré les trois hommes dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP).
Cela « constitue un changement dans la structure de la transaction et la renforce considérablement – tant sur le plan financier que stratégique », ont-ils poursuivi, en considérant « Israël comme une destination stratégique d’investissement ». Ils concluent en soulignant « leur attachement aux valeurs sionistes, au renforcement de l’économie israélienne et au maintien de médias puissants, libres et influents ».
Un projet de réforme de l’audiovisuel public
Altice, le groupe de M. Drahi, lourdement endetté, a dû vendre en 2024 la chaîne de télévision et la radio françaises BFM-TV et RMC. En février, Reshet 13 n’a pas donné de détails sur la part de son capital acquise par M. Drahi, mais les médias israéliens évoquaient le chiffre de 15 %.
Figure majeure du paysage audiovisuel français, Arthur est le fondateur du groupe de production Satisfaction. En septembre, il a sorti le livre J’ai perdu un Bédouin dans Paris, pour exprimer « la solitude », le « sentiment d’abandon » et la « peur » des Français juifs face à « la montée de l’antisémitisme », dans le contexte de la guerre à Gaza.
Un projet de réforme de l’audiovisuel public présenté par le ministre des communications, Shlomo Karhi, est au cœur des débats en Israël, le gouvernement voulant privatiser en partie le service public. En Israël, il existe cinq chaînes d’information, dont quatre privées.
Certains médias israéliens ont vu dans l’achat de parts de Reshet 13 par M. Drahi la main du premier ministre, Benyamin Nétanyahou. La chaîne i24 en hébreu est considérée comme proche du gouvernement actuel, alors que Reshet 13 a un ton en général plus critique sur la coalition de M. Nétanyahou.